Mitaines : Tuto tricot simple et rapide

Un reste de laine et hop des mitaines !

tuto tricot mitaines rapide et facileNe trouvant pas dans le commerce de gants en laine tout simples pour ma fille Violette, j’ai cherché des modèles à tricoter. J’ai vite réalisé que je n’avais pas le niveau (ou la patience) pour tricoter la partie des doigts… Je me suis donc rabattue sur des mitaines ! Un projet tricot facile, rapide à réaliser, et économique : il faut moins d’une pelotte pour tricoter une paire. Cela permet donc de recycler les restes de laine. Après le head band l’hiver dernier, les mitaines sont devenues ma « marotte » tricot cette année : j’en ai tricoté des paires pour tout le monde ! Enfin… Pour moi et les copines car les garçons n’ont pas eu l’air emballé…

Les mitaines : projet tricot simplissime

Pour mes premières mitaines, j’ai fouillé sur le net pour trouver un tuto. Et je me suis inspiré de celui de Sophie sur son blog Sophie Net Créations. Le style du modèle tout simple me convenait. Et les points employés, côtes et jersey, ainsi que l’absence d’augmentation ou diminution, rendait la tâche plutôt abordable. Je dis « inspiré » car ce tuto ne précise par l’épaisseur de la laine. J’ai donc testé pour le premier modèle le nombre de mailles recommandées pour l’adapter à la taille des mains de ma fille.

Tuto mitaines enfants

Violette a choisi une laine noire assez grosse, qui se tricote avec des aiguilles N° 5 ou 6. J’ai monté 20 mailles avec  des aiguilles N°8 puis tricoté en côte 2/2 pendant 2,5 cm. J’ai poursuivi en jersey avec des aiguilles N°7 pendant quelques centimètres. Et terminé avec quelques rangs de côtes 2/2. Ma fille les souhaitait assez courtes, façon « mitaines de cycliste ». Pour les modèles suivants, je les ai tricotées plus longues. L’idéal est tester la longueur sur le modèle avant de finir par les côtes : sur la main de votre enfant ou vous-même.

tuto tricot miaines enfants
Mitaines enfants très courtes pour danser comme Mickael Jackson.

Tuto mitaines femme

Pour toutes les paires tricotées, j’ai utilisé plusieurs sortes de laines : des laines très fines qui se tricotent avec des aiguilles N°3 et des plus épaisses qui se tricotent plutôt en 5 ou 6. Avec les laines fines, je les double ou j’en utilise deux différentes. Pour les plus grosses, je n’utilise qu’un seul fil. Quelle que soit la taille de la laine, j’utilise toujours des aiguilles N°7 et 8 et je monte à peu près le même nombre de mailles. Avec une laine fine tricotée à deux fils, les mitaines sont légères et très aérées. Avec une laine plus grosse, tricotée avec un seul fil, les mitaines sont plus épaisses !

Dans tous les cas, je monte 28 à 30 mailles avec des aiguilles N°8. Puis je tricote 3 cm en côtes 1/1 ou 2/2. Je poursuis en jersey avec des aiguilles N°7 pendant 10 à 12 cm (testez la longueur sur votre main). Puis je termine par 2 cm de côtes en reprenant les aiguilles N°8.

mitaines tuto tricot modèles femme
Mitaines réalisées avec 2 fils de laine pour un effet chiné : violet, beige, vert et noir, bleu brillant. Et unies bleu avec un seul fil plus épais.

Après le dernier rang de côtes, rabattre les mailles. Puis coudre les deux extrémités en n’oubliant pas de laisser un espace pour le pouce ! Comme pour la longueur, je n’ai pas mesuré. J’essaye sur ma main pour savoir où arrêter de coudre et où reprendre afin de laisser cet espace.

Recycler, mixer, s’amuser

Très simples à réaliser, les mitaines représentent un projet tricot idéal pour les débutantes. Ou pour les dilettantes comme moi qui aiment le tricot mais ont des difficultés à se concentrer sur la réalisation d’un pull pendant plusieurs semaines. Une paire de mitaines se réalise en une heure environ. C’est assez agréable d’avoir un tricot abouti si vite ! Et parfait pour s’occuper devant un film le soir ! Cela m’a permis aussi de ressortir tous mes restes de laine et enfin les utiliser. Mixer les couleurs en fonction du style ou des goûts de mes copines. A paillettes, colorées, discrètes, fines ou épaisses tout est possible ! Pour un petit cadeau personnalisé et fait main !

 

 

Galette des rois : La recette

Pour la faire maison de A à Z !

L’un des seuls intérêts du mois de janvier est de pouvoir manger de la galette des rois. Avec une recette facile pour en faire une « maison » de A à Z, ce plaisir devient possible toute l’année ! Qui dit galette « fait-maison », dit pâte feuilletée « maison » aussi. Et là, j’en vois plusieurs lever les yeux au ciel prêt à refermer la fenêtre de ce blog… Sauf que… Si moi, qui aime la bonne cuisine certes mais la cuisine simple et rapide… Si moi, maman de 3 enfants qui travaille à temps plein, je peux faire une pâte feuilletée « maison », tout le monde le peut !

C’est vrai quand pendant plusieurs années, je ne m’embêtais pas : j’achetais 2 pâtes feuilletées, faisais une crème d’amandes, assemblais le tout puis m’écriais à la sortie du four « c’est moi qui l’ai fait ! ». C’était donc à moitié vrai et j’ai eu envie d’essayer de faire une pâte feuilletée. Je n’en avais jamais fait car la rumeur qui courait chez les cuisinières – « c’est très long, très compliqué » – avait toujours réussi à m’effrayer. Jusqu’à ce que je découvre La cuisine de Bernard.

Le site de ce jeune chef, qui n’a pas le physique de son prénom, est très beau, très complet. Il regorge de recettes traditionnelles ou du monde, le tout parfaitement illustré avec des photos pas à pas. Tout est clair, tout semble facile ! Grâce à Bernard, je me suis donc lancée dans la réalisation de la pâte feuilletée inversée. Pourquoi inversée ? Le beurre ne se trouve pas dans la détrempe mais autour. Comme je n’avais jamais fait de pâte feuilletée classique, ce détail ne m’a pas bouleversée. L’avantage de ce type de pâte feuilletée : elle est plus légère, plus friable, se tient mieux à la cuisson avec un feuilletage régulier. Bref, elle est meilleure !

La pâte feuilletée de Bernard

Comme exceptionnellement, je respecte la recette à la lettre, je vous laisse cliquer sur le lien du blog de Bernard pour vous lancer. Vous trouverez les photos de la recette pas à pas, ce que je n’ai jamais le courage de faire… Avec juste quelques précisions : la pâte feuilletée ne prend pas beaucoup de temps. La réalisation des 2 pâtes, la détrempe et le pâton au beurre, ne prend que quelques minutes. Idem pour les étapes qui consistent à étaler ces 2 pâtes ensemble. Ce qui est long, c’est le temps de pause entre chaque pliage (entre 30 mn et une heure). Pour avoir une galette pour le goûter, je commence le matin. A chaque temps de repos, je vaque à mes occupations. Parfois, pressée par le temps, j’ai réduit les temps de pause de 15 mn ou 30 mn. Et le résultat était top. Conclusion : la réalisation d’une pâte feuilletée « maison » n’est pas du tout énergivore. C’est seulement une question d’organisation.

Autre précision, je respecte les quantités de la recette qui permettent de faire 2 belles galettes de rois. En général, je n’en fais qu’une mais garde un quart de pâte au frais pour réaliser une tarte salée dans les 4 jours. Et un autre quart au congélateur pour une autre occasion de tarte. Si vous calculez bien, quelques minutes de trifouillage beurre / farine un dimanche, et vous avez 4 excellentes pâtes feuillétées « fait maison ». La différence avec une pâte achetée dans le commerce est incomparable. Depuis que les enfants y ont goûté, impossible de leur faire manger une pâte feuilletée industrielle !

Galette des rois ou Pithiviers

Pour le reste de la fabrication de la galette des rois, je suis également la recette de Bernard. Une vrai recette de galette à la frangipane et non de Pithiviers comme je faisais avant. Spécialité du Loiret, il contient seulement de la crème d’amandes. Tandis que la galette à la frangipane est réalisée avec un mélange crème d’amandes, crème pâtissière. Double crème certes mais plus légère je trouve. Comme pour la pâte feuilletée, je ne vais pas m’embêter à recopier la recette alors que Bernard vous la présente en détail et en images ! Seule précision concernant les quantités : je les divise en deux pour faire une galette.

Le résultat est bluffant, en apparence comme en goût. Je ne l’ai jamais râtée, c’est pour vous dire comme toutes les étapes sont simples. Depuis ma première galette selon Bernard, j’ai tenté d’autres recettes sur son site : les chouquettes (easy), les éclairs au café, au chocolat, à la vanille (délicieux mais trop longs à faire), le tarama (divin). Prochain défi : les pasteis de nata, pâtisseries portugaises que l’on adore ! Et prochain plaisir : m’offrir l’un des 4 livres de cuisine publiés par le chef. Car cuisiner avec Internet, c’est pratique mais avec un beau livre, ce sera encore meilleur !

Coin bureau relooké

Avec un pot de peinture et du papier peint

Parmi les projets de 2017, j’avais en tête de changer le coin bureau. Mission remplie le 30 décembre ! Un pot de peinture, un rouleau de papier peint, de l’huile de coude (dédicace à Marine)… Il suffisait de s’y mettre !

Je suis en location. Et depuis 2 ans, ma situation de maman solo / petit salaire me dit que je ne suis pas prête d’être en mesure de déménager. Pourtant, c’est important de se sentir bien chez soi. J’ai donc décidé de relooker, repeindre, redécorer au fur et à mesure tous les coins et recoins de notre petite maison de 75 m². Tout est parti de l’escalier (le coin bureau / coloriage / télé est installée sous l’escalier). Ce dernier était teinté en marron foncé. Donc sombre et moche. J’ai décidé cet été de profiter de l’absence des enfants en vacances chez leurs papas pour le repeindre en… bleu Maldives N°6 ! Les murs sont blancs et le sol est marron / caramel car en vieux carrelage. J’ai trouvé que ce bleu se mariait bien avec le tout. Cette nouvelle teinte a amené de la gaieté et de la lumière, c’était parfait !

Un bureau sous l’escalier

Sauf que le bleu Maldives N°6 ne collait pas du tout avec le bureau et la grande étagère situés sous l’escalier. Il y a quelques années, dans une autre maison, j’avais redonné un coup de peps à ce bureau en le peignant en jaune vif. Sous un escalier blanc et contre un mur blanc, c’était très chouette. Mais plus du tout sous l’escalier Bleu Maldives N°6 ! Je n’ai pas pensé à faire de photos avant travaux mais croyez moi sur parole : j’aime la couleur mais bleu doux et jaune citron, ça faisait mal aux yeux… Le bureau se prolonge sous toute la longueur de l’escalier par une planche qui fait office de meuble télé. Une planche en bois aggloméré peinte également en jaune. Qui prend beaucoup la poussière car sous l’escalier. Et qui se nettoie mal avec cette matière rugueuse. J’ai eu envie de la recouvrir de papier peint pour la rendre plus lisse donc plus lavable. Et à chaque envie de changement de décor, je n’aurai qu’à changer le papier peint.

Le papier peint de mamie c’est fini !

Le papier peint est revenu en force en déco grâce à des imprimés et des couleurs plus modernes. A utiliser sur un seul pan de mur, tout un mur ou en déco sur des meubles ! Pour ce premier essai, j’ai craqué pour un modèle géométrique appelé Zina, créé et fabriqué en France par Lé Papiers de Ninon. Papier que j’ai trouvé soldé et qui dans son motif coloré présentait un bleu très proche de mon Maldive N°6. Le hic ? Je n’ai acheté qu’un rouleau en me disant qu’un lé de 48 x 300 cm suffirait largement. Et bien, avec une planche de 2m30 en largeur et 75 cm de profondeur, en fait non… Me voilà donc lancée dans des mesures et du jonglage entre peinture et papier peint pour le plateau. Pour la façade du bureau, j’ai hésité entre plusieurs bleus mais je suis restée sur le N°6. L’ensemble est très doux. Plus lumineux. Plus harmonieux.

 

Bilan de l’opération relooking

Je suis nulle en chef de travaux et en calcul. Cela occasionne quelques prises de têtes. Mais finalement, je suis très contente du résultat ! Avec seulement un rouleur de papier peint et un reste de peinture ! C’est vraiment chouette de changer une ambiance, une atmosphère en moins d’une journée. Ce bureau me donne envie de m’y attarder. Et comme je suis censée travailler à la maison la moitié de l’année, ça tombe bien ! Prochaine étape ? J’ai plein d’idées. A peaufiner et méditer en fonction de mes moyens… Mais promis avant de changer le sol, je révise les prises de mesure !

Un bon pain d’épices

La recette facile !

Pour accompagner un bon thé mais aussi délicieux avec le foie gras, j’adore le pain d’épices. J’en fais essentiellement l’hiver. Moins souvent que je ne le voudrais car deux de mes enfants ne sont pas fans… Je le réserve donc pour accueillir des copines pour le thé ! A consommer sans modération car ce gâteau présente de nombreuses vertus. Réalisé avec du miel, il contient peu de vrai sucre. Plutôt cool si vous avez des problèmes de cholestérol. Le miel est réputé pour ses propriétés antioxydantes et il est riche en vitamines E et C. Les épices en général disposent également de vertus antioxydantes et préviennent le vieillissement de l’organisme. La cannelle en particulier a de nombreux pouvoirs : elle favorise la digestion et l’endormissement. Elle permettrait également de stimuler la mémoire ! Bref, ne culpabilisez pas en prenant une tranche de pain d’épices au goûter !

J’ai adopté il y a quelques années déjà une recette sur le net. Notée sur mon carnet, je ne savais plus trop de qui elle provenait mais en fouillant sur la toile, il semblerait que cela soit celle d’ Amandise car les ingrédients et proportions sont les mêmes ! Elle est parfaite car très simple à réaliser. Et le pain d’épices est un délice, en texture comme en goût. Comme d’habitude, je l’ai adapté à ma façon.

Les ingrédients du pain d’épices

  • 250 g de miel (un miel corsé de préférence comme le miel de bruyère mais tous les miels sont utilisables)
  • 10 cl de lait
  • 100 g de beurre
  • 200 g de farine (j’utilise de la semi-complète comme la T80 : adaptée à ce dessert et meilleure pour la santé !)
  • 1/2 sachet de levure (que je remplace par du bicarbonate de soude)
  • 40 g de cassonnade
  • 1 œuf
  • 1 pincée de sel
  • Des épices : dans la recette de base, il est indiqué cannelle, 4 épices, gingembre, noix de muscade. Je ne mets que 2 cuill. à c. de cannelle et 2 cuill. à c. de 4 épices (qui est un mélange de cannelle, clou de girofle, noix de muscade et gingembre).

La recette pain d’épices

  • Préchauffez votre four à 180°.
  • Délayez le miel dans le lait chaud.
  • Ajoutez au fur et à mesure et en remuant le beurre fondu, la farine avec la levure ou le bicarbonate, la cassonade, l’œuf, le sel et les épices. Versez la préparation dans un moule à cake. Et voilà la pâte est prête à cuire !
  • Enfournez pour 40 à 50 mn en surveillant pour qu’il ne brûle pas sur le dessus mais soit cuit à cœur.

Dégustation du pain d’épices

Il peut se manger à la sortie du four mais comme pour un gateau, la pâte ne se tient pas. Il est meilleur refroidi. Donc le pain d’épices représente l’exception à la règle : on déguste tout à la sortie du four (et non ch’est pas chaud). Surtout, il est délicieux pendant plusieurs jours si vous le conservez dans un boîte ou bien emballé. Pour le petit dej ou le goûter. Ou pour accompagner le foie gras. Certaines personnes mettent du 4 épices dans le foie gras. Nous on n’en met pas mais on le mange avec du pain d’épices !

Variantes

J’ai parfois ajouté à la pâte : des fruits confits, des raisins secs ou des zestes d’oranges, c’était délicieux.

 

Carnets : une vraie addiction

Dépendance au papier et à l’écriture

Je ne fais pas de collection. En revanche, j’ai une vraie passion pour les carnets. Petits, moyens, grands formats, je craque régulièrement pour des cahiers, des carnets, des bloc-notes. Mes copines qui connaissent mon amour pour ces bouts de papier m’en offrent aussi très souvent (merci Marine, Laurence, Béné, Justine !). J’aime l’objet, de la couverture au papier en passant par le format ou l’odeur. J’aime les garder vierge en réfléchissant à leur fonction. Les démarrer et écrire dedans. Les ranger sur mon bureau. En avoir dans mon sac.

A chaque cahier son contenu

Cette passion date du cours préparatoire. J’ai adoré apprendre à écrire. Adoré faire des lignes et des lignes. Remplir, m’appliquer. Petite, j’ai évidemment tenu un journal intime. J’aimais la rentrée des classes pour l’achat des fournitures, d’un agenda et des cahiers. En grandissant, cette passion ne m’a pas quittée. Pendant mes études supérieures, où j’aimais autant suivre les cours que noircir des feuilles de papier et faire des fiches. Jusqu’au choix de mon premier métier : journaliste. Profession idéale pour assouvir mon amour pour l’écriture, la prise de notes, les agendas et les carnets.

Cette passion grandit au fil des années. Chaque carnet a sa fonction. J’en ai un pour chaque client. A croire que je suis plus heureuse de décrocher un contrat pour le démarrage d’un nouveau cahier que pour la satisfaction professionnelle ! J’en utilise un pour noter les musiques à écouter ou aimées. Un pour les livres à acheter, à lire et lus. Un autre pour ma liste de tâches à accomplir au quotidien, tâches ménagères, administratives, familiales, professionnelles. Un pour le blog avec la liste des idées de sujets par rubrique. Un pour consigner les recettes de cusine, évidemment. Un qui contient toutes les promenades, les rando qui sortent de la promenade quotidienne. Parce que je ne me souviens jamais des dates ou des noms de lieux. Un encore pour mes projets, mes rêves…

Papier VS ordi et téléphone ?

Dans le travail, j’utilise évidemment beaucoup l’ordinateur. Mais je n’ai jamais réussi à me passer complètement du papier. Pour la prise de notes, les listes, mon planning, mes rendez-vous. Je me souviens d’un client qui s’était moqué de moi lorsqu’à la fin d’une réunion il m’a vu attrapé mon agenda pour noter le prochain rendez-vous. J’ai bien essayé il y a quelques années d’utiliser l’appli agenda du téléphone mais je n’ai pas réussi à m’y faire. Je trouve plus simple de noter sur du papier (surtout lorsque je suis au téléphone !). En notant un rendez-vous ou une tache à la main, je la mémorise. Et j’ai le réflexe d’ouvrir mon agenda et vérifier mes listes tous les jours. Alors que je consultais peu l’agenda sur ordi ou téléphone…

Dans la revue Flow de décembre 2015, dans un article intitulé « Mes chers carnets », Caroline Buijs explique leur principale qualité : « Ils ne coûtent pas cher, mais apportent un grand bonheur. »  Elle poursuit : « Un carnet de notes vierge porte en lui tant de promesses. C’est un nouveau départ. ». C’est exactement ce que je ressens. Et je n’étais pas surprise d’apprendre dans le même article les résultats d’une étude menée par les universités américaines de Princeton et de Californie : en suivant une conférence, des groupes d’étudiants ont pris des notes sur papier ou sur ordinateur. Les 2 groupes se souvenaient aussi bien de l’exposé. Mais le groupe papier / stylo avait mieux compris le propos et s’en souvenait mieux une semaine après…

Qui dit accro aux carnets, dit Accro aux stylos

L’autre passion directement liée aux carnets et à l’écriture est celle pour les stylos et les feutres. Je les trouve beaux et j’adore les sentir glisser sur le papier. J’ai des stylos à bille de toutes les couleurs, ce sont certainement mes préférés pour écrire.

Je n’ai aucun sens graphique ni talent en dessin mais mon amour des stylos bille explique mon admiration pour les œuvres réalisées avec cet outil : les bandes dessinées d’Antony Pastor par exemple comme Ice Cream ou Hôtel Koral. Dernièrement, j’ai découvert et adoré les œuvres de Karl Baudelere lors de l’exposition Super Héros à Spacejunk Bayonne : des petits ou grands formats de Hulk, L’Homme de pierre ou Batman, réalisés au stylo bille. Un travail gigantesque, grandiose, impressionnant par l’émotion du sujet retranscrites par les centaines de traits de stylo… Tellement beau. Bluffant. Avec mes Bic, je me contente d’écrire

Je suis gauchère donc j’ai longtemps été frileuse avec les feutres car en avançant, ma main faisait baver les mots tout juste écris. J’ai appris à les appréhender et je commence vraiment à apprécier écrire avec. J’ai en de plusieurs marques, plusieurs épaisseurs et de toutes les couleurs. Avec un gros faible pour les Paper Mate, et les Stabilo, pointe 0,4 et 1 mm.

Un Bullet Journal ?

Avec ces deux passions conjointes, j’ai envie depuis presque un an de me lancer dans un Bullet Journal. Inventé il y a quelques années par le designer newyorkais Ryder Caroll, c’est un carnet personnalisé à la fois calendrier, agenda et journal. Un système d’organisation pour sa vie au quotidien mais aussi mensuellement et sur une année. Comme j’ai la manie de faire des listes et que je suis fan de carnets, forcément j’étais tentée. Mais fouillant sur le net et Instagram, la plupart des bujo (contraction du Bullet et Journal) étaient magnifiques, très graphiques avec des jolies dessins ou textures. J’ai ressentie un complexe d’infériorité et c’est resté un fanstasme.

Jusqu’à ce que mon amie Marine m’envoie cette semaine un nouveau carnet vierge avec une couverture indiquant Bullet Journal… Cadeau arrivé la même semaine que ma découverte du blog de Caro de La Papet, qui explique magnifiquement comment bien commencer un Bullet Journal. Alors c’est décidé, je me lance ! Sur son site, Ryder Caroll démarre par : « All you need is a notebook and a pen… ». Je crois que j’ai tout ce qu’il faut !

 

Desserts maison

Recettes desserts de tous les jours

Comme je travaille à la maison en automne / hiver, j’ai plus le temps de cuisiner. Il me suffit d’une pause d’un quart d’heure pour lancer une recette ou surveiller une cuisson. Pour cette raison et dans le cadre de mon objectif « zéro déchet« , je me suis lancée un défi pendant cette période : n’acheter aucun dessert industriel ! Voilà donc quelques idées de desserts à réaliser très simplement et à consommer tous les jours.

Une nouvelle routine

Pour avoir toujours un dessert dans le frigo, il suffit de s’organiser. Ce n’est pas forcément une question de temps car je ne réalise rien de bien compliqué. Les temps de préparation excèdent rarement 15 mn. Pour la cuisson, c’est parfois plus long. Mais comme je le disais, je travaille de chez moi donc cela me permet de surveiller tranquillement tout en bossant. En général, je prépare un dessert tous les 2 jours.

Les avantages ?

  • Fait-maison, ils contiennent de bons ingrédients soigneusement sélectionnés. Des desserts normalement plus savoureux et meilleurs pour la santé.
  • Notre famille produit moins de déchets car plus de pots de yaourts et autres contenants dans notre poubelle.
  • Moins de gachis : dans les pays industrialisés, nous jetons pratiquement autant de nourriture que nous en consommons… Pas chez nous ! Il n’y a pas 10 sortes de desserts dans le frigo donc moins de choix. Mais je cuisine ce qui est nécessaire. Tant qu’il en reste 4 dans le frigo, je ne refais rien. Les enfants sont donc « contraints » de les consommer s’ils veulent autre chose…

La compote de pommes

J’en fais une fois par semaine. Avec de vieilles pommes qui trainent dans le corbeille de fruits ou des second choix achetés sur le marché ou le primeur. Entre 50 et 80 centimmes le kilo : plutôt économique pour une compote hebdomadaire réalisée avec 2 kgs !

recette d'un dessert simple et bon : la compote de pommes.
Temps de préparation : 10 mn !
La recette : Je pèle (ou pas) et coupe grossièrement les pommes dans une casserole. Je laisse compoter (cuire à feu doux) entre 15 et 20 mn. Sans rien ajouter d’autres ! Ni sucre, ni parfum. Je mixe au Blender car Violette l’adore très lisse mais écrasée à la fourchette, c’est très bien aussi !
Variantes : Vous pouvez évidemment agrémenter d’épices comme la cannelle mais chez moi, les enfants ne sont pas fans. Parfois, j’ajoute au choix, une ou deux bananes ou poires trop mûres pour ne pas les jeter. Ou de l’ananas (vendu en second choix aussi !). Quand j’ajoute de la banane ou de l’ananas, fruits plus sucrés, je démarre la cuisson à feu plus fort. Les fruits caramélisent et cela donne un autre parfum à la compote !
Temps de conservation : entre 3 et 4 jours au frigo (mais le gros pot ne reste jamais aussi lontemps au frais !)

Yaourts natures

Cela fait déjà quelques années que j’ai investi dans une yaourtière. Suite à la lecture d’un article sur le bilan carbone des yaourts industriels (fabrication et déchets des pots, transports des matières premières puis des yaourts), j’ai voulu essayer. Comme je n’étais pas certaine de devenir une adepte, j’ai commencé avec une yaourtière « 1er prix » d’une marque distributeur. Et je n’ai pas été déçue ! Elle a fonctionné 2 à 3 fois par semaine pendant 2 ans avant que la résistance ne rende l’âme. J’avais acheté le même modèle pour mes parents mais ils ne l’utilisaient pas trop (ils ne sont que deux…), leur yaourtière a donc remplacé la mienne. Mais depuis plusieurs années, je rêvais d’un autre modèle : la Multi Délices de Seb. En plus des yaourts, elle permet de réaliser des yaourts à boire et des fromages blancs. Et elle a une capacité de 12 pots (contre 7 pour la mienne ce qui n’est pas assez pour une famille de 4). Malheureusement, son tarif au delà des 100 € m’a toujours freinée. Jusqu’à ce que j’en trouve une d’occasion à 40 € ! Depuis je m’éclate !

recette dessert yaourt nature
Temps de préparation : 2 mn !
La recette : Pour 12 pots, il suffit de mélanger 1 sachet de ferment lactique avec 1,5 litre de lait. Pendant longtemps, j’ai utilisé du fermet lactique acheté en pharmacie. C’est un petit flacon qui permet de faire plusieurs fournées de yaourts. Mais il faut pour cela, toujours garder un yaourt pour réaliser une nouvelle fournée. C’est un peu contraignant, surtout si on veut faire une tournée de yaourts parfumés. Cela coûte un peu plus cher mais pour plus de simplicité, j’utilise désormais les sachets Alsa. Et pour le lait, j’utilise du lait entier bio. Je le préfère au lait demi-écrémé car il donne une meilleure consistance au yaourt et les rend plus gourmands. D’ailleurs, regardez la composition des yaourts du commerce, ils sont souvent réalisés avec du lait entier. Sauf, ceux dit de régime. Mais chez nous, personne n’est au régime ! Une fois le ferment mélangé au lait, il suffit de verser dans les pots et faire cuire en yaourtière entre 8 et 10h selon la consistance souhaité. En général, je prépare mon mélange et lance la cuisson le soir.
Variantes : j’ai essayé plusieurs parfums. Et les préférés dans la famille sont ceux au citron ou à la vanille. Recettes à venir bientôt !
Temps de conservation : 7 jours au frigo.

Yaourt à boire aromatisé au fruit

Les enfants en rafolent. Au peti-dej, au goûter, en dessert. Et je ne supportais plus d’en acheter au supermarché (lait de provenance douteuse, conservateurs) et de jeter toutes les semaines les bouteilles plastiques… C’était la raison pour laquelle je rêvais de la yaourtière Multi Délices. Il a fallu investir dans les petites bouteilles en plastique de la même marque mais elles sont sans BPA et réutilisables.


Temps de préparation : 2 mn !
La recette : Pour 6 yaourts à boire, je mélange un sachet de ferment lactique (ou un yaourt nature), un litre de lait et du sirop (l’équivalent d’un pot de yaourt en verre). J’ai trouvé cette recette sur le blog culinaire d’Audrey et elle est parfaite !
Variantes : Ont été testés et validés les yaourts à boire aromatisés à la fraise, à la pêche et pêche-abricot. J’ai essayé avec du sirop de citron mais ça n’a pas fonctionné. Le tout ne s’est pas amalgamé et l’aspect visuel n’a pas convaincu les enfants… Pour les sirops, je ne prends pas le premier prix et préfère les sirops avec une garantie concernant la qualité des ingrédients, ceux de la Maison Guiot par exemple.
Temps de conservation : 7 jours au frigo.

A suivre : d’autres recettes desserts pour tous les jours. Mousse au chocolat, cremes chocolat, riz au lait, yaourts vanille, citron…

Les Garçons de l’été, de Rebecca Lighieri, Editions P.O.L

Quand la chronique de mœurs vire au thriller

Parmi les romans lus cette année, j’ai adoré Les Garçons de l’été, de Rebecca Lighieri. Paru en janvier 2017 chez les éditions P.O.L, son titre m’a incité à le faire patienter gentiment dans ma « PAL » pour faire partie de mes lectures d’été. Et suite à un – léger – retard dans mes chroniques de livres… là voilà !

Les garçons de l'été de Rebecca Lighieri aux éditions POL : Chronique

Les Garçons de l’été, ce sont Thadée et Zachée, deux jeunes et beaux garçons d’Hossegor, deux dieux du surf. Ils ont grandi dans le Sud des Landes, la « Landifornie » dans une famille au train de vie confortable. Ils ont été bichonnés et sont admirés pour leur beauté, leur assurance, leur lifestyle de surfeur. Jusqu’au jour où, lors d’un surftrip à La Réunion, Thadée est victime d’une attaque de requin et se retrouve mutilé.
La vie de rêve de cette famille bien sous tout rapport s’effondre. L’auteur Rebecca Lighieri fait basculer son roman plutôt chronique de mœurs en thriller oppressant. Et c’est magistralement réussi.

Famille riche d’Hossegor cherche… humanité

Je dois vous avouer que dès le début du roman, j’ai été agacée par les personnages. Mylène, la mère au foyer bourgeoise, si dévouée à ses enfants qu’elle devient ridicule tant son amour maternel est aveuglant. Le mari, pharmacien, de prime abord gentillet. Puis finalement médiocre au vu de son manque d’implication dans sa vie paternelle et matrimoniale qu’il comble en trompant sa femme. Et les 2 garçons. Pétris de nonchalance, immaturité, arrogance, dans leur manière d’être, de gérer les rapports humains ou d’envisager leur vie. Considérés comme des demi-dieux par leur mère, les deux frangins sont loin de me faire rêver comme progéniture… Bref, un magnifique stéréotype de la famille CSP+ d’Hossegor. Et je peux vous dire que, lorsque l’on vit près d’Hossegor, un tel portrait de famille a de quoi agacer : j’en croise assez dans le Sud des Landes pour ne pas avoir envie de lire leurs mésaventures…

Tragédie grecque

Donc j’avance dans la lecture de ce roman qui s’annonce comme un drame familial en sourcillant parfois. Et petit à petit, au fil des pages, ce livre qui sent bon les embruns, le surf et l’été me happe. Car cette chronique familiale se transforme en tragédie grecque. Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser profiter du suspens. Mais la plongée de l’intrigue dans le noir (très noir) rend addictive la lecture. L’auteur malmène ses personnages de toutes parts. Agaçants dans les premiers chapitres, la déchéance de ces êtres médiocres finit par nous faire éprouver une certaine empathie. Ils payent cher leur arrogance ou leur lâcheté. Et cette réinterprétation moderne du mythe d’Abel et Caïn sublime férocement nos contradictions, notre égocentrisme. Elle balaye à la manière d’un ouragan nos manies insupportables d’êtres humains modernes.

Je n’ai pas été surprise à la lecture d’une interview de l’auteur dans Les Inrocks de découvrir que Rebecca Lighieri avait à l’esprit deux références cinématographiques pendant l’écriture du roman : Endless summer et Stephen King. Car on retrouve bien dans son œuvre l’insouciance et l’obsession du surfeur égoïste en quête de la vague parfaite traitées dans le film de Bruce Brown. Mais également l’angoisse suscitée par les dérapages humains propre à la littérature de l’auteur américain.

Un auteur, deux genres littéraires

Rebecca Lighieri est le pseudo de Emmanuelle Bayamack-Tam, auteur d’un dizaine de romans dont La princesse de. et de Je viens. Sous son nom d’emprunt Rebecca Lighieri, elle avait déjà publié Husbands et une nouvelle. Elle choisit son nom d’auteur selon le genre du roman. Emmanuelle Bayamack-Tam pour les histoires plus poétiques, Rebecca Lighieri pour les romans noirs. Le ton et l’écriture changent aussi. Rebecca Lighieri va droit au but et ne s’encombre pas de figure stylistique. Son style est direct, percutant. Il est là pour accompagner l’aspect essentiel du roman : le noir, l’intrigue, l’horreur.

Fiction moderne et universelle

Les Garçons de l’été se révèle donc une réussite assez étonnante : une littérature noire qui met en lumière les aspects les plus sombres de notre humanité dans un décor de rêve. Un roman qui ne s’encombre pas de fioritures pour dépeindre le côté le plus animal de l’homme, dans sa sexualité, son agressivité, l’image qu’il renvoit. Une fiction captivante qui dérange souvent mais séduit par la finesse et la justesse du propos.

Rebecca Lighieri est une visionnaire pertinente des travers de notre monde : la dislocation des liens, la disparition de l’empathie, le repli sur soi. Les monologues de ses personnages accablants résonnent comme des tragédies, sans poésie, en toute cruauté. Moderne, ce roman se trouve dans l’actualité car il aborde indirectement la « crise requins » qui agite l’île de La Réunion. Universel, il peint les dérives de l’homme contemporain de moins en moins dans l’humanité. Une histoire violente, dérangeante mais indispensable à notre survie dans ce monde de brutes occidentales !

Les Garçons de l’été, de Rebecca Lighieri, 448 pages, 19 €, Editions P.O.L
Prix littéraire de la ville d’Arcachon 2017

Les 4 saisons de Josette

Ou comment la nature fait bien les choses

Depuis le changement d’heure, la chute concomitante des baisses de  températures et la valse des oiseaux migrateurs, j’entends beaucoup de gens se plaindre et râler… De l’hiver qui arrive, du froid, de la grisaille, de la pluie… Et tous ont fait part de leur envie d’ailleurs ou de leur impatience de s’envoler sous d’autres latitudes (beaucoup d’habitants dans le sud des Landes partent en surftrip en hiver et donc au chaud). Je n’ai pas l’occasion (et surtout les moyens) de migrer dans les semaines à venir. Mais je ne m’en plains pas. J’aime toutes les saisons.

Le printemps

Ces considérations liées à la météo et aux températures m’ont fait réaliser que ce changement de saison ne me déplaisait pas. J’aime évidemment le printemps avec le changement d’heure, les journées qui rallongent, les premiers de soleil qui chauffent, la végétation qui se réveille, les bourgeons puis les premières fleurs.

Les 4 saisons : magnolia dans le jardin, premiers signes de l'arrivée du printemps.
Le magnolia dans le jardin, premiers signes de l’arrivée du printemps.

l’été

J’adore l’été, synonyme de liberté. L’emploi du temps familial est allégé avec les vacances scolaires, moins d’horaires à respecter et petite pause dans mon autre métier (taxi pour enfants). Les sessions plage sont sans fin, le matin, l’après-midi ou le soir. Et les couchers de soleil incroyables. J’ai toujours rêvé de vivre près de l’océan, alors j’en profite et les enfants aussi !  J’apprécie aussi la garde-robe plus légère et moins compliquée (panoplie short / T-shirt / Tongs pendant quelques semaines). Et bien entendu, la sensation de chaleur sur la peau. Un véritable anti-dépresseur.

Les 4 saisons : l'été dans les Landes et ses couchers de soleil...
Photo d’un coucher de soleil pas terrible (la photo, pas le sunset !) mais j’avoue que je préfère le savourer à chaque fois plutôt que de le prendre en photo…

 

L’automne

Depuis plusieurs années, j’apprécie tout autant l’automne. Souvent chez nous, il se transforme en été indien avec des températures encore clémentes qui permettent de profiter de la plage en maillot de bain. Et cela a été le cas cette année, jusquà mi-octobre ! Surtout, j’adore en automne les couleurs de la forêt : dans les Landes, la bruyère qui tapisse le sol et les chemins de violet ou blanc, les dégradés de bruns, oranges et rouges des feuillages des arbres. Avec les enfants, nous avons passé quelques jours chez mes parents dans le Tarn et les couleurs étaient somptueuses. Cette saison offre vraiment un spectacle naturel quotidien.

Les 4 saisons : La magie de la forêt en automne et en hiver.
La magie de la forêt landaise en automne et en hiver.

et l’hiver

L’hiver n’est pas encore là mais le changement d’heure et la météo nous plongent dans la réalité de cette saison. Et contrairement à l’avis générale, je suis plutôt contente ! Pendant les promenades matinales en forêt avec mon chien, les paysages sont magiques : la brume ou le brouillard, le calme, les tapis d’épines de pin, les odeurs… Tous les jours, des tableaux envoûtants.

A ce décor naturel somptueux s’ajoute l’ambiance de l’hiver. En octobre, quand de belles journées nous ont permis d’avoir encore chaud sur la plage, la cheminée était ramonée et le bois livré… Je me languissais d’allumer le premier feu de cheminée ! L’hiver rime aussi avec grandes promenades sur la plage ou en forêt par grand froid ou fortes pluies, puis réconfort à la maison autour d’une bonne table. Faut-il vraiment ajouter dans mes arguments les stations de ski dans les pyrénées non loin de chez nous et accessibles pour une journée de glisse ?

Les plaisirs des saisons

Chaque saison est synonyme pour moi de changement de vie. L’été, on sort beaucoup, nous ne sommes jamais à la maison mais à la plage, chez des amis, à des concerts… On vit dehors ! Lorsqu’il fait nuit plus tôt et plus froid, c’est le moment de réinvestir la maison. Avec des feux de cheminées, des goûters « maison », des bons repas. L’hiver, je cuisine plus, je me remets au tricot. Le printemps et l’été, je suis sociable. L’automne, je commence à me calmer et à reprendre possession de la maison en faisant du rangement, en repensant la déco. Je prépare le cocon. Et  l’hiver, je deviens ours et j’hiberne !

J’aime chaque saison en fait. Lorsque je commence à être fatiguée des rayons du soleil et des séances plages, l’automne arrive. Quand la lumière et la chaleur commencent à me manquer, le printemps me délivre. Le climat océanique et ses quatre saisons me conviennent tout à fait. Ou alors, je deviens sage en vieillissant. Je sais profiter du temps, de la saison présente. Je sais reconnaître les bonheurs et les plaisirs de chacune d’elles. La nature est bien faite. Et on est fait pour s’entendre.

 

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Ma charge mentale

Vrai ou faux prétexte ? !

Me voilà enfin de retour sur le blog après plusieurs semaines (mois ?) d’absence. La faute à ma surcharge mentale. En mai / juin, j’ai cumulé une grande charge de travail avec les menus plaisirs de la fin d’année scolaire : organisation des vacances avec les papas et sans les papas (car je travaille tout l’été), dossiers en tout genre à remplir (inscription au collège, lycée, cantine, bus), fin des activités sportives avec le lot de passage de ceinture en karaté, galop en poney, spectacle de danse et fêtes de fin d ‘année… Bref, une période très chargée en logistique taxi, horaires, quantité de missions. Au point que quand la prof de danse demande un mini short noir le mercredi après-midi pour le samedi, j’ai envie de pleurer !

La théorie de la charge mentale

La théorie de la « charge mentale » a fait son grand retour au printemps. A priori née dans les années 70 dans le monde du travail, elle a ensuite été déclinée dans la sphère privée par Monique Haicault en 1984 dans son article La Gestion ordinaire de la vie en deux. La charge mentale définit les préoccupations de la femme qui cumule deux journées entre son travail et les tâches ménagères, la gestion d’une famille. Le débat de la répartition des tâches dans un foyer porte habituellement sur la réalisation même de ces tâches. Dans le cas de la théorie de la charge mentale, Il s’agit bien d’une charge cognitive. C’est-à-dire la gymnastique constante de l’esprit pour penser à tout et tout organiser.

Emma, le blog B.D. révélation de la charge mentale

Le principe de la charge mentale a refait son apparition dans les médias grâce à la dessinatrice Emma et sa bande dessinée Un Autre Regard qui a rencontré un vif succès. Un blog BD déclinée en livre très drôle et tellement vrai ! Personnellement, avant la sortie du livre et sa médiatisation, je n’en avais jamais entendu parlé. Et cela a été une révélation : c’est ça qui me prend la tête jour et nuit et m’épuise en fait ! Bien plus que d’étendre la lessive.

Car si la distribution des tâches a légèrement évolué depuis quelques années, il apparait que la charge mentale reste le privilège des femmes. Forcément ce constat ne plait pas aux hommes. Chez moi, le problème est réglé. Etant maman solo, ce n’est pas un sujet de discorde (il y a toujours des points positifs dans tout). Donc, point de scènes chez moi du genre : « oui c’est moi qui doit penser à tout, si je ne te dis pas d’étendre la lessive, elle reste dans la machine à laver ! » Non, pas de dispute à ce sujet-là. Puisque je n’ai pas le choix. C’est bien moi qui doit penser à tout (d’où mon absence sur ce blog car n’étant pas maso, j’ai tenté de réduire ma charge mentale).

La pratique dans mon cerveau

Parfois, j’y arrive. Je bosse 8h par jour avec une maison propre et rangée, des enfants propres et sages, et un emploi du temps familial digne d’un colonel. Dans ce cas-là, je me sens invincible, comme une super woman, qui gère (grave). Mais en général, ça ne dure pas plus de 24h. La plupart du temps, je n’y arrive pas…

La maison est pleine de poils de chien, de miettes, de sable et de jouets 24h après la journée « colonel ». L’un de mes enfants me demande de remplir un dossier d’inscription de plusieurs pages 5 minutes avant de prendre son bus scolaire. La maîtresse m’adresse un mot au stylo rouge car je n’ai toujours pas remplacé le feutre-ardoise de ma fille. Cette année, parmi les « perles » : j’ai manqué la réunion d’informations pour le voyage en Italie de Joseph. Et aujourd’hui, je viens de m’apercevoir que je n’avais pas fait ma déclaration d’impôts (sisi je vous jure). Et ce ne sont que 2 exemples parmi tant d’autres.

Charge mentale max dans les toilettes…

ampoule, papier et cuvette : charge mentale intense dans les toilettes.En juin, on est resté quelques (plusieurs) jours sans lumière dans les toilettes, puis sans papier toilette, avec la cuvette cassée. Le passage aux toilettes était une vraie expédition ! Finalement, j’ai réussi à penser à acheter une ampoule, du papier et une cuvette. J’ai même réussi à dévisser l’ancienne et installer la nouvelle, toute seule avec pour seul outil une pince à dénuder… Parfois, je me désespère. D’autres, je m’amuse toute seule. L’avantage (toujours un point positif !), c’est que ce fiasco m’apprend énormément à relativiser (c’est ça ou je deviens dépressive). Je ne suis pas la mère parfaite mais les enfants sont vivants, en bonne santé et n’ont pas l’air d’en souffrir. Mieux, je les fais rire !

L’éducation à la charge mentale

Pour ne pas devenir folle avec cette charge mentale de plusieurs tonnes, je suis en total lâcher-prise. Et j’ai aussi décidé de partager ce poids avec les enfants. « Hou, la mauvaise mère, elle ne s’en sort pas, alors elle veut exploiter ses enfants! » Et bien, non. Je joue mon rôle de maman, j’exerce mon devoir éducatif. Mes garçons ont 16 et bientôt 13 ans. Oui, ils vident la poubelle, le lave-vaisselle et mettent la table. Mais parce que je leur demande ! Et bien cette année, ma mission, c’est de leur faire prendre conscience de cette « fameuse » charge mentale et de la partager.

En 2017, s’ils vident la poubelle ou le lave-vaisselle, ce ne sera pas parce que j’ai laissé un post-it mais parce qu’ils en ont eu l’idée tout seul (je sais, le challenge est de taille !). Primo : ça va m’aider au quotidien. Mais surtout, je participe à l’évolution de la société ! Oui ! J’œuvre pour qu’au moins 2 membres masculins de la future génération partage la charge mentale avec leur conjoint(e) 😉 Violette pour l’instant, je l’épargne. D’abord, elle n’a que 7 ans. Mais surtout – et cela me peine de l’écrire -, de façon innée, elle intègre cette charge mentale et pense à beaucoup de choses sans que je ne lui demande rien. Je me console en imputant cette faculté à son tempérament plutôt qu’à son genre féminin…

Les vacances de l’esprit

Aujourd’hui, me voilà de retour sur le blog car ce sont les vacances. Je travaille mais les enfants sont en vacances. Cela signifie plus de cartable, de fournitures scolaires, d’emploi du temps de ministre. Et les enfants partent quelques semaines pendant l’été chez mes parents ou avec leur papa.

En passant un week-end chez mes parents pour amener les enfants, j’ai réalisé le bonheur de quitter la maison. Quitter mon quotidien et donc diminuer ma charge mentale. Surtout chez mes parents où je suis bichonnée. Mais c’est une sensation que l’on ressent dès que l’on part de chez soi. Ce week-end là, j’ai oublié volontairement mon ordinateur à la maison, posé mon téléphone. Et j’ai pris le temps de lire, de me promener sans regarder l’heure, retrouver le goût de cuisiner non par obligation mais par plaisir. Comme ramasser des mures et faire un clafoutis ! Des plaisirs simples apaisants pour l’esprit.

Un break de 3 jours super profitable. Qui m’a permis de réaliser que la charge mentale des prochaines semaines allait être allégée avec les vacances scolaires. Et donc de me détendre. Avant la reprise au mois de septembre… Les inscriptions, les réunions, les attestations, les dossiers… Mais avec la répartition de la charge mentale avec mes petits gars, tout va bien se passer… Mais oui !

Profitez bien de votre été !

 

 

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Lessive fait maison : écolo-économique !

Produit lessive : la recette

recette de la lessive fait maison, simple, efficace et rapideDans la série « c’est moi qui l’ai fait », je me suis mise à fabriquer mon produit lessive. La faute à La Vrac Mobile qui proposait tous les ingrédients en vrac ! Au départ, j’y vais pour acheter des lentilles ou de la farine en vrac, puis en discutant avec les « patronnes » et les clientes », je repars avec tous les ingrédients nécessaires à la préparation de la lessive fait-maison ! Comme pour la cuisine, je ne veux / peux pas y passer des heures chaque semaine. J’achète depuis plusieurs années de la lessive « verte » contenant le moins de phosphates possibles. Mais je ne trouve pas toujours des recharges et quand j’en trouve ce sont des contenants en plastique. Bref, entre la production de déchets, les lessives estampillées écolo mais qui ne le sont pas vraiment, j’avais envie de passer à l’acte de la fabrication maison. Trouver facilement le nécessaire en vrac  + la recette efficace et simple a fini par me faire sauter le pas !

La recette de la lessive home-made

La recette, je l’ai trouvé sur le blog de la famille zéro déchets. Il suffit de mélanger 4 ingrédients, de faire bouillir dans une casserole puis de laisser refroidir. D’ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles pour le parfun et le tour est joué ! Cela prend donc 10 minutes max pour réaliser sa propre lessive. Et avec des produits de base que vous utiliserez également pour faire le ménage. Il faut donc un litre d’eau, 1 cuillère à soupe de cristaux de soude, 20 g de savon noir liquide et 20 g de savon de marseille (à couper en petits morceaux plutôt qu’en paillettes comme indiqué : c’est plus rapide et fond pendant l’ébullition). Qui dit mieux ? Une fois refroidie, elle se solidifie un peu. Il faut donc agiter le flacon avant utilisation.

Les résultats de la lessive home-made

Notre linge est propre et sent très bon ! J’ai commencé en ajoutant des huiles essentielles de citron (que j’avais sous la main) mais depuis, j’ai investi dans des huiles de lavandin. Pour les grosses tâches, je frotte avec un peu de lessive directement dessus. Pour du linge blanc, j’ajoute une cuillère à soupe de percarbonate directement dans le tambour de la machine. Résultats plus que satisfaisants !

lessive fait maison avec de l'eau, du savon noir et des cristaux de soude.

Les avantages de la lessive home-made

  • Je pollue moins : tous les ingrédients sont naturels et / ou non polluants
  • Je produis moins de déchets : depuis 6 mois j’utilise le même bidon de lessive décorée par ma fille et il risque de durer encore longtemps. Tous les ingrédients sont achetés en vrac avec des contenants que je réutilise.
  • J’économise de l’argent : le savon et les cristaux ne coûtent pas grand chose. Je mets l’équivalent d’un verre à moutarde pour chaque lessive de 9 kgs. Un bidon d’un litre dure presque 3 semaines. Bref, je n’ai pas calculé au centimes près mais faire ma lessive revient bien moins cher que la lessive écolo que j’achetais avant !

Les inconvénients de la lessive home-made

Ben… Faut la faire ! Même si cela ne prend que quelques minutes, il faut prendre le temps. En général, je m’en occupe le dimanche, en même temps que la réalisation de pâtisseries ou de pain. Mais parfois, la fin du bidon arrive en plein milieu de semaine. Comme je suis toujours très organisée, je m’en rends compte vers 23h quand je suis prête à programmer une lessive pour la nuit… Forcément, à ce moment-là, je râle… Mais je ne me lance pas pour autant dans la réalisation d’une nouvelle cuvée en pleine nuit ! Je remets ma lessive au lendemain. L’écologie, c’est lâcher-prise aussi ! Cette procrastination ne changera pas la face du monde. Faire ma lessive moi-même en revanche… Oui !

 

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