Pain complet « énergie » : la recette

Idéal pour le petit-dej ou le goûter

Recette de pain pour faire le plain d'énergie !

Comme je suis débordée et fatiguée en ce moment, je me suis lancée pour la première fois dans un pain « énergie » avec la machine à pain. J’ai trouvé la recette dans le livre de Cathy Ytak, Du Bon Pain, collection Les petits plats, éditions Marabout. Il est simple à réaliser car il suffit de mettre tous les ingrédients dans la machine à pain, sélectionner le mode Pain Complet pour déguster un pain chaud 3h40 après. C’est un pain « énergie » car composé de müesli (céréales riches en fibres), fruits secs (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras), farine semi-complète et mélasse (édulcorant que l’on trouve facilement en magasin bio et riche en minéraux essentiels mais rares dans notre alimentation). D’ailleurs dans le livre, il s’appelle Pain au Müesli. Mais comme d’habitude, j’ai adapté la recette. Donc je l’ai rebaptisé pain complet « énergie ».

 

Les ingrédients pour un Pain « énergie » de 750 g

  • 270 ml de liquide (moitié eau / moitié lait)
  • 270 g de farine T80
  • 50 g de farine de seigle
  • 2,5 cuill. à café de levain déshydraté
  • 1,5 cuill. à café de sel
  • 15g de beurre
  • 10 g de mélasse ou 20 g de miel : j’ai utilisé de la mélasse noire de canne à sucre d’où la couleur foncé du pain. J’aime son goût particulier de caramel et réglisse. Et cet édulcorant naturel complet et non raffiné est riche en minéraux (calcium, magnésium, fer, potassium…)
  • 100 g de müesli : c’est un mélange de céréales et de fruits secs en général, souvent à base de flocons d’avoine.  J’ai remplacé par 100 g de flocons d’avoine complet, c’était parfait.
  • 40 g de figues séchées + 20 g d’abricots secs : je n’en avais pas non plus… J’ai donc remplacé par des raisins secs et des dattes coupées en petits morceaux.
  • J’ai jouté en plus un mélange de graines : courges, tournesol, lin.

Réalisation du pain « énergie »

  • Versez le liquide dans la cuve de la machine à pain puis ajoutez le müesli ou les flocons d’avoine ainsi que les fruits secs afin qu’ils trempent quelques minutes (le temps de sortir les autres ingrédients).
  • Ajouter ensuite le beurre, le sel, la mélasse ou le miel, les farines et le levain.
  • Sélectionner le mode Pain complet et c’est parti ! 3h40 sur ma machine pour pétrissage, lever et cuisson.

Dégustation de ce pain sucré / salé

J’ai lancé le pain vers midi, il était donc tout chaud pour le goûter. Sucré-salé, il était délicieux avec un thé. Parfait aussi le soir avec du fromage. Si vous êtes fan du sucré, salé, il est fabuleux avec un fromage de chèvre ou de brebis accompagné de confiture de figues ou de cerises noires ou de miel (on est gourmand ou on l’est pas…). Et pas mal non plus le lendemain, toasté et beurré au petit-dejeuner.

Le pain énergie, parfait pour le peti-dejeuner ou le goûter mais aussi à la fin du repas avec du fromage.
Sucré / Salé, le pain « énergie » est délicieux avec de la confiture de figue et du fromage de chèvre.

Avec ou sans machine à pain

Livre de recettes Du bon pain, de Cathy Ytak, collection Les petits plats, editions Marabout. J’ai réalisé beaucoup de recettes de ce livre de Cathy Ytak mais c’était la première fois pour ce pain. Le sous-titre du livre est Spécial machine à pain. Mais il contient pourtant de nombreuses recettes à réaliser sans la machine. Et ce sont plutôt celles-là que je pratique : baguettes, pain bis à l’épeautre, pain à la farine de Kamut, Ciabatta… Quand j’ai acheté ma première machine à pain, il y a environ 10 ans, j’en ai fait 2 à 3 fois par semaine et exclusivement en machine à pain (pétrissage et cuisson). Sauf qu’au bout d’un certain temps, on est arrivé à saturation des pains carré… J’ai alors continué à utiliser la machine mais uniquement pour le pétrissage (mode Pâte seule). Je forme ensuite le pain pour le laisser lever sur une plaque puis le cuire au four.

Avec cette recette, j’ai retenté en machine à pain car j’ai trouvé pratique d’appuyer sur un bouton pour déguster le pain quelques heures après sans rien avoir à faire. Mais je pense que vous pouvez tout à fait pétrir à la main ou en robot. Former une boule, laisser lever sur une plaque à l’abri des courants d’air puis le cuire au four. Une méthode qui demande plus d’investissement. Mais tout à fait justifié pour un pain « énergie » !

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Femme active et maman de famille nombreuse

Mais pas wonder woman…

Comme je l’ai expliqué dans la section à propos, je travaille et suis maman de 3 enfants. Cela implique une sacrée organisation et une bonne dose d’optimisme. Mais cela ne suffit pas toujours. Depuis plusieurs semaines, je me sens fatiguée, à fleur de peau (à peine irritable…), débordée… Bref au bord de la crise de nerf.

Ma table de salle à manger / Bureau : le bazr à l'image de la vie, parfois...
Ma table de salle à manger / Bureau : le bazar à l’image de la vie, parfois…

La faute à la fin de l’hiver évidemment et au manque de lumière et de soleil. Mais aussi à mon rôle de maman solo de 3 enfants. Pas tant d’enfants que ça en fin de compte mais qui me classent quand même dans la catégorie famille nombreuse. Et sous-entend un marathon quotidien : courses, repas, taxi entre l’école primaire, le collège, le lycée, les activités, rendez-vous profs, médecins, dentiste, coiffeur, etc. Sans compter que pour le bien-être de ma petite famille, je me suis mise en tête de tout cuisiner maison : pain, yaourts, goûter, repas.

Bref, une vie complète de maman au foyer ! Sauf que je travaille… A temps plein. Indépendante pour gérer mon temps… Que je ne gère plus du tout. Cet automne-hiver, tout était réglé comme du papier à musique. En théorie… Dans la pratique, les dossiers simples qui devaient parfaitement s’enchaîner sont devenus complexes et se chevauchent. Bref, je vais craquer ! Alors j’ai décidé d’appliquer des petits trucs & astuces pour sortir la tête de l’eau. C’est parti !

La Manie des listes

Je fais des listes pour tout : les rendez-vous à prendre, une course à faire, un gros dossier à finir, un mail à envoyer, les yaourts à faire… Tout ! Y compris de petites missions. 1 – Ca permet de ne rien oublier. 2- Cela a tendance à éviter (un peu) la procrastination concernant les tâches ingrâtes. 3- Cela induit de cocher de nombreuses missions lorsqu’elles sont remplies. C’est bon pour le moral, pour l’égo !

La théorie de la relativité

Théorie inculquée par mes parents et qui consiste à mettre en perspective une existence auto-centrée avec les millions d’existences qui nous entourent. Relativiser mes petits soucis en somme. C’est-à-dire : je vis dans le sud des Landes, mes enfants et moi-même n’avons pas de soucis majeurs de santé, nous mangeons à notre faim et je ne casse pas des cailloux en Chine pour survivre. Je sais que cette théorie de la relativité agace certaines personnes : ce n’est pas parce que nos problèmes quotidiens sont minimes à l’échelle de la planète qu’il faut les ignorer. Moi, cette méthode, je l’aime bien et elle fonctionne souvent !

Projection dans le futur

Une période difficile à passer reste par définition une période. S’imaginer dans le futur, les mauvais moments passés, permet de tenir le cap et de supporter le présent. Aujourd’hui, je me sens débordée. Après après-demain, ça ne pourra pas être pire ! Donc ça ira forcément mieux…

 

Lâcher-prise

Dire stop à mon extrémisme. Admettre que je ne suis pas wonder woman ! Et lâcher prise. J’ai trop de travail en ce moment ? Et bien, je diminue mon rôle de mère au foyer. J’achète des yaourts, du pain ou des gâteaux dans le commerce par exemple. Les enfants n’y voient aucun problème. Trop fatiguée pour me remettre sur l’ordi le soir ? Je vais me coucher, je serai plus productive le lendemain. Un dossier ne se passe pas comme prévu ? C’est pas grave, ça ne changera pas la face du monde…

Se faire du bien

Chien Husky relax sur la plage...
Le chien : en voilà un dans la famille qui ne risque pas le burn out…

 

Lâcher-prise sur les choses qui ne sont pas essentielles. Mais ne rien céder sur les moments qui peuvent me faire du bien ! Même débordée, je poursuis mes marches quotidiennes dans la nature avec mon poilu. Pour son bien-être… Et le mien. Ces quelques minutes tous les jours à marcher sur la plage ou dans la forêt représentent des pauses, des silences essentiels pour tenir le cap. Excepté pour faire de belles photos de nature, je n’utilise pas mon téléphone pendant ces moments. Pas d’appels, de mails, de réseaux sociaux. Une à deux fois par jour. De vraies respirations !  Je vous rassure le concernant, on ne peut pas dire qu’il frôle le burn out…

Profiter des choses simples

Je suis maman solo. Les 2 garçons vivent à temps plein avec moi et vont chez leur père un week-end par mois ainsi que la moitié des vacances scolaires. La benjamine vit la moitié de la semaine chez moi et l’autre chez son papa, pour les week-end c’est un sur deux. Donc si vous avez tout suivi, un week-end par mois au minimum, je suis sans enfants !

Passé le cap de la culpabilité et du manque, j’arrive désormais à en profiter à fond : vivre ces deux jours en ne pensant qu’à moi, sans horaires ni contrainte. Je mange et dors quand je veux, je peux passer l’aspirateur à 22h, partir en balade avec le chien à 6h du mat, prendre le thé avec des copines, manger devant mon ordi du pain et du fromage (ou que du pain vu que j’ai pas fait les courses !). Une vraie bouffée d’oxygène qui me permet de recharger les batteries ! Un luxe quand on est parent.

La méditation

J’essaye depuis peu. Aidée du livre 3 minutes à méditer, de Christophe André. Et ça commencer à porter ses fruits ! Ces quelques minutes centrées sur ma respiration, à tenter de faire le vide, m’aident vraiment à diminuer le stress ou les angoisses. Gymnastique de l’esprit à poursuivre !

Craquer une bonne fois pour toute

Quand tout va bien (ça arrive), je n’ai pas besoin de trucs & astuces. Mais pour les périodes difficiles, y penser et y avoir recours m’aide souvent. Parfois non. Parce que je ne suis pas une wonder woman. Je suis être humain, en quête de paix et d’équilibre, mais également doté de sentiments, de faiblesses. Alors parfois je craque. Je pleure, je crie, je m’énerve. Au choix… Pas les trois à la fois quand même ! Et ça fait du bien aussi. Allez, tout va bien se passer 🙂

 

Brownie fondant, recette facile

Assouvir une envie de chocolat en 20 mn

Un brownie fondant au chocolat noir, voilà encore une recette facile que je fais pratiquement toutes les semaines ! Je l’ai noté dans mon carnet il y a plusieurs années (au moins 10 !) et impossible de me souvenir de la source. C’était sur Internet. Comme d’habitude, j’essaye plusieurs recettes et quand je tombe sur la bonne (simple et réussie), elle se retrouve dans mon carnet. Les avantages de celle-ci : quelques ingrédients de base et 20 minutes suffisent pour assouvir une envie de chocolat ! Je fais ce brownie très régulièrement pour le goûter mais également pour des fêtes d’école, soirées entre copains. Et à chaque fois, on m’a demandé la recette. Parce que cette douceur au chocolat est à tomber et à la portée de tous !

recette facil et rapide du brownie chocolat noir fondant à cœur

Les 5 ingrédients du Brownie

  • 250g de chocolat noir à cuire
  • 150 g de beurre salé (dans la recette originale, il était indiqué beurre doux + 1 pincée de sel. Je préfère du coup mettre du beurre salé aux gros cristaux, il se marie tellement bien avec le chocolat !)
  • 150 g de sucre (dans la recette à la base mais j’en mets plutôt entre 120 et 130 g sinon je le trouve trop sucré)
  • 3 œufs
  • 60 g de farine (blanche ou semi-complète)

Préparation du Brownie : 5 minutes, top chrono 🙂

  • Préchauffez le four à 180 °C.
  • Faire fondre le chocolat et le beurre (au micro-ondes ou sur une plaque à feu doux : avec le beurre, inutile de mettre au bain-marie).
  • Ajoutez le sucre et mélangez.
  • Ajouter les œufs et mélangez.
  • Ajouter la farine et mélangez.

Cuisson du Brownie : a surveiller

Versez la pâte dans un plat pas trop grand (format carré d’une vingtaine de centimètres, c’est bien). Pourquoi ? Si votre plat est trop grand, la pâte ne sera pas assez épaisse et va perdre en fondant. Enfournez pour environ 15 minutes. Tout dépend de la puissance de votre four. Pensez à surveiller. Quand une croute s’est formée sur le dessus, il est cuit !

recette facile et rapide pour des brownies chocolat noir fondantLe point crucial : la dégustation

Je me souviens que dans la recette, il était conseillé d’attendre son refroidissement avant dégustation. Inutile de vous dire que cela n’est jamais arrivé chez moi ! Chaud, fondant, il est tellement délicieux. C’est une pâtisserie dense en sucre, beurre et chocolat. Je le découpe en petit carré et même les plus gournands n’en mange pas 10 ! Donc il en reste  toujours pour le lendemain. Froid, il est délicieux aussi car il reste parfaitement mœlleux et fondant. Il est conseillé de le conserver au frigo. Mais dans ce cas, pensez à le sortir quelques minutes avant pour ne pas qu’il soit trop dur ou trop froid.

Variante N°1 : chocolat ++

Mon fils ainé, vraiment accro au chocolat, l’adore avec des pépites de chocolat… Il suffit de casser grossièrement du chocolat à cuire et de l’ajouter à la pâte avant cuisson. A la dégustation chaude, cela ne change pas grand chose car les pépites sont fondues. Mais refroidi, toujours bien mœlleux avec en plus le croquant des pépites de chocolat, c’est pas mal !

Variante N°2 : avec des fruits secs

Noix, noix de pécan, noisettes, amandes, à ajouter au choix dans le pâte avant cuisson… Un délice en goût et texture !

Variante N°3 : fruité

Je l’ai essayé avec des framboises ou fruits rouges, c’est à tomber. Certes, les enfants sont moins fans (chez moi) mais les grands succombent. Si vous utilisez des fruits surgelés, mélangez les dans la pâte. Pour les framboises fraîches, je préfère les ajouter une fois la pâte versée dans le plat en les déposant délicatement (appuyez avec le doigts pour qu’elles ne restent pas en surface). Cela évite de les broyer.
Comme je n’aime rien jeter, il m’est arrivé aussi d’y glisser des petits morceaux d’une banane ou d’une poire trop mûre : validé par les enfants.

 

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Dans la forêt, de Jean Hegland

Roman bouleversant des éditions Gallmeister

Dans la forêt… Il existe des livres qui vous interpellent si bien que vous avez hâte de les retrouver le soir après votre journée de travail. Des romans dont vous dévorez les 250 premières pages en quelques heures puis faites durer le plaisir des 50 dernières sur plusieurs soirées… Dans la forêt, de Jean Hegland, fait indéniablement partie de ceux là.

Dans la forêt, roman de Jean Hegland paru aux editions GallmeisterJ’avais envie de le lire car je fonce toujours les yeux fermés pour une publication des éditions Gallmeister. Et j’étais intriguée car le roman de l’américaine publié dans son pays en 1996 n’avait jamais connu d’édition française. J’en ai déduit que si Gallmeister nous propose sa traduction 20 ans après, c’est que le texte promettait d’être une belle découverte. Et c’est plus que le cas.

Dans la forêt est classé dans la collection Nature writing de l’éditeur car la nature tient lieu de personnage central dans cette fiction qui pourrait aussi être sommairement classée dans le genre roman d’anticipation. Je m’explique. L’amérique est en pleine apocalypse sur fond de crise énergétique, épidémies, catastrophe naturelle. L’auteur reste mystérieuse sur les causes et les détails de cette déroute car ce n’est pas le thème du roman. Le sujet du livre résulte des conséquences. Tout est fermé, les écoles, les banques, les commerces. Il n’y a plus d’électricité, Internet, ni d’essence. Et cette déroute nous est conté par la voix de Nell, une jeune fille de 17 ans qui vit au cœur de la forêt avec sa sœur Eva âgée de 18 ans. La première devait connaître un brillant avenir intellectuel puisque pratiquement admise à Harvard. Sa sœur se dirigeait vers une carrière artistique de danseuse.

Survivre à la déchéance de l’humanité

Sauf que leur avenir change de route avec l’effondrement de la civilisation. Elles vivent dans la forêt depuis toujours car elevées par des parents bohèmes et à contre-courant de la société de consommation américaine. Elles ont été habituées à un mode de vie alternatif. D’ailleurs, toute cette partie me fait penser au récent film de Matt Roos sorti en 2016 Captain fantastic sur l’histoire d’un père qui souhaite élever ses enfants en dehors de tous contacts négatifs avec la civilisation. Bref, Nell et Eva sont habituées à vivre plus ou moins en autarcie au cœur de la nature. Pourtant lorsque la crise dure, que leur parents disparaissent, elles vont devoir se débrouiller seules. Pour survivre, pour s’adapter à ce bouleversement de destinée. Et même des êtres humains mieux préparés que le commun des mortels à la survie de l’humanité vont connaître la peur, le doute, la colère…

Roman initiatique et manuel de survie

Je ne vous en dis pas plus, ce serait gâter le plaisir de lecture de ce roman magnifique. A la fois roman initiatique et manuel de curiosités naturelles, mais aussi revisite du mythe de robinson ou de l’enfant sauvage. Cette fiction passionnante est le journal intime d’un jeune fille de 17 ans déboussolée  – comme souvent – par le passage à l’âge adulte mais aussi les conséquences de l’effondrement de la civilisation (c’est moins courant). Dans la forêt est un manuel de survie. Adaptation au déclin , survie à nos chimères. Un guide profond vers l’essentiel, la communion avec la nature et les élements. Le tout porté par la voix d’une femme, ce qui reste rare en nature writing ou dans les romans d’anticipation. Cela confère à cette œuvre intense une espèce de sensualité et d’acceptation à l’horreur, à la dureté, à la résiliation.

La forêt : personnage central

L’écriture n’y est pas pour rien dans cette plongée littéraire. Beaucoup d’humilité et de sobriété dans le style qui respire l’authenticité. C’est un journal de bord d’une jeune fille teintée de son innocence. Elle nous livre son ressenti sur un ton à la fois personnel et encyclopédique, un récit ambivalent touchant de naïveté et de maturité. Surtout, au-delà de l’écriture sans faux-semblants et des personnages très attachants, ce roman classé dans la collection Nature Writing fait de la forêt un personnage central. Nature omniprésente dans l’action, dans les descriptions, dans l’atmosphère. Nature hostile mais aussi bien bienveillante. Quand on lit le roman, on sent la terre, on sent l’humidité, on sent la forêt. Une vraie bouffée d’air frais, naturelle et humaine. Un roman fabuleux !

Merci aux éditions Gallmeister d’avoir eu la bonne idée d’importer ce texte en France sorti aux Etats-Unis en 1996. Jean Hegland a publié d’autres titres dans son pays depuis. J’espère que l’ éditeur français poursuivra la traduction des œuvres de l’auteure américaine. Une écrivaine à suivre !

Adapté au cinéma

Le livre a été adapté au cinéma avec Ellen Page et Evan Rachel Wood dans les rôles principaux. Sorti en juillet 2016 aux Etats-Unis, il devrait arriver en France prochainement. S’il est évident que le roman représente une excellente base pour un scénario, je ne suis pas convaincue par cette transposition. Qui ressemble à une production américaine (mais pas dans le bon sens du terme…). En regardant la bande-annonce, on découvre une maison d’architecte ultra moderne et une atmosphère de thriller. A l’opposé de mon ressenti à la lecture du roman…

Dans le forêt, Jean Hegland, Editions Gallmeister, 304 pages, 23,50 €.

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Them, nouvel ep de Gandi Lake

Indie Pop magique

Gandi Lake, le groupe normand – comme son nom ne l’indique pas -, vient de sortir en novembre 2016 un EP magnifique intitulé Them. Quatre titres indie pop bluffants et juste magiques que vous pouvez télécharger en toute légalité pour la modique somme de 5 €  sur le bandcamp du groupe. Disponible aussi sur les plateformes digitales et en vinyl.

Virage Pop

Après un premier EP éponyme en 2013, le trio a enchaîné beaucoup de lives dont un passage remarqué aux Transmusicales de Rennes en 2014. Le groupe devenu quintet amorce aujourd’hui un nouveau virage moins psyché et 60’s. Un univers musical plus pop teinté de modernité. Pour leur nouvel EP Them, enregistré au studio du Hammeau dans le Perche, Gandi Lake s’est plutôt bien entouré. Ils ont travaillé avec l’ingénieur son Julien Trimoreau (qui a œuvré pour Camille et Izia entre autres), le réalisateur Peter Bannier (Gomina) et Olivier Bastide (Samba de la Muerte, Juveniles, etc.) pour le mix.

Tendu et lumineux

Le changement tient aussi à l’arrivée de Joseph leur nouveau bassiste et star de leur premier single White Lines. Sur ce titre, la basse du nouveau venu mène le jeu d’une mélodie envoutante. Ligne accentuée par les synthés et bercée par la voix légère du chanteur. Un délicat équilibre entre tension et luminosité… Je suis littéralement embarquée ! L’univers de ce titre rappelle Tame Impala ou les Flaming Lips. Et ça n’est pas pour me déplaire !

Them, nouvel EP de Gandi Lake, groupe français d'indie pop.The Insider, le premier titre de l’EP résonne comme une ballade mélancolique. Tandis que Fearless redonne ses lettres de nonchalence à la brit pop. Enfin, Le dernier titre de l’EP Winchester instille presque des notes de gaité, une once de pêche assurément. L’univers de White Lines est à l’image de l’EP qui au fil des titres oscille entre noirceur , angoisse, libération et lueur d’espoir.Them, c’est la panoplie musicale complète du bipolaire névrosé en voie de guérison. Tout moi ! J’assume et j’adore.

Mention spéciale à l’artwork signé Anaïs Blanc-Gonnet, aussi lumineux et envoutant que cet EP.

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