Fake news, de manu larcenet

recueil inclassable et magnifique

Je voulais partager mon gros coup de cœur pour Fake news du talentueux Manu Larcenet publié aux éditions Les Rêveurs. Ce n’est pas un roman, pas une bd, pas un essai, c’est un recueil inclassable, riche, drôle et émouvant.

Alors pourquoi inclassable ? Car ce n’est pas une BD ou un roman graphique classique. Il s’agit d’un recueil de dessins de Manu Larcenet accompagnés chacun d’une fake news. Cette expression, très utilisée par un président orangé, signifie littéralement en anglais fausse nouvelle, fausse actu.

[ Digression ]

Mais l’expression chère à Donald Trump retranscrit aussi le caractère délibérée de la fausse information comme l’explique le Journal Officiel : information « mensongère ou délibérément biaisée », servant par exemple « à défavoriser un parti politique, à entacher la réputation d’une personnalité ou d’une entreprise, ou à contrer une vérité scientifique établie ». Alors comme la traduire ? La commission d’enrichissement de la langue française a tranché, après plusieurs mois, pour traduire « fake news » par le terme « information fallacieuse » ou par le néologisme « infox », forgé à partir des mots « information » et « intoxication ». Cette digression explique sûrement pourquoi Manu Larcenet a préféré utilisé l’expression en anglais !

Fake News authentiques de Manu Larcenet aux éditions Les Reveurs.
© Les Rêveurs

Fake news authentiques

Manu Larcenet nous propose 200 pages de Fake News en précisant dès le début de l’ouvrage que dans un soucis de totale honnêteté vis à vis du lecteur, « toutes les fakes news présentées dans cet ouvrage sont absolument authentiques ». Un soucis de transparence qui rassure le lecteur sur la teneur de la suite ! Histoire, art, politique, extrémisme, religion, économie, Manu Larcenet nous distille ses fausses actus sur tous les sujets. Stéréotypes plus vrais que nature d’articles de presse, ces fake news se moquent, divertissent et dénoncent.

Pour vous donner une idée de l’absurde et de la drôlerie de ces news, voici quelques titres :
– Atteint de la maladie d’Alzheimer, le président du groupe Laure et HALL, leader du marché des cosmétiques, lègue sa fortune à un promeneur.
– Apparition puis disparition de la vierge.
– Le gouvernement s’attaque au sujet sensible des toiles d’araignées.
Et pour vous donner le ton de ces fake news, voilà celle de la page 63 :
 » Proche orient
Le prince saoudien Ahmed Ben Iznogoud vient d’autoriser les femmes à conduire et a promis qu’elles pourraient aussi acheter de l’essence dans moins de 200 ans. « 

Le dessin en point de départ

Pour la forme, un dessin, une illustration accompagne chaque actu. Il faut savoir que Manu Larcenet a d’abord réalisé les dessins et ce sont ces dessins qui lui ont inspiré les textes. Des illustrations magnifiques dans le trait, les détails, les expressions, les couleurs. Des dessins à l’image des textes, parfois sombres, parfois colorés, mais aussi drôles, poétiques, inspirants. J’ai lu sur le site de l’éditeur Les rêveurs que Manu Larcenet avaient réalisé tous les dessins à la tablette ! Mais en observant le trait, j’ai du mal à y croire ! Le rendu apparait encore plus incroyable.

Dessins somptueux de Manu Larcenet publiés aux éditions Les Rêveurs.
© Les Rêveurs


Ce titre n’est pas un coup d’essai de Manu Larcenet pour le genre du livre de dessins accompagnés de textes. Il avait déjà publié les sublimes Peu de gens savent en 2010 puis Nombreux sont ceux qui ignorent en 2012.
Avec ces livres, il représente pour moi l’un des auteurs les plus brillants de la bande dessinée aujourd’hui.
Il a déjà le mérité de m’avoir fait aimé ce genre littéraire, moi lectrice septique de la BD belge. J’ai dévoré Le retour à la terre, avec Jean-Yves Ferri au scénario. J’ai succombé à l’émotion du Combat ordinaire. Et j’ai été subjugué par la série Blast achevée en 2014. Et ce ne sont que quelques titres parmi tous ceux qu’il a réalisé !

Expérimentation supplémentaire

Par la force de son dessin, ses idées, Manu Larcenet nous rend moins cons, moins moches, nous touchent et c’est encore le cas avec son recueil Fake News, publié chez Les Rêveurs, la maison d’édition qu’il a cofondée avec Nicolas Lebedel en 1997. Une structure d’édition créée pour expérimenter. Et quand vous vous plongez dans leur catalogue, tout comme dans ce livre, vous réalisez que les textes, le dessin non formatés représentent vraiment une bouffée d’air frais. Pas un caprice de bobo : chacun de leur ouvrage est réfléchi, justifié. Vous pouvez découvrir leurs publications sur leur site.

Parallèlement à la sortie de Fake news de Manu Larcenet en octobre 2018, ils ont également publié fin août Krazy Kat, George Herriman Une vie en noir et blanc, par Michael Tisserand, la première biographie en Français de George Herriman, auteur majeur de comic strip. Et en septembre, Mutts – Dimanches Soir de Patrick McDonnell, le troisième recueil inédit en France des strips du dimanche en couleur, des années 2003 et 2004 qui mettent en scène un chien Earl et un chat Mooch.

en réimpression !

Les Rêveurs, c’est donc une petite maison d’édition qui publie peu mais bien. Chacun de leur ouvrage est également parfaitement réalisé. On sent les amoureux de l’objet livre. Fake News présente une magnifique couverture couleur cartonné et un signet, ruban qui fait office de marque page et permet de ne pas abimer ce travail sublime. J’ai lu fin 2018 que Manu Larcenet s’étonnait sur sa page Facebook de la démesure du tirage initial – 8 000 exemplaires pour ce titre -, doutant que le recueil atteigne autant de lecteurs. Et d’annoncer ensuite que ce tirage initial était épuisé ! Bonne nouvelle pour cet ouvrage et cette maison d’édition qui le méritent.

Fake News de Manu Larcenet, éditions les Rêveurs, un beau livre.
© Les Rêveurs


Sur le Net, j’ai aussi appris que Manu Larcenet travaillait sur un nouveau tome du retour à la terre, 10 ans après le dernier. J’espère que ce n’est pas une infox ! En attendant ce prochain plaisir, régalez-vous des ces authentiques fake news !

Fake News, Manu Larcenet, éditions Les Rêveurs, octobre 2018, 22 €.

Pourquoi je boycotte Amazon

Et quelles alternatives j’utilise !

À quelques jours de Noël, j’avais envie de rappeler pourquoi je boycotte les achats en ligne sur Amazon. Les raisons me semblent tellement évidentes que j’imagine gentiment que je ne suis pas la seule à exercer mon pourvoir de consommateur. Sauf que je croise encore beaucoup de personnes dans la vraie vie qui me racontent sans complexe leurs achats sur ce site… par facilité.

Dans la vie numérique, c’est encore pire ! Les influenceurs / influenceuses achètent sur Amazon et offrent à la plateforme une publicité gratuite en détaillant leurs achats sur Instagram… Ce matin encore, une jeune femme bordelaise suivie par 75 000 personnes sur son compte dédié au Bullet Journal a conseillé de passer par le fameux site pour acheter carnets et stylos… Puis il y a cette immense campagne de pub du site actuellement diffusée sur les écrans qui me hérisse le poil. La consommation, le moyen d’accéder au bonheur… Vraiment ? Enfin une étude vient de démontrer que suite aux manifestations des gilets jaunes, de nombreuses personnes comptent réaliser leurs achats de Noël en ligne cette année… Et je me dis qu’Amazon va bénéficier des effets de cette crise. Alors je sais que je ne vais pas changer la face du monde. Mais si ce billet a le mérite de convaincre quelques personnes…

Amazon, une librairie ?

Ayant eu le plaisir d’exercer le beau métier de libraire, j’ai assez subi la concurrence déloyale du géant de la vente en ligne. Une excellente raisonpour ne pas l’utiliser, y compris pour les achats autres que des livres. Concurrence déloyale ? Le prix du livre est unique en France suite à la loi Lang : c’est l’éditeur qui fixe le prix du livre. Le revendeur a une marge de manœuvre de 5 % sur ce tarif. Appliqué sur chaque livre pour les supermarchés de livres en général. Et cumulés via une carte de fidélité pour les libraires.  Amazon ne vend donc pas les livres moins chers qu’une librairie indépendante. Pourtant, depuis des années, le site a proposé la gratuité des frais de port. Et donc appliqué une remise détournée…

Amazon ne remplacera jamais une librairie indépendante
Photo glanée sur le net (je n’en ai plus !) de la librairie créée et gérée avec un associé en Charente-Maritime.

Monopole, exploitation et contournement des lois…

Le géant du commerce en ligne ne s’arrête pas là… De nombreuses enquêtes et reportages ont dénoncé les conditions de travail dans les entrepôts du site : cadences infernales, pression, salaires minimum. Maestro de l’optimisation fiscale, Amazon ne paye pas d’impôts en France comme dans d’autres pays du monde. Il ne participe pas non plus au financement d’infrastructures (comme les routes) qu’ils utilisent abondamment. Son service juridique (sûrement mieux rémunéré que le reste des « petits employés ») lui permet en outre de détourner ou contourner de nombreuses lois anti-trust.

À cette liste de reproches, faut-il vraiment que j’ajoute la collecte et l’analyse de vos données personnelles à chaque achat ou recherche ? Amazon nous prend tout mais ne donne rien. Si vous pensez que j’exagère ou que j’avance des accusations sans preuve, je vous invite à regarder le dernier documentaire en date « L’irrésistible ascension d’Amazon », réalisé par David Carr-Brown cette année et diffusé sur Arte mardi 11 décembre. C’est assez effarant…

Les alternatives au libéralisme

Pour les livres
En allant chez un libraire indépendant tout simplement ! Qui connait son métier, anime le territoire avec des rencontres, des lectures, propose des maisons d’éditions indépendantes et des ouvrages de fond. Bref, un vrai acteur et amoureux du livre. Et non un entrepôt animé par le seul profit…

Si vous n’en avez pas près de chez vous ou préférez les achats en ligne, il existe le site Librairiesindépendantes.com, portail de 700 librairies indépendantes en France pour la vente en ligne. Les libraires indépendants se sont également regroupés région et proposent des sites avec moteur de recherche et géolocalisation pour réserver un livre chez le librairie le plus proche. Le site ActuaLitté récence tous ces portails dans un article.

Pour les produits high tech
J’achète tout chez LDLC, site français basé à Lyon qui vend à prix compétitifs et paye ses impôts en France.

La papeterie
Quand je ne trouve pas un modèle de carnet ou une marque de feutres, de stylo dans ma papeterie, j’achète directement sur le site de la marque. C’est ce que j’ai fait pour mon bullet journal, un carnet Leuchtturm par exemple.

Pour le reste
Je fouille, je cherche et je trouve des alternatives ! Très souvent, cela me permettre de découvrir une marque ou une boutique plus respectueuse des individus ou de notre environnement. Oui c’est moins simple que 2 clics. À court terme sans doute. À long terme et dans la globalité de notre société, je pense que mon système est plus simple. Plus vertueux. Pour nous et nos enfants. Pour les cadeaux de Noël. Et toute l’année !

Une action efficace ?

Certains diront que mon boycott ne représente qu’une goutte d’eau dans la mer. À l’instar des gestes écolos individuels insignifiants face aux comportements dévastateurs des industriels. Je préfère croire que l’action est préférable à l’immobilisme. Que notre pouvoir de consommateur peut avoir un impact sur les géants du libéralisme. Vous connaissez la légende améridienne du colibri raconté par Pierre Rhabi car à l’origine du nom du mouvement qu’il a confondé ? Je fais ma part de Colibri ! Et vous ?

No Poo & low Poo, nouvelle routine cheveux

Parce que je le veux (vaux bien)

Depuis un an – grâce à l’influence de ma copine Claire -, j’ai adopté une nouvelle routine pour l’entretien de mes cheveux : le no poo et le low poo. Une alternative douce qui consiste à moins et mieux se laver les cheveux. Less is more ! Ma motivation première était esthétique : j’ai demandé à Claire quel était son secret pour avoir de si beaux cheveux. Quand j’ai su qu’elle avait tout simplement diminué la fréquence des lavages et la nature des produits lavants afin de respecter sa nature et la nature, j’ai eu envie d’essayer. Récit de cette nouvelle expérience capillaire.

Copyright : Violette / 8 ans 🙂

Pourquoi mieux se laver les cheveux ?

Comme le nom l’indique, le no poo vient des États-Unis et signifie sans shampoing. Initialement, cette technique consiste à arrêter d’utiliser du shampoing conventionnel pour se laver les cheveux. Afin de préserver l’environnement. Mais aussi de ne pas utiliser de produits décapants et nocifs pour soi ! Les adeptes utilisent à la place du vinaigre, du bicarbonate de cidre ou simplement de l’eau. J’ai tenté les 3. Dans les 2 premiers cas, mes cheveux sont devenus secs comme de la paille et pas vraiment propres… Dans le dernier, ils étaient encore sales.

Face à ces échecs cuisants, j’ai essayé le shampoing solide, découvert à la Vrac Mobile, mon épicerie ambulante de produits en vrac. Pour les garçons, le résultat est top, ils ont adopté ce nouveau shampoing. Dans mon cas (cheveux bouclés très secs), cela n’a malheureusement pas fonctionné. Mes cheveux étaient propres mais devenaient crépus. Encore plus secs… Les garçons ont également apprécié le savon solide Aléabulles offert par ma copine Claire (et offert à tous les vacanciers de son surf camp !). Il faudrait que je vois si cette marque locale a un modèle spécial cheveux secs. Si vous avez trouvé un shampoing solide adapté aux cheveux ultra secs, je suis preneuse !

Davines, ma marque chouchou

J’ai donc opté pour une alternative : un shampoing liquide traditionnel mais le plus naturel possible. Quand mes finances le permettent, j’investis les yeux fermés dans ceux de la marque Davines. C’est un entreprise familiale fondée en Italie qui prône une beauté durable à travers de nombreuses actions. En utilisant notamment le maximum d’ingrédients naturels dans leurs produits. Mais en adoptant aussi une charte éthique. Et en soutenant différents projets en faveur de l’environnement pour réduire leur impact. J’ai découvert cette marque au Vestibule, mon salon de coiffure et elle est devenue ma marque fétiche. Mes produits chouchou sont les shampoings et après-shampoings de la gamme Love, adaptés aux cheveux bouclés et donc à tendance sèche. Et ceux de la gamme Nounou pour les cheveux très secs ou abimés. Le must, une huile intitulée sobrement Oil qui fait briller les cheveux, les rend doux et dompte l’effet frisotis. Avec une odeur merveilleuse. Commercialisée dans les 30 €, elle vaut l’investissement car il suffit de 2 ou 3 pressions à chaque utilisation. Un flacon dure 6 mois !

shampoing nounou davines doux pour les cheveux et l'environnement

Et en grande surface ?

Comme je ne peux pas toujours me permettre d’acheter les produits Davines, j’ai réalisé une étude d’étiquettes / composition des shampoings en grande surface. Ceux qui sont indiqués bio ne sont pas forcément les plus naturels, ni les plus efficaces… Et dans ce ratio produits naturels / efficacité, je trouve que les produits Timotei s’en sortent plutôt bien.  Surtout la gamme Pure sans paraben, sans silicone ni colorant. Avec ces shampoings liquides, je consomme malheureusement encore des emballages plastiques. Mais j’ai réussi à diminuer la quantité (seulement deux flacons par an !) grâce à une seconde pratique dans ma routine beauté cheveux…

Pourquoi moins se laver les cheveux ?

Mon changement de routine capillaire ne s’est pas arrêté au type de produit. Je suis aussi devenue une adepte du low poo qui consiste à espacer le rythme de lavage. Se laver les cheveux fréquemment augmente la production de sébum : l’épiderme agressé par les produits lavants se défend en produisant plus de sébum. Les lavages fréquents rendent donc paradoxalement les cheveux plus gras. Mais aussi plus ternes. Et pollue plus l’environnement (forcément !). Il faut donc estomper les lavages d’un jour et être patiente. Le temps que le cuir chevelu s’adapte… Évidemment, le dernier jour avant le shampoing, les cheveux sont plus gras. Mais tenir bon permet de réguler cette fameuse production de sébum et d’espacer au fur et à mesure les lavages.

Auparavant, je faisais un shampoing tous les 3 jours. J’ai commencé à espacer en les lavant tous les 4 jours, puis tous les 5 jours. Depuis plusieurs mois, je les lave une fois par semaine seulement. Dimanche, c’est shampoing ! L’été, avec les baignades dans l’océan, je ne les lave pas systématiquement non plus. Un simple rinçage à l’eau claire permet de se débarrasser du sel. Et le résultat de cette nouvelle habitude est tout simplement incroyable : mes cheveux sont plus doux, plus brillants. Je peux me permettre ce lavage hebdomadaire car mes cheveux sont secs et bouclés. Si vous avez les cheveux raides ou à tendance gras, vous n’êtes pas obligés d’en arriver à cette extrême. Essayez d’espacer de quelques jours seulement. Cela sera toujours mieux qu’un shampoing quotidien ou tous les 2 jours. Pour vous. Pour la planète ! Et pour votre porte-monnaie…

 

Broyé du Poitou

Recette facile d’un biscuit « réconfort »

Je l’avoue, la plupart des biscuits que je réalise pour le goûter comporte du chocolat (brownie, cookies, cake, muffins…) . Il existe quelques exceptions et le broyé du Poitou en fait partie. Avec ses 250g de beurre salé et 250g de sucre, il répond parfaitement à notre penchant pour le sucré-salé en pâtisserie ! J’ai découvert ce biscuit dans un petit livre de recettes intitulé Desserts d’antan et édité par le magazine Avantages. J’aime cette recette car elle nécessite seulement 10 minutes de préparation. Et la taille du broyé nous permet de tenir pendant quelques jours. Une recette parfaite pour un dimanche pluvieux comme aujourd’hui dans les Landes. Car la richesse du biscuit apporte un vrai réconfort avec un bon thé ou un chocolat chaud. Mais nécessite d’être consommé avec modération en cas de diabète ou cholestérol…

Les ingrédients du broyé du Poitou

  • 450 g de farine
  • 2 œufs entiers + un jaune
  • 2cuillères à soupe de lait
  • 250 g de beurre salé mou + quelques grammes pour le moule
  • 250 g de sucre en poudre
  • 2 cuillères à soupe d’eau de vie (je n’en mets jamais mais je le précise pour les amateurs)
  • Une pincée de sel… (je ne l’ajoute pas non plus vu que le beurre en contient largement assez)

Réalisation du broyé

Préchauffer le four à 180° (thermostat 6).
Dans un saladier, battre les 2 œufs avec le sucre (et l’eau de vie et la pincée de sel si vous souhaitez les mettre). Ajouter le beurre mou en morceaux (sorti du frigo à l’avance ou légèrement ramolli à feu doux). Puis la farine. Je réalise d’abord le mélange à la fourchette puis avec les doigts pour former une pâte.

Beurrer un moule à tarte (environ 26 cm de diamètre) et étaler la pâte à la main en lissant le dessus à la main ou à l’aide d’une spatule. Dessiner des sillons à la fourchette. Puis badigeonner du mélange jaune d’œuf / lait battu avec un pinceau.
Enfournez entre 35 et 40 minutes jusqu’à ce que le broyé soit doré.

Dégustation

Je réalise le biscuit dans un moule à tarte en porcelaine donc je peux le découper dedans. Mais si vous souhaitez le démouler, attendez qu’il soit refroidi. Il se conserve quelques jours dans une boîte hermétique. Pour la découpe, je réalise des carrés de petites tailles. Chaud ou froid, il est délicieux ! Nature avec un thé, un café ou un chocolat chaud ou du fromage blanc. Les enfants se le tartinent parfois de confiture ou de pâte à tartiner… mais il faut pouvoir supporter le pic de sucre et de gras (d’un point de vue gustatif et diététique) ! Eux, peuvent se le permettre (ils font 10 kilos tout mouillé…). Je me contente de la version nature…

 

Cookies aux pépites de chocolat

Recette facile et succulente

Depuis de nombreuses années, je fais une recette de cookies aux pépites de chocolat piquée dans un vieux Biba. Ils étaient bons mais je n’étais pas complètement satisfaite de la texture : bien croquants mais pas assez moelleux à l’intérieur. Jusqu’à ce que je teste une recette de Cyril Lignac également publiée dans un magazine féminin. J’avais enfin trouvé la texture parfaite ! En revanche, je trouvais que le chef à l’accent chantant s’était un peu lâché sur les quantités de sucre et de chocolat… Ceux qui nous connaissent, les enfants et moi, savent à quel point nous sommes accros au sucre et au chocolat. Mais là ! C’était trop…

J’ai donc adapté les quantités à notre goût. Depuis, ils ont été largement validés par la famille et les amis. Comme je n’achète pas de biscuits du commerce et que je préfère les faire avec de bons ingrédients, cette recette est devenue l’une de nos favorites. Je la réalise au moins une fois par semaine !

Les ingrédients pour 18 à 20 cookies

  • 100 g de cassonade (contre 120 g dans la recette)
  • 100 g de sucre blanc (contre 120 g dans la recette)
  • 175 g de beurre pommade. Comme d’habitude j’utilise du beurre demi-sel. Le mélange pointe de sel et chocolat, on adore !
  • 1 œuf gros
  • 300 g de farine T45 (mais cela fonctionne aussi avec de la T55, voire un mélange de farine blanche et semi-complète).
  • 6 g de levure (que je remplace par une bonne cuillère à soupe de bicarbonate de soude alimentaire)
  • 200 g de chocolat dessert (contre 2 fois 190 g de chocolat noir et lait dans la recette !)

La réalisation des cookies

Mr Lignac conseillait de tout faire avec un robot. J’ai essayé mais ça colle et se mélange mal. Il faut sortir le bol pour décoller la préparation avec une spatule. J’ai réitéré sans robot et je trouve ça beaucoup plus pratique. Je commence donc par mélanger à la fourchette le beurre pommade avec les sucres. J’ajoute l’œuf. Puis la farine et le bicarbonate. Je termine par le chocolat coupé grossièrement. Je mélange tout à la fourchette et je finis à la main car le mélange ressemble à une pâte.

Il faut ensuite former un boudin de 5 cm de diamètre (environ, hein, je n’ai jamais mesuré !). Et le rouler dans une feuille de papier sulfurisé et le conserver au frais une demie-heure. Cela permet à la pâte de durcir pour découper ensuite des tranches de (environ) 2,5 cm. J’ai toujours respecter cette étape et cela fonctionne parfaitement. Mais la dernière fois, je manquais de temps. Je n’ai donc rien roulé en boudin, je n’ai pas mis au frais et n’ai pas découpé de tranches… J’ai formé des boules de pâtes tout simplement et le résultat était très bien aussi. La forme des cookies était simplement moins parfaite. Mais cette manière de faire peut dépanner les gourmands pressés.

La cuisson

Enfournez les tranches de pâtes sur une feuille de papier sulfurisé  pendant 10 mn à four chaud à 170°C. Entre deux fournées, patientez quelques minutes avant de prendre les cookies de la plaque pour les déposer sur une assiette. Sinon ils risquent de se casser. Évitez aussi de les empiler pendant cette étape de refroidissement.

La dégustation

Ils sont évidemment succulents tout chauds à la sortie du four (attention à ne pas se brûler !). Mais ils sont parfaits aussi quelques heures après ou le lendemain. En refroidissant, ils deviennent croquants à l’extérieur mais toujours fondants à l’extérieur. Un régal ! C’est vraiment l’avantage de cette recette.

Les variantes

  • Avec plusieurs chocolats : je les ai testés tout chocolat noir mais aussi en mixant plusieurs chocolats desserts : noir, lait et praliné.
  • Avec des fruits secs : noix, noisettes, amandes, noix de pécan mais aussi cranberries séchées.
  • Tout chocolat : en ajoutant une à deux cuillère à soupe de chocolat de cacao non sucré.

 

Le Livre du Lykke, de Meik Wiking

(à prononcer Lu-Keu)

Mes lectures oscillent entre romans noirs torturés et livres que l’on pourrait classer de manière très péjorative dans le rayon Développement personnel. Ces 2 types de lectures a priori antinomiques sont au contraire tout à fait cohérentes : je me rassure avec les aventures d’être tordus ou névrosés qui me démontrent que je ne suis pas si paumée. Et j’essaye de moins l’être avec des essais au contenu positif. C’est dans le cadre de ma quête de sérénité que je me suis plongée dans les 285 pages du Livre du Lykke (à prononcer Lu-Keu selon l’indication de l’éditeur français). Tour du monde du bonheur de Meik Wiking publié dans la collection L’optimiste chez First Éditions. Une révélation !

le livre du Lykke, livre feel good

Voyage chez les cultivateurs du bonheur

Lykke signifie bonheur en Danois. Son auteur Meik Wiking est le directeur de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague au Danemark. Cet institut très sérieux effectue des recherches pour mesurer, comprendre et créer du bonheur. Meik Wiking a déjà publié en 2016 le livre du Hygge (prononcez houga) où il questionnait les habitudes qui font le bonheur des Danois. Surtout, il livrait les secrets de cet art de vivre célèbre dans le monde entier. Après en avoir vendu 50 000 exemplaires et été traduit dans 33 pays, ce spécialiste du bonheur revient avec un tour du monde des gens heureux. Car si le Danemark est certainement le pays où il fait bon vivre et où ses habitants cultivent le plus le bonheur, d’autres populations, communautés ont développé des moyens d’être heureux. Et ce voyage est tout simplement passionnant, inspirant, émouvant.

D’abord parce que l’auteur, contrairement à la majorité des livres de développement personnel, ne claironne aucune injonction. Pas de  » arrêtez de fumer, de crier, de manger, de vous énerver ». Pas de  » positivez, inspirez, méditez  » ! Le Danois présente les dénominateurs communs du bonheur à travers des expériences de vie dans le monde entier et classés en 6 thématiques : être ensemble, l’argent, la santé, la liberté, la confiance et la bonté. Il explique que dans un rapport mondial sur le bonheur, 4 points séparent les pays les plus heureux des pays les moins heureux. Et 3 de ces points s’expliquent par ces 6 facteurs. L’auteur propose donc une sorte de carte au trésor du bonheur. Une présentation des causes et effets du bonheur pour améliorer sa qualité de vie.

Le bonheur, ça se mesure ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, Meik Viking a la bonne idée de répondre à une question pertinente : comment mesurer le bonheur ? Contrairement à une idée reçue le Pib par habitant n’est pas un miroir de la qualité de vie et donc du bonheur. Le Pib est un critère objectif alors que le bonheur reste subjectif. Alors comment déterminer, évaluer cet état si subjectif ? Il s’agit de mesurer le ressenti de chaque individu en comprenant le pourquoi de ce ressenti. Il existe plusieurs dimensions dans le bonheur : la dimension affective, c’est à dire l’émotion à l’instant T, notre quotidien. La dimension cognitive, c’est notre état de bonheur en général avec du recul. Et il existe une troisième dimension appelée eudémonie qui se base sur la perception du bonheur selon Aristote : une bonne vie est une vie qui a du sens et un but. Évidemment, ces 3 dimensions sont liées. Et l’Institut de recherche sur le bonheur étudie des sujets sur le long terme à travers ces différentes dimensions.

Être ensemble

Meik Viking démarre avec le premier pilier qui permet d’accéder au bonheur : être ensemble. C’est-à-dire le renforcement des liens, le sentiment de communauté. Les gens plus heureux ont un fort sens de la communauté, ils ont quelqu’un sur qui compter. Notamment, l’auteur cite l’exemple des Bo Faellesskabdes, communautés d’habitations indépendantes où chacun a sa maison mais propose en commun un jardin, une cuisine, une salle à manger. Ces communautés se sont multipliées à hauteur de 20 % ces 6 dernières années. Et elles n’existent plus seulement dans les pays nordiques mais aussi au Canada, en Australie, au Japon, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume Uni. Un mode de vie génial pour les enfants et les personnes âgées car il renforce le lien social et l’entraide. En bref, ça fait du bien a tout le monde et ça simplifie la logistique du quotidien !

L’argent ne fait pas le bonheur mais un peu quand même

Dans le chapitre sur l’argent, on imagine bien que selon le dicton, l’argent ne fait pas le bonheur. Mais ce n’est pas si simple. Car il y a une corrélation entre revenus et bonheur. Le problème se pose autrement. Epitecte, le philosophe stoïcien de la Grèce antique disait : « la richesse n’est pas de posséder beaucoup mais de désirer peu ». Dans cet ordre d’idée, L’auteur nous rapporte l’expérience de Michele Mac Gath, journaliste anglaise qui a passé une année sans dépenser une livre. Elle raconte dans son livre L’année sans achats qu’en dépensant moins elle a vécu plus. Elle est devenue plus aventureuse et plus heureuse.

L’auteur prend également en exemple la loi de Jante qui existe au Danemark mais également dans d’autres pays nordiques : cette loi qui signifie que « Tu n’es pas mieux que nous » est issue d’un roman écrit en 1933 par le Dano-norvégien Aksel Sandemose. Roman qui célèbre la critique de ceux qui ayant un statut social élevé se croient meilleurs. Concrètement, cette loi a pour objet de freiner la consommation ostentatoire avec par exemple une taxe voiture de 150 %. Cette loi réprime l’exposition de la richesse qui se révèlerait négative. Mais en y réfléchissant, il n’est pas tant question d’argent mais plutôt d’humilité. Finalement, rien ne vous empêche d’être riche si cette caractéristique ne conditionne pas votre manière de vivre et votre bonheur.

le livre du lykke, chronique

 

Ajoutez une pincée de santé, liberté, confiance et bonté…

Après le vivre ensemble, l’agent, l’auteur rapporte d’autres expériences à travers le monde qui expliquent les facteurs du bonheur dans le domaine de la santé, la liberté, la confiance et la bonté. Impossible de vous en donner un aperçu sans trahir la richesse du livre. Car à travers ces thématiques, il traite également de l’éducation, de la famille, du travail, de l’égalité entre les hommes et les femmes. Une véritable étude complète et sans frontière qui se conclue par un dernier chapitre : Assembler les pièces. Car toutes ces thématiques sont dépendantes les unes des autres pour augmenter sa qualité de vie.

Source d’inspiration

Le Livre du Lykke va bien au-delà du développement personnel. Toujours positif et sans juger, Meik Wiking a écrit une étude globale de modes de vie rayonnants. Des styles de vie dans l’ère du temps qui aspirent à la fois à plus de simplicité (modes de consommation, rythme de vie) et plus de richesse (empathie, partage, ouverture d’esprit). Mais l’intérêt du livre réside dans la multiplicité des démarches et de leur efficacité. À chaque lecteur de s’inspirer d’une expérience ou d’une idée pour l’adapter à son envie, ses moyens, sa réalité. Surtout ce livre permet de ne pas (trop) céder à la peur ou au cynisme face à notre monde anxiogène. Une fois la dernière page tournée, je n’ai pas fait mon paquetage pour aller vivre dans une communauté. Mais les bouffées d’oxygène et d’inspiration ressenties tout au long de la lecture m’accompagnent aujourd’hui dans mon quotidien. Et ça fait du bien.

Le Livre du Lykke, de Meik Wiking, 288 pages, 14,95 €, First Editions.

J’ai engagé un personal shopper

Et j’ai adoré !

J’ai 44 ans, ma voiture est toujours en panne, je ne suis pas propriétaire, toujours pas de Rolex (sorry Jacques…). Mais j’ai fait appel cette année aux service d’un personnal Shopper ! Et ça c’est la classe ! Le concept ? Une personne fait du shopping à votre place en fonction de votre style vestimentaire et de vos goûts. Et vous recevez cette sélection très personnelle à domicile ! Dis comme ça, cela fait un peu VIP. Mais tout le monde peut le faire aujourd’hui : de nombreux sites proposent ce service en prêt-à-porter. J’ai profité d’une promo pour tenter l’expérience avec le site Lookiero et je n’ai pas été déçue !

josette engange le personnal shopper lookiero

 

Pourquoi se priver du plaisir du shopping ?

Parce que cela n’en est plus un pour moi ! Oui, avant, quand j’avais le temps, j’aimais parcourir les boutiques, repérer, essayer. Mais ça, c’était avant ! Aujourd’hui, je n’ai plus le temps. Et dès que j’en ai, je préfère le passer sur la plage ou en forêt ! En vieillissant, je supporte aussi de moins en moins la foule, le bruit… et les lumières artificielles des boutiques (qui se révèlent sans pitié sur – au choix – mon teint, mes rides, mes bourrelets).

Quant à acheter en ligne, je ne suis pas fan non plus. Je passe beaucoup de temps derrière un écran pour mon boulot, je n’ai pas envie de m’y remettre pour du shopping. Et les rares fois où je le tente, je trouve ça trop long de faire défiler les articles, cliquer dessus, etc. :  » ha bah non, il n’y a plus la taille », « mince j’ai été tellement longue à faire ma commande que certains articles de mon panier ne sont plus dispo… ». Bref, missionner quelqu’un pour le faire à ma place me semblait une bonne idée !

Le principe du personnal shopper

Ou acheteur personnel en Français. Sur le site Lookiero, il suffit de prendre une dizaine de minutes pour s’inscrire, indiquer sa taille et son style vestimentaire. Inutile de faire de long discours : le site vous propose des photos de looks selon les situations (boulot, loisirs, sorties, etc.) et vous cliquez sur l’image qui vous correspond le plus. Vous choisissez si vous souhaitez profiter de ce service tous les mois, tous les 2 mois ou de façon ponctuelle. Très rapide et plutôt ludique. Une fois cette étape passée, il vous suffit d’attendre quelques semaines l’arrivée de votre colis. Le service est payant (10 €). Mais j’ai profité d’une promo qui offrait la souscription.

À l’arrivée du colis, vous essayez les vêtements (cinq à chaque fois) et vous ne gardez que ceux que vous voulez. Les pièces non validées sont simplement à glisser dans une pochette déjà affranchie et à déposer à la poste. Puis il suffit de se connecter sur son compte pour indiquer les pièces conservées. Seulement celles-là seront évidemment facturés. Si vous gardez en au moins une, les 10 € débités à la commande sont déduits de votre achat. Si vous gardez tout, vous bénéficiez de 25 % de remise. Le prix moyen d’un vêtement est de 45 €. Lookiero propose des tailles allant du 34 au 48.

Mon premier colis

lookiero service de personnal shopper testé et approuvé

J’étais super excitée ! Imaginez la scène : vous ouvrez une boîte contenant cinq vêtements qui – peut-être – intègreront votre dressing ! L’effet surprise est vraiment agréable. C’est comme un cadeau ! Sauf que je vous le rappelle, c’est vous qui réglez l’addition… Dans ma boîte, il y avait :

  • Un jean slim gris clair (marque Vila) : en le voyant j’ai été un peu déçue car un jean ce n’est pas super excitant quand même. Et il coûtait 49 €. Sauf qu’une fois essayé, j’ai succombé : super matière, super coupe. Rien à voir avec ceux que j’achète entre 10 et 15 € dans des grandes enseignes… Je garde ! (Et quelques mois après, je n’ai pas regretté, il n’a pas bougé !)

    Jean slim vila acheté via lookiero service de personal shopping en ligne
    Après Josette à la plage, Josette prend la pose…
  • Un pull rouge XXL (marque Nais) : coup de cœur immédiat pour cette teinte vermillon que je n’aurai jamais osé porter, cette coupe confortable (mais sexy avec le col V) et une chouette matière chaude (acrylique et polyamide mais aussi laine et mohair). Je garde ! Lui non plus, il n’a pas bougé et à chaque fois que je l’ai porté on m’a fait des compliments sur lui ou mon teint.
  • Un top vaporeux bleu marine (marque Akoz) : là encore un peu déçue. Je préfère les couleurs vives et dans les teintes neutres, le bleu marine n’est pas ma favorite car je trouve que cela fait très classique. Mais je l’ai essayé et il était à la fois confortable et joli. Une copine m’a dit qu’il m’allait bien donc je l’ai gardé. Je ne le mets pas tous les jours mais il est devenu mon top spécial rendez-vous pro (le message : « je porte du bleu marine, je suis chic, je suis sérieuse »).top akoz validé via lookiero personal shopper par Josette
  • Une jupe en jean (marque Place du jour) : et ben là, franchement déçue, je ne l’ai même pas essayée. Non mais sérieusement, une jupe en jean ! J’en ai déjà trois… Elle était jolie mais c’est une pièce basique dont je n’ai plus besoin.
  • Une veste blazer (marque Only) : le genre de pièce que je ne porte pas. Trop chic… C’est dommage car la très belle coupe bien cintrée combinée à la matière jersey (genre sweat-shirt) et donc confortable aurait pu me faire passer dans le clan des vestes. Mais l’imprimé marinière bleu marine, c’était trop d’un coup !

Dans la box se trouvait également une note avec des conseils et un montage de photos montrant des exemples de looks, de combinaisons. Plutôt cool pour de nouvelles idées d’associations.

L’addition du personnal shopper

Le total de la box revenait à presque 200 €. Moins les 25 %, l’addition fait donc 150 € pour 1 pull, un top, une veste et 2 bas. Les prix sont raisonnables, surtout pour la qualité des produits. J’ai donc craqué pour 3 pièces sur 5. Pas de réduction de 25% car je ne prends pas tout. Cela m’a coûté environ 120 €. Pour le retour, glisser les 2 articles rejetés dans l’emballage étiqueté et déposer ce colis à la poste m’a pris quelques minutes. Puis je me suis connectée sur le site pour indiquer mon choix en cliquant tout simplement sur les produits que je conservais. Il est possible d’expliquer très rapidement pourquoi on ne garde pas les autres. Et vous êtes ensuite débité de la somme correspondante aux articles conservés. Service simple et efficace !

À réception de la box, vous avez 5 jours pour essayer, garder, renvoyer, indiquer votre choix. Pensez-y au moment de la commande en sélectionnant une date de réception où vous serez disponible. Et lorsque vous recevez le mail qui vous informe que votre box est en route, pensez à inviter une copine. Pour avoir des conseils comme une séance shopping… mais à la maison !

Et mon impact sur l’environnement dans tout ça ?

Acheter via évite un aller-retour dans un centre commercial (pour le retour à la poste, j’ai profité d’un trajet à l’école, juste à côté). J’ai été agréablement surprise par l’emballage des vêtements : la boite est en carton et pas de suremballage plastique pour chaque pièce. C’est certain que les vêtements sont neufs donc ma démarche n’est pas parfaite pour contrer la sur-consommation. Mais ce service est adapté à mon style de vie qui pour l’instant ne me laisse pas assez de temps pour chiner des fringues d’occasion sur Vinted par exemple (mais j’y pense).

Les vêtements provenaient de marques que je ne connaissais pas mais de très bonne qualité. Des pièces qui n’ont pas bougé après plusieurs lavages et que je vais conserver plusieurs années. Je ne risque pas donc de les remplacer après une saison. Je consomme moins ! Évidemment, rien n’est fabriqué en France à ce prix-là. J’aimerai le faire mais pour l’instant, je n’ai pas les moyens.

Le bilan du service Personal Shopper

J’ai tenté cette expérience au début du printemps. Et j’ai vraiment apprécié. Pour renouveler ma garde-robe sans perdre de temps à faire les magasins ou surfer sur le net pendant des heures. L’effet surprise est vraiment agréable (ça me sort de mon train-train de ménagère de moins de 50 ans !). Et sur les 3 vêtements conservés, il y en a 2 que je n’aurai pas regarder ou essayer en magasin. Parce que ce n’est pas mon style ou ma couleur. Ce système de shopping permet donc aussi de sortir de sa zone de confort. D’adopter un autre style.

Le tarifs des vêtements ne me permet pas de le faire tous les mois mais j’avais vraiment envie de retenter. Je m’étais fixé la fréquence de deux fois par an. Je viens donc de craquer à nouveau pour la rentrée… Ma prochaine boîte surprise arrive mi-octobre ! Si l’expérience vous tente, voilà un code à utiliser pour bénéficier de 10 % de remise : LKELISEN5WY. Si vous essayez, racontez- moi !

Cake Banane Chocolat, la recette facile

Ou comment recycler les vieilles bananes

Pendant le mois d’août, les enfants sont partis en vacances chez leurs papas respectifs. Cela induit moins de logistique, moins de cuisine et de pâtisserie. Sauf qu’un jour, j’ai croisé le chemin de trois bananes à l’abandon dans la coupe de fruits… Je ne pouvais pas les laisser mourir sans rien faire. Mais je ne pouvais pas non plus réaliser des muffins banane pâte à tartiner ! 1- Ce sont surtout les enfants qui sont fans de la fameuse pâte. 2- Pour cette recette, il ne faut que deux bananes. Et il était hors de question de me lancer dans la réalisation d’une pâtisserie ET de jeter une banane. J’ai donc fouillé sur le net et trouvé une recette de cake banane chocolat sur le blog Papilles et Pupilles.

recette cake banane chocolat facile et rapide

Sur ce  » blog culinaire qui fait voyager  » réalisé par Anne Lataillade, j’ai déjà découvert et réalisé de nombreuses recettes. Elles sont toujours très bien expliquées et jamais compliquées. Pour ce cake banane chocolat, il faut trois bananes : parfait pour mes 3 fruits à sauver. Mais la taille indiquée du cake – gros – m’a légèrement effrayée (rapport à ma semaine en solitaire). J’ai fini par me lancer en me raisonnant : j’inviterai bien quelques copines pour un thé ou café dans la semaine pour le partager !

Les ingrédients pour un gros cake banane chocolat

  • 150 g de beurre (comme d’habitude j’ai utilisé du beurre demi-sel)
  • 150 g de sucre
  • 2 œufs
  • 300 g de farine (j’ai fait un mix de T65 / T110)
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude (ça tombe bien, je n’utilise plus de leveure chimique depuis des années
  • 1/2 cuillère à café de sel (rapport au beurre salé mentionné ci-dessus je me suis passée de cette 1/2 cuillère)
  • 3 bananes normales très mûres (c’était plus que le cas chez moi…)
  • 150 ml de lait
  • 150 g de pépites de chocolat noir (chocolat patissier coupé grossièrement)

la recette du cake banane chocolat idéale pour ne plus jeter trois banaes trop mures

La réalisation du cake

Préchauffez le four à 160°C (chaleur tournante), sinon 180°C. Anne conseille de beurrer et fariner le moule. Comme je suis (un peu) fainéante, je n’ai fait ni l’un ni l’autre. Je comptais sur la matière grasse utilisée dans la pâte pour qu’elle n’adhère pas à la cuisson. Et cela s’est confirmé : cake démoulé sans accroc !

Pour le reste, j’ai presque suivi la méthode. Je ne coupe pas le beurre en dés pour le mélanger au sucre à l’aide d’un fouet. Je me facilite la vie en le faisant ramollir à feu doux dans une casserole.
Ajoutez ensuite les œufs un par un en continuant de battre. Puis la farine et le bicarbonate. Mélangez bien. Puis le lait. Et enfin, les trois fameuses bananes écrasées à la fourchette ainsi que le pépites de chocolat.

Versez le tout dans le moule puis enfournez. Il est préconisé 1 heure de cuisson. Chez moi 50 mn ont suffit et j’ai baissé le four les 10 dernières minutes. Comme pour tous les cakes, il est préférable de vérifiez la bonne cuisson à cœur en y plantant la lame d’un couteau. Si elle ressort sèche, c’est cuit !

belle couleur rousse avec la cassonade et farine semi complète pour ce cake banane chocolat

La dégustation du cake

Chaud le jour même, froid le lendemain et les jours suivants, il était délicieux ! Parfait pour le goûter mais aussi le petit-dej. Finalement, des copines sont passés mais seulement pour l’apéro. Je me suis donc sacrifiée en me régalant seule toute la semaine. Entouré d’un torchon, il s’est très bien conservé !

 

 

Salut à toi ô mon frère

Polar fantasque de Marin Ledun

Immense coup de cœur pour le dernier roman de Marin Ledun, Salut à toi ô mon frère, paru en mai dans la collection Série Noire de Gallimard.

Dans Délivrez-moi, l’émission que je coanime sur Wave Radio, j’ai eu le plaisir de recevoir Marin Ledun, auteur prolifique de romans noirs, tous les ans pour chaque nouvelle parution. Les visages écrasés (adapté au cinéma avec Isabelle Adjani) sur la souffrance au travail, L’Homme qui a vu l’homme sur la question basque ou encore En douce, huis-clos sur fond de vengeance… Quelques titres parmi tous ces romans que j’attends fébrilement. Et que j’adore sans restriction. Emportée par le rythme et le souffle de ses fictions sociales très sombres, séduite par l’atmosphère inédite et les messages subliminaux que l’auteur distille subtilement dans son intrigue. Alors, quand l’un de mes auteurs fétiches revient en librairie quelques mois seulement après la sortie de Ils ont voulu nous civiliser avec un nouveau roman publié – en outre – chez Gallimard, dans la mythique collection Série noire, je trépigne !

Smala haute en couleurs

Et je me prends une nouvelle claque…. Littérale et littéraire. Marin Ledun avait pour habitude de nous embarquer dans des histoires dramatiques subies par des êtres en perdition. Et ce parti-pris me convenait tout à fait : tout en provoquant une réflexion sur ces questions de société, ces anti-héros avaient presque le mérite de me faire sentir normal (ou pas si névrosée). Des romans noirs qui font du bien !

Dans Salut à toi ô mon frère, il redistribue les cartes : Gus, un jeune de 17 ans, impliqué dans un vol à main armé a disparu. La police enquête. On est bien dans roman policier. Mais le jeune homme n’a pas le profil du laissé-pour-compte auquel nous avait habitué l’auteur. Cadet d’une fratrie de six enfants, il est apprécié pour sa gentillesse. Et si la famille nombreuse n’est pas la famille parfaite, ces tempéraments originaux débordent d’amour les uns pour les autres. Une smala qui n’est pas sans rappeler la famille Malaussène de Daniel Pennac.

Polar sur le racisme ordinaire

Marin Ledun change de registre avec cette tribu fantasque. L’enquête et cette drôle de famille nous sont racontés par la voix la plus raisonnable de la smala, Rose, l’aînée des filles et lectrice de grands auteurs dans un salon de coiffure. Avec elle, on s’insurge contre les préjugés qui accablent son frère adopté. On s’amuse (et parfois se désole) des frasques de sa mère, pasonaria incontrôlable, ou de la bonhomie du père. Comme dans tous ces romans, Marin Ledun nous embarque dans son histoire que l’on dévore pour en connaître l’issue. Comme dans toutes ces fictions, il sème finement des réflexions sociétales. Ici, comme l’indique le titre du roman emprunté à la chanson de Bérurier noir, le racisme ordinaire. Qui malheureusement reste d’actualité 33 ans après la sortie de la chanson…


Mais dans ce roman, il est aussi question d’éducation, du respect de l’autorité, des préjugés et de la normalisation de la société. Cette fois-ci, il nous amuse en plus ! Presque chaque page a provoqué un sourire ou un rire. Une vrai lecture plaisir. Une récréation dans ce monde de bruts. Un régal. Merci Marin Ledun.

Salut à toi ô mon frère, de Marin Ledun, 288 pages, 19 €, Gallimard.

Pour en savoir plus : interview de Marin Ledun dans Délivrez-moi en juillet 2018.

Chokladbollar de Bernard

Recette sucrée express

De retour sur le blog après une longue absence… J’ai pas mal de boulot (sur ordi) donc moins de temps et d’envie pour me retrouver face à un écran le soir ! Et avec le retour du beau temps, je profite du week-end pour profiter de la plage et de la forêt. Ce programme chargé me laisse moins le temps aussi de cuisiner. Donc je privilégie les recettes à réaliser en express. Et je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous celle-ci dénichée sur l’excellent blog de Bernard : les Chokladbollar !

chokladbollar ou truffes suédoises au chocolat et noix de coco

Ce nom difficilement prononçable s’explique par l’origine suédoise de la recette. Invitée à l’anniversaire d’un copain, j’avais pour mission de ramener un dessert. Je cherchais une nouvelle recette rapide. Et celle-là est parfaite ! Il suffit de mélanger quelques ingrédients, de réserver un peu au frais et c’est un délice ! Immanquable, ces chokladbollar (rebaptisées « coucougnettes au chocolat » par le fameux copain) ont en plus le mérite de faire leur petite impression quant à la présentation. Même les miennes étaient jolies ! Et c’est assez rare pour être souligné.

Les ingrédients pour une quizaine de chokladbollar

Comme vous pouvez le constater, c’est une recette à déconseiller aux diabétiques… Riches, ces boulettes se dégustent à l’unité. Comme les truffes au chocolat en fait. D’ailleurs, elles représentent une sorte de déclinaison des truffes. Avec des flocons d’avoine… Céréale réputée être anti-cholestérol, dépurative, satiétogène. On pourrait donc aussi les surnommer les truffes bonne conscience.

  • 190 g de flocons d’avoine (caution diététique de la recette…)
  • 110 g de beurre doux
  • 100 g de sucre
  • 25 g de cacao non sucrée en poudre
  • 2 g de café soluble en poudre fine (je n’en avais pas donc j’ai fait sans)
  • 15 g d’eau
  • 3 g de vanille liquide (je ne suis pas fan de ces ingrédients articiels et comme des gousses de vanille parfume mon sucre, je m’en suis passée)
  • noix de coco râpée séchée (pas de quantité d’indiqué mais il faut un petit paquet d’au moins 100 g)

La préparation des chokladbollar

Mélangez le beurre (légèrement mou), le sucre, le cacao, le café et les flocons d’avoine dans un récipient. Ajoutez l’eau (et la vanille liquide si vous souhaitez en mettre) et mélangez.
Formez des boulettes de 30 à 40 g. Ou comme moi sans peser de la taille que vous voulez (mais pas trop grosse quand même !). Roulez-les dans la noix de coco. Et c’est prêt ! Ce n’est pas une recette express, ça ? Merci qui ? Merci Bernard !

chokladbollar choco noix de coco

Dégustation

J’en ai gouté une immédiatement après la réalisation et c’était très bon. Mais c’est vrai qu’elles sont meilleures après une légère réfrigération. Dans ce cas, n’oubliez pas de les sortir du frigo 15 mn avant dégustation. Après en avoir dégusté une, vous pouvez ensuite – au choix – tenir une rando de 8h ou toute la nuit d’une soirée d’anniversaire !