Les 4 saisons de Josette

Ou comment la nature fait bien les choses

Depuis le changement d’heure, la chute concomitante des baisses de  températures et la valse des oiseaux migrateurs, j’entends beaucoup de gens se plaindre et râler… De l’hiver qui arrive, du froid, de la grisaille, de la pluie… Et tous ont fait part de leur envie d’ailleurs ou de leur impatience de s’envoler sous d’autres latitudes (beaucoup d’habitants dans le sud des Landes partent en surftrip en hiver et donc au chaud). Je n’ai pas l’occasion (et surtout les moyens) de migrer dans les semaines à venir. Mais je ne m’en plains pas. J’aime toutes les saisons.

Le printemps

Ces considérations liées à la météo et aux températures m’ont fait réaliser que ce changement de saison ne me déplaisait pas. J’aime évidemment le printemps avec le changement d’heure, les journées qui rallongent, les premiers de soleil qui chauffent, la végétation qui se réveille, les bourgeons puis les premières fleurs.

Les 4 saisons : Camélia dans le jardin, premiers signes de l'arrivée du printemps.
Le Camélia dans le jardin, premiers signes de l’arrivée du printemps.

l’été

J’adore l’été, synonyme de liberté. L’emploi du temps familial est allégé avec les vacances scolaires, moins d’horaires à respecter et petite pause dans mon autre métier (taxi pour enfants). Les sessions plage sont sans fin, le matin, l’après-midi ou le soir. Et les couchers de soleil incroyables. J’ai toujours rêvé de vivre près de l’océan, alors j’en profite et les enfants aussi !  J’apprécie aussi la garde-robe plus légère et moins compliquée (panoplie short / T-shirt / Tongs pendant quelques semaines). Et bien entendu, la sensation de chaleur sur la peau. Un véritable anti-dépresseur.

Les 4 saisons : l'été dans les Landes et ses couchers de soleil...
Photo d’un coucher de soleil pas terrible (la photo, pas le sunset !) mais j’avoue que je préfère le savourer à chaque fois plutôt que de le prendre en photo…

 

L’automne

Depuis plusieurs années, j’apprécie tout autant l’automne. Souvent chez nous, il se transforme en été indien avec des températures encore clémentes qui permettent de profiter de la plage en maillot de bain. Et cela a été le cas cette année, jusquà mi-octobre ! Surtout, j’adore en automne les couleurs de la forêt : dans les Landes, la bruyère qui tapisse le sol et les chemins de violet ou blanc, les dégradés de bruns, oranges et rouges des feuillages des arbres. Avec les enfants, nous avons passé quelques jours chez mes parents dans le Tarn et les couleurs étaient somptueuses. Cette saison offre vraiment un spectacle naturel quotidien.

Les 4 saisons : La magie de la forêt en automne et en hiver.
La magie de la forêt landaise en automne et en hiver.

et l’hiver

L’hiver n’est pas encore là mais le changement d’heure et la météo nous plongent dans la réalité de cette saison. Et contrairement à l’avis générale, je suis plutôt contente ! Pendant les promenades matinales en forêt avec mon chien, les paysages sont magiques : la brume ou le brouillard, le calme, les tapis d’épines de pin, les odeurs… Tous les jours, des tableaux envoûtants.

A ce décor naturel somptueux s’ajoute l’ambiance de l’hiver. En octobre, quand de belles journées nous ont permis d’avoir encore chaud sur la plage, la cheminée était ramonée et le bois livré… Je me languissais d’allumer le premier feu de cheminée ! L’hiver rime aussi avec grandes promenades sur la plage ou en forêt par grand froid ou fortes pluies, puis réconfort à la maison autour d’une bonne table. Faut-il vraiment ajouter dans mes arguments les stations de ski dans les pyrénées non loin de chez nous et accessibles pour une journée de glisse ?

Les plaisirs des saisons

Chaque saison est synonyme pour moi de changement de vie. L’été, on sort beaucoup, nous ne sommes jamais à la maison mais à la plage, chez des amis, à des concerts… On vit dehors ! Lorsqu’il fait nuit plus tôt et plus froid, c’est le moment de réinvestir la maison. Avec des feux de cheminées, des goûters « maison », des bons repas. L’hiver, je cuisine plus, je me remets au tricot. Le printemps et l’été, je suis sociable. L’automne, je commence à me calmer et à reprendre possession de la maison en faisant du rangement, en repensant la déco. Je prépare le cocon. Et  l’hiver, je deviens ours et j’hiberne !

J’aime chaque saison en fait. Lorsque je commence à être fatiguée des rayons du soleil et des séances plages, l’automne arrive. Quand la lumière et la chaleur commencent à me manquer, le printemps me délivre. Le climat océanique et ses quatre saisons me conviennent tout à fait. Ou alors, je deviens sage en vieillissant. Je sais profiter du temps, de la saison présente. Je sais reconnaître les bonheurs et les plaisirs de chacune d’elles. La nature est bien faite. Et on est fait pour s’entendre.

 

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Ma charge mentale

Vrai ou faux prétexte ? !

Me voilà enfin de retour sur le blog après plusieurs semaines (mois ?) d’absence. La faute à ma surcharge mentale. En mai / juin, j’ai cumulé une grande charge de travail avec les menus plaisirs de la fin d’année scolaire : organisation des vacances avec les papas et sans les papas (car je travaille tout l’été), dossiers en tout genre à remplir (inscription au collège, lycée, cantine, bus), fin des activités sportives avec le lot de passage de ceinture en karaté, galop en poney, spectacle de danse et fêtes de fin d ‘année… Bref, une période très chargée en logistique taxi, horaires, quantité de missions. Au point que quand la prof de danse demande un mini short noir le mercredi après-midi pour le samedi, j’ai envie de pleurer !

La théorie de la charge mentale

La théorie de la « charge mentale » a fait son grand retour au printemps. A priori née dans les années 70 dans le monde du travail, elle a ensuite été déclinée dans la sphère privée par Monique Haicault en 1984 dans son article La Gestion ordinaire de la vie en deux. La charge mentale définit les préoccupations de la femme qui cumule deux journées entre son travail et les tâches ménagères, la gestion d’une famille. Le débat de la répartition des tâches dans un foyer porte habituellement sur la réalisation même de ces tâches. Dans le cas de la théorie de la charge mentale, Il s’agit bien d’une charge cognitive. C’est-à-dire la gymnastique constante de l’esprit pour penser à tout et tout organiser.

Emma, le blog B.D. révélation de la charge mentale

Le principe de la charge mentale a refait son apparition dans les médias grâce à la dessinatrice Emma et sa bande dessinée Un Autre Regard qui a rencontré un vif succès. Un blog BD déclinée en livre très drôle et tellement vrai ! Personnellement, avant la sortie du livre et sa médiatisation, je n’en avais jamais entendu parlé. Et cela a été une révélation : c’est ça qui me prend la tête jour et nuit et m’épuise en fait ! Bien plus que d’étendre la lessive.

Car si la distribution des tâches a légèrement évolué depuis quelques années, il apparait que la charge mentale reste le privilège des femmes. Forcément ce constat ne plait pas aux hommes. Chez moi, le problème est réglé. Etant maman solo, ce n’est pas un sujet de discorde (il y a toujours des points positifs dans tout). Donc, point de scènes chez moi du genre : « oui c’est moi qui doit penser à tout, si je ne te dis pas d’étendre la lessive, elle reste dans la machine à laver ! » Non, pas de dispute à ce sujet-là. Puisque je n’ai pas le choix. C’est bien moi qui doit penser à tout (d’où mon absence sur ce blog car n’étant pas maso, j’ai tenté de réduire ma charge mentale).

La pratique dans mon cerveau

Parfois, j’y arrive. Je bosse 8h par jour avec une maison propre et rangée, des enfants propres et sages, et un emploi du temps familial digne d’un colonel. Dans ce cas-là, je me sens invincible, comme une super woman, qui gère (grave). Mais en général, ça ne dure pas plus de 24h. La plupart du temps, je n’y arrive pas…

La maison est pleine de poils de chien, de miettes, de sable et de jouets 24h après la journée « colonel ». L’un de mes enfants me demande de remplir un dossier d’inscription de plusieurs pages 5 minutes avant de prendre son bus scolaire. La maîtresse m’adresse un mot au stylo rouge car je n’ai toujours pas remplacé le feutre-ardoise de ma fille. Cette année, parmi les « perles » : j’ai manqué la réunion d’informations pour le voyage en Italie de Joseph. Et aujourd’hui, je viens de m’apercevoir que je n’avais pas fait ma déclaration d’impôts (sisi je vous jure). Et ce ne sont que 2 exemples parmi tant d’autres.

Charge mentale max dans les toilettes…

ampoule, papier et cuvette : charge mentale intense dans les toilettes.En juin, on est resté quelques (plusieurs) jours sans lumière dans les toilettes, puis sans papier toilette, avec la cuvette cassée. Le passage aux toilettes était une vraie expédition ! Finalement, j’ai réussi à penser à acheter une ampoule, du papier et une cuvette. J’ai même réussi à dévisser l’ancienne et installer la nouvelle, toute seule avec pour seul outil une pince à dénuder… Parfois, je me désespère. D’autres, je m’amuse toute seule. L’avantage (toujours un point positif !), c’est que ce fiasco m’apprend énormément à relativiser (c’est ça ou je deviens dépressive). Je ne suis pas la mère parfaite mais les enfants sont vivants, en bonne santé et n’ont pas l’air d’en souffrir. Mieux, je les fais rire !

L’éducation à la charge mentale

Pour ne pas devenir folle avec cette charge mentale de plusieurs tonnes, je suis en total lâcher-prise. Et j’ai aussi décidé de partager ce poids avec les enfants. « Hou, la mauvaise mère, elle ne s’en sort pas, alors elle veut exploiter ses enfants! » Et bien, non. Je joue mon rôle de maman, j’exerce mon devoir éducatif. Mes garçons ont 16 et bientôt 13 ans. Oui, ils vident la poubelle, le lave-vaisselle et mettent la table. Mais parce que je leur demande ! Et bien cette année, ma mission, c’est de leur faire prendre conscience de cette « fameuse » charge mentale et de la partager.

En 2017, s’ils vident la poubelle ou le lave-vaisselle, ce ne sera pas parce que j’ai laissé un post-it mais parce qu’ils en ont eu l’idée tout seul (je sais, le challenge est de taille !). Primo : ça va m’aider au quotidien. Mais surtout, je participe à l’évolution de la société ! Oui ! J’œuvre pour qu’au moins 2 membres masculins de la future génération partage la charge mentale avec leur conjoint(e) 😉 Violette pour l’instant, je l’épargne. D’abord, elle n’a que 7 ans. Mais surtout – et cela me peine de l’écrire -, de façon innée, elle intègre cette charge mentale et pense à beaucoup de choses sans que je ne lui demande rien. Je me console en imputant cette faculté à son tempérament plutôt qu’à son genre féminin…

Les vacances de l’esprit

Aujourd’hui, me voilà de retour sur le blog car ce sont les vacances. Je travaille mais les enfants sont en vacances. Cela signifie plus de cartable, de fournitures scolaires, d’emploi du temps de ministre. Et les enfants partent quelques semaines pendant l’été chez mes parents ou avec leur papa.

En passant un week-end chez mes parents pour amener les enfants, j’ai réalisé le bonheur de quitter la maison. Quitter mon quotidien et donc diminuer ma charge mentale. Surtout chez mes parents où je suis bichonnée. Mais c’est une sensation que l’on ressent dès que l’on part de chez soi. Ce week-end là, j’ai oublié volontairement mon ordinateur à la maison, posé mon téléphone. Et j’ai pris le temps de lire, de me promener sans regarder l’heure, retrouver le goût de cuisiner non par obligation mais par plaisir. Comme ramasser des mures et faire un clafoutis ! Des plaisirs simples apaisants pour l’esprit.

Un break de 3 jours super profitable. Qui m’a permis de réaliser que la charge mentale des prochaines semaines allait être allégée avec les vacances scolaires. Et donc de me détendre. Avant la reprise au mois de septembre… Les inscriptions, les réunions, les attestations, les dossiers… Mais avec la répartition de la charge mentale avec mes petits gars, tout va bien se passer… Mais oui !

Profitez bien de votre été !

 

 

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Lessive fait maison : écolo-économique !

Produit lessive : la recette

recette de la lessive fait maison, simple, efficace et rapideDans la série « c’est moi qui l’ai fait », je me suis mise à fabriquer mon produit lessive. La faute à La Vrac Mobile qui proposait tous les ingrédients en vrac ! Au départ, j’y vais pour acheter des lentilles ou de la farine en vrac, puis en discutant avec les « patronnes » et les clientes », je repars avec tous les ingrédients nécessaires à la préparation de la lessive fait-maison ! Comme pour la cuisine, je ne veux / peux pas y passer des heures chaque semaine. J’achète depuis plusieurs années de la lessive « verte » contenant le moins de phosphates possibles. Mais je ne trouve pas toujours des recharges et quand j’en trouve ce sont des contenants en plastique. Bref, entre la production de déchets, les lessives estampillées écolo mais qui ne le sont pas vraiment, j’avais envie de passer à l’acte de la fabrication maison. Trouver facilement le nécessaire en vrac  + la recette efficace et simple a fini par me faire sauter le pas !

La recette de la lessive home-made

La recette, je l’ai trouvé sur le blog de la famille zéro déchets. Il suffit de mélanger 4 ingrédients, de faire bouillir dans une casserole puis de laisser refroidir. D’ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles pour le parfun et le tour est joué ! Cela prend donc 10 minutes max pour réaliser sa propre lessive. Et avec des produits de base que vous utiliserez également pour faire le ménage. Il faut donc un litre d’eau, 1 cuillère à soupe de cristaux de soude, 20 g de savon noir liquide et 20 g de savon de marseille (à couper en petits morceaux plutôt qu’en paillettes comme indiqué : c’est plus rapide et fond pendant l’ébullition). Qui dit mieux ? Une fois refroidie, elle se solidifie un peu. Il faut donc agiter le flacon avant utilisation.

Les résultats de la lessive home-made

Notre linge est propre et sent très bon ! J’ai commencé en ajoutant des huiles essentielles de citron (que j’avais sous la main) mais depuis, j’ai investi dans des huiles de lavandin. Pour les grosses tâches, je frotte avec un peu de lessive directement dessus. Pour du linge blanc, j’ajoute une cuillère à soupe de percarbonate directement dans le tambour de la machine. Résultats plus que satisfaisants !

lessive fait maison avec de l'eau, du savon noir et des cristaux de soude.

Les avantages de la lessive home-made

  • Je pollue moins : tous les ingrédients sont naturels et / ou non polluants
  • Je produis moins de déchets : depuis 6 mois j’utilise le même bidon de lessive décorée par ma fille et il risque de durer encore longtemps. Tous les ingrédients sont achetés en vrac avec des contenants que je réutilise.
  • J’économise de l’argent : le savon et les cristaux ne coûtent pas grand chose. Je mets l’équivalent d’un verre à moutarde pour chaque lessive de 9 kgs. Un bidon d’un litre dure presque 3 semaines. Bref, je n’ai pas calculé au centimes près mais faire ma lessive revient bien moins cher que la lessive écolo que j’achetais avant !

Les inconvénients de la lessive home-made

Ben… Faut la faire ! Même si cela ne prend que quelques minutes, il faut prendre le temps. En général, je m’en occupe le dimanche, en même temps que la réalisation de pâtisseries ou de pain. Mais parfois, la fin du bidon arrive en plein milieu de semaine. Comme je suis toujours très organisée, je m’en rends compte vers 23h quand je suis prête à programmer une lessive pour la nuit… Forcément, à ce moment-là, je râle… Mais je ne me lance pas pour autant dans la réalisation d’une nouvelle cuvée en pleine nuit ! Je remets ma lessive au lendemain. L’écologie, c’est lâcher-prise aussi ! Cette procrastination ne changera pas la face du monde. Faire ma lessive moi-même en revanche… Oui !

 

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Femme active et maman de famille nombreuse

Mais pas wonder woman…

Comme je l’ai expliqué dans la section à propos, je travaille et suis maman de 3 enfants. Cela implique une sacrée organisation et une bonne dose d’optimisme. Mais cela ne suffit pas toujours. Depuis plusieurs semaines, je me sens fatiguée, à fleur de peau (à peine irritable…), débordée… Bref au bord de la crise de nerf.

Ma table de salle à manger / Bureau : le bazr à l'image de la vie, parfois...
Ma table de salle à manger / Bureau : le bazar à l’image de la vie, parfois…

La faute à la fin de l’hiver évidemment et au manque de lumière et de soleil. Mais aussi à mon rôle de maman solo de 3 enfants. Pas tant d’enfants que ça en fin de compte mais qui me classent quand même dans la catégorie famille nombreuse. Et sous-entend un marathon quotidien : courses, repas, taxi entre l’école primaire, le collège, le lycée, les activités, rendez-vous profs, médecins, dentiste, coiffeur, etc. Sans compter que pour le bien-être de ma petite famille, je me suis mise en tête de tout cuisiner maison : pain, yaourts, goûter, repas.

Bref, une vie complète de maman au foyer ! Sauf que je travaille… A temps plein. Indépendante pour gérer mon temps… Que je ne gère plus du tout. Cet automne-hiver, tout était réglé comme du papier à musique. En théorie… Dans la pratique, les dossiers simples qui devaient parfaitement s’enchaîner sont devenus complexes et se chevauchent. Bref, je vais craquer ! Alors j’ai décidé d’appliquer des petits trucs & astuces pour sortir la tête de l’eau. C’est parti !

La Manie des listes

Je fais des listes pour tout : les rendez-vous à prendre, une course à faire, un gros dossier à finir, un mail à envoyer, les yaourts à faire… Tout ! Y compris de petites missions. 1 – Ca permet de ne rien oublier. 2- Cela a tendance à éviter (un peu) la procrastination concernant les tâches ingrâtes. 3- Cela induit de cocher de nombreuses missions lorsqu’elles sont remplies. C’est bon pour le moral, pour l’égo !

La théorie de la relativité

Théorie inculquée par mes parents et qui consiste à mettre en perspective une existence auto-centrée avec les millions d’existences qui nous entourent. Relativiser mes petits soucis en somme. C’est-à-dire : je vis dans le sud des Landes, mes enfants et moi-même n’avons pas de soucis majeurs de santé, nous mangeons à notre faim et je ne casse pas des cailloux en Chine pour survivre. Je sais que cette théorie de la relativité agace certaines personnes : ce n’est pas parce que nos problèmes quotidiens sont minimes à l’échelle de la planète qu’il faut les ignorer. Moi, cette méthode, je l’aime bien et elle fonctionne souvent !

Projection dans le futur

Une période difficile à passer reste par définition une période. S’imaginer dans le futur, les mauvais moments passés, permet de tenir le cap et de supporter le présent. Aujourd’hui, je me sens débordée. Après après-demain, ça ne pourra pas être pire ! Donc ça ira forcément mieux…

 

Lâcher-prise

Dire stop à mon extrémisme. Admettre que je ne suis pas wonder woman ! Et lâcher prise. J’ai trop de travail en ce moment ? Et bien, je diminue mon rôle de mère au foyer. J’achète des yaourts, du pain ou des gâteaux dans le commerce par exemple. Les enfants n’y voient aucun problème. Trop fatiguée pour me remettre sur l’ordi le soir ? Je vais me coucher, je serai plus productive le lendemain. Un dossier ne se passe pas comme prévu ? C’est pas grave, ça ne changera pas la face du monde…

Se faire du bien

Chien Husky relax sur la plage...
Le chien : en voilà un dans la famille qui ne risque pas le burn out…

 

Lâcher-prise sur les choses qui ne sont pas essentielles. Mais ne rien céder sur les moments qui peuvent me faire du bien ! Même débordée, je poursuis mes marches quotidiennes dans la nature avec mon poilu. Pour son bien-être… Et le mien. Ces quelques minutes tous les jours à marcher sur la plage ou dans la forêt représentent des pauses, des silences essentiels pour tenir le cap. Excepté pour faire de belles photos de nature, je n’utilise pas mon téléphone pendant ces moments. Pas d’appels, de mails, de réseaux sociaux. Une à deux fois par jour. De vraies respirations !  Je vous rassure le concernant, on ne peut pas dire qu’il frôle le burn out…

Profiter des choses simples

Je suis maman solo. Les 2 garçons vivent à temps plein avec moi et vont chez leur père un week-end par mois ainsi que la moitié des vacances scolaires. La benjamine vit la moitié de la semaine chez moi et l’autre chez son papa, pour les week-end c’est un sur deux. Donc si vous avez tout suivi, un week-end par mois au minimum, je suis sans enfants !

Passé le cap de la culpabilité et du manque, j’arrive désormais à en profiter à fond : vivre ces deux jours en ne pensant qu’à moi, sans horaires ni contrainte. Je mange et dors quand je veux, je peux passer l’aspirateur à 22h, partir en balade avec le chien à 6h du mat, prendre le thé avec des copines, manger devant mon ordi du pain et du fromage (ou que du pain vu que j’ai pas fait les courses !). Une vraie bouffée d’oxygène qui me permet de recharger les batteries ! Un luxe quand on est parent.

La méditation

J’essaye depuis peu. Aidée du livre 3 minutes à méditer, de Christophe André. Et ça commencer à porter ses fruits ! Ces quelques minutes centrées sur ma respiration, à tenter de faire le vide, m’aident vraiment à diminuer le stress ou les angoisses. Gymnastique de l’esprit à poursuivre !

Craquer une bonne fois pour toute

Quand tout va bien (ça arrive), je n’ai pas besoin de trucs & astuces. Mais pour les périodes difficiles, y penser et y avoir recours m’aide souvent. Parfois non. Parce que je ne suis pas une wonder woman. Je suis être humain, en quête de paix et d’équilibre, mais également doté de sentiments, de faiblesses. Alors parfois je craque. Je pleure, je crie, je m’énerve. Au choix… Pas les trois à la fois quand même ! Et ça fait du bien aussi. Allez, tout va bien se passer 🙂

 

Vivre sans déchets ?

Défi : Réduire l’impact de notre famille sur l’environnement

Depuis plusieurs mois, je tente avec l’aide de mes 3 enfants de réduire au maximum la production de déchets au sein de notre foyer. Vivre sans déchets en France ou dans n’importe quel pays développé semble impossible. Cela n’empêche pas de les réduire… Cette expérience, loin d’être simple, a le mérite de modifier de manière positive notre mode de consommation, d’alimentation. Mais également d’engendrer des conversations familiales passionnantes. Et paradoxalement de faire quelques économies !

Manger bio et local

We feed the world, film documentaire édifiant a bouleversé mes habitudes de consommation.Etant proche de la nature, sensible à sa beauté, je développe depuis plusieurs années un comportement de plus en plus écolo. Je tente, à mon échelle, de réduire mon impact sur l’environnement. Evidemment, je ne jette aucun déchet autre que dans une poubelle. Y compris mes mégots. Et je trie mes déchets. Je recycle les déchets biodégradables dans un compost. Puis j’ai découvert des documentaires tels We feed the world, Le marché de la faim en 2005. J’ai pris une grosse claque. Ce film est passionnant et déprimant à la fois. Mais je vous le conseille (toujours disponible aux éditions Montparnasse). Je suis devenue plus exigeante sur la provenance des aliments. J’ai commencé à acheter mes fruits et légumes, ma viande, etc. d’origine française voire locale. Je ne dirai pas que je devenue locavore car je ne peux m’empêcher de consommer des produits impossibles à produire dans le sud ouest de la France : café, thé… Idem pour les enfants : bananes, oranges…

 

No impact man : une révélation !

No impact man, de colin Beaven ou le défi de réduire son impact sur l'environnement en vivant à New-York.Je vous conseille également l’excellent ouvrage de Colin Beaven à ce sujet : No Impact Man, publié en France chez 10-18. Ou l’expérience d’un couple new-yorkais parents d’une petite fille qui tente le défi de réduire au maximum leur impact sur l’environnement pendant un an. A tous niveaux : alimentation, hygiène, consommation, énergies. Leur expérience est extrême mais elle a le mérite d’identifier clairement les obstacles au quotidien dans une grande ville, avec des enfants et lorsqu’on travaille ! Parce que oui, bien sûr, vivre sans électricité en autarcie alimentaire est toujours plus simple en rase campagne… A la fin de leur année expérimentale, ils ont repris une vie « normale » sur certains aspects. Mais ils ont aussi adopté de nombreux gestes qui préservent l’environnement mais aussi leur santé ou leurs relations familiales et sociales (lisez-le, il est passionnant !).

De saison, local, bio, sans emballage…

Enfin bref, ces documentaires, ces livres m’ont fait réfléchir et poussé à consommer autrement. Je n’achète pas certains produits fabriqués par certaines marques non-respectueuses de l’environnement ni des humains ou qui utilisent des ingrédients nocifs pour la santé (toutes les marques du groupe Nestlé par exemple au grand désarroi de mon fils ainé qui adoooore les Chocapic). Je n’achète pas de produits suremballés (sachets individuels emballés dans un autre sachet tels que les chips, les brioches, les gourdes de compote au grand désespoir de ma fille de 6 ans qui adore les portions individuels « parce que c’est trop mignon »). J’achète les fruits et légumes de saison et le plus localement possible. J’achète dès que possible (selon l’origine et le prix) des produits bio. Et je bannis les plats préparés ou produits de l’industrie  agroalimentaire. En essayant de faire le maximum moi-même : pain, yaourts, goûters, repas…

Acheter en vrac pour réduire ses déchets.
Les livres de la famille Zéro Déchets pour trouver de bonnes idées de solutions alternatives.

Et les enfants dans tout ça…

Ces premiers pas de consommateur responsable ne sont pas sans heurts avec mes enfants. Oui, ils préfèrent certaines marques, aliments, formats. Mais je tiens bon et leur explique pourquoi. Maintenant, ils me connaissent et se sont fait une raison. Cela a le mérite de les faire réfléchir aussi, de leur faire adopter les bons réflexes. Avant de me demander d’acheter certains fruits, ma fille me demande d’abord si c’est la saison. Et ensuite, s’ils viennent de France ! Ils acceptent aussi parce que parfois, je craque ! Pour leur faire plaisir. Ne pas les braquer. En général, je le fais pour les départs en vacances. J’achète des gourdes de compotes, des gateaux emballés (mais bio) et… du coca pour mon grand ! Cela reste exceptionnel car on ne part pas en vacances tous les mois. Et comme ils ont rarement l’occasion d’en consommer, ils apprécient d’autant plus. Ce qui correspond à une autre de mes lubies : la patience et la rareté développe la jouissance… Mais ne nous égarons pas, c’est un autre sujet !

Une éducation au goût ?

Les enfants ont aussi découvert que ce mode de consommation à contre-courant de la majorité de leurs copains et parfois frustrant présente des côtés appréciables. Quand leurs amis viennent à la maison ou qu’ils vont chez eux, ils prennent conscience du temps que je passe dans la cuisine et des différences de goûts entre l’industriel et le fait-maison… Attention, je ne condamne pas les parents qui ne cusinent pas ! Si je cuisine, c’est parce que j’aime ça. C’est une des mes occupations principales le week-end ! Et la semaine, je sais très bien que je peux le faire grâce à mon emploi du temps de travailleuse indépendante. Mais je ne passe pas une heure tous les soirs dans la cuisine. J’ai appris à développer des recettes ultra simples qui nécessitent peu de temps de préparation… Je suis indépendante, mais je travaille quand même ! (Ce qui me donne l’idée d’un autre article : idées de menus très simple à réaliser en 30 mn chrono !)

Jusqu’au zéro déchets…

Je fais la plupart de mes courses au marché, dans mon épicerie bio, chez le primeur et le boucher. Je ne vais au supermarché que pour les objets ou aliments du quotidien que je ne trouve pas ailleurs. Et pourtant, j’avais le sentiment de ne pas faire encore assez… Jusqu’à l’arrivée de la Vrac Mobile !

La Vrac Mobile

Pour atteindre le zéro déchet :la vrac mobile, épicerie ambulante de produits bio et locaux vendus en vrac
La Vrac Mobile, épicerie ambulante qui passe à Soorts-Hossegor et permet de réduire nos déchets avec la vente en vrac de produits bio et locaux !

Deux jeunes femmes adorables ont eu l’excellente idée (et le courage) de se lancer dans la création d’une épicerie ambulante de produits bio et / ou locaux en vrac, sans emballage. Aliments secs, produits d’hygiène et d’entretien, condiments, thé, café, leur Vrac Mobile propose de nombreux produits du quotidien. Le principe est simple : vous venez avec vos pots, sachets, bocaux et vous achetez la quantité que vous souhaitez. Si vous arrivez les mains vides, elles vous offrent des sachets en papier (recyclés et réutilisables)  ou vendent des bocaux à prix très abordables. Elles tournent avec leur joli camion (Willy) au Pays Basque et dans le Sud des Landes. Chez moi, elles sont à Hossegor le vendredi après-midi et le samedi matin. Et leur arrivée a été une révélation ! J’ai commencé par acheter les produits que j’avais l’habitude d’utiliser mais en vrac : farine, pâte, riz, sucre, café, huile, vinaigre blanc. Puis j’ai aussi changé mes habitudes avec des produits que je ne connaissais pas : farine de pois chiches, pâtes au piment ou à la spiruline, cristaux de soude…

Le nerf de la guerre : le prix !

Financièrement, je m’y retrouve. Les tarifs ne sont pas toujours comme on le croit beaucoup plus élevés. Les prix proposés dans la Vrac Mobile sont plutôt abordables pour des produits bio et / ou locaux. 19 centimes les 100 g de farine par exemple… Pour la viande chez le boucher, j’opte pour des lots que je congèle. Et on en mange moins ! Pareil pour le fromage acheté sur le marché : il est meilleur, on en achète moins et on le déguste ! Idem pour les fruits et légumes. Avec les marchés presque quotidiens, j’en achète moins. Donc ils sont mangés, on n’en jette pas. Enfin, réaliser soi-même les plats du quotidien, les goûters, les yaourts… Cela demande un peu de temps, beaucoup d’amour mais surtout des ingrédients de base abordables ! Franchement, je ne fais pas l’addition de toutes mes courses mais je n’ai pas l’impression de dépenser plus. Je ne fais pas partie des hauts salaires et j’arrive à nourrir ma famille de cette façon. Donc c’est possible ! C’est un choix de vie. On mange mieux, des produits sains en produisant un minimum de déchets.

Les limites de notre expérience

Nous avons réussi à réduire nos déchets : je vais moins au container à poubelle et au point de cyclage. Mais on peut encore s’améliorer. Parfois, je me demande comment. Exemple : je n’achète plus de jus d’orange. Donc on ne jette plus de bouteilles plastiques ou verre. Mais on jette beaucoup de peaux d’oranges qui ont servies à notre jus du matin ! On est 4, faites le compte… Comme les agrumes ne sont pas conseillés dans le compost, elles atterrissent dans la poubelle. Et Rien que ce geste matinal la remplit beaucoup… Enfin, je dois encore me creuser la tête pour éviter certains produits emballés… sans pour autant perdre du temps en course ou en préparation…

Les points positifs

le pain à la farine de pois chiches, plein de bons nutriments pour la santé mais pas au gout des enfants...
Le pain fait maison à la farine de pois chiches achetée en vrac : plein de bons nutriments pour la santé mais pas au goût des enfants…

On consomme différemment mais mieux ! Des aliments sains moins dangereux pour la santé que les produits de l’industrie agro-alimentaire. Riches au choix en sel, sucre, huile de palme, OGM, conservateurs, colorants, etc. Des aliments différents, nouveaux. Les enfants sont curieux chaque semaine de savoir ce que j’ai pu trouver à la Vrac Mobile. Ils se sentent un peu des aventuriers du goût ! Souvent ils aiment. Comme les pâtes vertes à la spiruline, les haricots noirs. Parfois moins… Mon pain à la farine de pois chiche n’a pas eu un franc succès chez tous les enfants… (Si vous avez d’autres recettes, je suis preneuse !)

 

 

 

 

 

 

Poursuivre le défi

J’essaye de pousser l’expérience plus loin de jour en jour. Je fabrique depuis quelques semaines ma lessive, et depuis quelques jours mon produit lave-vaisselle. Très simple à faire, efficaces et… Plus économiques que les produits polluants vendus en supermarché ! Recettes et expériences à suivre bientôt sur le blog ! Bref, avec le presque zéro déchets, on ne s’ennuie pas… C’est devenu un défi quotidien, un jeu ! Si vous aimez y jouer aussi, n’hésitez pas à partager votre expérience avec moi, vos recettes !

Pour aller plus loin

Les sceptiques ou ceux qui veulent en savoir plus peuvent se plonger dans les excellentes, très documentées et édifiantes enquêtes de la journaliste Marie-Monique Robin : Le Monde selon Monsanto, Notre poison quotidien et / ou Les Moissons du futur. Ils existent en film documentaire et en livres, et sont traduits en plusieurs langues. Il y a urgence ! Si mes petits gestes ne sont qu’une goutte d’eau à l’échelle de la planète, je crois à la théorie du colibri. Si chacun de nous fait sa part, modifie son mode de consommation, l’environnement se portera toujours mieux. Et je veux croire que la généralisation de ces pratiques aura une influence sur les politiques de l’industrie agro-alimentaire… Et oui, je suis joueuse et naïve positive !

 

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Se promener pour rêvasser…

Se promener, rêvasser… C’est bon pour la santé !

Tous les jours, je me promène. Je travaille, j’ai trois enfants, une vie bien remplie. Mais tous les jours, je me promène. Car j’ai un chien. Et je ne vous parle pas de lui faire le tour du pâté de maison. Tous les jours, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse 40°C, je l’emmène se promener en forêt, à la plage ou autour d’un lac. Et ce n’est pas une contrainte mais un plaisir. J’adore marcher. Je m’émerveille de la beauté de la nature et des paysages différents au quotidien.

Se promener, rêvasser, en forêt, sur la plage, avec son chien, un husky sibérien.

Jamais sans mon chien !

Quand je dis que ce n’est pas une contrainte de promener le chien, c’est que, grâce à lui, je prends du plaisir. Quand je n’avais plus de chien, pendant quelques années, j’ai arrêté d’aller me promener… Et ça me manquait. J’ai parfois essayé de me promener seule mais c’était moins plaisant. Le problème ? C’est assez complexe. Je crois que je suis assez pragmatique (trop ?) en fait : j’ai besoin que les actions soient utiles… Et des difficultés à prendre du temps seulement pour moi. Donc aller en forêt pour sortir le chien : cool. Aller en forêt seule : bof…

La promenade du chien : bonne pour lui ou pour moi ?

J’ai poursuivi l’analyse (je suis une fille…) et je me suis dit que ce qui me procurait du plaisir, c’était la marche, la communion avec la nature… Mais aussi faire plaisir à mon chien ! Et c’est vrai que faire plaisir aux autres est une source de satisfaction pour moi. J’ai cru que le terme pour définir cette manière de faire était l’altruisme. Mais en vérifiant, j’ai trouvé que l’altruisme était l’attitude qui consistait à faire le bien pour autrui de manière désintéressée. Or, la balade du chien me fait aussi du bien, donc ce n’est pas ça.

En poursuivant mes fouilles sur le net, j’ai trouvé ensuite que cela signifiait que j’étais assujettie… Mince, je pensais pas être autant névrosée… Peut-être vis-à-vis des autres alors… Mais ce n’est pas le sujet ! Je vais donc gentiment refouler cette pensée et revenir à nos moutons, enfin à mon chien. Et nos ballades. En fait, je crois que j’ai compris. Ce n’est pas moi qui sort le chien mais lui qui me promène !

Je me promène donc je suis

Et ces promenades par tous les temps, y compris sous la pluie me procurent un bonheur incroyable. En lisant le magazine Flow de novembre 2016, j’ai compris pourquoi. Bien sûr, l’activité physique, le grand air, la communion avec la nature jouent leurs rôles dans mon plaisir. Mais pas seulement !

article dans Flow, la revue, le magazine, édité chez Prisma presse en novembre 2015.

Dans l’excellent article de Daniel Levitin, intitulé Rêvasser, c’est bon pour la santé, le spécialiste des neurosciences et professeur de psychologie cognitive, nous démontre comment prendre du temps pour laisser divaguer notre esprit reste le meiller moyen de reposer notre cerveau. Face à la masse d’informations qui nous arrivent par les réseaux sociaux, les mails, les médias. Face au rythme frénétique de notre quotidien de travailleurs, parents, amis, on demande à notre cerveau de gérer de multiples tâches à la fois. On l’épuise… Or, il a besoin de faire des breaks. Et le meilleur moyen de le reposer, c’est le mettre en veille en rêvassant : « Rêver éveillé fonctionne comme une sorte de bouton de redémarrage des neurones. Cela rafraîchit le cerveau. »

Article sur les bienfaits du rêve éveillé ou rêvasser dans Flow, revue, magazine édité chez Prisma Presse en novembre 2016.

Passer en mode « par défaut »

Et pour mettre notre cerveau en pause, c’est-à-dire laisser nos pensées s’égarer sans contrôle, le professeur propose plusieurs méthodes : la méditation, la pratique d’un sport, la lecture (d’un roman et non du journal trop plein d’infos) et… La promenade ! Et voilà pourquoi ces promenades avec mon chien me font tant de bien. En marchant seule, sans enfant, le téléphone en mode silencieux, je laisse complètement mes pensées divaguer. Je passe en mode « par défaut ».Un retour à l’essentiel, un état plus naturel, moins artificiel. Je fais une pause. Et c’est bon pour la santé ! Alors merci le chien 😉

 

 

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Noël en famille… Ou pas !

Cette année, pour la première fois de ma vie (j’ai 42 ans), je ne passerai pas Noël en famille. Enfin si. Mais pas celle que vous croyez. Je m’explique.

Un noël sans famille ?

Mes 3 enfants sont chez leurs papas (papa est au pluriel car il y en a 2… Seulement 2 :)). Et c’est très bien comme ça. Ils ont un papa, ils l’aiment. Il est normal qu’ils passent un Nöel sur deux avec lui ! Je suis un peu triste de ne pas être avec eux mais ils sont heureux d’aller chez leur père. Alors ça va.

Mes parents m’ont invité à les rejoindre pour passer le réveillon avec mon frère, ma belle-sœur et leurs enfants. Mais c’est à 5 heures de route et je ne sentais pas de faire le trajet aller-retour toute seule (oui je sais il y a blablacar mais par seule je veux dire sans compagnie connue). Je crois que même si je me réjouis que mes enfants profitent de ces fêtes avec leur papa et donc pas avec moi, j’angoissais quand même de ressentir une légère amertume en passant ce moment avec mes neveux et nièce sans les miens… Bref je reste chez moi !

Et du coup, je me suis incrustée chez une de mes meilleures amies qui le passe avec son mari et ses deux filles. Se joignent à nous deux autres amis sans famille ce soir là pour diverses raisons logistico-familiales.

2 familles, 2 Noël

C’est donc la première fois que je passe les traditionnelles fêtes familiales de Noël… sans ma famille. Sans mes parents ou oncles et tantes, ou cousins-cousines ou… mes enfants. Dans ma famille, on est très famille. Et moi, je le suis aussi beaucoup. On s’aime, on se voit. Pas assez souvent parfois à cause de la distance. Un cousin que j’adore a dit une fois : « on ne choisit pas sa famille mais si je devais la choisir, je choisirai celle-là ! ». C’est beau et c’est ce que je ressens aussi.

Je ne ferais pas Noël avec eux. Pourtant, je ne suis pas triste car je me réjouis de cette soirée avec mes amis. Je ne suis pas triste car je retrouve mes enfants, mes parents la semaine prochaine pour fêter Noël et le jour de l’an tous ensemble ! C’est vrai, pourquoi célébrer Noël absolument le 24 décembre ? Pourquoi ne pas le faire le 24 mais aussi le 26 ou le 30 ?

On se choisit une famille

J’ai réalisé que beaucoup de personnes passent Noël sans leur famille au sens filial du terme. Cela ne va peut-être pas les empêcher de passer une bonne soirée. J’ai réfléchi que j’avais deux familles.
La famille de sang, que je n’ai pas choisie, que j’adore et que j’ai toujours plaisir à retrouver.
La famille d’amour, celle que j’ai choisi, mes ami(e)s. Celle que j’adore autant, que j’ai plaisir à retrouver, celle en qui je peux toujours compter. Les situations familiales et filiales évoluent avec le temps, les séparations, les configurations professionnelles… Il n’y a plus un modèle. Il y en a autant que nos envies et nos sentiments !

Bref, je suis plutôt gâtée par la vie. Alors même si je ne suis pas avec eux ce soir, je pense fort à eux. Et je pense aux autres, à vous. J’espère que vous êtes aimés autant que moi. Par votre famille et/ou vos amis. J’espère que ce soir ou les autres jours, vous serez toujours entourés de quelqu’un qui vous aime.

Je ne suis pas triste mais je réfléchis peut-être un peu trop… Je vous laisse, je vais me faire belle pour mes amis ! Joyeux Noël 🙂