Head band : tuto tricot simple et rapide

Head band à tricoter en deux coups d’aiguilles !

Un head band à réaliser en tricot : voilà une idée simple et rapide à concrétiser pour avoir chaud aux oreilles tout en utilisant – enfin – tous nos restes de laine !

Le head band – ou bandeau pour la tête – a refait son apparition cet hiver. Alors, après les snoods, les bonnets, j’ai eu envie de m’y mettre. Car je trouve que cet accessoire donne un look rétro sympa. Il a le mérite aussi de tenir chaud aux oreilles sans décoiffer autant qu’un chapeau. Enfin, il me reste toujours de nombreuses pelotes de tous mes ouvrages. Et le head band est parfait car il ne nécessite pas beaucoup de laine !

Tuto tricot pour réaliser un headband facilement avec des restes de laine.

Les tuto de Head band

Pour me lancer, j’ai regardé sur le net et trouvé de nombreux tutoriels gratuits. J’en ai repéré 2 : celui du blog Lucette & Suzette, et celui de La French Life. Et comme je suis une grosse feinéante, j’ai fait un mix des deux 😉 Le premier en point de riz de Lucette et Suzette mais avec la technique de La French Life (la laine entourée) pour cacher la couture !

La réalisation du Head Band

  • Choisir la laine : tricoter un head band nécessite moins d’une pelote en général donc n’hésitez pas à utilisez vos restes ! Si la laine se tricote en aiguille N°5, 6 ou 7, elle est parfaite. Lorsque vous avez une laine plus fine, qui se tricote normalement avec des aiguilles plus petites (entre 3 et 4), il suffit de la doubler (utiliser 2 fils). Et en doublant la laine, vous pouvez en utiliser 2 de couleurs différentes pour un résultat encore plus original (j’ai par exemple mixé une laine noir et une laine noir chiné blanc). Tout est possible, essayez !
  • Monter entre 10 et 18 mailles selon la taille de la laine et le modèle (enfant ou femme) avec des aiguilles N°6 ou 7. J’ai monté, selon les différentes laines, 10 ou 12 mailles pour une taille enfant. Pour les modèles adultes, j’ai monté entre 15 et 18 mailles selon les laines.
    Afin d’obtenir une largeur adaptée à la taille de la tête, l’idéal est de tester. C’est-à-dire monter les mailles et tricoter 4 ou 5 rangs pour voir la vraie largeur. Si c’est trop petit ou trop large, on défait et on recommence au augmentant ou diminuant le nombre de mailles. Je n’ai jamais été très courageuse en tricot (je ne fais jamais l’échantillon par exemple…). Mais dans ce cas-là, ça prend vraiment 5 minutes. Et à 1 ou 2 mailles près selon la laine, cela change tout. Donc n’hésitez pas si vous ne voulez pas être déçue !
  • Une fois que vous avez trouvé la bonne largeur, il suffit de tricoter tout droit jusqu’à ce que le haed band fasse le tour de la tête : je teste sur la mienne pour une taille adulte et sur celle de ma fille pour les petites copines.
  • Quand la longueur est suffisante, arrêtez les mailles. Puis coudre les 2 parties sur l’envers. Enfin, cachez la couture en entourant de laine. Arrêtez en faisant un nœud sur l’envers.
Tuto tricot : quelques mailles, quelques rangs et vous réalisez un headband en tricot très rapidement.
Head Band au point de riz : easy et joli !

Les points utilisés

  • Le Jersey : c’est le point que j’ai utilisé pour les premiers head band (le noir et blanc sur la photo). Et c’est super rapide. Mais l’inconvénient du Jersey, c’est que le bandeau roulotte un peu sur les côtés donc il faut bien le repositionner sur la tête quand vous le mettez.
  • Point de riz : plus épais mais plus classe je trouve surtout pour un head band (le bleu marine sur la photo). Si vous ne connaissez pas ce point, c’est facile : une maille endroit, une maille envers et au rang suivant, vous faîtes l’inverse ! Le point de riz accentue le côté rétro.  Il se tient bien et ne roulotte pas du tout !
  • Pour le point mousse, je n’ai pas encore tenté. Si vous débutez en tricot, c’est le plus simple pour se lancer dans la confection d’un head band ! Mais méfiez-vous, le point mousse se relâche donc ne le faites pas trop long. Il vaut mieux qu’il vous sert un peu la tête car il risque de se détendre.

Bref, c’est un ouvrage vraiment facille à réaliser avec toutes sortes de laine. Un accessoire mode qui ne coûte rien. Que vous pouvez décliner en plusieurs couleurs et styles ! A vos aiguilles !

Enregistrer

Enregistrer

Noël en famille… Ou pas !

Cette année, pour la première fois de ma vie (j’ai 42 ans), je ne passerai pas Noël en famille. Enfin si. Mais pas celle que vous croyez. Je m’explique.

Un noël sans famille ?

Mes 3 enfants sont chez leurs papas (papa est au pluriel car il y en a 2… Seulement 2 :)). Et c’est très bien comme ça. Ils ont un papa, ils l’aiment. Il est normal qu’ils passent un Nöel sur deux avec lui ! Je suis un peu triste de ne pas être avec eux mais ils sont heureux d’aller chez leur père. Alors ça va.

Mes parents m’ont invité à les rejoindre pour passer le réveillon avec mon frère, ma belle-sœur et leurs enfants. Mais c’est à 5 heures de route et je ne sentais pas de faire le trajet aller-retour toute seule (oui je sais il y a blablacar mais par seule je veux dire sans compagnie connue). Je crois que même si je me réjouis que mes enfants profitent de ces fêtes avec leur papa et donc pas avec moi, j’angoissais quand même de ressentir une légère amertume en passant ce moment avec mes neveux et nièce sans les miens… Bref je reste chez moi !

Et du coup, je me suis incrustée chez une de mes meilleures amies qui le passe avec son mari et ses deux filles. Se joignent à nous deux autres amis sans famille ce soir là pour diverses raisons logistico-familiales.

2 familles, 2 Noël

C’est donc la première fois que je passe les traditionnelles fêtes familiales de Noël… sans ma famille. Sans mes parents ou oncles et tantes, ou cousins-cousines ou… mes enfants. Dans ma famille, on est très famille. Et moi, je le suis aussi beaucoup. On s’aime, on se voit. Pas assez souvent parfois à cause de la distance. Un cousin que j’adore a dit une fois : « on ne choisit pas sa famille mais si je devais la choisir, je choisirai celle-là ! ». C’est beau et c’est ce que je ressens aussi.

Je ne ferais pas Noël avec eux. Pourtant, je ne suis pas triste car je me réjouis de cette soirée avec mes amis. Je ne suis pas triste car je retrouve mes enfants, mes parents la semaine prochaine pour fêter Noël et le jour de l’an tous ensemble ! C’est vrai, pourquoi célébrer Noël absolument le 24 décembre ? Pourquoi ne pas le faire le 24 mais aussi le 26 ou le 30 ?

On se choisit une famille

J’ai réalisé que beaucoup de personnes passent Noël sans leur famille au sens filial du terme. Cela ne va peut-être pas les empêcher de passer une bonne soirée. J’ai réfléchi que j’avais deux familles.
La famille de sang, que je n’ai pas choisie, que j’adore et que j’ai toujours plaisir à retrouver.
La famille d’amour, celle que j’ai choisi, mes ami(e)s. Celle que j’adore autant, que j’ai plaisir à retrouver, celle en qui je peux toujours compter. Les situations familiales et filiales évoluent avec le temps, les séparations, les configurations professionnelles… Il n’y a plus un modèle. Il y en a autant que nos envies et nos sentiments !

Bref, je suis plutôt gâtée par la vie. Alors même si je ne suis pas avec eux ce soir, je pense fort à eux. Et je pense aux autres, à vous. J’espère que vous êtes aimés autant que moi. Par votre famille et/ou vos amis. J’espère que ce soir ou les autres jours, vous serez toujours entourés de quelqu’un qui vous aime.

Je ne suis pas triste mais je réfléchis peut-être un peu trop… Je vous laisse, je vais me faire belle pour mes amis ! Joyeux Noël 🙂

 

Les biscuits à la cuillère home made et facile !

Biscuits à la cuillère : un classique

Les biscuits à la cuillère figurent parmi les goûters préférés de ma fille depuis qu’elle est toute petite. Et j’aime bien faire des charlottes en dessert. Pourtant, j’ai toujours acheté des biscuits du commerce. Car je ne me sentais pas capable de les cuisiner moi-même.

Mais j’ai fini par me lancer ! D’abord, j’ai tenté de suivre la recette de Mercotte mais j’ai échoué deux fois. La première fois, mes biscuits ressemblaient à des langues de chat. La seconde, j’ai battu les blancs plus fermes et c’était mieux mais encore bien plat…

Biscuits à la cuillère : Essaye encore !

Finalement, pour la troisième tentative, j’ai refouillé sur le net et essayé la recette de L’Atelier des Chefs. C’était mieux !

Biscuits Cuillère maison et facile

Comme vous pouvez le voir sur la photo, ils ne sont pas encore très présentables mais c’est pour réaliser une charlotte, donc cela ira très bien ! Car en goût et texture, ils ressemblent bien à des biscuits à la cuillère ! Pour les proposer en accompagnement d’un thé copines, j’ai besoin de m’entrainer encore un peu (la poche à douille et moi, on n’est pas super cops…) !

Bref, une fois le coup de main pris, les biscuits à la cuillère ne sont pas très compliqués à réaliser. Surtout, ils se font avec des ingrédients de base (farine, oeufs, sucre) tout simplement. Le mélange prend quelques minutes, tout comme la cuisson.

Voilà des biscuits que je n’acheterai plus dans le commerce !

Conseil N°1

Battre les blancs très ferme avant d’incorporer le sucre puis les jaunes.

Conseil N°2

J’ai formé les biscuits avec une poche à douille car mon moule à charlotte présente la forme des biscuits. Mais si vous utilisez un moule à bord plat, étalez votre pâte sur une plaque de cuisson tout simplement et lissez-la à la spature !

A suivre… La charlotte !

Gaufres liégeoises : LA recette !

Mon histoire avec les gaufres liégeoises

La gaufre en héritage

Je mangeais des gaufres classiques chez ma grand-mère. Et à sa disparition, j’ai eu l’honneur d’hériter de son gaufrier. 20 ans après, j’en suis à mon troisième appareil. J’adore les gaufres et j’ai transmis cette passion à mes enfants (c’est plus simple avec les gaufres qu’avec la musique classique…). D’une manière générale, en automne / hiver, on en mange tous les week-end ou presque (en alternance avec les pancakes !).

La number one : la liégeoise !

Et il y a 3 ans, lors d’un séjour chez une amie à Lilles, j’ai découvert les gaufres liégeoises ! Une Révélation ! Dire que j’avais attendu autant d’années avant de savourer la croute croustillante et caramélisée, la mie filante de la gaufre liégeoise ! D’ailleurs, j’ai bien senti dans le regard des lillois qu’ils étaient navrés pour moi…
De retour à la maison, j’ai passé plusieurs mois à tenter de trouver LA recette des gaufres liégeoises. Mais après de nombreux essais sans succès (trop grasses, trop molles, trop fades…), j’ai fini par adapter une des meilleures recettes testées. Il s’agit de celle d’Elise Gasche sur le site Journal des Femmes. Je pars de la même base mais je mets 30 à 50 g de beurre en moins. Et comme dans toutes les recettes, je remplace le sachet de sucre vanillé par une cuillère à soupe de sucre en poudre de mon pot (où j’ai placé une gousse de vanille !).

Recette des gaufres liégeoises

La recette des gaufres liégeoises

Ingrédients

  • 375 g de farine
  • 22 cl de lait tiède
  • 1 sachet de levure boulangère
  • 1 cuill. à soupe de sucre
  • 2 œufs
  • 100 à 120 g de beurre fondu
  • 100 g de sucre perlé
  • 1 pincée de sel

Temps de préparation : 10 mn mais… Temps de repos : 2 fois 30 mn. Donc ne vous y mettez pas à 16h si vous les voulez pour le goûter 😉
Temps de cuisson : quelques minutes pour chaque gaufre. Entre 2 et 4 ? Je n’ai jamais chronométré… J’ouvre l’appareil et estime que la gaufre est cuite lorsqu’elle est bien dorée !
Calories : sujet tabou pour cette recette…

Préparation

  1. Mélangez la farine avec le sucre et la pincée de sel, faites une fontaine et cassez les œufs au centre.
    Délayez le sachet de levure avec le lait tiède puis ajoutez-le au mélange.
    Mélangez bien à l’aide d’une cuillère en bois (la pâte est assez compacte) et laissez reposer 30 minutes à chaleur ambiante.
  2. Ajoutez le beurre fondu et le sucre perlé. Mélangez bien pour intégrer le beurre dans la pâte. J’ai réduit les quantités par rapport à la recette de base car je n’arrivais jamais à intégrer les 150 g de beurre fondu. Puis à la cuisson, la pâte perdait beaucoup de beurre et les gaufres finissaient par cuire dans un bain de gras… Donc 100 à 120 g suffisent pour moi.
    Laissez de nouveau reposer au moins 30 mn.
  3. Faire cuire les gaufres en déposant dans l’appareil une grosse cuillère à soupe de pâte. Inutile de l’applatir, l’appareil s’en chargera à la fermeture. Lorsque la gaufre est bien dorée, c’est cuit !

Conseil N°1

Je ne fais cuire que les gaufres que nous allons manger dans la foulée. S’il me reste de la pâte, je la conserve au réfrigérateur pour cuire le reste le lendemain. Car les gaufres liégeoises sont vraiment meilleures et parfaites en texture juste après la cuisson !

Conseil N°2

Si vous êtes accros comme moi à la gaufre liégeoise, si n’avez pas toujours le temps d’en préparer et si vous ne vivez pas dans le Nord mais vers Hossegor (oui je sais ça fait beaucoup de si !), foncez au Caprices de Romane. Ce salon de thé / glacier, à la déco bohème ultra cosy, propose les meilleures gaufres liégeoises de tout le Sud-Ouest !

 

Les Zenfants presque Zéro Déchet : drôle et intelligent !

Les Zenfants presque zéro déchet, à offrir à tous les enfants !

Les Zenfants presque zéro déchet, Ze mission, de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret (Famille Zero Dechet), publié chez Thierry Souccar Editions fait partie des titres jeunesse indispensable à offrir aux enfants !

Les Znfants presque zéro déchet, livre jeunesse indispensable !

La famille zéro déchet propose Ze mission aux enfants : sauver la planète en devenant des héros de la protection de l’environnement en 98 pages. Dans ce livre :  » des super héros sans pouvoirs avec des costumes pourris qui ne font que des conneries » ! Et ce n’est pas moi qui le dit mais la quatrième de couverture ! Les 2 auteurs invitent donc la jeunesse à rejoindre l’équipe de ces super héros du zéro déchets : Mali et dia, les enfants mais aussi Compostman, Zéroman, Greengirl, la Fée Letoi, Slipman.

Mi-documentaire, mi-BD

Au programme pour sauver le monde, plein de trucs & astuces : fabriquer sa propre pâte à modeler, créer des sacs en tissus personnalisés, organiser un anniv, pâques, halloween, ou noël sans déchet, faire un pique-nique sans plastique ! Bref Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, heureux parents de 2 enfants, savent de quoi ils parlent ! Et expliquent aux jeunes lecteurs comment vivre en réduisant ses déchets.

A travers les textes courts toujours empreints d’humour de Jérémie et les dessins colorés et positifs de Bénédicte. Les thématiques sont abordées en plusieurs temps, une BD, un partie documentaire et une action pour changer le monde. Avec des activités, des jeux… C’est un format de littérature jeunesse très attractif pour les enfants.

Si vos bambins sont jeunes, vous prendrez plaisir à décortiquer ce livre avec eux. Et s’ils sont en âge de lire mais pas forcément gros lecteurs, ce parti pris mi-documentaire illustré mi-bd rend la lecture des infos très attrayante et très digeste. Le livre est conseillé à partir de 8 ans mais j’ai lu des passages à ma fille de 6 ans : elle a tout compris et était vraiment intéressée (je suis bonne pour coudre des mouchoirs lavables…).

Une tonne d’infos sur la production de déchets

L’humour et les dessins plairont aux enfants mais ne vous détrompez pas. Ce n’est pas un guide futile. Les auteurs, à défaut d’engendrer des kilos de déchets, présentent en 98 pages une tonne d’informations économiques et environnementales. Incitez les enfants à produire moins de déchets c’est bien. Mais leur expliquer pourquoi c’est nécessaire, c’est mieux ! Avant de donner leur trucs et astuces, Jérémie et Bénédicte développent à chaque fois pourquoi l’utilisation ou l’achat de certains produits est nocif pour la planète. A propos des fournitures scolaires, des jouets, des vêtements, des fêtes, des jeux, de l’hygiène, des courses… Et à chaque fois, ils proposent des solutions alternatives qui séduiront les enfants car elles nécessitent du bricolage, de la création, de l’inventivité… Et ça, c’est bien connu nos enfants en sont tout à fait capables !

Un Blog, deux livres presque zéro déchet

Cette merveille est donc l’œuvre de la famille preque Zéro Déchet. Ils animent avec humour un blog  depuis 2014, date à laquelle ils ont décidé de réduire leur déchet. Ils racontent depuis sur ce blog leur expérience au quotidien, leurs recettes, leurs trucs et astuces en texte et en image avec beaucoup d’humour. Face au succès du blog, ils ont sorti l’an dernier leur premier livre Famille presque zero déchet Ze guide. Un vrai régal et un vrai succès aussi à destination des adultes ! La recette ? Leur texte et leur dessins très personnels qui sentent le concret, le vécu, le tout enrobé dans beaucoup d’humour. Il éduquent leurs propres enfants avec cette pratique de réduction des déchets. Et ils ne sont pas égoïstes, ils partagent aujourd’hui leurs secrets pour les enfants dans ce livre Les Zenfants presque Zéro déchet, Ze mission.

Ce livre devrait figurer dans toutes les bibliothèques et classes de france. Mais vous pouvez commencez par le mettre au pied du sapin pour vos enfants, petits-enfants, neveux ou nièces, filleuls. Bref offrez-le à un enfant !

Les Zenfants presque zéro déchet, de Bénédicte Pichon & Jérémie Pichon, Thierry Souccar Editions, 96 pages, 13,90 €.

Aquarium, de David Vann : roman singulièrement brillant

La lumière au bout de l’aquarium

Aquarium, le cinquième roman de David Vann détonne dans l’œuvre de l’auteur américain par sa luminosité. Une merveilleuse LECTURE !

J’ai lu tous les romans de David Vann. Et à chaque fois, la publication d’un nouveau me procure toujours un mélange d’excitation de lecture et de crainte d’être déçu par un auteur que je vénère. Ouf, ce n’est toujours pas le cas avec Aquarium, son cinquième titre traduit en France.

 

Aquarium, c’est l’histoire de Caitlin, 12 ans, qui vit avec sa mère dans une banlieue de Seattle. Cette mère célibataire fait comme elle peut pour joindre les deux bouts et concilier travail, maternité et parfois vie de femme. Elle travaille tard et sa fille l’attend tous les soirs à l’aquarium où elle passe des heures pour assouvir sa passion pour le monde marin et les poissons. Le roman contient d’ailleurs des illustrations de poissons et autres espèces marines. Des dessins de l’auteur lui-même j’imagine, je n’ai trouvé aucun crédit.

 

Elle y rencontre un jour un vieil homme. Et d’échanges aquariophiles en échanges philosophiques au quotidien, une amitié nait entre eux. Tout va bien dans leur modeste existence jusqu’au jour où… Comme tous les romans de l’américain David Vann, Aquarium fonctionne avec une bonne dose de suspense. Je vais donc arrêter là le déroulé de l’histoire !

 

Peinture des gens ordinaires

Mais parler du dernier roman de david vann en le cantonnant à Seattle et ses pluies incessantes, à la vie difficile de cette mère et de sa fille ou à ce vieillard baignant dans la solitude, ça ferait de ce roman, une peinture un peu glauque de petites gens. Et Aquarium, c’est tout sauf ça !

 

David Vann se révèle une fois encore une fois un incroyable peintre des gens ordinaires. Caitlin et sa mère sont seules à se débrouiller, sans argent. Pourtant, leur relation et leurs personnages rayonnent. La mère d’abord : David Vann nous dépeint une femme qui fait ce qui peut mais qui peut beaucoup. Elle pourrait apparaitre froide dans ces méthodes éducatives mais des scènes de leur vie nous démontrent subtilement son affection, une intimité, une proximité qui permet à sa fille de grandir en toute confiance.

 

La fille ensuite. Caitlin, 12 ans. Sans cercle d’amis. Et qui ne parle jamais de son apparence ou de celle des autres. Une pré ado pas comme les autres qui se passionne pour les poissons et les océans. Une gamine différente donc mais tellement passionnante. D’abord, elle n’a pas l’air de souffrir de sa différence. Surtout, elle puise dans sa passion toutes les ressources pour supporter les méandres et difficultés de l’existence. Exactement ce qu’ils manquent à tant de personnes…

 

David Vann dépeint leur existence à priori médiocre d’une manière si subtile que l’on y décèle les petites perles qui ne résument pas ces personnages à ce qu’ils semblent être. Sans jamais nous le dire, David Vann nous raconte l’histoire ordinaire d’êtres extraordinaires ! Y compris dans leurs incohérences, leurs faiblesses, leur humanité.

 

David Vann trouve la lumière

La finesse psychologique de l’auteur, c’est aussi sa capacité à se mettre dans la tête d’une gamine de 12 ans. Car c’est rarement réussi en littérature : faire parler une pré ado sonne souvent faux ou se révèle parfois pénible à la lecture.

 

David Vann ne tombe pas dans cet écueil et l’éclairage qu’il apporte est incroyable. Quand la mère apprend la relation entre sa fille et le vieil homme, elle perd son sang froid. L’écrivain décrit l’interprétation et les angoisses de la petite fille face à ses crises, un juste ressenti. Bref dans le dernier roman de David Vann, Aquarium, on n’apprend à voir le beau quand il n’est pas immédiatement décelable et on redécouvre le concept de singularité de l’être humain.

 

Enfin, ces tranches de vie critiques et ses faiblesses humaines, David Vann les transforme en conte de fées. Pour la première fois depuis que je lis ses romans, j’ai ressenti une vaste lumière. Aquarium est son 5ème roman traduit en Français et c’est le plus optimiste. Dans son premier Sukkwan Island, Prix Médicis étranger 2010, la relation père-fils tournait au cauchemar sans une once d’espoir possible. Cette fatalité se retrouve aussi dans ses titres suivants comme Désolation ou Impur. Malgré leur noirceur, j’ai adoré ces romans : haletants du début à la fin, ils me procuraient une sorte d’apaisement. Mes propres névroses, incohérences semblaient si pâles face à ces anti-héros torturés ou bourreaux.

 

Si David Vann trouve la lumière à la noirceur de l’existence dans Aquarium, je n’en ai pas moins apprécié son livre. L’auteur admet avec cette histoire de famille que le passé peut ne pas être déterminant dans une existence. Que les blessures peuvent se guérir. Parfois. Peut-être le signe que l’américain a guéri les siennes ?

 

Un fabuleux roman écrit dans une langue brillante et simple à la fois. Que l’on doit aux Editions Gallmeister, éditeur découvreur de David Vann en France.

 

A NOTER : David Vann sera présent du 31 mars au 2 avril 2017 au festival Quai du Polar de Lyon.

Aquarium, David Vann, Collection Nature Writing, Editions Gallmeister, 280 pages, 23 €.

Odezenne et Dolziger Str.2 : en boucle et en live !

Odezenne : matin, midi et soir

Dolziger Str.2, dernier album d'OdezenneJ’avais déjà entendu Odezenne du temps où ils s’appelaient O2zen. Mais juste entendu : jamais vu en live, ni acheté de titres. Et fin 2015, via la radio, je reçois Dolziger Str.2, leur dernier album, du nom de la rue de Berlin où ils ont vécu quelques mois. Une claque. Des textes poétiques et crus à la fois qui me ressemblent, une musique électro-pop-hip hop inclassable. Le tout en Français.

Puis j’ai eu la chance de les voir en live à L’Atabal à Biarritz. Nouvelle claque. C’était un soir où j’étais fatiguée. Mais aussi pas trop le moral. Pas la pêche à danser ni m’exciter en concert. La copine qui m’accompagnait ne connaissait pas leur dernier album. Le fameux Dolziger Str.2. Bref, on n’étais pas dans le truc. Et pourtant. En quelques minutes à peine, on sautillait dans tous les sens, un immense sourire aux lèvres !

Quelque soit la configuration, impossible de ne pas être pris par leur énergie et leur musicalité en concert. Odezenne retourne une salle en quelques secondes. Et pendant 2 heures. Car dans leur musique, leur attitude, ils ne trichent pas et emmènent tout le monde dans un lâcher-prise salvateur. Conclusion : on est repartie toutes les deux avec une pêche de dingue. Et toutes les personnes à qui j’ai conseillé d’aller les voir, ont ressenti cette même énergie positive. La musique d’Odezenne devrait être rembourser par la sécu. A écouter matin, midi et soir !

Mon titre préféré de Dolziger Str.2 reste le premier sorti, Bouche à Lèvres. Rythme, texte, clip juste magiques (attention, vidéo inappropriée pour les jeunes ou prudes internautes).
Mais Souffle Le Vent est plutôt dingue aussi (vidéo sur cette page). Et aussi Vodka. Sans parler de On nait On vit On meurt. Bref, tout l’album ! Allez les voir en live. Franchement !