Pourquoi je boycotte Amazon

Et quelles alternatives j’utilise !

À quelques jours de Noël, j’avais envie de rappeler pourquoi je boycotte les achats en ligne sur Amazon. Les raisons me semblent tellement évidentes que j’imagine gentiment que je ne suis pas la seule à exercer mon pourvoir de consommateur. Sauf que je croise encore beaucoup de personnes dans la vraie vie qui me racontent sans complexe leurs achats sur ce site… par facilité.

Dans la vie numérique, c’est encore pire ! Les influenceurs / influenceuses achètent sur Amazon et offrent à la plateforme une publicité gratuite en détaillant leurs achats sur Instagram… Ce matin encore, une jeune femme bordelaise suivie par 75 000 personnes sur son compte dédié au Bullet Journal a conseillé de passer par le fameux site pour acheter carnets et stylos… Puis il y a cette immense campagne de pub du site actuellement diffusée sur les écrans qui me hérisse le poil. La consommation, le moyen d’accéder au bonheur… Vraiment ? Enfin une étude vient de démontrer que suite aux manifestations des gilets jaunes, de nombreuses personnes comptent réaliser leurs achats de Noël en ligne cette année… Et je me dis qu’Amazon va bénéficier des effets de cette crise. Alors je sais que je ne vais pas changer la face du monde. Mais si ce billet a le mérite de convaincre quelques personnes…

Amazon, une librairie ?

Ayant eu le plaisir d’exercer le beau métier de libraire, j’ai assez subi la concurrence déloyale du géant de la vente en ligne. Une excellente raisonpour ne pas l’utiliser, y compris pour les achats autres que des livres. Concurrence déloyale ? Le prix du livre est unique en France suite à la loi Lang : c’est l’éditeur qui fixe le prix du livre. Le revendeur a une marge de manœuvre de 5 % sur ce tarif. Appliqué sur chaque livre pour les supermarchés de livres en général. Et cumulés via une carte de fidélité pour les libraires.  Amazon ne vend donc pas les livres moins chers qu’une librairie indépendante. Pourtant, depuis des années, le site a proposé la gratuité des frais de port. Et donc appliqué une remise détournée…

Amazon ne remplacera jamais une librairie indépendante
Photo glanée sur le net (je n’en ai plus !) de la librairie créée et gérée avec un associé en Charente-Maritime.

Monopole, exploitation et contournement des lois…

Le géant du commerce en ligne ne s’arrête pas là… De nombreuses enquêtes et reportages ont dénoncé les conditions de travail dans les entrepôts du site : cadences infernales, pression, salaires minimum. Maestro de l’optimisation fiscale, Amazon ne paye pas d’impôts en France comme dans d’autres pays du monde. Il ne participe pas non plus au financement d’infrastructures (comme les routes) qu’ils utilisent abondamment. Son service juridique (sûrement mieux rémunéré que le reste des « petits employés ») lui permet en outre de détourner ou contourner de nombreuses lois anti-trust.

À cette liste de reproches, faut-il vraiment que j’ajoute la collecte et l’analyse de vos données personnelles à chaque achat ou recherche ? Amazon nous prend tout mais ne donne rien. Si vous pensez que j’exagère ou que j’avance des accusations sans preuve, je vous invite à regarder le dernier documentaire en date « L’irrésistible ascension d’Amazon », réalisé par David Carr-Brown cette année et diffusé sur Arte mardi 11 décembre. C’est assez effarant…

Les alternatives au libéralisme

Pour les livres
En allant chez un libraire indépendant tout simplement ! Qui connait son métier, anime le territoire avec des rencontres, des lectures, propose des maisons d’éditions indépendantes et des ouvrages de fond. Bref, un vrai acteur et amoureux du livre. Et non un entrepôt animé par le seul profit…

Si vous n’en avez pas près de chez vous ou préférez les achats en ligne, il existe le site Librairiesindépendantes.com, portail de 700 librairies indépendantes en France pour la vente en ligne. Les libraires indépendants se sont également regroupés région et proposent des sites avec moteur de recherche et géolocalisation pour réserver un livre chez le librairie le plus proche. Le site ActuaLitté récence tous ces portails dans un article.

Pour les produits high tech
J’achète tout chez LDLC, site français basé à Lyon qui vend à prix compétitifs et paye ses impôts en France.

La papeterie
Quand je ne trouve pas un modèle de carnet ou une marque de feutres, de stylo dans ma papeterie, j’achète directement sur le site de la marque. C’est ce que j’ai fait pour mon bullet journal, un carnet Leuchtturm par exemple.

Pour le reste
Je fouille, je cherche et je trouve des alternatives ! Très souvent, cela me permettre de découvrir une marque ou une boutique plus respectueuse des individus ou de notre environnement. Oui c’est moins simple que 2 clics. À court terme sans doute. À long terme et dans la globalité de notre société, je pense que mon système est plus simple. Plus vertueux. Pour nous et nos enfants. Pour les cadeaux de Noël. Et toute l’année !

Une action efficace ?

Certains diront que mon boycott ne représente qu’une goutte d’eau dans la mer. À l’instar des gestes écolos individuels insignifiants face aux comportements dévastateurs des industriels. Je préfère croire que l’action est préférable à l’immobilisme. Que notre pouvoir de consommateur peut avoir un impact sur les géants du libéralisme. Vous connaissez la légende améridienne du colibri raconté par Pierre Rhabi car à l’origine du nom du mouvement qu’il a confondé ? Je fais ma part de Colibri ! Et vous ?

No Poo & low Poo, nouvelle routine cheveux

Parce que je le veux (vaux bien)

Depuis un an – grâce à l’influence de ma copine Claire -, j’ai adopté une nouvelle routine pour l’entretien de mes cheveux : le no poo et le low poo. Une alternative douce qui consiste à moins et mieux se laver les cheveux. Less is more ! Ma motivation première était esthétique : j’ai demandé à Claire quel était son secret pour avoir de si beaux cheveux. Quand j’ai su qu’elle avait tout simplement diminué la fréquence des lavages et la nature des produits lavants afin de respecter sa nature et la nature, j’ai eu envie d’essayer. Récit de cette nouvelle expérience capillaire.

Copyright : Violette / 8 ans 🙂

Pourquoi mieux se laver les cheveux ?

Comme le nom l’indique, le no poo vient des États-Unis et signifie sans shampoing. Initialement, cette technique consiste à arrêter d’utiliser du shampoing conventionnel pour se laver les cheveux. Afin de préserver l’environnement. Mais aussi de ne pas utiliser de produits décapants et nocifs pour soi ! Les adeptes utilisent à la place du vinaigre, du bicarbonate de cidre ou simplement de l’eau. J’ai tenté les 3. Dans les 2 premiers cas, mes cheveux sont devenus secs comme de la paille et pas vraiment propres… Dans le dernier, ils étaient encore sales.

Face à ces échecs cuisants, j’ai essayé le shampoing solide, découvert à la Vrac Mobile, mon épicerie ambulante de produits en vrac. Pour les garçons, le résultat est top, ils ont adopté ce nouveau shampoing. Dans mon cas (cheveux bouclés très secs), cela n’a malheureusement pas fonctionné. Mes cheveux étaient propres mais devenaient crépus. Encore plus secs… Les garçons ont également apprécié le savon solide Aléabulles offert par ma copine Claire (et offert à tous les vacanciers de son surf camp !). Il faudrait que je vois si cette marque locale a un modèle spécial cheveux secs. Si vous avez trouvé un shampoing solide adapté aux cheveux ultra secs, je suis preneuse !

Davines, ma marque chouchou

J’ai donc opté pour une alternative : un shampoing liquide traditionnel mais le plus naturel possible. Quand mes finances le permettent, j’investis les yeux fermés dans ceux de la marque Davines. C’est un entreprise familiale fondée en Italie qui prône une beauté durable à travers de nombreuses actions. En utilisant notamment le maximum d’ingrédients naturels dans leurs produits. Mais en adoptant aussi une charte éthique. Et en soutenant différents projets en faveur de l’environnement pour réduire leur impact. J’ai découvert cette marque au Vestibule, mon salon de coiffure et elle est devenue ma marque fétiche. Mes produits chouchou sont les shampoings et après-shampoings de la gamme Love, adaptés aux cheveux bouclés et donc à tendance sèche. Et ceux de la gamme Nounou pour les cheveux très secs ou abimés. Le must, une huile intitulée sobrement Oil qui fait briller les cheveux, les rend doux et dompte l’effet frisotis. Avec une odeur merveilleuse. Commercialisée dans les 30 €, elle vaut l’investissement car il suffit de 2 ou 3 pressions à chaque utilisation. Un flacon dure 6 mois !

shampoing nounou davines doux pour les cheveux et l'environnement

Et en grande surface ?

Comme je ne peux pas toujours me permettre d’acheter les produits Davines, j’ai réalisé une étude d’étiquettes / composition des shampoings en grande surface. Ceux qui sont indiqués bio ne sont pas forcément les plus naturels, ni les plus efficaces… Et dans ce ratio produits naturels / efficacité, je trouve que les produits Timotei s’en sortent plutôt bien.  Surtout la gamme Pure sans paraben, sans silicone ni colorant. Avec ces shampoings liquides, je consomme malheureusement encore des emballages plastiques. Mais j’ai réussi à diminuer la quantité (seulement deux flacons par an !) grâce à une seconde pratique dans ma routine beauté cheveux…

Pourquoi moins se laver les cheveux ?

Mon changement de routine capillaire ne s’est pas arrêté au type de produit. Je suis aussi devenue une adepte du low poo qui consiste à espacer le rythme de lavage. Se laver les cheveux fréquemment augmente la production de sébum : l’épiderme agressé par les produits lavants se défend en produisant plus de sébum. Les lavages fréquents rendent donc paradoxalement les cheveux plus gras. Mais aussi plus ternes. Et pollue plus l’environnement (forcément !). Il faut donc estomper les lavages d’un jour et être patiente. Le temps que le cuir chevelu s’adapte… Évidemment, le dernier jour avant le shampoing, les cheveux sont plus gras. Mais tenir bon permet de réguler cette fameuse production de sébum et d’espacer au fur et à mesure les lavages.

Auparavant, je faisais un shampoing tous les 3 jours. J’ai commencé à espacer en les lavant tous les 4 jours, puis tous les 5 jours. Depuis plusieurs mois, je les lave une fois par semaine seulement. Dimanche, c’est shampoing ! L’été, avec les baignades dans l’océan, je ne les lave pas systématiquement non plus. Un simple rinçage à l’eau claire permet de se débarrasser du sel. Et le résultat de cette nouvelle habitude est tout simplement incroyable : mes cheveux sont plus doux, plus brillants. Je peux me permettre ce lavage hebdomadaire car mes cheveux sont secs et bouclés. Si vous avez les cheveux raides ou à tendance gras, vous n’êtes pas obligés d’en arriver à cette extrême. Essayez d’espacer de quelques jours seulement. Cela sera toujours mieux qu’un shampoing quotidien ou tous les 2 jours. Pour vous. Pour la planète ! Et pour votre porte-monnaie…