No Poo & low Poo, nouvelle routine cheveux

Parce que je le veux (vaux bien)

Depuis un an – grâce à l’influence de ma copine Claire -, j’ai adopté une nouvelle routine pour l’entretien de mes cheveux : le no poo et le low poo. Une alternative douce qui consiste à moins et mieux se laver les cheveux. Less is more ! Ma motivation première était esthétique : j’ai demandé à Claire quel était son secret pour avoir de si beaux cheveux. Quand j’ai su qu’elle avait tout simplement diminué la fréquence des lavages et la nature des produits lavants afin de respecter sa nature et la nature, j’ai eu envie d’essayer. Récit de cette nouvelle expérience capillaire.

Copyright : Violette / 8 ans 🙂

Pourquoi mieux se laver les cheveux ?

Comme le nom l’indique, le no poo vient des États-Unis et signifie sans shampoing. Initialement, cette technique consiste à arrêter d’utiliser du shampoing conventionnel pour se laver les cheveux. Afin de préserver l’environnement. Mais aussi de ne pas utiliser de produits décapants et nocifs pour soi ! Les adeptes utilisent à la place du vinaigre, du bicarbonate de cidre ou simplement de l’eau. J’ai tenté les 3. Dans les 2 premiers cas, mes cheveux sont devenus secs comme de la paille et pas vraiment propres… Dans le dernier, ils étaient encore sales.

Face à ces échecs cuisants, j’ai essayé le shampoing solide, découvert à la Vrac Mobile, mon épicerie ambulante de produits en vrac. Pour les garçons, le résultat est top, ils ont adopté ce nouveau shampoing. Dans mon cas (cheveux bouclés très secs), cela n’a malheureusement pas fonctionné. Mes cheveux étaient propres mais devenaient crépus. Encore plus secs… Les garçons ont également apprécié le savon solide Aléabulles offert par ma copine Claire (et offert à tous les vacanciers de son surf camp !). Il faudrait que je vois si cette marque locale a un modèle spécial cheveux secs. Si vous avez trouvé un shampoing solide adapté aux cheveux ultra secs, je suis preneuse !

Davines, ma marque chouchou

J’ai donc opté pour une alternative : un shampoing liquide traditionnel mais le plus naturel possible. Quand mes finances le permettent, j’investis les yeux fermés dans ceux de la marque Davines. C’est un entreprise familiale fondée en Italie qui prône une beauté durable à travers de nombreuses actions. En utilisant notamment le maximum d’ingrédients naturels dans leurs produits. Mais en adoptant aussi une charte éthique. Et en soutenant différents projets en faveur de l’environnement pour réduire leur impact. J’ai découvert cette marque au Vestibule, mon salon de coiffure et elle est devenue ma marque fétiche. Mes produits chouchou sont les shampoings et après-shampoings de la gamme Love, adaptés aux cheveux bouclés et donc à tendance sèche. Et ceux de la gamme Nounou pour les cheveux très secs ou abimés. Le must, une huile intitulée sobrement Oil qui fait briller les cheveux, les rend doux et dompte l’effet frisotis. Avec une odeur merveilleuse. Commercialisée dans les 30 €, elle vaut l’investissement car il suffit de 2 ou 3 pressions à chaque utilisation. Un flacon dure 6 mois !

shampoing nounou davines doux pour les cheveux et l'environnement

Et en grande surface ?

Comme je ne peux pas toujours me permettre d’acheter les produits Davines, j’ai réalisé une étude d’étiquettes / composition des shampoings en grande surface. Ceux qui sont indiqués bio ne sont pas forcément les plus naturels, ni les plus efficaces… Et dans ce ratio produits naturels / efficacité, je trouve que les produits Timotei s’en sortent plutôt bien.  Surtout la gamme Pure sans paraben, sans silicone ni colorant. Avec ces shampoings liquides, je consomme malheureusement encore des emballages plastiques. Mais j’ai réussi à diminuer la quantité (seulement deux flacons par an !) grâce à une seconde pratique dans ma routine beauté cheveux…

Pourquoi moins se laver les cheveux ?

Mon changement de routine capillaire ne s’est pas arrêté au type de produit. Je suis aussi devenue une adepte du low poo qui consiste à espacer le rythme de lavage. Se laver les cheveux fréquemment augmente la production de sébum : l’épiderme agressé par les produits lavants se défend en produisant plus de sébum. Les lavages fréquents rendent donc paradoxalement les cheveux plus gras. Mais aussi plus ternes. Et pollue plus l’environnement (forcément !). Il faut donc estomper les lavages d’un jour et être patiente. Le temps que le cuir chevelu s’adapte… Évidemment, le dernier jour avant le shampoing, les cheveux sont plus gras. Mais tenir bon permet de réguler cette fameuse production de sébum et d’espacer au fur et à mesure les lavages.

Auparavant, je faisais un shampoing tous les 3 jours. J’ai commencé à espacer en les lavant tous les 4 jours, puis tous les 5 jours. Depuis plusieurs mois, je les lave une fois par semaine seulement. Dimanche, c’est shampoing ! L’été, avec les baignades dans l’océan, je ne les lave pas systématiquement non plus. Un simple rinçage à l’eau claire permet de se débarrasser du sel. Et le résultat de cette nouvelle habitude est tout simplement incroyable : mes cheveux sont plus doux, plus brillants. Je peux me permettre ce lavage hebdomadaire car mes cheveux sont secs et bouclés. Si vous avez les cheveux raides ou à tendance gras, vous n’êtes pas obligés d’en arriver à cette extrême. Essayez d’espacer de quelques jours seulement. Cela sera toujours mieux qu’un shampoing quotidien ou tous les 2 jours. Pour vous. Pour la planète ! Et pour votre porte-monnaie…

 

Broyé du Poitou

Recette facile d’un biscuit « réconfort »

Je l’avoue, la plupart des biscuits que je réalise pour le goûter comporte du chocolat (brownie, cookies, cake, muffins…) . Il existe quelques exceptions et le broyé du Poitou en fait partie. Avec ses 250g de beurre salé et 250g de sucre, il répond parfaitement à notre penchant pour le sucré-salé en pâtisserie ! J’ai découvert ce biscuit dans un petit livre de recettes intitulé Desserts d’antan et édité par le magazine Avantages. J’aime cette recette car elle nécessite seulement 10 minutes de préparation. Et la taille du broyé nous permet de tenir pendant quelques jours. Une recette parfaite pour un dimanche pluvieux comme aujourd’hui dans les Landes. Car la richesse du biscuit apporte un vrai réconfort avec un bon thé ou un chocolat chaud. Mais nécessite d’être consommé avec modération en cas de diabète ou cholestérol…

Les ingrédients du broyé du Poitou

  • 450 g de farine
  • 2 œufs entiers + un jaune
  • 2cuillères à soupe de lait
  • 250 g de beurre salé mou + quelques grammes pour le moule
  • 250 g de sucre en poudre
  • 2 cuillères à soupe d’eau de vie (je n’en mets jamais mais je le précise pour les amateurs)
  • Une pincée de sel… (je ne l’ajoute pas non plus vu que le beurre en contient largement assez)

Réalisation du broyé

Préchauffer le four à 180° (thermostat 6).
Dans un saladier, battre les 2 œufs avec le sucre (et l’eau de vie et la pincée de sel si vous souhaitez les mettre). Ajouter le beurre mou en morceaux (sorti du frigo à l’avance ou légèrement ramolli à feu doux). Puis la farine. Je réalise d’abord le mélange à la fourchette puis avec les doigts pour former une pâte.

Beurrer un moule à tarte (environ 26 cm de diamètre) et étaler la pâte à la main en lissant le dessus à la main ou à l’aide d’une spatule. Dessiner des sillons à la fourchette. Puis badigeonner du mélange jaune d’œuf / lait battu avec un pinceau.
Enfournez entre 35 et 40 minutes jusqu’à ce que le broyé soit doré.

Dégustation

Je réalise le biscuit dans un moule à tarte en porcelaine donc je peux le découper dedans. Mais si vous souhaitez le démouler, attendez qu’il soit refroidi. Il se conserve quelques jours dans une boîte hermétique. Pour la découpe, je réalise des carrés de petites tailles. Chaud ou froid, il est délicieux ! Nature avec un thé, un café ou un chocolat chaud ou du fromage blanc. Les enfants se le tartinent parfois de confiture ou de pâte à tartiner… mais il faut pouvoir supporter le pic de sucre et de gras (d’un point de vue gustatif et diététique) ! Eux, peuvent se le permettre (ils font 10 kilos tout mouillé…). Je me contente de la version nature…

 

Cookies aux pépites de chocolat

Recette facile et succulente

Depuis de nombreuses années, je fais une recette de cookies aux pépites de chocolat piquée dans un vieux Biba. Ils étaient bons mais je n’étais pas complètement satisfaite de la texture : bien croquants mais pas assez moelleux à l’intérieur. Jusqu’à ce que je teste une recette de Cyril Lignac également publiée dans un magazine féminin. J’avais enfin trouvé la texture parfaite ! En revanche, je trouvais que le chef à l’accent chantant s’était un peu lâché sur les quantités de sucre et de chocolat… Ceux qui nous connaissent, les enfants et moi, savent à quel point nous sommes accros au sucre et au chocolat. Mais là ! C’était trop…

J’ai donc adapté les quantités à notre goût. Depuis, ils ont été largement validés par la famille et les amis. Comme je n’achète pas de biscuits du commerce et que je préfère les faire avec de bons ingrédients, cette recette est devenue l’une de nos favorites. Je la réalise au moins une fois par semaine !

Les ingrédients pour 18 à 20 cookies

  • 100 g de cassonade (contre 120 g dans la recette)
  • 100 g de sucre blanc (contre 120 g dans la recette)
  • 175 g de beurre pommade. Comme d’habitude j’utilise du beurre demi-sel. Le mélange pointe de sel et chocolat, on adore !
  • 1 œuf gros
  • 300 g de farine T45 (mais cela fonctionne aussi avec de la T55, voire un mélange de farine blanche et semi-complète).
  • 6 g de levure (que je remplace par une bonne cuillère à soupe de bicarbonate de soude alimentaire)
  • 200 g de chocolat dessert (contre 2 fois 190 g de chocolat noir et lait dans la recette !)

La réalisation des cookies

Mr Lignac conseillait de tout faire avec un robot. J’ai essayé mais ça colle et se mélange mal. Il faut sortir le bol pour décoller la préparation avec une spatule. J’ai réitéré sans robot et je trouve ça beaucoup plus pratique. Je commence donc par mélanger à la fourchette le beurre pommade avec les sucres. J’ajoute l’œuf. Puis la farine et le bicarbonate. Je termine par le chocolat coupé grossièrement. Je mélange tout à la fourchette et je finis à la main car le mélange ressemble à une pâte.

Il faut ensuite former un boudin de 5 cm de diamètre (environ, hein, je n’ai jamais mesuré !). Et le rouler dans une feuille de papier sulfurisé et le conserver au frais une demie-heure. Cela permet à la pâte de durcir pour découper ensuite des tranches de (environ) 2,5 cm. J’ai toujours respecter cette étape et cela fonctionne parfaitement. Mais la dernière fois, je manquais de temps. Je n’ai donc rien roulé en boudin, je n’ai pas mis au frais et n’ai pas découpé de tranches… J’ai formé des boules de pâtes tout simplement et le résultat était très bien aussi. La forme des cookies était simplement moins parfaite. Mais cette manière de faire peut dépanner les gourmands pressés.

La cuisson

Enfournez les tranches de pâtes sur une feuille de papier sulfurisé  pendant 10 mn à four chaud à 170°C. Entre deux fournées, patientez quelques minutes avant de prendre les cookies de la plaque pour les déposer sur une assiette. Sinon ils risquent de se casser. Évitez aussi de les empiler pendant cette étape de refroidissement.

La dégustation

Ils sont évidemment succulents tout chauds à la sortie du four (attention à ne pas se brûler !). Mais ils sont parfaits aussi quelques heures après ou le lendemain. En refroidissant, ils deviennent croquants à l’extérieur mais toujours fondants à l’extérieur. Un régal ! C’est vraiment l’avantage de cette recette.

Les variantes

  • Avec plusieurs chocolats : je les ai testés tout chocolat noir mais aussi en mixant plusieurs chocolats desserts : noir, lait et praliné.
  • Avec des fruits secs : noix, noisettes, amandes, noix de pécan mais aussi cranberries séchées.
  • Tout chocolat : en ajoutant une à deux cuillère à soupe de chocolat de cacao non sucré.

 

Le Livre du Lykke, de Meik Wiking

(à prononcer Lu-Keu)

Mes lectures oscillent entre romans noirs torturés et livres que l’on pourrait classer de manière très péjorative dans le rayon Développement personnel. Ces 2 types de lectures a priori antinomiques sont au contraire tout à fait cohérentes : je me rassure avec les aventures d’être tordus ou névrosés qui me démontrent que je ne suis pas si paumée. Et j’essaye de moins l’être avec des essais au contenu positif. C’est dans le cadre de ma quête de sérénité que je me suis plongée dans les 285 pages du Livre du Lykke (à prononcer Lu-Keu selon l’indication de l’éditeur français). Tour du monde du bonheur de Meik Wiking publié dans la collection L’optimiste chez First Éditions. Une révélation !

le livre du Lykke, livre feel good

Voyage chez les cultivateurs du bonheur

Lykke signifie bonheur en Danois. Son auteur Meik Wiking est le directeur de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague au Danemark. Cet institut très sérieux effectue des recherches pour mesurer, comprendre et créer du bonheur. Meik Wiking a déjà publié en 2016 le livre du Hygge (prononcez houga) où il questionnait les habitudes qui font le bonheur des Danois. Surtout, il livrait les secrets de cet art de vivre célèbre dans le monde entier. Après en avoir vendu 50 000 exemplaires et été traduit dans 33 pays, ce spécialiste du bonheur revient avec un tour du monde des gens heureux. Car si le Danemark est certainement le pays où il fait bon vivre et où ses habitants cultivent le plus le bonheur, d’autres populations, communautés ont développé des moyens d’être heureux. Et ce voyage est tout simplement passionnant, inspirant, émouvant.

D’abord parce que l’auteur, contrairement à la majorité des livres de développement personnel, ne claironne aucune injonction. Pas de  » arrêtez de fumer, de crier, de manger, de vous énerver ». Pas de  » positivez, inspirez, méditez  » ! Le Danois présente les dénominateurs communs du bonheur à travers des expériences de vie dans le monde entier et classés en 6 thématiques : être ensemble, l’argent, la santé, la liberté, la confiance et la bonté. Il explique que dans un rapport mondial sur le bonheur, 4 points séparent les pays les plus heureux des pays les moins heureux. Et 3 de ces points s’expliquent par ces 6 facteurs. L’auteur propose donc une sorte de carte au trésor du bonheur. Une présentation des causes et effets du bonheur pour améliorer sa qualité de vie.

Le bonheur, ça se mesure ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, Meik Viking a la bonne idée de répondre à une question pertinente : comment mesurer le bonheur ? Contrairement à une idée reçue le Pib par habitant n’est pas un miroir de la qualité de vie et donc du bonheur. Le Pib est un critère objectif alors que le bonheur reste subjectif. Alors comment déterminer, évaluer cet état si subjectif ? Il s’agit de mesurer le ressenti de chaque individu en comprenant le pourquoi de ce ressenti. Il existe plusieurs dimensions dans le bonheur : la dimension affective, c’est à dire l’émotion à l’instant T, notre quotidien. La dimension cognitive, c’est notre état de bonheur en général avec du recul. Et il existe une troisième dimension appelée eudémonie qui se base sur la perception du bonheur selon Aristote : une bonne vie est une vie qui a du sens et un but. Évidemment, ces 3 dimensions sont liées. Et l’Institut de recherche sur le bonheur étudie des sujets sur le long terme à travers ces différentes dimensions.

Être ensemble

Meik Viking démarre avec le premier pilier qui permet d’accéder au bonheur : être ensemble. C’est-à-dire le renforcement des liens, le sentiment de communauté. Les gens plus heureux ont un fort sens de la communauté, ils ont quelqu’un sur qui compter. Notamment, l’auteur cite l’exemple des Bo Faellesskabdes, communautés d’habitations indépendantes où chacun a sa maison mais propose en commun un jardin, une cuisine, une salle à manger. Ces communautés se sont multipliées à hauteur de 20 % ces 6 dernières années. Et elles n’existent plus seulement dans les pays nordiques mais aussi au Canada, en Australie, au Japon, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume Uni. Un mode de vie génial pour les enfants et les personnes âgées car il renforce le lien social et l’entraide. En bref, ça fait du bien a tout le monde et ça simplifie la logistique du quotidien !

L’argent ne fait pas le bonheur mais un peu quand même

Dans le chapitre sur l’argent, on imagine bien que selon le dicton, l’argent ne fait pas le bonheur. Mais ce n’est pas si simple. Car il y a une corrélation entre revenus et bonheur. Le problème se pose autrement. Epitecte, le philosophe stoïcien de la Grèce antique disait : « la richesse n’est pas de posséder beaucoup mais de désirer peu ». Dans cet ordre d’idée, L’auteur nous rapporte l’expérience de Michele Mac Gath, journaliste anglaise qui a passé une année sans dépenser une livre. Elle raconte dans son livre L’année sans achats qu’en dépensant moins elle a vécu plus. Elle est devenue plus aventureuse et plus heureuse.

L’auteur prend également en exemple la loi de Jante qui existe au Danemark mais également dans d’autres pays nordiques : cette loi qui signifie que « Tu n’es pas mieux que nous » est issue d’un roman écrit en 1933 par le Dano-norvégien Aksel Sandemose. Roman qui célèbre la critique de ceux qui ayant un statut social élevé se croient meilleurs. Concrètement, cette loi a pour objet de freiner la consommation ostentatoire avec par exemple une taxe voiture de 150 %. Cette loi réprime l’exposition de la richesse qui se révèlerait négative. Mais en y réfléchissant, il n’est pas tant question d’argent mais plutôt d’humilité. Finalement, rien ne vous empêche d’être riche si cette caractéristique ne conditionne pas votre manière de vivre et votre bonheur.

le livre du lykke, chronique

 

Ajoutez une pincée de santé, liberté, confiance et bonté…

Après le vivre ensemble, l’agent, l’auteur rapporte d’autres expériences à travers le monde qui expliquent les facteurs du bonheur dans le domaine de la santé, la liberté, la confiance et la bonté. Impossible de vous en donner un aperçu sans trahir la richesse du livre. Car à travers ces thématiques, il traite également de l’éducation, de la famille, du travail, de l’égalité entre les hommes et les femmes. Une véritable étude complète et sans frontière qui se conclue par un dernier chapitre : Assembler les pièces. Car toutes ces thématiques sont dépendantes les unes des autres pour augmenter sa qualité de vie.

Source d’inspiration

Le Livre du Lykke va bien au-delà du développement personnel. Toujours positif et sans juger, Meik Wiking a écrit une étude globale de modes de vie rayonnants. Des styles de vie dans l’ère du temps qui aspirent à la fois à plus de simplicité (modes de consommation, rythme de vie) et plus de richesse (empathie, partage, ouverture d’esprit). Mais l’intérêt du livre réside dans la multiplicité des démarches et de leur efficacité. À chaque lecteur de s’inspirer d’une expérience ou d’une idée pour l’adapter à son envie, ses moyens, sa réalité. Surtout ce livre permet de ne pas (trop) céder à la peur ou au cynisme face à notre monde anxiogène. Une fois la dernière page tournée, je n’ai pas fait mon paquetage pour aller vivre dans une communauté. Mais les bouffées d’oxygène et d’inspiration ressenties tout au long de la lecture m’accompagnent aujourd’hui dans mon quotidien. Et ça fait du bien.

Le Livre du Lykke, de Meik Wiking, 288 pages, 14,95 €, First Editions.

J’ai engagé un personal shopper

Et j’ai adoré !

J’ai 44 ans, ma voiture est toujours en panne, je ne suis pas propriétaire, toujours pas de Rolex (sorry Jacques…). Mais j’ai fait appel cette année aux service d’un personnal Shopper ! Et ça c’est la classe ! Le concept ? Une personne fait du shopping à votre place en fonction de votre style vestimentaire et de vos goûts. Et vous recevez cette sélection très personnelle à domicile ! Dis comme ça, cela fait un peu VIP. Mais tout le monde peut le faire aujourd’hui : de nombreux sites proposent ce service en prêt-à-porter. J’ai profité d’une promo pour tenter l’expérience avec le site Lookiero et je n’ai pas été déçue !

josette engange le personnal shopper lookiero

 

Pourquoi se priver du plaisir du shopping ?

Parce que cela n’en est plus un pour moi ! Oui, avant, quand j’avais le temps, j’aimais parcourir les boutiques, repérer, essayer. Mais ça, c’était avant ! Aujourd’hui, je n’ai plus le temps. Et dès que j’en ai, je préfère le passer sur la plage ou en forêt ! En vieillissant, je supporte aussi de moins en moins la foule, le bruit… et les lumières artificielles des boutiques (qui se révèlent sans pitié sur – au choix – mon teint, mes rides, mes bourrelets).

Quant à acheter en ligne, je ne suis pas fan non plus. Je passe beaucoup de temps derrière un écran pour mon boulot, je n’ai pas envie de m’y remettre pour du shopping. Et les rares fois où je le tente, je trouve ça trop long de faire défiler les articles, cliquer dessus, etc. :  » ha bah non, il n’y a plus la taille », « mince j’ai été tellement longue à faire ma commande que certains articles de mon panier ne sont plus dispo… ». Bref, missionner quelqu’un pour le faire à ma place me semblait une bonne idée !

Le principe du personnal shopper

Ou acheteur personnel en Français. Sur le site Lookiero, il suffit de prendre une dizaine de minutes pour s’inscrire, indiquer sa taille et son style vestimentaire. Inutile de faire de long discours : le site vous propose des photos de looks selon les situations (boulot, loisirs, sorties, etc.) et vous cliquez sur l’image qui vous correspond le plus. Vous choisissez si vous souhaitez profiter de ce service tous les mois, tous les 2 mois ou de façon ponctuelle. Très rapide et plutôt ludique. Une fois cette étape passée, il vous suffit d’attendre quelques semaines l’arrivée de votre colis. Le service est payant (10 €). Mais j’ai profité d’une promo qui offrait la souscription.

À l’arrivée du colis, vous essayez les vêtements (cinq à chaque fois) et vous ne gardez que ceux que vous voulez. Les pièces non validées sont simplement à glisser dans une pochette déjà affranchie et à déposer à la poste. Puis il suffit de se connecter sur son compte pour indiquer les pièces conservées. Seulement celles-là seront évidemment facturés. Si vous gardez en au moins une, les 10 € débités à la commande sont déduits de votre achat. Si vous gardez tout, vous bénéficiez de 25 % de remise. Le prix moyen d’un vêtement est de 45 €. Lookiero propose des tailles allant du 34 au 48.

Mon premier colis

lookiero service de personnal shopper testé et approuvé

J’étais super excitée ! Imaginez la scène : vous ouvrez une boîte contenant cinq vêtements qui – peut-être – intègreront votre dressing ! L’effet surprise est vraiment agréable. C’est comme un cadeau ! Sauf que je vous le rappelle, c’est vous qui réglez l’addition… Dans ma boîte, il y avait :

  • Un jean slim gris clair (marque Vila) : en le voyant j’ai été un peu déçue car un jean ce n’est pas super excitant quand même. Et il coûtait 49 €. Sauf qu’une fois essayé, j’ai succombé : super matière, super coupe. Rien à voir avec ceux que j’achète entre 10 et 15 € dans des grandes enseignes… Je garde ! (Et quelques mois après, je n’ai pas regretté, il n’a pas bougé !)

    Jean slim vila acheté via lookiero service de personal shopping en ligne
    Après Josette à la plage, Josette prend la pose…
  • Un pull rouge XXL (marque Nais) : coup de cœur immédiat pour cette teinte vermillon que je n’aurai jamais osé porter, cette coupe confortable (mais sexy avec le col V) et une chouette matière chaude (acrylique et polyamide mais aussi laine et mohair). Je garde ! Lui non plus, il n’a pas bougé et à chaque fois que je l’ai porté on m’a fait des compliments sur lui ou mon teint.
  • Un top vaporeux bleu marine (marque Akoz) : là encore un peu déçue. Je préfère les couleurs vives et dans les teintes neutres, le bleu marine n’est pas ma favorite car je trouve que cela fait très classique. Mais je l’ai essayé et il était à la fois confortable et joli. Une copine m’a dit qu’il m’allait bien donc je l’ai gardé. Je ne le mets pas tous les jours mais il est devenu mon top spécial rendez-vous pro (le message : « je porte du bleu marine, je suis chic, je suis sérieuse »).top akoz validé via lookiero personal shopper par Josette
  • Une jupe en jean (marque Place du jour) : et ben là, franchement déçue, je ne l’ai même pas essayée. Non mais sérieusement, une jupe en jean ! J’en ai déjà trois… Elle était jolie mais c’est une pièce basique dont je n’ai plus besoin.
  • Une veste blazer (marque Only) : le genre de pièce que je ne porte pas. Trop chic… C’est dommage car la très belle coupe bien cintrée combinée à la matière jersey (genre sweat-shirt) et donc confortable aurait pu me faire passer dans le clan des vestes. Mais l’imprimé marinière bleu marine, c’était trop d’un coup !

Dans la box se trouvait également une note avec des conseils et un montage de photos montrant des exemples de looks, de combinaisons. Plutôt cool pour de nouvelles idées d’associations.

L’addition du personnal shopper

Le total de la box revenait à presque 200 €. Moins les 25 %, l’addition fait donc 150 € pour 1 pull, un top, une veste et 2 bas. Les prix sont raisonnables, surtout pour la qualité des produits. J’ai donc craqué pour 3 pièces sur 5. Pas de réduction de 25% car je ne prends pas tout. Cela m’a coûté environ 120 €. Pour le retour, glisser les 2 articles rejetés dans l’emballage étiqueté et déposer ce colis à la poste m’a pris quelques minutes. Puis je me suis connectée sur le site pour indiquer mon choix en cliquant tout simplement sur les produits que je conservais. Il est possible d’expliquer très rapidement pourquoi on ne garde pas les autres. Et vous êtes ensuite débité de la somme correspondante aux articles conservés. Service simple et efficace !

À réception de la box, vous avez 5 jours pour essayer, garder, renvoyer, indiquer votre choix. Pensez-y au moment de la commande en sélectionnant une date de réception où vous serez disponible. Et lorsque vous recevez le mail qui vous informe que votre box est en route, pensez à inviter une copine. Pour avoir des conseils comme une séance shopping… mais à la maison !

Et mon impact sur l’environnement dans tout ça ?

Acheter via évite un aller-retour dans un centre commercial (pour le retour à la poste, j’ai profité d’un trajet à l’école, juste à côté). J’ai été agréablement surprise par l’emballage des vêtements : la boite est en carton et pas de suremballage plastique pour chaque pièce. C’est certain que les vêtements sont neufs donc ma démarche n’est pas parfaite pour contrer la sur-consommation. Mais ce service est adapté à mon style de vie qui pour l’instant ne me laisse pas assez de temps pour chiner des fringues d’occasion sur Vinted par exemple (mais j’y pense).

Les vêtements provenaient de marques que je ne connaissais pas mais de très bonne qualité. Des pièces qui n’ont pas bougé après plusieurs lavages et que je vais conserver plusieurs années. Je ne risque pas donc de les remplacer après une saison. Je consomme moins ! Évidemment, rien n’est fabriqué en France à ce prix-là. J’aimerai le faire mais pour l’instant, je n’ai pas les moyens.

Le bilan du service Personal Shopper

J’ai tenté cette expérience au début du printemps. Et j’ai vraiment apprécié. Pour renouveler ma garde-robe sans perdre de temps à faire les magasins ou surfer sur le net pendant des heures. L’effet surprise est vraiment agréable (ça me sort de mon train-train de ménagère de moins de 50 ans !). Et sur les 3 vêtements conservés, il y en a 2 que je n’aurai pas regarder ou essayer en magasin. Parce que ce n’est pas mon style ou ma couleur. Ce système de shopping permet donc aussi de sortir de sa zone de confort. D’adopter un autre style.

Le tarifs des vêtements ne me permet pas de le faire tous les mois mais j’avais vraiment envie de retenter. Je m’étais fixé la fréquence de deux fois par an. Je viens donc de craquer à nouveau pour la rentrée… Ma prochaine boîte surprise arrive mi-octobre ! Si l’expérience vous tente, voilà un code à utiliser pour bénéficier de 10 % de remise : LKELISEN5WY. Si vous essayez, racontez- moi !

Cake Banane Chocolat, la recette facile

Ou comment recycler les vieilles bananes

Pendant le mois d’août, les enfants sont partis en vacances chez leurs papas respectifs. Cela induit moins de logistique, moins de cuisine et de pâtisserie. Sauf qu’un jour, j’ai croisé le chemin de trois bananes à l’abandon dans la coupe de fruits… Je ne pouvais pas les laisser mourir sans rien faire. Mais je ne pouvais pas non plus réaliser des muffins banane pâte à tartiner ! 1- Ce sont surtout les enfants qui sont fans de la fameuse pâte. 2- Pour cette recette, il ne faut que deux bananes. Et il était hors de question de me lancer dans la réalisation d’une pâtisserie ET de jeter une banane. J’ai donc fouillé sur le net et trouvé une recette de cake banane chocolat sur le blog Papilles et Pupilles.

recette cake banane chocolat facile et rapide

Sur ce  » blog culinaire qui fait voyager  » réalisé par Anne Lataillade, j’ai déjà découvert et réalisé de nombreuses recettes. Elles sont toujours très bien expliquées et jamais compliquées. Pour ce cake banane chocolat, il faut trois bananes : parfait pour mes 3 fruits à sauver. Mais la taille indiquée du cake – gros – m’a légèrement effrayée (rapport à ma semaine en solitaire). J’ai fini par me lancer en me raisonnant : j’inviterai bien quelques copines pour un thé ou café dans la semaine pour le partager !

Les ingrédients pour un gros cake banane chocolat

  • 150 g de beurre (comme d’habitude j’ai utilisé du beurre demi-sel)
  • 150 g de sucre
  • 2 œufs
  • 300 g de farine (j’ai fait un mix de T65 / T110)
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude (ça tombe bien, je n’utilise plus de leveure chimique depuis des années
  • 1/2 cuillère à café de sel (rapport au beurre salé mentionné ci-dessus je me suis passée de cette 1/2 cuillère)
  • 3 bananes normales très mûres (c’était plus que le cas chez moi…)
  • 150 ml de lait
  • 150 g de pépites de chocolat noir (chocolat patissier coupé grossièrement)

la recette du cake banane chocolat idéale pour ne plus jeter trois banaes trop mures

La réalisation du cake

Préchauffez le four à 160°C (chaleur tournante), sinon 180°C. Anne conseille de beurrer et fariner le moule. Comme je suis (un peu) fainéante, je n’ai fait ni l’un ni l’autre. Je comptais sur la matière grasse utilisée dans la pâte pour qu’elle n’adhère pas à la cuisson. Et cela s’est confirmé : cake démoulé sans accroc !

Pour le reste, j’ai presque suivi la méthode. Je ne coupe pas le beurre en dés pour le mélanger au sucre à l’aide d’un fouet. Je me facilite la vie en le faisant ramollir à feu doux dans une casserole.
Ajoutez ensuite les œufs un par un en continuant de battre. Puis la farine et le bicarbonate. Mélangez bien. Puis le lait. Et enfin, les trois fameuses bananes écrasées à la fourchette ainsi que le pépites de chocolat.

Versez le tout dans le moule puis enfournez. Il est préconisé 1 heure de cuisson. Chez moi 50 mn ont suffit et j’ai baissé le four les 10 dernières minutes. Comme pour tous les cakes, il est préférable de vérifiez la bonne cuisson à cœur en y plantant la lame d’un couteau. Si elle ressort sèche, c’est cuit !

belle couleur rousse avec la cassonade et farine semi complète pour ce cake banane chocolat

La dégustation du cake

Chaud le jour même, froid le lendemain et les jours suivants, il était délicieux ! Parfait pour le goûter mais aussi le petit-dej. Finalement, des copines sont passés mais seulement pour l’apéro. Je me suis donc sacrifiée en me régalant seule toute la semaine. Entouré d’un torchon, il s’est très bien conservé !

 

 

Salut à toi ô mon frère

Polar fantasque de Marin Ledun

Immense coup de cœur pour le dernier roman de Marin Ledun, Salut à toi ô mon frère, paru en mai dans la collection Série Noire de Gallimard.

Dans Délivrez-moi, l’émission que je coanime sur Wave Radio, j’ai eu le plaisir de recevoir Marin Ledun, auteur prolifique de romans noirs, tous les ans pour chaque nouvelle parution. Les visages écrasés (adapté au cinéma avec Isabelle Adjani) sur la souffrance au travail, L’Homme qui a vu l’homme sur la question basque ou encore En douce, huis-clos sur fond de vengeance… Quelques titres parmi tous ces romans que j’attends fébrilement. Et que j’adore sans restriction. Emportée par le rythme et le souffle de ses fictions sociales très sombres, séduite par l’atmosphère inédite et les messages subliminaux que l’auteur distille subtilement dans son intrigue. Alors, quand l’un de mes auteurs fétiches revient en librairie quelques mois seulement après la sortie de Ils ont voulu nous civiliser avec un nouveau roman publié – en outre – chez Gallimard, dans la mythique collection Série noire, je trépigne !

Smala haute en couleurs

Et je me prends une nouvelle claque…. Littérale et littéraire. Marin Ledun avait pour habitude de nous embarquer dans des histoires dramatiques subies par des êtres en perdition. Et ce parti-pris me convenait tout à fait : tout en provoquant une réflexion sur ces questions de société, ces anti-héros avaient presque le mérite de me faire sentir normal (ou pas si névrosée). Des romans noirs qui font du bien !

Dans Salut à toi ô mon frère, il redistribue les cartes : Gus, un jeune de 17 ans, impliqué dans un vol à main armé a disparu. La police enquête. On est bien dans roman policier. Mais le jeune homme n’a pas le profil du laissé-pour-compte auquel nous avait habitué l’auteur. Cadet d’une fratrie de six enfants, il est apprécié pour sa gentillesse. Et si la famille nombreuse n’est pas la famille parfaite, ces tempéraments originaux débordent d’amour les uns pour les autres. Une smala qui n’est pas sans rappeler la famille Malaussène de Daniel Pennac.

Polar sur le racisme ordinaire

Marin Ledun change de registre avec cette tribu fantasque. L’enquête et cette drôle de famille nous sont racontés par la voix la plus raisonnable de la smala, Rose, l’aînée des filles et lectrice de grands auteurs dans un salon de coiffure. Avec elle, on s’insurge contre les préjugés qui accablent son frère adopté. On s’amuse (et parfois se désole) des frasques de sa mère, pasonaria incontrôlable, ou de la bonhomie du père. Comme dans tous ces romans, Marin Ledun nous embarque dans son histoire que l’on dévore pour en connaître l’issue. Comme dans toutes ces fictions, il sème finement des réflexions sociétales. Ici, comme l’indique le titre du roman emprunté à la chanson de Bérurier noir, le racisme ordinaire. Qui malheureusement reste d’actualité 33 ans après la sortie de la chanson…


Mais dans ce roman, il est aussi question d’éducation, du respect de l’autorité, des préjugés et de la normalisation de la société. Cette fois-ci, il nous amuse en plus ! Presque chaque page a provoqué un sourire ou un rire. Une vrai lecture plaisir. Une récréation dans ce monde de bruts. Un régal. Merci Marin Ledun.

Salut à toi ô mon frère, de Marin Ledun, 288 pages, 19 €, Gallimard.

Pour en savoir plus : interview de Marin Ledun dans Délivrez-moi en juillet 2018.

Chokladbollar de Bernard

Recette sucrée express

De retour sur le blog après une longue absence… J’ai pas mal de boulot (sur ordi) donc moins de temps et d’envie pour me retrouver face à un écran le soir ! Et avec le retour du beau temps, je profite du week-end pour profiter de la plage et de la forêt. Ce programme chargé me laisse moins le temps aussi de cuisiner. Donc je privilégie les recettes à réaliser en express. Et je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous celle-ci dénichée sur l’excellent blog de Bernard : les Chokladbollar !

chokladbollar ou truffes suédoises au chocolat et noix de coco

Ce nom difficilement prononçable s’explique par l’origine suédoise de la recette. Invitée à l’anniversaire d’un copain, j’avais pour mission de ramener un dessert. Je cherchais une nouvelle recette rapide. Et celle-là est parfaite ! Il suffit de mélanger quelques ingrédients, de réserver un peu au frais et c’est un délice ! Immanquable, ces chokladbollar (rebaptisées « coucougnettes au chocolat » par le fameux copain) ont en plus le mérite de faire leur petite impression quant à la présentation. Même les miennes étaient jolies ! Et c’est assez rare pour être souligné.

Les ingrédients pour une quizaine de chokladbollar

Comme vous pouvez le constater, c’est une recette à déconseiller aux diabétiques… Riches, ces boulettes se dégustent à l’unité. Comme les truffes au chocolat en fait. D’ailleurs, elles représentent une sorte de déclinaison des truffes. Avec des flocons d’avoine… Céréale réputée être anti-cholestérol, dépurative, satiétogène. On pourrait donc aussi les surnommer les truffes bonne conscience.

  • 190 g de flocons d’avoine (caution diététique de la recette…)
  • 110 g de beurre doux
  • 100 g de sucre
  • 25 g de cacao non sucrée en poudre
  • 2 g de café soluble en poudre fine (je n’en avais pas donc j’ai fait sans)
  • 15 g d’eau
  • 3 g de vanille liquide (je ne suis pas fan de ces ingrédients articiels et comme des gousses de vanille parfume mon sucre, je m’en suis passée)
  • noix de coco râpée séchée (pas de quantité d’indiqué mais il faut un petit paquet d’au moins 100 g)

La préparation des chokladbollar

Mélangez le beurre (légèrement mou), le sucre, le cacao, le café et les flocons d’avoine dans un récipient. Ajoutez l’eau (et la vanille liquide si vous souhaitez en mettre) et mélangez.
Formez des boulettes de 30 à 40 g. Ou comme moi sans peser de la taille que vous voulez (mais pas trop grosse quand même !). Roulez-les dans la noix de coco. Et c’est prêt ! Ce n’est pas une recette express, ça ? Merci qui ? Merci Bernard !

chokladbollar choco noix de coco

Dégustation

J’en ai gouté une immédiatement après la réalisation et c’était très bon. Mais c’est vrai qu’elles sont meilleures après une légère réfrigération. Dans ce cas, n’oubliez pas de les sortir du frigo 15 mn avant dégustation. Après en avoir dégusté une, vous pouvez ensuite – au choix – tenir une rando de 8h ou toute la nuit d’une soirée d’anniversaire !

 

Cake Jean-Claude aux fruits confits

La recette qui m’a sauvée la vie…

La semaine dernière, j’ai fait un cake aux fruits confits en urgence. J’ai accompagné la classe de ma fille à une séance de piscine. J’avais bien déjeuné pour compenser la dépense calorique qu’implique cette activité « sports extrêmes ». Malgré cela, je suis rentrée à 16h dans un état proche de l’hypoglycémie ! La faute à l’aller-retour en bus avec une soixantaine d’enfants : « Ne crie pas, reste assis, n’embête pas ta voisine, sois poli, non on n’est pas autorisé à frapper son voisin, n’oublie pas ton sac, restez en rang… ». Suivi de la séance vestiaire : « déshabille toi, on ne rêve pas, on n’arrête de discuter, on met son maillot de bain, on n’oublie pas d’aller aux toilettes ». Sans parler de la séance de piscine à proprement parler : « mais si tu peux entrer dans l’eau, non on ne va pas faire du toboggan, on apprend à nager, oups on évite de se noyer, non on n’appuye pas sur la tête de sa voisine, mais si tu peux le faire, c’est bien je suis fière de toi. »

Bref, haute dépense calorifique et besoin d’équilibrer tout ça avant de me remettre au travail. Sauf que tous les placards étaient vides à la maison. Même pas quelques miettes de chocolats pour cuisiner vite-fait un brownie ou des cookies ! J’ai fini par tomber sur une boîte de fruits confits et je me suis souvenue d’une recette de La Super Supérette, celle du cake Jean-Claude façon cake Vandame. C’était parti pour la mission, sauvez Josette de l’hypoglycémie !

Le Super blog de recettes

La Super Supérette est le blog de deux gourmandes des douceurs de l’industrie agro-alimentaire qui ont décidé de réinventer les recettes en contrôlant les ingrédients ! Elles refont les recettes et détournent également les noms avec beaucoup d’humour. Vous pouvez donc y trouver des recettes maison de tout ce qu’on aime mais qu’on ne devrait pas manger parce qu’il n’y a que des cochonneries dedans : les Barrés façon carambars, les Boulimiques façon Bounty ou encore les Délicieux façon Kinder Délice. Sur ce site, j’ai déjà teste les Grandiloquents façon Granola (parfaits), le Poli façon Napolitain (beaucoup trop haut donc un peu sec et difficile à manger, à refaire dans des dimensions convenables) ou encore les Mirobolants façon Mikado (trop gros aussi mais bons). Et donc le cake Jean-Claude façon Vandame ! Elles proposent également des recettes salées. Et une sélection de ces recettes figurent dans deux livres parus en 2013 et 2014. Le tome 1 est épuisé mais il peut peut-être se trouver d’occasion !

livres de recettes du super blog la super superette

Les ingrédients

  • 3 œufs
  • 200 g de farine : toujours à cause de mes placards vides, j’ai mélangé de la T65 et T80 et c’était très bien.
  • 120 g de beurre : j’ai utilisé du beurre 1/2 sel donc inutile d’en ajouter ensuite.
  • 100 g de sucre blond de canne
  • 1 c. à soupe de sucre vanillé maison (ou un sachet) : une gousse de vanille traîne dans ma boite à sucre donc je n’en mets jamais.
  • 1/2 sachet de levure : remplacer par une c. à café de bicarbonate de soude.
  • 1 c. à café de sel
  • 150 g de fruits confits (cerises, oranges, pastèque…)
  • 100 g de raisins secs : je n’en avais pas donc j’ai fait sans et c’était très bien.
  • 3 c. à soupe de rhum : idem ! Remplacé par de l’eau gazeuse.

La préparation du cake (10 mn dans mon cas)

  • Normalement, il faut faire macérer deux heures les raisins secs dans un bol d’eau tiède avec 2 cuillères à soupe de rhum et sortir le beurre du frigo pour le laisser ramollir. Comme je n’avais pas de raisins et que j’étais pressée, j’ai fait presque fondre le beurre à feu doux.
  • Préchauffez le four à 180°C.
  • Mélangez le beurre mou et le sucre avec une fourchette. Puis ajoutez les œufs.
  • Incorporez farine, sel (sauf si beurre 1/2 sel) et levure ou bicarbonate.
  • Ajoutez ensuite les fruits confits. La recette précise « coupés en petits morceaux et saupoudrés de farine pour éviter qu’ils ne coulent au fond du cake ». Les miens étaient déjà en petits morceaux. Quant à les saupoudrer de farine, j’étais tellement pressée que je n’avais pas vu cette étape. Miraculeusement, ils n’ont pas coulés au fond ! Ajoutez les raisins égouttés (en conservant « l’eau de macération » pour la fin de la recette), ainsi qu’une cuillère à soupe de rhum (ou d’eau gazeuse).
  • Mettez dans un moule à cake (beurré fariné, ou recouvert de papier sulfurisé) rempli aux 2/3.
  • Enfournez 45 minutes.
  • Arrêtez la cuisson quand le cake est bien doré et gonflé. Démoulez le et versez l’eau de macération à ce môment-là.

Dégustation du Cake aux fruits confits

Tout chaud à la sortie du four (il y avait urgence je vous rappelle !). Mais aussi le lendemain et le surlendemain au petit-dej ou gouter avec un bon thé ! Je pensais que les enfants aimeraient car ils mangent de la brioche aux fruits confits. Mais, après vérification, ils la mangent pour la brioche et tolèrent les fruits confits. Donc ils ont rejetté en bloc le combo cake / fruits confits. Pas de problème, je me suis sacrifiée, aidée de ma copine Laurence.

Variante

Pour un contrôle maximum des ingrédients et une recette totalement healthy, il faudrait réaliser soi-même les fruits confits. Je vous l’accorde, cette variante ne s’applique qu’aux chefs ou aux personnes très disponibles. Mais je me le note dans mes projets de retraite.

Comment le Bullet Journal…

… a changé ma vie !

Depuis décembre 2017, je suis devenue une pratiquante du bullet journal. Nouvelle lubie, proche d’une religion (mais sans dommages collatéraux) qui a changé ma vie ! Inventé il y a quelques années par le designer newyorkais Ryder Caroll, le bullet journal est un carnet personnalisé, à la fois calendrier, agenda et journal. Un système pour organiser sa vie pro, perso, familiale au quotidien mais aussi mensuellement et sur une année. Je vous ai déjà confié ma manie des carnets et des listes. Naturellement, j’étais tentée par l’expérience du bujo (contraction de bullet et journal).

bullet journal, agenda, planner, journal

Le complexe du Bujo

J’utilise depuis des années un agenda « papier ». Dans lequel j’inscris mes rendez-vous mais également des listes de choses à faire. En vrac. Cette méthode ne me convenait pas : en 2017, j’ai oublié des rendez-vous, de déclarer mes impôts et… l’anniversaire de ma maman (pardon). Réaliser mon propre agenda avec des emplacements dédiés pour toutes mes missions (pro et perso) semblait représenter une bonne solution. Mais les exemples que je découvrais sur le Net ou sur Instagram m’intimidaient. Riches en dessins et graphismes, ils ressemblaient à des œuvres d’art. J’adore les cahiers et l’écriture mais je suis nulle en dessin. Et sans me lancer dans le dessin, je ne voyais pas comment ajouter l’élaboration d’un bullet journal dans mon planning déjà bien rempli ! J’avais aussi remarqué que la plupart des adeptes (sur Instagram) semblaient avoir le temps de réaliser ces merveilles car étaient jeunes et étudiantes. Je pensais avoir passé l’âge.

En plein complexe d’infériorité, je restais donc spectatrice. Jusqu’à ce que la même semaine, je tombe sur le blog de Caro de la papet’ et qu’une amie (merci Marine !) m’envoie un carnet avec Bullet Journal écrit sur la couverture. C’était un signe ! Dans son article intitulé Commencer un Bullet Journal, Caro de la papet explique très clairement tous les termes du bullet journal (planner, collections, trackers, clefs) et détaille pas à pas comment se lancer dans l’élaboration de son premier bujo. Je venais de trouver mon gourou. Je me suis lancée !

Bullet journal, stylos, feutres, fournitures de Josette
Avec ma manie des feutres et des stylos, j’avais tout ce qu’il fallait pour démarrer mon premier bullet journal !

Se lancer dans la réalisation du Bujo

Avant de tracer le premier trait dans mon beau carnet, j’ai lu attentivement l’article. J’ai également consulté les autres blogs de bullet journal recommandés par la jeune femme. J’ai parcouru les comptes Instagram correspondants : minimal.plan, planwithady, greenishplanning, soho.hana, flyingpaperwords et évidemment caro_de_la_papet. Pour être tout à fait honnête, les blogs consacrés à ce sujet ont représenté plus qu’un guide. N’étant pas du tout créative, j’ai complètement recopié les modèles de planning annuel, mensuels et hebdo proposés ! Idem pour les autres pages de mon bujo, je m’inspire très largement des adeptes talentueuses. Pour la construction et l’organisation des pages. Pour la déco, je n’essaye même pas !

Les premières pages du Bujo

J’ai commencé au crayon à papier, tellement j’avais peur de faire mal, moche… Compté des lignes, ressorti une règle graduée, pour que mes traits soient droits et mes colonnes équilibrées ! J’ai tiré la langue, regardé le modèle 45 fois, froncé les sourcils, arrêter de respirer… Ma première séance de bullet journal s’est déroulé un soir pendant quelques heures. Et j’ai passé un super moment ! Complètement concentrée sur ma mission. Je n’ai pas vu le temps passé. Je me suis vidée la tête. Et j’ai éprouvée de la satisfaction devant le résultat de mes premières pages (pourtant très moyen).

planning annuel du bullet journal de Josette

Une expérience optimale

Tout comme le coloriage (très en vogue il y a peu), mais aussi le tricot, le jardinage, le sport ou la cuisine, le bullet journal représente une « expérience optimale ». Théorie énoncée et développée par le psychologue hongrois Mihaly Csikszentmihalyi dans son livre Flow : The Psychology of Optimal Expererience qui existe en Français chez Pocket sous le titre Vivre, la théorie du bonheur.  L’expérience optimale se réalise via une activité qui requiert une concentration intense au point de nous faire oublier le temps, nous même, sans être pertubé par des pensées sans rapport. Cet engagement total dans l’action en cours provoque une sensation de flux. Une sensation de bien-être, d’apaisement, de bonheur. C’est le cas du Bullet Journal pour moi. Chaque création de page représente une totale implication et donc une vraie séance de détente.

un agenda, des plannings

J’ai créé dans mon bujo de nombreux plannings :
un planning annuel où je note les anniversaires, les vacances scolaires, les évènements importants.
des plannings mensuels : où je reporte les dates du planning annuel ainsi que les évènements importants du mois (sortie, dead line pro…).
les plannings hebdo : où je reporte les dates du planning mensuel et comme dans tous les agendas mes rendez-vous. Sauf que la présentation me permet d’y intégrer la liste des mes tâches de la semaine (perso & pro). Et donc de mieux les répartir, ne pas les oublier. Bref, mieux m’organiser !

bujo planning hebdo de josette and co
Le premier modèle de planning hebdo testé : joli mais un peu brouillon à la fin de la semaine. Et chouette à préparer mais un peu long…

Depuis que je pratique le bujo, j’ai déjà changé trois fois de présentation pour les plannings hebdo. La première présentation me convenait dans l’organisation mais je trouvais le résultat visuel un peu brouillon. La seconde n’a duré que 2 semaines, j’étais perdue. Et la dernière me semble pas mal. Je m’y retrouve sans rien oublier et la présentation reste claire. Je précise que en tant que psychopathe de la couleur et donc des codes couleurs, j’écris les rendez-vous et les missions dans des couleurs différentes. Noire pour la radio, turquoise pour les clients, rose pour les enfants, bleu marine pour la maison, vert pour les loisirs et violet pour le blog. Je sais, ça fait peur… Mais c’est assez pratique pour y voir clair.

tests de présentation de planning hebdo pour mon bullet journal
Essais 2 et 3 de présentation de planning hebdo. Plutôt contente du 3 qui permet de m’y retrouver tout en gardant un aspect présentable. Et c’est de loin le plus rapide et le plus simple à réaliser !

Le bujo : un coach

Désormais, je note tout car j’ai une place pour tout noter (autre que sur un post it…). Donc je n’oublie plus rien. Et l’avantage de ces différents plannings, c’est la répétition et le report. Personnellement, écrire un évènement dans le planning annuel, puis mensuel, puis hebdo me permet d’en mémoriser plus que quand je ne notais rien ! Ensuite, lorsqu’une mission du planning hebdo n’est pas cochée car non réalisée, il faut la reporter la semaine suivante. 1- On ne l’oublie plus. 2- Le report est assez fastidieux voire provoque un sentiment négatif. Pour l’éviter ? Arrêter de procrastiner avec les missions moins palpitantes et finir par les faire pour ne plus les reporter !

Outre les plannings, il est possible de créer des pages pour les collections, des pages thématiques, des listes. J’en ai fais une pour les livres à lire ou que j’aimerais lire, les films à voir, les idées de cadeaux pour les amis et la famille. Et aussi une double page sur tous les accès Internet que j’ai appelé pense-bête : un seul emplacement avec tous les identifiants et mots de passe (plus ou moins masqués) pour accéder à tous les services clients, sites Internet,etc. Je l’avais déjà sur l’ordi mais je trouvais fastidieux d’ouvrir ce doc. Et parfois j’en avais besoin mais depuis un autre ordi. Le système papier est bien plus simple et accessible !

Pour prendre du recul

Les collections permettent de centraliser toutes les idées, les envies. Et surtout, ces listes agissent comme un boosteur. Les films par exemple : j’en ai noté six depuis le début de l’année mais ne suis allé en voir aucun ! Excepté un, non noté car choisi et vu avec les enfants… Or, cette année, j’ai vraiment envie de retourner au cinéma (sans les enfants). Cette page est comme un rappel pour m’y tenir ! Il est possible d’en faire sur de nombreuses thématiques à adapter selon vos goûts : voyages, projets créatifs, liste de souhaits, bonnes résolutions… Les consulter de temps en temps permet de réaliser que l’on avance, que l’on concrétise des projets, des idées. En prendre conscience reste toujours positif et donne encore plus d’avancer. À l’inverse, s’apercevoir que rien n’est coché peut faire l’effet d’un détonateur. Créer une impulsion qui aide à se lancer.

presque une thérapie ?

Le bullet journal peut contenir également des trackers ou suivis en Français. Sous forme de tableau, de diagramme ou autre forme géométrique, ils permettent de noter et établir un suivi d’un aspect de la vie : activité sportive, régime alimentaire, sommeil, rituel beauté, ménage, etc… Toutes les routines de la vie que vous souhaitez suivre de près pour avoir une réel retour. On ne va pas se mentir, on a tous tendance à se voiler la face entre la réalité et notre perception. Ces trackers, cochés ou remplis régulièrement à l’instant T offrent une vue d’ensemble sur la réalité. Et de rectifier le tir, si besoin !

J’en ai fait sur mes humeurs quotidiennes avec le calendrier lunaire en face. Cela me permet d’analyser si la lune a réellement un impact sur mon humeur. Et en cas de déprime, je réalise que tous les jours ne sont pas désespérants ! J’en ai fait un également pour les dépenses. Depuis 3 mois, j’analyse ainsi ce qui me coûte le plus et comment je pourrais faire des économies. Pour l’instant, mes trackers s’arrêtent-là. Je préfère me voiler la face sur tous les autres aspects de ma vie (j’en ai commencé un pour les cigarettes dans le but de réduire mais le total m’a plus effrayée que motivée…).

mood tracker josette and co bullet journal

Le bullet journal prend du temps

Oui et non. Oui car je passe deux soirées par mois à réaliser les plannings mensuels et hebdo du mois suivants. Tous les dimanches, je fais un point des missions remplies et je remporte celles qui ne l’ont pas été. Tous les jours, j’y note de nouvelles tâches et je mets à jour mes trackers. Mais ce temps n’est pas perdu car, comme je l’expliquais, les heures consacrées à mon bullet journal me font du bien. Des heures où je fais le vide dans ma tête, cela n’a pas de prix. Et ce système d’organisation me permet en outre de gagner du temps ! Depuis 3 mois, je me sens bien plus organisée et donc moins stressée. Ma charge mentale a trouvé un soutien ! Surtout que j’ai passé un stade. J’ai lâché le crayon à papier pour écrire directement mes plannings, titres, missions au stylo. Mon bullet journal ne sera jamais une œuvre d’art ni parfait. Mais il me plait comme il est. Évolutif, coloré, fouilli… Il me ressemble !