Les 4 saisons de Josette

Ou comment la nature fait bien les choses

Depuis le changement d’heure, la chute concomitante des baisses de  températures et la valse des oiseaux migrateurs, j’entends beaucoup de gens se plaindre et râler… De l’hiver qui arrive, du froid, de la grisaille, de la pluie… Et tous ont fait part de leur envie d’ailleurs ou de leur impatience de s’envoler sous d’autres latitudes (beaucoup d’habitants dans le sud des Landes partent en surftrip en hiver et donc au chaud). Je n’ai pas l’occasion (et surtout les moyens) de migrer dans les semaines à venir. Mais je ne m’en plains pas. J’aime toutes les saisons.

Le printemps

Ces considérations liées à la météo et aux températures m’ont fait réaliser que ce changement de saison ne me déplaisait pas. J’aime évidemment le printemps avec le changement d’heure, les journées qui rallongent, les premiers de soleil qui chauffent, la végétation qui se réveille, les bourgeons puis les premières fleurs.

Les 4 saisons : Camélia dans le jardin, premiers signes de l'arrivée du printemps.
Le Camélia dans le jardin, premiers signes de l’arrivée du printemps.

l’été

J’adore l’été, synonyme de liberté. L’emploi du temps familial est allégé avec les vacances scolaires, moins d’horaires à respecter et petite pause dans mon autre métier (taxi pour enfants). Les sessions plage sont sans fin, le matin, l’après-midi ou le soir. Et les couchers de soleil incroyables. J’ai toujours rêvé de vivre près de l’océan, alors j’en profite et les enfants aussi !  J’apprécie aussi la garde-robe plus légère et moins compliquée (panoplie short / T-shirt / Tongs pendant quelques semaines). Et bien entendu, la sensation de chaleur sur la peau. Un véritable anti-dépresseur.

Les 4 saisons : l'été dans les Landes et ses couchers de soleil...
Photo d’un coucher de soleil pas terrible (la photo, pas le sunset !) mais j’avoue que je préfère le savourer à chaque fois plutôt que de le prendre en photo…

 

L’automne

Depuis plusieurs années, j’apprécie tout autant l’automne. Souvent chez nous, il se transforme en été indien avec des températures encore clémentes qui permettent de profiter de la plage en maillot de bain. Et cela a été le cas cette année, jusquà mi-octobre ! Surtout, j’adore en automne les couleurs de la forêt : dans les Landes, la bruyère qui tapisse le sol et les chemins de violet ou blanc, les dégradés de bruns, oranges et rouges des feuillages des arbres. Avec les enfants, nous avons passé quelques jours chez mes parents dans le Tarn et les couleurs étaient somptueuses. Cette saison offre vraiment un spectacle naturel quotidien.

Les 4 saisons : La magie de la forêt en automne et en hiver.
La magie de la forêt landaise en automne et en hiver.

et l’hiver

L’hiver n’est pas encore là mais le changement d’heure et la météo nous plongent dans la réalité de cette saison. Et contrairement à l’avis générale, je suis plutôt contente ! Pendant les promenades matinales en forêt avec mon chien, les paysages sont magiques : la brume ou le brouillard, le calme, les tapis d’épines de pin, les odeurs… Tous les jours, des tableaux envoûtants.

A ce décor naturel somptueux s’ajoute l’ambiance de l’hiver. En octobre, quand de belles journées nous ont permis d’avoir encore chaud sur la plage, la cheminée était ramonée et le bois livré… Je me languissais d’allumer le premier feu de cheminée ! L’hiver rime aussi avec grandes promenades sur la plage ou en forêt par grand froid ou fortes pluies, puis réconfort à la maison autour d’une bonne table. Faut-il vraiment ajouter dans mes arguments les stations de ski dans les pyrénées non loin de chez nous et accessibles pour une journée de glisse ?

Les plaisirs des saisons

Chaque saison est synonyme pour moi de changement de vie. L’été, on sort beaucoup, nous ne sommes jamais à la maison mais à la plage, chez des amis, à des concerts… On vit dehors ! Lorsqu’il fait nuit plus tôt et plus froid, c’est le moment de réinvestir la maison. Avec des feux de cheminées, des goûters « maison », des bons repas. L’hiver, je cuisine plus, je me remets au tricot. Le printemps et l’été, je suis sociable. L’automne, je commence à me calmer et à reprendre possession de la maison en faisant du rangement, en repensant la déco. Je prépare le cocon. Et  l’hiver, je deviens ours et j’hiberne !

J’aime chaque saison en fait. Lorsque je commence à être fatiguée des rayons du soleil et des séances plages, l’automne arrive. Quand la lumière et la chaleur commencent à me manquer, le printemps me délivre. Le climat océanique et ses quatre saisons me conviennent tout à fait. Ou alors, je deviens sage en vieillissant. Je sais profiter du temps, de la saison présente. Je sais reconnaître les bonheurs et les plaisirs de chacune d’elles. La nature est bien faite. Et on est fait pour s’entendre.

 

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Ma charge mentale

Vrai ou faux prétexte ? !

Me voilà enfin de retour sur le blog après plusieurs semaines (mois ?) d’absence. La faute à ma surcharge mentale. En mai / juin, j’ai cumulé une grande charge de travail avec les menus plaisirs de la fin d’année scolaire : organisation des vacances avec les papas et sans les papas (car je travaille tout l’été), dossiers en tout genre à remplir (inscription au collège, lycée, cantine, bus), fin des activités sportives avec le lot de passage de ceinture en karaté, galop en poney, spectacle de danse et fêtes de fin d ‘année… Bref, une période très chargée en logistique taxi, horaires, quantité de missions. Au point que quand la prof de danse demande un mini short noir le mercredi après-midi pour le samedi, j’ai envie de pleurer !

La théorie de la charge mentale

La théorie de la « charge mentale » a fait son grand retour au printemps. A priori née dans les années 70 dans le monde du travail, elle a ensuite été déclinée dans la sphère privée par Monique Haicault en 1984 dans son article La Gestion ordinaire de la vie en deux. La charge mentale définit les préoccupations de la femme qui cumule deux journées entre son travail et les tâches ménagères, la gestion d’une famille. Le débat de la répartition des tâches dans un foyer porte habituellement sur la réalisation même de ces tâches. Dans le cas de la théorie de la charge mentale, Il s’agit bien d’une charge cognitive. C’est-à-dire la gymnastique constante de l’esprit pour penser à tout et tout organiser.

Emma, le blog B.D. révélation de la charge mentale

Le principe de la charge mentale a refait son apparition dans les médias grâce à la dessinatrice Emma et sa bande dessinée Un Autre Regard qui a rencontré un vif succès. Un blog BD déclinée en livre très drôle et tellement vrai ! Personnellement, avant la sortie du livre et sa médiatisation, je n’en avais jamais entendu parlé. Et cela a été une révélation : c’est ça qui me prend la tête jour et nuit et m’épuise en fait ! Bien plus que d’étendre la lessive.

Car si la distribution des tâches a légèrement évolué depuis quelques années, il apparait que la charge mentale reste le privilège des femmes. Forcément ce constat ne plait pas aux hommes. Chez moi, le problème est réglé. Etant maman solo, ce n’est pas un sujet de discorde (il y a toujours des points positifs dans tout). Donc, point de scènes chez moi du genre : « oui c’est moi qui doit penser à tout, si je ne te dis pas d’étendre la lessive, elle reste dans la machine à laver ! » Non, pas de dispute à ce sujet-là. Puisque je n’ai pas le choix. C’est bien moi qui doit penser à tout (d’où mon absence sur ce blog car n’étant pas maso, j’ai tenté de réduire ma charge mentale).

La pratique dans mon cerveau

Parfois, j’y arrive. Je bosse 8h par jour avec une maison propre et rangée, des enfants propres et sages, et un emploi du temps familial digne d’un colonel. Dans ce cas-là, je me sens invincible, comme une super woman, qui gère (grave). Mais en général, ça ne dure pas plus de 24h. La plupart du temps, je n’y arrive pas…

La maison est pleine de poils de chien, de miettes, de sable et de jouets 24h après la journée « colonel ». L’un de mes enfants me demande de remplir un dossier d’inscription de plusieurs pages 5 minutes avant de prendre son bus scolaire. La maîtresse m’adresse un mot au stylo rouge car je n’ai toujours pas remplacé le feutre-ardoise de ma fille. Cette année, parmi les « perles » : j’ai manqué la réunion d’informations pour le voyage en Italie de Joseph. Et aujourd’hui, je viens de m’apercevoir que je n’avais pas fait ma déclaration d’impôts (sisi je vous jure). Et ce ne sont que 2 exemples parmi tant d’autres.

Charge mentale max dans les toilettes…

ampoule, papier et cuvette : charge mentale intense dans les toilettes.En juin, on est resté quelques (plusieurs) jours sans lumière dans les toilettes, puis sans papier toilette, avec la cuvette cassée. Le passage aux toilettes était une vraie expédition ! Finalement, j’ai réussi à penser à acheter une ampoule, du papier et une cuvette. J’ai même réussi à dévisser l’ancienne et installer la nouvelle, toute seule avec pour seul outil une pince à dénuder… Parfois, je me désespère. D’autres, je m’amuse toute seule. L’avantage (toujours un point positif !), c’est que ce fiasco m’apprend énormément à relativiser (c’est ça ou je deviens dépressive). Je ne suis pas la mère parfaite mais les enfants sont vivants, en bonne santé et n’ont pas l’air d’en souffrir. Mieux, je les fais rire !

L’éducation à la charge mentale

Pour ne pas devenir folle avec cette charge mentale de plusieurs tonnes, je suis en total lâcher-prise. Et j’ai aussi décidé de partager ce poids avec les enfants. « Hou, la mauvaise mère, elle ne s’en sort pas, alors elle veut exploiter ses enfants! » Et bien, non. Je joue mon rôle de maman, j’exerce mon devoir éducatif. Mes garçons ont 16 et bientôt 13 ans. Oui, ils vident la poubelle, le lave-vaisselle et mettent la table. Mais parce que je leur demande ! Et bien cette année, ma mission, c’est de leur faire prendre conscience de cette « fameuse » charge mentale et de la partager.

En 2017, s’ils vident la poubelle ou le lave-vaisselle, ce ne sera pas parce que j’ai laissé un post-it mais parce qu’ils en ont eu l’idée tout seul (je sais, le challenge est de taille !). Primo : ça va m’aider au quotidien. Mais surtout, je participe à l’évolution de la société ! Oui ! J’œuvre pour qu’au moins 2 membres masculins de la future génération partage la charge mentale avec leur conjoint(e) 😉 Violette pour l’instant, je l’épargne. D’abord, elle n’a que 7 ans. Mais surtout – et cela me peine de l’écrire -, de façon innée, elle intègre cette charge mentale et pense à beaucoup de choses sans que je ne lui demande rien. Je me console en imputant cette faculté à son tempérament plutôt qu’à son genre féminin…

Les vacances de l’esprit

Aujourd’hui, me voilà de retour sur le blog car ce sont les vacances. Je travaille mais les enfants sont en vacances. Cela signifie plus de cartable, de fournitures scolaires, d’emploi du temps de ministre. Et les enfants partent quelques semaines pendant l’été chez mes parents ou avec leur papa.

En passant un week-end chez mes parents pour amener les enfants, j’ai réalisé le bonheur de quitter la maison. Quitter mon quotidien et donc diminuer ma charge mentale. Surtout chez mes parents où je suis bichonnée. Mais c’est une sensation que l’on ressent dès que l’on part de chez soi. Ce week-end là, j’ai oublié volontairement mon ordinateur à la maison, posé mon téléphone. Et j’ai pris le temps de lire, de me promener sans regarder l’heure, retrouver le goût de cuisiner non par obligation mais par plaisir. Comme ramasser des mures et faire un clafoutis ! Des plaisirs simples apaisants pour l’esprit.

Un break de 3 jours super profitable. Qui m’a permis de réaliser que la charge mentale des prochaines semaines allait être allégée avec les vacances scolaires. Et donc de me détendre. Avant la reprise au mois de septembre… Les inscriptions, les réunions, les attestations, les dossiers… Mais avec la répartition de la charge mentale avec mes petits gars, tout va bien se passer… Mais oui !

Profitez bien de votre été !

 

 

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Lessive fait maison : écolo-économique !

Produit lessive : la recette

recette de la lessive fait maison, simple, efficace et rapideDans la série « c’est moi qui l’ai fait », je me suis mise à fabriquer mon produit lessive. La faute à La Vrac Mobile qui proposait tous les ingrédients en vrac ! Au départ, j’y vais pour acheter des lentilles ou de la farine en vrac, puis en discutant avec les « patronnes » et les clientes », je repars avec tous les ingrédients nécessaires à la préparation de la lessive fait-maison ! Comme pour la cuisine, je ne veux / peux pas y passer des heures chaque semaine. J’achète depuis plusieurs années de la lessive « verte » contenant le moins de phosphates possibles. Mais je ne trouve pas toujours des recharges et quand j’en trouve ce sont des contenants en plastique. Bref, entre la production de déchets, les lessives estampillées écolo mais qui ne le sont pas vraiment, j’avais envie de passer à l’acte de la fabrication maison. Trouver facilement le nécessaire en vrac  + la recette efficace et simple a fini par me faire sauter le pas !

La recette de la lessive home-made

La recette, je l’ai trouvé sur le blog de la famille zéro déchets. Il suffit de mélanger 4 ingrédients, de faire bouillir dans une casserole puis de laisser refroidir. D’ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles pour le parfun et le tour est joué ! Cela prend donc 10 minutes max pour réaliser sa propre lessive. Et avec des produits de base que vous utiliserez également pour faire le ménage. Il faut donc un litre d’eau, 1 cuillère à soupe de cristaux de soude, 20 g de savon noir liquide et 20 g de savon de marseille (à couper en petits morceaux plutôt qu’en paillettes comme indiqué : c’est plus rapide et fond pendant l’ébullition). Qui dit mieux ? Une fois refroidie, elle se solidifie un peu. Il faut donc agiter le flacon avant utilisation.

Les résultats de la lessive home-made

Notre linge est propre et sent très bon ! J’ai commencé en ajoutant des huiles essentielles de citron (que j’avais sous la main) mais depuis, j’ai investi dans des huiles de lavandin. Pour les grosses tâches, je frotte avec un peu de lessive directement dessus. Pour du linge blanc, j’ajoute une cuillère à soupe de percarbonate directement dans le tambour de la machine. Résultats plus que satisfaisants !

lessive fait maison avec de l'eau, du savon noir et des cristaux de soude.

Les avantages de la lessive home-made

  • Je pollue moins : tous les ingrédients sont naturels et / ou non polluants
  • Je produis moins de déchets : depuis 6 mois j’utilise le même bidon de lessive décorée par ma fille et il risque de durer encore longtemps. Tous les ingrédients sont achetés en vrac avec des contenants que je réutilise.
  • J’économise de l’argent : le savon et les cristaux ne coûtent pas grand chose. Je mets l’équivalent d’un verre à moutarde pour chaque lessive de 9 kgs. Un bidon d’un litre dure presque 3 semaines. Bref, je n’ai pas calculé au centimes près mais faire ma lessive revient bien moins cher que la lessive écolo que j’achetais avant !

Les inconvénients de la lessive home-made

Ben… Faut la faire ! Même si cela ne prend que quelques minutes, il faut prendre le temps. En général, je m’en occupe le dimanche, en même temps que la réalisation de pâtisseries ou de pain. Mais parfois, la fin du bidon arrive en plein milieu de semaine. Comme je suis toujours très organisée, je m’en rends compte vers 23h quand je suis prête à programmer une lessive pour la nuit… Forcément, à ce moment-là, je râle… Mais je ne me lance pas pour autant dans la réalisation d’une nouvelle cuvée en pleine nuit ! Je remets ma lessive au lendemain. L’écologie, c’est lâcher-prise aussi ! Cette procrastination ne changera pas la face du monde. Faire ma lessive moi-même en revanche… Oui !

 

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1000 Vaches, Editions Père Fouettard

Un album jeunesse qui sent bon l’herbe fraîche !

Entre la pub télé d’un supermarché qui essaye de se racheter une conscience en expliquant qu’ils vendent du poulet sans anti-bio et le salon de l’agriculture (plus grande ferme ou foire de France ?) qui se tenait il y a peu à Paris, j’ai eu envie de vous parler d’un livre jeunesse sorti récemment. Un album qui sent le bon lait frais, l’herbe des pâturages, et qui rappelle le goût des choses simples : 1000 Vaches, de Adèle Tariel et Julie de Terssac, Éditions Père Fouettard. Une histoire à lire aux enfants dès 4 ans et à faire lire seul aux plus grands !

1000 vaches un album jeunesse qui fait réfléchir les enfants !

C’est l’histoire d’un fermier qui coule des jours heureux auprès de ses trois vaches. Il produit du bon lait qu’il a plaisir à échanger contre du pain ou des services. Ce métier lui procure à la fois de quoi vivre et le temps de profiter de la vie, bichonner ses vaches, voir ses amis. Quand un homme en costume arrive un matin à la ferme et trouve le lait délicieux, il l’incite à produire plus. Produire plus de lait, toujours plus. Donc avec plus de vaches, mais aussi de nouvelles machines plus performantes, des bâtiments plus grands. Pour satisfaire la demande grandissante des consommateurs enthousiastes. Mais ce passage dans le « toujours plus » bouleverse le quotidien du fermier et de ses bêtes.

Produire plus mais à quel prix ?

Cet album fait évidemment référence à La ferme des mille vaches, une exploitation bovine laitière industrielle, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Un exemple malheureux de l’agriculture intensive. Surtout un modèle très controversé car il frappe par ses dimensions sans précédent en France. Ses opposants critiquent le fort impact de cette exploitation sur l’environnement.Une enquête publique est d’ailleurs en cours.

Ce livre jeunesse pose donc la question : produire plus, oui, mais à quel prix ? Et pas de n’importe quel manière. Cette question philosophique et sociétale qui aborde plusieurs thèmes comme la santé, le bien vivre et le respect de l’environnement est traité avec beaucoup de simplicité et d’humour. De simplicité grace à un ton innocent et descriptif. Adèle Tariel, l’auteur, raconte l’histoire de ce fermier embarqué dans l’agriculture intensive sans jugement, en décrivant seulement les conséquences pour lui, la nature ou les vaches. Une présentation de faits complexes mais avec des mots simples et sans prendre partie par une journaliste du média à destination des enfants Mon Quotidien. Avant 1000 vaches, Adèle Tariel a déjà scénarisé des albums aux éditions Ricochet, Kilowatt et Talents Hauts.

Faire réfléchir les enfants avec humour et poésie

Et l’auteur aborde ce sujet un peu compliqué et parfois triste avec humour et poésie. Le fermier par exemple aime tellement ses vaches qu’il leur donne des prénoms : Mariette, ginette et Georgette. Quand il en achète plus, encore et encore, il continue à leur trouver de jolis prénoms en « ette ». Mais la tâche se complique avec le nombre grandissant de vaches et il se met à trouver des prénoms de plus en plus étonnants : Grossestête, Perdlatête… Puis à court d’inspiration, il finit par leur donner des numéros. 1000 vaches est vraiment un bel album sensible et authentique sur la production raisonnée et le respect des animaux.

C’est aussi un album gai et coloré avec les illustrations de Julie de Terssac, une artiste illustratrice bordelaise. Des illustrations originales de dessins acrylique, collages, peinture, crayons, des traits ronds et suspendus un peu naïf. Un très joli album dans le fond et dans la forme, publié par les éditions Père Fouettard.

1000 vaches publié aux éditions Père Fouettard un album jeunesse drole et poétique qui aborde la surproduction.

Un éditeur qui nous raconte pas d’histoires !

Fondé en 2014 dans le Bas-Rhin, cette maison d’édition jeunesse (dont le nom est tout une promesse !) veut voir les enfants  » lire, rire, s’amuser, s’émerveiller, et surtout apprendre à réfléchir par eux-mêmes, à développer autonomie, responsabilité, respect sans oublier de rêver « . Une maison d’édition de livres jeunesse mais pas que lancée et tenue par des artistes du monde entier. Une belle illustration de la diversité de la production internationale, des histoires aux résonances universelles. Ils ont une démarche éthique de maison indépendante : une impression locale avec des matériaux non-agressifs pour l’environnement, et des conditions de travail respectueuses de l’humain. Pour offrir aux enfants des livres fabriqués proprement, près de chez eux, limitant notre empreinte écologique. Bref un éditeur qui nous raconte des histoires mais au sens propre pas figuré.

Manque plus que vous achetiez cet album chez un libraire indépendant et on sera bien 😉

1000 Vaches, de Adèle Tariel et Julie de Terssac, 32 pages, 13 €, Éditions Père Fouettard.

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Pain complet « énergie » : la recette

Idéal pour le petit-dej ou le goûter

Recette de pain pour faire le plain d'énergie !

Comme je suis débordée et fatiguée en ce moment, je me suis lancée pour la première fois dans un pain « énergie » avec la machine à pain. J’ai trouvé la recette dans le livre de Cathy Ytak, Du Bon Pain, collection Les petits plats, éditions Marabout. Il est simple à réaliser car il suffit de mettre tous les ingrédients dans la machine à pain, sélectionner le mode Pain Complet pour déguster un pain chaud 3h40 après. C’est un pain « énergie » car composé de müesli (céréales riches en fibres), fruits secs (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras), farine semi-complète et mélasse (édulcorant que l’on trouve facilement en magasin bio et riche en minéraux essentiels mais rares dans notre alimentation). D’ailleurs dans le livre, il s’appelle Pain au Müesli. Mais comme d’habitude, j’ai adapté la recette. Donc je l’ai rebaptisé pain complet « énergie ».

 

Les ingrédients pour un Pain « énergie » de 750 g

  • 270 ml de liquide (moitié eau / moitié lait)
  • 270 g de farine T80
  • 50 g de farine de seigle
  • 2,5 cuill. à café de levain déshydraté
  • 1,5 cuill. à café de sel
  • 15g de beurre
  • 10 g de mélasse ou 20 g de miel : j’ai utilisé de la mélasse noire de canne à sucre d’où la couleur foncé du pain. J’aime son goût particulier de caramel et réglisse. Et cet édulcorant naturel complet et non raffiné est riche en minéraux (calcium, magnésium, fer, potassium…)
  • 100 g de müesli : c’est un mélange de céréales et de fruits secs en général, souvent à base de flocons d’avoine.  J’ai remplacé par 100 g de flocons d’avoine complet, c’était parfait.
  • 40 g de figues séchées + 20 g d’abricots secs : je n’en avais pas non plus… J’ai donc remplacé par des raisins secs et des dattes coupées en petits morceaux.
  • J’ai jouté en plus un mélange de graines : courges, tournesol, lin.

Réalisation du pain « énergie »

  • Versez le liquide dans la cuve de la machine à pain puis ajoutez le müesli ou les flocons d’avoine ainsi que les fruits secs afin qu’ils trempent quelques minutes (le temps de sortir les autres ingrédients).
  • Ajouter ensuite le beurre, le sel, la mélasse ou le miel, les farines et le levain.
  • Sélectionner le mode Pain complet et c’est parti ! 3h40 sur ma machine pour pétrissage, lever et cuisson.

Dégustation de ce pain sucré / salé

J’ai lancé le pain vers midi, il était donc tout chaud pour le goûter. Sucré-salé, il était délicieux avec un thé. Parfait aussi le soir avec du fromage. Si vous êtes fan du sucré, salé, il est fabuleux avec un fromage de chèvre ou de brebis accompagné de confiture de figues ou de cerises noires ou de miel (on est gourmand ou on l’est pas…). Et pas mal non plus le lendemain, toasté et beurré au petit-dejeuner.

Le pain énergie, parfait pour le peti-dejeuner ou le goûter mais aussi à la fin du repas avec du fromage.
Sucré / Salé, le pain « énergie » est délicieux avec de la confiture de figue et du fromage de chèvre.

Avec ou sans machine à pain

Livre de recettes Du bon pain, de Cathy Ytak, collection Les petits plats, editions Marabout. J’ai réalisé beaucoup de recettes de ce livre de Cathy Ytak mais c’était la première fois pour ce pain. Le sous-titre du livre est Spécial machine à pain. Mais il contient pourtant de nombreuses recettes à réaliser sans la machine. Et ce sont plutôt celles-là que je pratique : baguettes, pain bis à l’épeautre, pain à la farine de Kamut, Ciabatta… Quand j’ai acheté ma première machine à pain, il y a environ 10 ans, j’en ai fait 2 à 3 fois par semaine et exclusivement en machine à pain (pétrissage et cuisson). Sauf qu’au bout d’un certain temps, on est arrivé à saturation des pains carré… J’ai alors continué à utiliser la machine mais uniquement pour le pétrissage (mode Pâte seule). Je forme ensuite le pain pour le laisser lever sur une plaque puis le cuire au four.

Avec cette recette, j’ai retenté en machine à pain car j’ai trouvé pratique d’appuyer sur un bouton pour déguster le pain quelques heures après sans rien avoir à faire. Mais je pense que vous pouvez tout à fait pétrir à la main ou en robot. Former une boule, laisser lever sur une plaque à l’abri des courants d’air puis le cuire au four. Une méthode qui demande plus d’investissement. Mais tout à fait justifié pour un pain « énergie » !

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Femme active et maman de famille nombreuse

Mais pas wonder woman…

Comme je l’ai expliqué dans la section à propos, je travaille et suis maman de 3 enfants. Cela implique une sacrée organisation et une bonne dose d’optimisme. Mais cela ne suffit pas toujours. Depuis plusieurs semaines, je me sens fatiguée, à fleur de peau (à peine irritable…), débordée… Bref au bord de la crise de nerf.

Ma table de salle à manger / Bureau : le bazr à l'image de la vie, parfois...
Ma table de salle à manger / Bureau : le bazar à l’image de la vie, parfois…

La faute à la fin de l’hiver évidemment et au manque de lumière et de soleil. Mais aussi à mon rôle de maman solo de 3 enfants. Pas tant d’enfants que ça en fin de compte mais qui me classent quand même dans la catégorie famille nombreuse. Et sous-entend un marathon quotidien : courses, repas, taxi entre l’école primaire, le collège, le lycée, les activités, rendez-vous profs, médecins, dentiste, coiffeur, etc. Sans compter que pour le bien-être de ma petite famille, je me suis mise en tête de tout cuisiner maison : pain, yaourts, goûter, repas.

Bref, une vie complète de maman au foyer ! Sauf que je travaille… A temps plein. Indépendante pour gérer mon temps… Que je ne gère plus du tout. Cet automne-hiver, tout était réglé comme du papier à musique. En théorie… Dans la pratique, les dossiers simples qui devaient parfaitement s’enchaîner sont devenus complexes et se chevauchent. Bref, je vais craquer ! Alors j’ai décidé d’appliquer des petits trucs & astuces pour sortir la tête de l’eau. C’est parti !

La Manie des listes

Je fais des listes pour tout : les rendez-vous à prendre, une course à faire, un gros dossier à finir, un mail à envoyer, les yaourts à faire… Tout ! Y compris de petites missions. 1 – Ca permet de ne rien oublier. 2- Cela a tendance à éviter (un peu) la procrastination concernant les tâches ingrâtes. 3- Cela induit de cocher de nombreuses missions lorsqu’elles sont remplies. C’est bon pour le moral, pour l’égo !

La théorie de la relativité

Théorie inculquée par mes parents et qui consiste à mettre en perspective une existence auto-centrée avec les millions d’existences qui nous entourent. Relativiser mes petits soucis en somme. C’est-à-dire : je vis dans le sud des Landes, mes enfants et moi-même n’avons pas de soucis majeurs de santé, nous mangeons à notre faim et je ne casse pas des cailloux en Chine pour survivre. Je sais que cette théorie de la relativité agace certaines personnes : ce n’est pas parce que nos problèmes quotidiens sont minimes à l’échelle de la planète qu’il faut les ignorer. Moi, cette méthode, je l’aime bien et elle fonctionne souvent !

Projection dans le futur

Une période difficile à passer reste par définition une période. S’imaginer dans le futur, les mauvais moments passés, permet de tenir le cap et de supporter le présent. Aujourd’hui, je me sens débordée. Après après-demain, ça ne pourra pas être pire ! Donc ça ira forcément mieux…

 

Lâcher-prise

Dire stop à mon extrémisme. Admettre que je ne suis pas wonder woman ! Et lâcher prise. J’ai trop de travail en ce moment ? Et bien, je diminue mon rôle de mère au foyer. J’achète des yaourts, du pain ou des gâteaux dans le commerce par exemple. Les enfants n’y voient aucun problème. Trop fatiguée pour me remettre sur l’ordi le soir ? Je vais me coucher, je serai plus productive le lendemain. Un dossier ne se passe pas comme prévu ? C’est pas grave, ça ne changera pas la face du monde…

Se faire du bien

Chien Husky relax sur la plage...
Le chien : en voilà un dans la famille qui ne risque pas le burn out…

 

Lâcher-prise sur les choses qui ne sont pas essentielles. Mais ne rien céder sur les moments qui peuvent me faire du bien ! Même débordée, je poursuis mes marches quotidiennes dans la nature avec mon poilu. Pour son bien-être… Et le mien. Ces quelques minutes tous les jours à marcher sur la plage ou dans la forêt représentent des pauses, des silences essentiels pour tenir le cap. Excepté pour faire de belles photos de nature, je n’utilise pas mon téléphone pendant ces moments. Pas d’appels, de mails, de réseaux sociaux. Une à deux fois par jour. De vraies respirations !  Je vous rassure le concernant, on ne peut pas dire qu’il frôle le burn out…

Profiter des choses simples

Je suis maman solo. Les 2 garçons vivent à temps plein avec moi et vont chez leur père un week-end par mois ainsi que la moitié des vacances scolaires. La benjamine vit la moitié de la semaine chez moi et l’autre chez son papa, pour les week-end c’est un sur deux. Donc si vous avez tout suivi, un week-end par mois au minimum, je suis sans enfants !

Passé le cap de la culpabilité et du manque, j’arrive désormais à en profiter à fond : vivre ces deux jours en ne pensant qu’à moi, sans horaires ni contrainte. Je mange et dors quand je veux, je peux passer l’aspirateur à 22h, partir en balade avec le chien à 6h du mat, prendre le thé avec des copines, manger devant mon ordi du pain et du fromage (ou que du pain vu que j’ai pas fait les courses !). Une vraie bouffée d’oxygène qui me permet de recharger les batteries ! Un luxe quand on est parent.

La méditation

J’essaye depuis peu. Aidée du livre 3 minutes à méditer, de Christophe André. Et ça commencer à porter ses fruits ! Ces quelques minutes centrées sur ma respiration, à tenter de faire le vide, m’aident vraiment à diminuer le stress ou les angoisses. Gymnastique de l’esprit à poursuivre !

Craquer une bonne fois pour toute

Quand tout va bien (ça arrive), je n’ai pas besoin de trucs & astuces. Mais pour les périodes difficiles, y penser et y avoir recours m’aide souvent. Parfois non. Parce que je ne suis pas une wonder woman. Je suis être humain, en quête de paix et d’équilibre, mais également doté de sentiments, de faiblesses. Alors parfois je craque. Je pleure, je crie, je m’énerve. Au choix… Pas les trois à la fois quand même ! Et ça fait du bien aussi. Allez, tout va bien se passer 🙂

 

Brownie fondant, recette facile

Assouvir une envie de chocolat en 20 mn

Un brownie fondant au chocolat noir, voilà encore une recette facile que je fais pratiquement toutes les semaines ! Je l’ai noté dans mon carnet il y a plusieurs années (au moins 10 !) et impossible de me souvenir de la source. C’était sur Internet. Comme d’habitude, j’essaye plusieurs recettes et quand je tombe sur la bonne (simple et réussie), elle se retrouve dans mon carnet. Les avantages de celle-ci : quelques ingrédients de base et 20 minutes suffisent pour assouvir une envie de chocolat ! Je fais ce brownie très régulièrement pour le goûter mais également pour des fêtes d’école, soirées entre copains. Et à chaque fois, on m’a demandé la recette. Parce que cette douceur au chocolat est à tomber et à la portée de tous !

recette facil et rapide du brownie chocolat noir fondant à cœur

Les 5 ingrédients du Brownie

  • 250g de chocolat noir à cuire
  • 150 g de beurre salé (dans la recette originale, il était indiqué beurre doux + 1 pincée de sel. Je préfère du coup mettre du beurre salé aux gros cristaux, il se marie tellement bien avec le chocolat !)
  • 150 g de sucre (dans la recette à la base mais j’en mets plutôt entre 120 et 130 g sinon je le trouve trop sucré)
  • 3 œufs
  • 60 g de farine (blanche ou semi-complète)

Préparation du Brownie : 5 minutes, top chrono 🙂

  • Préchauffez le four à 180 °C.
  • Faire fondre le chocolat et le beurre (au micro-ondes ou sur une plaque à feu doux : avec le beurre, inutile de mettre au bain-marie).
  • Ajoutez le sucre et mélangez.
  • Ajouter les œufs et mélangez.
  • Ajouter la farine et mélangez.

Cuisson du Brownie : a surveiller

Versez la pâte dans un plat pas trop grand (format carré d’une vingtaine de centimètres, c’est bien). Pourquoi ? Si votre plat est trop grand, la pâte ne sera pas assez épaisse et va perdre en fondant. Enfournez pour environ 15 minutes. Tout dépend de la puissance de votre four. Pensez à surveiller. Quand une croute s’est formée sur le dessus, il est cuit !

recette facile et rapide pour des brownies chocolat noir fondantLe point crucial : la dégustation

Je me souviens que dans la recette, il était conseillé d’attendre son refroidissement avant dégustation. Inutile de vous dire que cela n’est jamais arrivé chez moi ! Chaud, fondant, il est tellement délicieux. C’est une pâtisserie dense en sucre, beurre et chocolat. Je le découpe en petit carré et même les plus gournands n’en mange pas 10 ! Donc il en reste  toujours pour le lendemain. Froid, il est délicieux aussi car il reste parfaitement mœlleux et fondant. Il est conseillé de le conserver au frigo. Mais dans ce cas, pensez à le sortir quelques minutes avant pour ne pas qu’il soit trop dur ou trop froid.

Variante N°1 : chocolat ++

Mon fils ainé, vraiment accro au chocolat, l’adore avec des pépites de chocolat… Il suffit de casser grossièrement du chocolat à cuire et de l’ajouter à la pâte avant cuisson. A la dégustation chaude, cela ne change pas grand chose car les pépites sont fondues. Mais refroidi, toujours bien mœlleux avec en plus le croquant des pépites de chocolat, c’est pas mal !

Variante N°2 : avec des fruits secs

Noix, noix de pécan, noisettes, amandes, à ajouter au choix dans le pâte avant cuisson… Un délice en goût et texture !

Variante N°3 : fruité

Je l’ai essayé avec des framboises ou fruits rouges, c’est à tomber. Certes, les enfants sont moins fans (chez moi) mais les grands succombent. Si vous utilisez des fruits surgelés, mélangez les dans la pâte. Pour les framboises fraîches, je préfère les ajouter une fois la pâte versée dans le plat en les déposant délicatement (appuyez avec le doigts pour qu’elles ne restent pas en surface). Cela évite de les broyer.
Comme je n’aime rien jeter, il m’est arrivé aussi d’y glisser des petits morceaux d’une banane ou d’une poire trop mûre : validé par les enfants.

 

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Dans la forêt, de Jean Hegland

Roman bouleversant des éditions Gallmeister

Dans la forêt… Il existe des livres qui vous interpellent si bien que vous avez hâte de les retrouver le soir après votre journée de travail. Des romans dont vous dévorez les 250 premières pages en quelques heures puis faites durer le plaisir des 50 dernières sur plusieurs soirées… Dans la forêt, de Jean Hegland, fait indéniablement partie de ceux là.

Dans la forêt, roman de Jean Hegland paru aux editions GallmeisterJ’avais envie de le lire car je fonce toujours les yeux fermés pour une publication des éditions Gallmeister. Et j’étais intriguée car le roman de l’américaine publié dans son pays en 1996 n’avait jamais connu d’édition française. J’en ai déduit que si Gallmeister nous propose sa traduction 20 ans après, c’est que le texte promettait d’être une belle découverte. Et c’est plus que le cas.

Dans la forêt est classé dans la collection Nature writing de l’éditeur car la nature tient lieu de personnage central dans cette fiction qui pourrait aussi être sommairement classée dans le genre roman d’anticipation. Je m’explique. L’amérique est en pleine apocalypse sur fond de crise énergétique, épidémies, catastrophe naturelle. L’auteur reste mystérieuse sur les causes et les détails de cette déroute car ce n’est pas le thème du roman. Le sujet du livre résulte des conséquences. Tout est fermé, les écoles, les banques, les commerces. Il n’y a plus d’électricité, Internet, ni d’essence. Et cette déroute nous est conté par la voix de Nell, une jeune fille de 17 ans qui vit au cœur de la forêt avec sa sœur Eva âgée de 18 ans. La première devait connaître un brillant avenir intellectuel puisque pratiquement admise à Harvard. Sa sœur se dirigeait vers une carrière artistique de danseuse.

Survivre à la déchéance de l’humanité

Sauf que leur avenir change de route avec l’effondrement de la civilisation. Elles vivent dans la forêt depuis toujours car elevées par des parents bohèmes et à contre-courant de la société de consommation américaine. Elles ont été habituées à un mode de vie alternatif. D’ailleurs, toute cette partie me fait penser au récent film de Matt Roos sorti en 2016 Captain fantastic sur l’histoire d’un père qui souhaite élever ses enfants en dehors de tous contacts négatifs avec la civilisation. Bref, Nell et Eva sont habituées à vivre plus ou moins en autarcie au cœur de la nature. Pourtant lorsque la crise dure, que leur parents disparaissent, elles vont devoir se débrouiller seules. Pour survivre, pour s’adapter à ce bouleversement de destinée. Et même des êtres humains mieux préparés que le commun des mortels à la survie de l’humanité vont connaître la peur, le doute, la colère…

Roman initiatique et manuel de survie

Je ne vous en dis pas plus, ce serait gâter le plaisir de lecture de ce roman magnifique. A la fois roman initiatique et manuel de curiosités naturelles, mais aussi revisite du mythe de robinson ou de l’enfant sauvage. Cette fiction passionnante est le journal intime d’un jeune fille de 17 ans déboussolée  – comme souvent – par le passage à l’âge adulte mais aussi les conséquences de l’effondrement de la civilisation (c’est moins courant). Dans la forêt est un manuel de survie. Adaptation au déclin , survie à nos chimères. Un guide profond vers l’essentiel, la communion avec la nature et les élements. Le tout porté par la voix d’une femme, ce qui reste rare en nature writing ou dans les romans d’anticipation. Cela confère à cette œuvre intense une espèce de sensualité et d’acceptation à l’horreur, à la dureté, à la résiliation.

La forêt : personnage central

L’écriture n’y est pas pour rien dans cette plongée littéraire. Beaucoup d’humilité et de sobriété dans le style qui respire l’authenticité. C’est un journal de bord d’une jeune fille teintée de son innocence. Elle nous livre son ressenti sur un ton à la fois personnel et encyclopédique, un récit ambivalent touchant de naïveté et de maturité. Surtout, au-delà de l’écriture sans faux-semblants et des personnages très attachants, ce roman classé dans la collection Nature Writing fait de la forêt un personnage central. Nature omniprésente dans l’action, dans les descriptions, dans l’atmosphère. Nature hostile mais aussi bien bienveillante. Quand on lit le roman, on sent la terre, on sent l’humidité, on sent la forêt. Une vraie bouffée d’air frais, naturelle et humaine. Un roman fabuleux !

Merci aux éditions Gallmeister d’avoir eu la bonne idée d’importer ce texte en France sorti aux Etats-Unis en 1996. Jean Hegland a publié d’autres titres dans son pays depuis. J’espère que l’ éditeur français poursuivra la traduction des œuvres de l’auteure américaine. Une écrivaine à suivre !

Adapté au cinéma

Le livre a été adapté au cinéma avec Ellen Page et Evan Rachel Wood dans les rôles principaux. Sorti en juillet 2016 aux Etats-Unis, il devrait arriver en France prochainement. S’il est évident que le roman représente une excellente base pour un scénario, je ne suis pas convaincue par cette transposition. Qui ressemble à une production américaine (mais pas dans le bon sens du terme…). En regardant la bande-annonce, on découvre une maison d’architecte ultra moderne et une atmosphère de thriller. A l’opposé de mon ressenti à la lecture du roman…

Dans le forêt, Jean Hegland, Editions Gallmeister, 304 pages, 23,50 €.

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Them, nouvel ep de Gandi Lake

Indie Pop magique

Gandi Lake, le groupe normand – comme son nom ne l’indique pas -, vient de sortir en novembre 2016 un EP magnifique intitulé Them. Quatre titres indie pop bluffants et juste magiques que vous pouvez télécharger en toute légalité pour la modique somme de 5 €  sur le bandcamp du groupe. Disponible aussi sur les plateformes digitales et en vinyl.

Virage Pop

Après un premier EP éponyme en 2013, le trio a enchaîné beaucoup de lives dont un passage remarqué aux Transmusicales de Rennes en 2014. Le groupe devenu quintet amorce aujourd’hui un nouveau virage moins psyché et 60’s. Un univers musical plus pop teinté de modernité. Pour leur nouvel EP Them, enregistré au studio du Hammeau dans le Perche, Gandi Lake s’est plutôt bien entouré. Ils ont travaillé avec l’ingénieur son Julien Trimoreau (qui a œuvré pour Camille et Izia entre autres), le réalisateur Peter Bannier (Gomina) et Olivier Bastide (Samba de la Muerte, Juveniles, etc.) pour le mix.

Tendu et lumineux

Le changement tient aussi à l’arrivée de Joseph leur nouveau bassiste et star de leur premier single White Lines. Sur ce titre, la basse du nouveau venu mène le jeu d’une mélodie envoutante. Ligne accentuée par les synthés et bercée par la voix légère du chanteur. Un délicat équilibre entre tension et luminosité… Je suis littéralement embarquée ! L’univers de ce titre rappelle Tame Impala ou les Flaming Lips. Et ça n’est pas pour me déplaire !

Them, nouvel EP de Gandi Lake, groupe français d'indie pop.The Insider, le premier titre de l’EP résonne comme une ballade mélancolique. Tandis que Fearless redonne ses lettres de nonchalence à la brit pop. Enfin, Le dernier titre de l’EP Winchester instille presque des notes de gaité, une once de pêche assurément. L’univers de White Lines est à l’image de l’EP qui au fil des titres oscille entre noirceur , angoisse, libération et lueur d’espoir.Them, c’est la panoplie musicale complète du bipolaire névrosé en voie de guérison. Tout moi ! J’assume et j’adore.

Mention spéciale à l’artwork signé Anaïs Blanc-Gonnet, aussi lumineux et envoutant que cet EP.

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Pain à la farine de pois chiche et graines de courge

Recette de pain rustique !

Un pain à la farine de pois chiche, quelle idée ! En fait, j’ai acheté par curiosité de la farine de pois chiche en vrac à La Vrac Mobile (épicerie itinérante de produits bio et locaux vendus en vrac). Puis j’ai cherché ce que je pouvais faire avec. En fait, j’ai été assez surprise ! Plein de choses : galettes, falafels, panisse, socca ! J’ai choisi de faire simple pour un début alors je me suis lancée dans un pain à la farine de pois chiche et graines de courge que j’ai trouvé sur le blog Délice Céleste. J’avais plus ou moins tous les ingrédients. Et faire un pain, c’est dans ma corde !

recette de pain à la farine de pois chiche et graines de courge, lin, tournesol.

Visuellement, le pain était plutôt joli. Gustativement, il n’a pas fait l’unanimité à la maison. J’ai adoré son goût rustique tout comme mon cadet. Mon fils aîné et la benjamine, pas du tout ! Du coup, on a mangé cette grosse boule campagnarde à deux ! Le soir même, tout chaud sorti du four. Et le reste de la semaine, grillé pour le petit-déjeuner. On s’est régalé !

 

Les ingrédients du pain à la farine de pois chiche

Comme d’habitude, j’ai fais des petites modifs…

  • 250 ml d’eau tiède contre 270 dans la recette de base
  • 20 ml de lait (à la place des 20 g de lait entier en poudre préconisés dans la recette : d’abord je n’en avais pas. Et je ne suis pas fan de l’idée du lait en poudre, je ne trouve pas ça très naturel…)
  • 60 g d’huile d’olive (oui c’est beaucoup ! J’ai été étonné mais en fait cette quantité passe très bien. Cela permet au pain de ne pas être trop sec je pense car la farine de pois chiche est moins légère que la farine de blé)
  • 8 g de sel
  • 200 g de farine semi-complète T80 (à la place de la T55, farine blanche préconisée dans la recette, farine que j’utilise de moins en moins)
  • 150 g de farine d’épeautre
  • 160 g de farine de pois chiche
  • 10 g de sucre en poudre
  • 2,5 cuill. à café de levain de blé déshydraté (à la place des 15g de Levure boulangère sèche. J’achète du Lev’Blé en magasin Bio, plus économique et plus naturel que la levure boulangère).
  • graines en tout genre : courge, lin, tournesol, pavots (riches en Oméga 3)

Préparation du pain

  • Sur le blog où j’ai trouvé la recette, Sabine pétrit la pâte dans un robot au crochet. Comme je suis un peu fainéante, j’ai mis tous les ingrédients dans ma machine à pain en optant pour le mode « pâte seulement » et laissé gentiment tourner et reposer pendant 1h30 ! Si vous n’avez ni machine à pain, ni robot doté d’un crochet, je ne vois qu’une solution : à l’ancienne ! Retroussez vos manches pour pétrir tous les ingrédients…
  • Après le temps de repos d’au moins une heure, farinez votre plan de travail. Aplatissez la pâte et donnez lui une grossière forme de rectangle. Repliez deux côtés du triangle puis tournez la pâte d’un quart de tour. Refaites une fois cette manœuvre puis formez une boule en laissant les plis dessous. Recouvrez d’un torchon à l’abri des courants d’heure et laissez lever encore au moins 30 mn.
  • Avant d’enfourner à four chaud (240°C indiqué dans la recette, je l’ai cuit à 220°C), faites une incision en forme de croix (ou pas : moi il s’était fendillé tout seul et je trouvais ça joli comme ça).
  • Enfournez en remplissant la lèchefrite d’eau ou en glissant un ramequin d’eau sur la grille. Refermez rapidement la porte du four pour ne pas laisser s’échapper la vapeur d’eau.
  • Cuire entre 20 minutes et 30 minutes.

le pain à la farine de pois chiches, plein de bons nutriments pour la santé mais pas au gout des enfants...Un pain Bon pour la santé

J’ai fait ma petite enquête et j’ai trouvé que le pois chiche contient des fibres et de l’amidon, bénéfiques pour la santé intestinale (c’est important !). C’est un aliment riche en protéines végétales, en vitamine, en minéraux, et pauvre en matières grasses et en cholestérol. Consommé tel quel, il représente une excellente source de nombreux nutriments. Sous forme de farine, il reste une bonne source de manganèse, cuivre, pholate, phosphore, fer, zinc, magnésium, potassium, sélénium, vitamines B1, B2 et B6 ! Bref, malgré les deux avis contraires dans la famille, le pain à la farine de pois chiche a toutes les chances de figurer dans mes recettes de pain fétiches…

 

Variante

J’ai refais ce pain mais je n’avais plus de farine d’épeautre. Je l’ai remplacé par une farine de blé complète (T110 ou 130) et le résultat était très bon. Je pense qu’en utilisant la même quantité de farine de pois chiche et un poids identique en farine de blé quelle qu’elle soit, cela fonctionne ! La prochaine fois, j’essayerai avec de la farine plus blanche (T55), il sera peut-être moins corsé, plus léger et aura plus de chances de séduire tous les enfants !

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