Pain à la farine de pois chiche et graines de courge

Recette de pain rustique !

Un pain à la farine de pois chiche, quelle idée ! En fait, j’ai acheté par curiosité de la farine de pois chiche en vrac à La Vrac Mobile (épicerie itinérante de produits bio et locaux vendus en vrac). Puis j’ai cherché ce que je pouvais faire avec. En fait, j’ai été assez surprise ! Plein de choses : galettes, falafels, panisse, socca ! J’ai choisi de faire simple pour un début alors je me suis lancée dans un pain à la farine de pois chiche et graines de courge que j’ai trouvé sur le blog Délice Céleste. J’avais plus ou moins tous les ingrédients. Et faire un pain, c’est dans ma corde !

recette de pain à la farine de pois chiche et graines de courge, lin, tournesol.

Visuellement, le pain était plutôt joli. Gustativement, il n’a pas fait l’unanimité à la maison. J’ai adoré son goût rustique tout comme mon cadet. Mon fils aîné et la benjamine, pas du tout ! Du coup, on a mangé cette grosse boule campagnarde à deux ! Le soir même, tout chaud sorti du four. Et le reste de la semaine, grillé pour le petit-déjeuner. On s’est régalé !

 

Les ingrédients du pain à la farine de pois chiche

Comme d’habitude, j’ai fais des petites modifs…

  • 250 ml d’eau tiède contre 270 dans la recette de base
  • 20 ml de lait (à la place des 20 g de lait entier en poudre préconisés dans la recette : d’abord je n’en avais pas. Et je ne suis pas fan de l’idée du lait en poudre, je ne trouve pas ça très naturel…)
  • 60 g d’huile d’olive (oui c’est beaucoup ! J’ai été étonné mais en fait cette quantité passe très bien. Cela permet au pain de ne pas être trop sec je pense car la farine de pois chiche est moins légère que la farine de blé)
  • 8 g de sel
  • 200 g de farine semi-complète T80 (à la place de la T55, farine blanche préconisée dans la recette, farine que j’utilise de moins en moins)
  • 150 g de farine d’épeautre
  • 160 g de farine de pois chiche
  • 10 g de sucre en poudre
  • 2,5 cuill. à café de levain de blé déshydraté (à la place des 15g de Levure boulangère sèche. J’achète du Lev’Blé en magasin Bio, plus économique et plus naturel que la levure boulangère).
  • graines en tout genre : courge, lin, tournesol, pavots (riches en Oméga 3)

Préparation du pain

  • Sur le blog où j’ai trouvé la recette, Sabine pétrit la pâte dans un robot au crochet. Comme je suis un peu fainéante, j’ai mis tous les ingrédients dans ma machine à pain en optant pour le mode « pâte seulement » et laissé gentiment tourner et reposer pendant 1h30 ! Si vous n’avez ni machine à pain, ni robot doté d’un crochet, je ne vois qu’une solution : à l’ancienne ! Retroussez vos manches pour pétrir tous les ingrédients…
  • Après le temps de repos d’au moins une heure, farinez votre plan de travail. Aplatissez la pâte et donnez lui une grossière forme de rectangle. Repliez deux côtés du triangle puis tournez la pâte d’un quart de tour. Refaites une fois cette manœuvre puis formez une boule en laissant les plis dessous. Recouvrez d’un torchon à l’abri des courants d’heure et laissez lever encore au moins 30 mn.
  • Avant d’enfourner à four chaud (240°C indiqué dans la recette, je l’ai cuit à 220°C), faites une incision en forme de croix (ou pas : moi il s’était fendillé tout seul et je trouvais ça joli comme ça).
  • Enfournez en remplissant la lèchefrite d’eau ou en glissant un ramequin d’eau sur la grille. Refermez rapidement la porte du four pour ne pas laisser s’échapper la vapeur d’eau.
  • Cuire entre 20 minutes et 30 minutes.

le pain à la farine de pois chiches, plein de bons nutriments pour la santé mais pas au gout des enfants...Un pain Bon pour la santé

J’ai fait ma petite enquête et j’ai trouvé que le pois chiche contient des fibres et de l’amidon, bénéfiques pour la santé intestinale (c’est important !). C’est un aliment riche en protéines végétales, en vitamine, en minéraux, et pauvre en matières grasses et en cholestérol. Consommé tel quel, il représente une excellente source de nombreux nutriments. Sous forme de farine, il reste une bonne source de manganèse, cuivre, pholate, phosphore, fer, zinc, magnésium, potassium, sélénium, vitamines B1, B2 et B6 ! Bref, malgré les deux avis contraires dans la famille, le pain à la farine de pois chiche a toutes les chances de figurer dans mes recettes de pain fétiches…

 

Variante

J’ai refais ce pain mais je n’avais plus de farine d’épeautre. Je l’ai remplacé par une farine de blé complète (T110 ou 130) et le résultat était très bon. Je pense qu’en utilisant la même quantité de farine de pois chiche et un poids identique en farine de blé quelle qu’elle soit, cela fonctionne ! La prochaine fois, j’essayerai avec de la farine plus blanche (T55), il sera peut-être moins corsé, plus léger et aura plus de chances de séduire tous les enfants !

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3 minutes à méditer, de Christophe André

Le livre qui a (va) changé ma vie !

Trois minutes à méditer, dernier livre de Christophe André, aux éditions de L'Iconoclaste France Culture : critique.Le dernier titre du psychiatre Christophe André, 3 minutes à méditer, une coéditions L’Iconoclaste/ France Culture est mon nouveau livre de chevet ! Je le savoure depuis quelques semaines. Et oui en 2017, je me mets (vraiment) à la méditation ! J’ai déjà pratiqué (essayé) la pleine conscience lors de cours de yoga. C’est là que j’ai vu que j’avais du boulot… Mais j’ai entre aperçu pendant ces tentatives que parvenir à la pleine conscience me procurait un bien fou. J’étais donc tentée depuis quelques années à essayer la méditation. Je n’avais pas encore saisi l’occasion et la sortie de cet ouvrage a fini par m’aider à me lancer. Car essayer la méditation avec un livre, c’est le faire quand on veut, quand on peut sans sortir de chez soi. Et c’est surtout s’initier mais pas seul : avec l’aide d’un professionnel, à savoir christophe andré.

La méditation, gymnastique de l’esprit

Ce livre, issu de l’émission de France Culture que vous avez peut-être déjà suivi durant l’été 2016, qui s’intitulait également 3 minutes à méditer, propose une initiation à la méditation de pleine conscience. C’est à dire une méthode d’origine boudhiste, modifiée et laicisée pour être utilisée dans des contextes de soin (donc rien de religieux là dedans). La méditation de pleine conscience c’est quoi ? C’est une gymnastique de l’esprit qui permet de développer sérénité, force et lucidité. Une gymnastique pour vous invite à respirer, vous concentrer pour lâcher-prise, résister aux maux de notre époque. Bref, tout le monde reconnaît qu’il faut faire de l’exercice physique pour se sentir bien. C’est aussi vrai pour la tête… Voilà un type d’entraînement qui peut aider à se sentir bien, mieux, moins mal : la méditation de pleine conscience !

Dans l’introduction, Christophe andré explique comment il en est venu à la méditation après un drame personnel. Il nous confie que cette pratique est l’outil psychologique qui lui a le plus apporté sur le plan personnel. Une aide précieuse dans les moments de détresse. Mais la méditation a également developpé son aptitude à mieux savourer les bons moments. Là, je suis page 15 du livre et je me dis : « c’est justement ça que je veux ! »

Par Christophe ANdré, médecin-psychiatre

Je pars confiante car je sais que l’auteur est quelqu’un de sérieux. Christophe andré est un psychiatre donc un médecin, spécialisé dans les troubles anxieux et dépressifs. Il a commencé à s’intéresser à la méditation dans les années 90 en tant que praticant et médecin. Il se forme à l’enseignement de pleine conscience et devient l’un des premiers dès 2004 à la proposer à ses patients dans le cadre de protocole thérapeutiques au sein du service hospitalo-universitaire de l’hopital Saint-Anne à Paris.

Ce livre n’est pas l’œuvre d’un gourou ou le produit d’une étude marketing écrite par un pseudo coach de vie ! D’ailleurs, aux plus réticents (oui oui je sais que vous êtes là, n’est-ce pas Claire…), Christophe André explique dans son intro ce que montrent les études sur la méditation. Ensuite, il nous éclaire sur quand, comment et où méditer au quotidien. Et pour nous aider, suivent 40 chapitres ou 40 petites méditations destinées à ouvrir des parenthèses de pleine conscience. Il propose d’en déguster une par jour. Pour prendre le temps de s’initier à cette pratique.

Et ce merveilleux livre qui se dévore – difficile de ne lire qu’un chapitre par jour – contient également un CD. A ecouter dans le lit, la voiture. 40 pistes, donc une par jour aussi. Pour entendre la douce voix de Christophe André nous initier par de petits exercices à entrer dans la méditation de pleine conscience. Et pour vous donner une idée, j’ai sélectionné un extrait : la piste / chapitre 2 du livre CD (l’émission radio du 5 juillet 2016).

Le bavardages des pensées

Ce que certains thérapeutes appellent Mental FM. C’est à dire le bavardage constant de notre esprit, les pensées qui envahissent notre esprit en permanence. Si je vous propose cet extrait c’est qu’il aborde l’un des mes problèmes… Et je n’en peux plus ! De la liste de courses à la paperasse administrative en passant par la logistique-taxi des enfants, les mails à envoyer et les dossiers boulot à régler… Mon esprit ne s’arrête jamais de tout balayer en détail ! Je suis fatiguée. Je voudrais qu’il fasse une pause ! Christophe André nous apprend à prendre de la distance, repérer ces pensées incessantes, apprendre à s’en détacher. Regarder le flot des pensées au lieu de s’y débattre. On l’écoute !

Les autres exercices du guide d’initiation 3 minutes à méditer s’intéressent au souffle, émotions, angoisses, du bon usage des écrans, à l’alimentation, au présent, la contemplation… 40 thématiques pour nous aider à prendre du recul, voir les choses autrement. 40 exercices de gymnastique de l’esprit. Lidée de cette émission de radio était génial. Et quelle bonne idée de l’avoir transposée en livre-CD. 230 pages, un CD indispensable qui peuvent faire du bien à tout le monde. Malheureusement, pas encore remboursé par la sécu mais pour la modique somme de 19,90 €, vous en avez pour votre argent. Et pas de panique si vous n’avez plus de lecteur CD dans la voiture ou chez vous, cet ouvrage ultra moderne (même s’il traite d’un sujet vieux de plus de 2000 ans) contient un code QR qui permet de télécharger les pistes. Elle est pas belle la vie ? A méditer !

3 minutes à méditer, Christophe André, Editions de L’Iconoclaste / France Culture, 230 pages, 19,90 €.

 

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Vivre sans déchets ?

Défi : Réduire l’impact de notre famille sur l’environnement

Depuis plusieurs mois, je tente avec l’aide de mes 3 enfants de réduire au maximum la production de déchets au sein de notre foyer. Vivre sans déchets en France ou dans n’importe quel pays développé semble impossible. Cela n’empêche pas de les réduire… Cette expérience, loin d’être simple, a le mérite de modifier de manière positive notre mode de consommation, d’alimentation. Mais également d’engendrer des conversations familiales passionnantes. Et paradoxalement de faire quelques économies !

Manger bio et local

We feed the world, film documentaire édifiant a bouleversé mes habitudes de consommation.Etant proche de la nature, sensible à sa beauté, je développe depuis plusieurs années un comportement de plus en plus écolo. Je tente, à mon échelle, de réduire mon impact sur l’environnement. Evidemment, je ne jette aucun déchet autre que dans une poubelle. Y compris mes mégots. Et je trie mes déchets. Je recycle les déchets biodégradables dans un compost. Puis j’ai découvert des documentaires tels We feed the world, Le marché de la faim en 2005. J’ai pris une grosse claque. Ce film est passionnant et déprimant à la fois. Mais je vous le conseille (toujours disponible aux éditions Montparnasse). Je suis devenue plus exigeante sur la provenance des aliments. J’ai commencé à acheter mes fruits et légumes, ma viande, etc. d’origine française voire locale. Je ne dirai pas que je devenue locavore car je ne peux m’empêcher de consommer des produits impossibles à produire dans le sud ouest de la France : café, thé… Idem pour les enfants : bananes, oranges…

 

No impact man : une révélation !

No impact man, de colin Beaven ou le défi de réduire son impact sur l'environnement en vivant à New-York.Je vous conseille également l’excellent ouvrage de Colin Beaven à ce sujet : No Impact Man, publié en France chez 10-18. Ou l’expérience d’un couple new-yorkais parents d’une petite fille qui tente le défi de réduire au maximum leur impact sur l’environnement pendant un an. A tous niveaux : alimentation, hygiène, consommation, énergies. Leur expérience est extrême mais elle a le mérite d’identifier clairement les obstacles au quotidien dans une grande ville, avec des enfants et lorsqu’on travaille ! Parce que oui, bien sûr, vivre sans électricité en autarcie alimentaire est toujours plus simple en rase campagne… A la fin de leur année expérimentale, ils ont repris une vie « normale » sur certains aspects. Mais ils ont aussi adopté de nombreux gestes qui préservent l’environnement mais aussi leur santé ou leurs relations familiales et sociales (lisez-le, il est passionnant !).

De saison, local, bio, sans emballage…

Enfin bref, ces documentaires, ces livres m’ont fait réfléchir et poussé à consommer autrement. Je n’achète pas certains produits fabriqués par certaines marques non-respectueuses de l’environnement ni des humains ou qui utilisent des ingrédients nocifs pour la santé (toutes les marques du groupe Nestlé par exemple au grand désarroi de mon fils ainé qui adoooore les Chocapic). Je n’achète pas de produits suremballés (sachets individuels emballés dans un autre sachet tels que les chips, les brioches, les gourdes de compote au grand désespoir de ma fille de 6 ans qui adore les portions individuels « parce que c’est trop mignon »). J’achète les fruits et légumes de saison et le plus localement possible. J’achète dès que possible (selon l’origine et le prix) des produits bio. Et je bannis les plats préparés ou produits de l’industrie  agroalimentaire. En essayant de faire le maximum moi-même : pain, yaourts, goûters, repas…

Acheter en vrac pour réduire ses déchets.
Les livres de la famille Zéro Déchets pour trouver de bonnes idées de solutions alternatives.

Et les enfants dans tout ça…

Ces premiers pas de consommateur responsable ne sont pas sans heurts avec mes enfants. Oui, ils préfèrent certaines marques, aliments, formats. Mais je tiens bon et leur explique pourquoi. Maintenant, ils me connaissent et se sont fait une raison. Cela a le mérite de les faire réfléchir aussi, de leur faire adopter les bons réflexes. Avant de me demander d’acheter certains fruits, ma fille me demande d’abord si c’est la saison. Et ensuite, s’ils viennent de France ! Ils acceptent aussi parce que parfois, je craque ! Pour leur faire plaisir. Ne pas les braquer. En général, je le fais pour les départs en vacances. J’achète des gourdes de compotes, des gateaux emballés (mais bio) et… du coca pour mon grand ! Cela reste exceptionnel car on ne part pas en vacances tous les mois. Et comme ils ont rarement l’occasion d’en consommer, ils apprécient d’autant plus. Ce qui correspond à une autre de mes lubies : la patience et la rareté développe la jouissance… Mais ne nous égarons pas, c’est un autre sujet !

Une éducation au goût ?

Les enfants ont aussi découvert que ce mode de consommation à contre-courant de la majorité de leurs copains et parfois frustrant présente des côtés appréciables. Quand leurs amis viennent à la maison ou qu’ils vont chez eux, ils prennent conscience du temps que je passe dans la cuisine et des différences de goûts entre l’industriel et le fait-maison… Attention, je ne condamne pas les parents qui ne cusinent pas ! Si je cuisine, c’est parce que j’aime ça. C’est une des mes occupations principales le week-end ! Et la semaine, je sais très bien que je peux le faire grâce à mon emploi du temps de travailleuse indépendante. Mais je ne passe pas une heure tous les soirs dans la cuisine. J’ai appris à développer des recettes ultra simples qui nécessitent peu de temps de préparation… Je suis indépendante, mais je travaille quand même ! (Ce qui me donne l’idée d’un autre article : idées de menus très simple à réaliser en 30 mn chrono !)

Jusqu’au zéro déchets…

Je fais la plupart de mes courses au marché, dans mon épicerie bio, chez le primeur et le boucher. Je ne vais au supermarché que pour les objets ou aliments du quotidien que je ne trouve pas ailleurs. Et pourtant, j’avais le sentiment de ne pas faire encore assez… Jusqu’à l’arrivée de la Vrac Mobile !

La Vrac Mobile

Pour atteindre le zéro déchet :la vrac mobile, épicerie ambulante de produits bio et locaux vendus en vrac
La Vrac Mobile, épicerie ambulante qui passe à Soorts-Hossegor et permet de réduire nos déchets avec la vente en vrac de produits bio et locaux !

Deux jeunes femmes adorables ont eu l’excellente idée (et le courage) de se lancer dans la création d’une épicerie ambulante de produits bio et / ou locaux en vrac, sans emballage. Aliments secs, produits d’hygiène et d’entretien, condiments, thé, café, leur Vrac Mobile propose de nombreux produits du quotidien. Le principe est simple : vous venez avec vos pots, sachets, bocaux et vous achetez la quantité que vous souhaitez. Si vous arrivez les mains vides, elles vous offrent des sachets en papier (recyclés et réutilisables)  ou vendent des bocaux à prix très abordables. Elles tournent avec leur joli camion (Willy) au Pays Basque et dans le Sud des Landes. Chez moi, elles sont à Hossegor le vendredi après-midi et le samedi matin. Et leur arrivée a été une révélation ! J’ai commencé par acheter les produits que j’avais l’habitude d’utiliser mais en vrac : farine, pâte, riz, sucre, café, huile, vinaigre blanc. Puis j’ai aussi changé mes habitudes avec des produits que je ne connaissais pas : farine de pois chiches, pâtes au piment ou à la spiruline, cristaux de soude…

Le nerf de la guerre : le prix !

Financièrement, je m’y retrouve. Les tarifs ne sont pas toujours comme on le croit beaucoup plus élevés. Les prix proposés dans la Vrac Mobile sont plutôt abordables pour des produits bio et / ou locaux. 19 centimes les 100 g de farine par exemple… Pour la viande chez le boucher, j’opte pour des lots que je congèle. Et on en mange moins ! Pareil pour le fromage acheté sur le marché : il est meilleur, on en achète moins et on le déguste ! Idem pour les fruits et légumes. Avec les marchés presque quotidiens, j’en achète moins. Donc ils sont mangés, on n’en jette pas. Enfin, réaliser soi-même les plats du quotidien, les goûters, les yaourts… Cela demande un peu de temps, beaucoup d’amour mais surtout des ingrédients de base abordables ! Franchement, je ne fais pas l’addition de toutes mes courses mais je n’ai pas l’impression de dépenser plus. Je ne fais pas partie des hauts salaires et j’arrive à nourrir ma famille de cette façon. Donc c’est possible ! C’est un choix de vie. On mange mieux, des produits sains en produisant un minimum de déchets.

Les limites de notre expérience

Nous avons réussi à réduire nos déchets : je vais moins au container à poubelle et au point de cyclage. Mais on peut encore s’améliorer. Parfois, je me demande comment. Exemple : je n’achète plus de jus d’orange. Donc on ne jette plus de bouteilles plastiques ou verre. Mais on jette beaucoup de peaux d’oranges qui ont servies à notre jus du matin ! On est 4, faites le compte… Comme les agrumes ne sont pas conseillés dans le compost, elles atterrissent dans la poubelle. Et Rien que ce geste matinal la remplit beaucoup… Enfin, je dois encore me creuser la tête pour éviter certains produits emballés… sans pour autant perdre du temps en course ou en préparation…

Les points positifs

le pain à la farine de pois chiches, plein de bons nutriments pour la santé mais pas au gout des enfants...
Le pain fait maison à la farine de pois chiches achetée en vrac : plein de bons nutriments pour la santé mais pas au goût des enfants…

On consomme différemment mais mieux ! Des aliments sains moins dangereux pour la santé que les produits de l’industrie agro-alimentaire. Riches au choix en sel, sucre, huile de palme, OGM, conservateurs, colorants, etc. Des aliments différents, nouveaux. Les enfants sont curieux chaque semaine de savoir ce que j’ai pu trouver à la Vrac Mobile. Ils se sentent un peu des aventuriers du goût ! Souvent ils aiment. Comme les pâtes vertes à la spiruline, les haricots noirs. Parfois moins… Mon pain à la farine de pois chiche n’a pas eu un franc succès chez tous les enfants… (Si vous avez d’autres recettes, je suis preneuse !)

 

 

 

 

 

 

Poursuivre le défi

J’essaye de pousser l’expérience plus loin de jour en jour. Je fabrique depuis quelques semaines ma lessive, et depuis quelques jours mon produit lave-vaisselle. Très simple à faire, efficaces et… Plus économiques que les produits polluants vendus en supermarché ! Recettes et expériences à suivre bientôt sur le blog ! Bref, avec le presque zéro déchets, on ne s’ennuie pas… C’est devenu un défi quotidien, un jeu ! Si vous aimez y jouer aussi, n’hésitez pas à partager votre expérience avec moi, vos recettes !

Pour aller plus loin

Les sceptiques ou ceux qui veulent en savoir plus peuvent se plonger dans les excellentes, très documentées et édifiantes enquêtes de la journaliste Marie-Monique Robin : Le Monde selon Monsanto, Notre poison quotidien et / ou Les Moissons du futur. Ils existent en film documentaire et en livres, et sont traduits en plusieurs langues. Il y a urgence ! Si mes petits gestes ne sont qu’une goutte d’eau à l’échelle de la planète, je crois à la théorie du colibri. Si chacun de nous fait sa part, modifie son mode de consommation, l’environnement se portera toujours mieux. Et je veux croire que la généralisation de ces pratiques aura une influence sur les politiques de l’industrie agro-alimentaire… Et oui, je suis joueuse et naïve positive !

 

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Muffins à la banane cœur pâte à tartiner

Recette facile pour recyler des bananes bien mûres !

Cette recette de muffins à la banane cœur fondant de pâte à tartiner, je la fais pratiquement toutes les semaines ! Il faut deux bananes bien mûres. Et toutes les semaines, les enfants laissent deux bananes mourir dans la corbeille de fruits… A croire qu’ils font exprès pour que je cuisine ces muffins ! En fait, depuis plusieurs années, je recherche une recette de pâtisserie pour recycler les bananes trop mûres pour être consommer. J’en ai essayé plusieurs. Mais jamais une seule n’a obtenu les grâces de mes enfants… Et de moi, il faut bien l’avouer. Jusqu’à celle-ci ! En faisant une énième recherche sur Internet, j’ai fini par trouver sur le Journal des Femmes / Rubrique Cuisine. Celle de Sophie Le Bot est juste parfaite !

recette facile muffins pâte à tartiner idéales pour recyler bananes trop mûres !

Aujourd’hui, samedi, il restait deux bananes trop mûres comme toutes les semaines. Donc j’ai refais ces muffins, délicieux à consommer tout chaud à la sortie du four. Mais également froid le lendemain (quand il en reste…). Le goût et la texture… Ils sont juste parfait ! Surtout, ils se préparent en 10 mn, cuisent en 20 mn. Donc excellent goûter ou petit-dej en 30 mn ! Je respecte toutes les proportions et le déroulé de la recette. J’ai simplement adapté certains ingrédients à notre mode de consommation (je sais, je suis pénible).

Ingrédients pour 12 muffins

  • 80 g de beurre salé fondu
  • 70 g de sucre de canne ou blond ou roux
  • 2 œufs
  • 2 bananes bien mûres
  • 150 g de farine : rien n’est précisé dans la recette mais j’utilise de la T80 ou 110 (semi-complète ou complète), meilleure pour la santé (d’où la couleur de mes muffins)
  • 2 cuillère à café de levure (que je remplace par du bicarbonate de soude, plus naturel et moins cher)
  • 1 sachet de sucre vanillé (je n’en mets pas car je glisse une gousse de vanille dans mon pot de sucre en poudre)
  • Pâte à tartiner bio et sans huile de palme (et non célèbre marque de pâte à tartiner utilisant de l’huile de palme qui participe donc à la déforestation, à l’exploitation inhumaine des populations locales et mort des orang-outans…)

Préparation : 10 mn !

  • Faire fondre le beurre puis le mélanger au sucre, aux bananes écrasées sommairement, aux œufs, à la farine et au bicarbonate de soude.
  • Dans des moules à muffins, remplir d’une cuillère à soupe de préparation.
  • A l’aide de 2 petites cuillères, placer au centre de la pâte à tartiner. Quantité à modérer selon votre gourmandise.
  • Recouvrir chaque moule du reste de pâte. Dans mon cas, en général un peu moins d’une cuillère à soupe.
  • Cuire à four chaud (200 à 220° selon sa puissance) pendant 15 à 20 minutes. C’est prêt !

Variante : si vous n’êtes pas fan de pâte à tartiner, je l’ai déjà essayée avec des pépites de chocolat et c’était délicieux. Mais meilleurs à la sortie du four plutôt que le lendemain (le chocolat durcit… Forcément !).

My Gurl, nouveau single de Part Company

Indie Pop Planante

My Gurl du duo Indie Pop Part Company est sortie le 27 janvier. Et ce nouveau single annonce la sortie en mars de leur premier album Seasons. Un gros coup de cœur. J’ai eu le plaisir de recevoir dans une émission pour la radio Yoël et Damien, les deux compères modestes et drôles de ce duo fabuleux à l’occasion de la sortie de leur second EP Manfred. Puis, de les voir en live quelques semaines plus tard dans le cadre d’une sortie de résidence. Et ils sont vraiment bluffants. Sentiment confirmé à l’écoute du premier single de l’album. My Gurl est une ballade tout en contraste, aérienne et puissante. A écouter fort pour rêver, pleurer, aimer, tenir le coup tout simplement ! Je suis fan.

 

J’ai pu écouter l’album Seasons en entier et je vous dis vivement le 6 mars ! Si la ballade entêtante de My Gurl vous a séduit, vous serez sous le charme de cet opus éclectique. Sonorités psyché, rock, pop, indie, chaque titre offre un univers musical différent. Toutefois, Seasons présente  une seule identité, celle d’une musicalité incroyable paradoxalement teintée de légèreté. Enfin un premier album pour un groupe talentueux qui a déjà fait parlé de lui en 2014 avec la sortie de leur premier EP Babar et le titre éponyme qui avait rencontré un joli succès.

Un succès mérité pour ce duo. Qui s’explique notamment par la voix de Damien, leur fragilité, leur perfectionnisme teinté de doute. Mais aussi leur univers personnel et universel à la fois…Un succès qui devrait se confirmer en mars à la sortie de leur premier album Seasons.

Seasons, premier album de Part Company à paraître chez Label Gum

 

Seasons, Part Company
Le 6 mars
Label Gum

Littoral, de Bertrand Belin : chronique

Second roman de Bertrand Belin : Monde de brutes en poésie

Littoral, le second roman de Bertrand Belin publié chez P.O.L, c’est tout une histoire. C’est toute une histoire car ce livre je ne l’ai pas repéré dans un mailing d’éditeurs, sur les réseaux sociaux ni Internet mais en librairie (l’excellente Le Vent Délire). Ce roman édité chez P.O.L présente la même couverture et jaquette que tous les livres de l’éditeur. Couverture blanche très sobre avec le titre en bleu foncé et le nom de l’auteur en lettres fines. Quatrième de couverture toujours aussi sobre avec seulement quelques lignes. Ici 4, tirées du roman. « L’armée d’un pays, informée par la rumeur, est montée chez lui en fin de journée quand la femme était là avec un seau de patates tout seule debout. »

littoral, roman de Bertrand Belin, édité chez P.O.L : chronique.

Bertrand Belin : auteur, compositeur, interprête

Toujours difficile de se faire une idée dans de telles conditions. Mais avec P.O.L, je pars confiante. Je n’ai jamais été déçu car c’est un éditeur exigeant. Donc je m’arrête sur ce livre. Et ce qui m’attire dans ce petit roman de 96 pages, c’est aussi le titre : Littoral. Vivant près de l’océan, je suis subjectivement intéressée par tous les romans ayant pour cadre le bord de mer. Quand enfin, mes yeux se portent sur le nom de l’auteur, je le prends. L’auteur est Bertrand Belin. Auteur compositeur interprête. Je ne savais pas qu’il était écrivain. En revanche, je sais que son dernier album Cap Waller m’a profondémment touché. Par son univers musical minimaliste tout en finesse. Mais aussi par les textes, forts et poétiques à la fois. Voilà pourquoi j’ai eu envie de lire son roman.

« Une boule d’épouvante »

Et je n’ai pas été déçue, bien au contraire. Ce livre est d’une puissance et d’une poésie incroyables. Comme ce roman elliptique ne fait que 96 pages, il est difficile de vous résumer l’histoire sans rompre le charme. Je vais juste vous dire que c’est l’histoire d’un pêcheur. Dans une contrée proche de Quiberon. A une époque enigmatique mais en temps de guerre ou d’occupation. Un roman universel donc qui, sous le prétexte de cet anti-héros pêcheur au caractère bourru et violent, évoque la tragédie de la guerre et de l’occupation, la violence individuelle et collective. Dans la présentation du roman par l’auteur et sur le site de POL, Bertrand Belin explique que Littoral est :  » une manifestation particulière d’un noyau d’épouvante que j’ai en moi depuis toujours. Une boule d’épouvante qui poussait (…), et l’océan a quelque chose à voir avec ça.  »

On ressent tout à fait cette boule d’épouvante qui grandit à la lecture. Par les procédés littéraires employés par l’auteur d’abord. Les personnages ne sont pas nommés mais désignés par  » l’autre, le plus jeune, le troisième homme, la femme ». Des êtres humains quasi déshumanisés dans une société rongée par la peur et la violence. On ressent l’épouvante par la construction également. Laissant place au suspens et dévoilant l’incident en toute fin d’histoire. Enfin, on la ressent par le style : hâché, répétitif qui fait de ces phrases simples et transparentes des messages d’une intensité qui frappent la lecture. Le livre se dévore en quelques heures. Mais il faut quelques heures pour s’en remettre !

Une lecture qui secoue

L’histoire, le fond comme la forme n’en font pas un roman facile et traditionnel. Mais qu’il est bon de se faire surprendre, secouer de cette manière. Littoral pourrait représenter un exercice stylistique fabriquée de toute pièce. Pourtant, on sent l’écriture instinctive. On sent la boule d’épouvante que l’auteur couche sur papier parce qu’il doit s’en défaire. L’auteur placide et écorché à la fois livre tout. Et cette mise à nu authentique bouleverse à la lecture. J’ai adoré !

Avant de devenir écrivain, Bertrand Belin est avant tout musicien, auteur et compositeur. Né à Auray en 1970, il grandit près de quiberon avec ses 4 frères et sœurs, fils d’une maman au foyer et d’un père pêcheur. Il arrive à Paris en 1989 et se lance dans la musique. Depuis de nombreuses années, parallèlement à une carrière de chanteur, il travaille avec le théâtre, la danse et le cinéma. Concernant sa carrière dans la musique, j’ai particulièrement savouré son dernier album Cap Waller sorti en 2015. L’artiste est d’ailleurs en tournée actuellement !

Avant Littoral, chez le même éditeur, il avait publié en février 2015, un premier roman intitulé Requin. Je l’ai découvert avec Littoral que je vous conseille vraiment de lire. Et je vais me pencher sur son précédent titre avec curiosité et plaisir !

Littoral, de Bertrand Belin, Editions P.O.L, 96 pages, octobre 2016, 9 €.

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