La théorie de la relativité

Ou comment positiver quand rien ne se déroule comme prévu !

La dernière semaine d’août, je suis partie avec les enfants en vacances chez mon oncle et ma tante au Lavandou dans le Sud-Est de la France. Ayant travaillé tout l’été, ces quelques jours étaient les seuls que nous allions passer ensemble. Nous nous en réjouissions. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu… Quelques péripéties qui ont rendues ces vacances inoubliables et nous ont fait un bien fou ! Grâce à la théorie de la relativité.

Vacances en famille au Lavandou
Sans voiture mais en bateau !

À l’aller d’abord, nous sommes tombés en panne de voiture. Nous avons donc enchaîné avec le combo remorquage, taxi, garage, vacances sans voiture. J’ai relativisé car cette voiture tombe en panne 4 fois par an. Les premières fois, j’étais contrariée par la logistique et les frais. J’ai regretté d’avoir acheté cette voiture. Mais la multiplication des pannes a provoqué un lâcher-prise chez moi bien appréciable. Je suis en panne mais ce n’est pas grave, je l’emmène chez un garagiste et je paye la facture comme je paye mon loyer. C’est comme ça, inutile de ruminer. Et le reste de la semaine a été idyllique comme prévu : que des bons moments avec ma tante et mon oncle, le soleil, la mer et les superbes paysages. Nous n’avions pas de voiture mais on sortait en bateau pour des baignades dans une eau cristalline… De quoi bien relativiser la panne de voiture !

La veille de notre départ, nous récupérons la voiture mais nous ne sommes finalement pas partis… Violette souffrait de maux de ventre qui se sont intensifiés. Nous avons donc cette fois vécu le combo SOS médecins, Urgences de Hyères puis transfert à l’hôpital de Toulon et rentrée scolaire manquée… Raconté comme ça, tout le monde se dit que j’ai passé de mauvaises vacances. Et bien non ! Dans chaque expérience de vie, tout est relatif et celle-ci s’est révélée positive sur bien des aspects. Je m’explique.

Relativiser

Oui Violette a souffert mais dès sa prise en charge par le personnel soignant, sa douleur a été maîtrisée. Après une suspicion d’appendicite, les médecins ont diagnostiqué une infection urinaire. Dans les 2 cas, rien de grave. Et si elle est restée hospitalisée 5 jours, c’était pour la soigner et ne prendre aucun risque.

Si cette hospitalisation, comme toutes celles que j’ai vécu pour mes enfants, provoque quand même de l’inquiétude, j’ai été parfaitement rassurée par tout le personnel de l’hôpital Sainte Musse de Toulon. Des gens professionnels, souriants, aux petits soins et à l’écoute. Un hôpital 5 étoiles ! Et entièrement gratuit grâce à notre système de santé. Même ma fille a été surprise de nous voir partir sans payer un euros après 5 jours d’hébergement, de repas et de soin ! Les Français aiment râler contre le système mais on n’est quand même bien loti à ce sujet. Dans certains pays, je n’aurai peut-être pas eu les moyens de payer les frais ! Et il est toujours bon d’en être conscient et d’apprécier cet avantage non négligeable du système français.

Lever de soleil depuis la chambre de l'hopital de Toulon
Savourer des choses simples quelles que soient les circonstances : comme le lever du soleil tous les matins depuis notre chambre d’hôpital…

Enfin, la chamboulement de cette aventure, l’inquiétude, l’organisation, le travail à distance, provoque aussi d’autres prises de conscience. Même si tout ne s’est pas passé comme prévu, rien n’était grave. Les petits soucis perso ou pro semblent bien futiles. L’hospitalisation de Violette a représenté comme une pause dans notre vie. L’enfermement et le temps libre ont provoqué des réflexions que le rythme du quotidien ne me permet pas d’habitude. Sortir de cette manière de mon train-train m’a permise de prendre du recul et m’a recentrée sur l’essentiel dans la vie : le bien-être de mes proches et point final ! Le reste ne sont que des détails.

la solidarité

Depuis quelques années, je cumule certaines galères sans pour autant m’abattre. Car je suis très entourée ! Cela a été encore le cas lors de cette expérience ! Mon oncle et ma tante nous ont accompagnés et soutenus pendant notre séjour prolongé à Toulon. Mes parents ont fait 1 300 km de route en 2 jours pour récupérer Joseph et le ramener dans les Landes afin qu’il ne manque pas sa rentrée au lycée. Et ont chamboulé tout leur emploi du temps pour rester chez moi et s’en occuper ! La famille et les amis étaient là aussi pour prendre des nouvelles, envoyer de gentils messages, et soulager ma logistique perso ou pro à distance. Une chaîne de solidarité qui fait chaud au cœur ! Et qui m’ont confortée dans la hiérarchisation des priorités dans la vie. Sur l’importance de pouvoir compter sur ses amis, sa famille. Et consacrer le maximum de temps à ses êtres chers au quotidien plutôt que de se laisser distraire par de micro soucis.

Consolider des liens

Cette aventure a renforcé les liens avec mon entourage mais également avec ma fille. Ces 5 jours passés en tête-à-tête ont paradoxalement représenté un luxe pour une famille composée de 3 enfants. Nous avons beaucoup parlé, joué, rigolé. Je l’ai bichonnée. J’étais disponible pour elle et seulement elle pendant plusieurs jours ce qui n’était jamais arrivé depuis sa naissance. Et elle a 9 ans. J’avais déjà eu la chance de le vivre avec mes 2 garçons pendant des hospitalisations. Et j’utilise le mot chance car dans les 2 cas, ce n’était pas grave et ce temps passé avec chacun d’eux avait renforcé notre relation. J’ai l’ai ressenti à nouveau avec Violette. Je ne la regarde plus de la même manière et je sens que son regard a changé aussi à mon égard. Elle a la fâcheuse habitude d’être en demande permanente et impossible (certainement pour montrer qu’elle est la petite dernière mais qu’elle est bien là), une attitude qui génère de nombreux conflits entre nous 2. Depuis son séjour à l’hôpital, elle semble rassurée sur notre lien et se trouve comme apaisée. Pourvu que ça dure 😉

relativiser les tracas de la vie
Bien entourées 😉

MORALITé de la théorie de la relativité

Après ces petites péripéties, je me sens plus forte, encore moins seule, apaisée. Ces vacances ont été plus que profitables. Les contrariétés du quotidien semblent me glisser dessus sans m’atteindre. Pour combien de temps, je ne sais pas, je me contente d’en profiter ! Mais je sais que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. D’autres aventures m’attendent. Mais j’entends bien rester positive et optimiste, y compris face à l’adversité. C’est dans cet état d’esprit – la théorie de la relativité – que j’ai eu envie de lire cet été Que faire des cons ? Pour ne pas en rester un soi-même, un essai formidable de Maxime Revere, publié chez Flammarion. Un livre très utile pour rester zen et prendre encore plus de recul ! Je vous en parle la prochaine fois dans la rubrique Lectures 😉

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