Carnets : une vraie addiction

Dépendance au papier et à l’écriture

Je ne fais pas de collection. En revanche, j’ai une vraie passion pour les carnets. Petits, moyens, grands formats, je craque régulièrement pour des cahiers, des carnets, des bloc-notes. Mes copines qui connaissent mon amour pour ces bouts de papier m’en offrent aussi très souvent (merci Marine, Laurence, Béné, Justine !). J’aime l’objet, de la couverture au papier en passant par le format ou l’odeur. J’aime les garder vierge en réfléchissant à leur fonction. Les démarrer et écrire dedans. Les ranger sur mon bureau. En avoir dans mon sac.

A chaque cahier son contenu

Cette passion date du cours préparatoire. J’ai adoré apprendre à écrire. Adoré faire des lignes et des lignes. Remplir, m’appliquer. Petite, j’ai évidemment tenu un journal intime. J’aimais la rentrée des classes pour l’achat des fournitures, d’un agenda et des cahiers. En grandissant, cette passion ne m’a pas quittée. Pendant mes études supérieures, où j’aimais autant suivre les cours que noircir des feuilles de papier et faire des fiches. Jusqu’au choix de mon premier métier : journaliste. Profession idéale pour assouvir mon amour pour l’écriture, la prise de notes, les agendas et les carnets.

Cette passion grandit au fil des années. Chaque carnet a sa fonction. J’en ai un pour chaque client. A croire que je suis plus heureuse de décrocher un contrat pour le démarrage d’un nouveau cahier que pour la satisfaction professionnelle ! J’en utilise un pour noter les musiques à écouter ou aimées. Un pour les livres à acheter, à lire et lus. Un autre pour ma liste de tâches à accomplir au quotidien, tâches ménagères, administratives, familiales, professionnelles. Un pour le blog avec la liste des idées de sujets par rubrique. Un pour consigner les recettes de cusine, évidemment. Un qui contient toutes les promenades, les rando qui sortent de la promenade quotidienne. Parce que je ne me souviens jamais des dates ou des noms de lieux. Un encore pour mes projets, mes rêves…

Papier VS ordi et téléphone ?

Dans le travail, j’utilise évidemment beaucoup l’ordinateur. Mais je n’ai jamais réussi à me passer complètement du papier. Pour la prise de notes, les listes, mon planning, mes rendez-vous. Je me souviens d’un client qui s’était moqué de moi lorsqu’à la fin d’une réunion il m’a vu attrapé mon agenda pour noter le prochain rendez-vous. J’ai bien essayé il y a quelques années d’utiliser l’appli agenda du téléphone mais je n’ai pas réussi à m’y faire. Je trouve plus simple de noter sur du papier (surtout lorsque je suis au téléphone !). En notant un rendez-vous ou une tache à la main, je la mémorise. Et j’ai le réflexe d’ouvrir mon agenda et vérifier mes listes tous les jours. Alors que je consultais peu l’agenda sur ordi ou téléphone…

Dans la revue Flow de décembre 2015, dans un article intitulé « Mes chers carnets », Caroline Buijs explique leur principale qualité : « Ils ne coûtent pas cher, mais apportent un grand bonheur. »  Elle poursuit : « Un carnet de notes vierge porte en lui tant de promesses. C’est un nouveau départ. ». C’est exactement ce que je ressens. Et je n’étais pas surprise d’apprendre dans le même article les résultats d’une étude menée par les universités américaines de Princeton et de Californie : en suivant une conférence, des groupes d’étudiants ont pris des notes sur papier ou sur ordinateur. Les 2 groupes se souvenaient aussi bien de l’exposé. Mais le groupe papier / stylo avait mieux compris le propos et s’en souvenait mieux une semaine après…

Qui dit accro aux carnets, dit Accro aux stylos

L’autre passion directement liée aux carnets et à l’écriture est celle pour les stylos et les feutres. Je les trouve beaux et j’adore les sentir glisser sur le papier. J’ai des stylos à bille de toutes les couleurs, ce sont certainement mes préférés pour écrire.

Je n’ai aucun sens graphique ni talent en dessin mais mon amour des stylos bille explique mon admiration pour les œuvres réalisées avec cet outil : les bandes dessinées d’Antony Pastor par exemple comme Ice Cream ou Hôtel Koral. Dernièrement, j’ai découvert et adoré les œuvres de Karl Baudelere lors de l’exposition Super Héros à Spacejunk Bayonne : des petits ou grands formats de Hulk, L’Homme de pierre ou Batman, réalisés au stylo bille. Un travail gigantesque, grandiose, impressionnant par l’émotion du sujet retranscrites par les centaines de traits de stylo… Tellement beau. Bluffant. Avec mes Bic, je me contente d’écrire

Je suis gauchère donc j’ai longtemps été frileuse avec les feutres car en avançant, ma main faisait baver les mots tout juste écris. J’ai appris à les appréhender et je commence vraiment à apprécier écrire avec. J’ai en de plusieurs marques, plusieurs épaisseurs et de toutes les couleurs. Avec un gros faible pour les Paper Mate, et les Stabilo, pointe 0,4 et 1 mm.

Un Bullet Journal ?

Avec ces deux passions conjointes, j’ai envie depuis presque un an de me lancer dans un Bullet Journal. Inventé il y a quelques années par le designer newyorkais Ryder Caroll, c’est un carnet personnalisé à la fois calendrier, agenda et journal. Un système d’organisation pour sa vie au quotidien mais aussi mensuellement et sur une année. Comme j’ai la manie de faire des listes et que je suis fan de carnets, forcément j’étais tentée. Mais fouillant sur le net et Instagram, la plupart des bujo (contraction du Bullet et Journal) étaient magnifiques, très graphiques avec des jolies dessins ou textures. J’ai ressentie un complexe d’infériorité et c’est resté un fanstasme.

Jusqu’à ce que mon amie Marine m’envoie cette semaine un nouveau carnet vierge avec une couverture indiquant Bullet Journal… Cadeau arrivé la même semaine que ma découverte du blog de Caro de La Papet, qui explique magnifiquement comment bien commencer un Bullet Journal. Alors c’est décidé, je me lance ! Sur son site, Ryder Caroll démarre par : « All you need is a notebook and a pen… ». Je crois que j’ai tout ce qu’il faut !

 

Desserts maison

Recettes desserts de tous les jours

Comme je travaille à la maison en automne / hiver, j’ai plus le temps de cuisiner. Il me suffit d’une pause d’un quart d’heure pour lancer une recette ou surveiller une cuisson. Pour cette raison et dans le cadre de mon objectif « zéro déchet« , je me suis lancée un défi pendant cette période : n’acheter aucun dessert industriel ! Voilà donc quelques idées de desserts à réaliser très simplement et à consommer tous les jours.

Une nouvelle routine

Pour avoir toujours un dessert dans le frigo, il suffit de s’organiser. Ce n’est pas forcément une question de temps car je ne réalise rien de bien compliqué. Les temps de préparation excèdent rarement 15 mn. Pour la cuisson, c’est parfois plus long. Mais comme je le disais, je travaille de chez moi donc cela me permet de surveiller tranquillement tout en bossant. En général, je prépare un dessert tous les 2 jours.

Les avantages ?

  • Fait-maison, ils contiennent de bons ingrédients soigneusement sélectionnés. Des desserts normalement plus savoureux et meilleurs pour la santé.
  • Notre famille produit moins de déchets car plus de pots de yaourts et autres contenants dans notre poubelle.
  • Moins de gachis : dans les pays industrialisés, nous jetons pratiquement autant de nourriture que nous en consommons… Pas chez nous ! Il n’y a pas 10 sortes de desserts dans le frigo donc moins de choix. Mais je cuisine ce qui est nécessaire. Tant qu’il en reste 4 dans le frigo, je ne refais rien. Les enfants sont donc « contraints » de les consommer s’ils veulent autre chose…

La compote de pommes

J’en fais une fois par semaine. Avec de vieilles pommes qui trainent dans le corbeille de fruits ou des second choix achetés sur le marché ou le primeur. Entre 50 et 80 centimmes le kilo : plutôt économique pour une compote hebdomadaire réalisée avec 2 kgs !

recette d'un dessert simple et bon : la compote de pommes.
Temps de préparation : 10 mn !
La recette : Je pèle (ou pas) et coupe grossièrement les pommes dans une casserole. Je laisse compoter (cuire à feu doux) entre 15 et 20 mn. Sans rien ajouter d’autres ! Ni sucre, ni parfum. Je mixe au Blender car Violette l’adore très lisse mais écrasée à la fourchette, c’est très bien aussi !
Variantes : Vous pouvez évidemment agrémenter d’épices comme la cannelle mais chez moi, les enfants ne sont pas fans. Parfois, j’ajoute au choix, une ou deux bananes ou poires trop mûres pour ne pas les jeter. Ou de l’ananas (vendu en second choix aussi !). Quand j’ajoute de la banane ou de l’ananas, fruits plus sucrés, je démarre la cuisson à feu plus fort. Les fruits caramélisent et cela donne un autre parfum à la compote !
Temps de conservation : entre 3 et 4 jours au frigo (mais le gros pot ne reste jamais aussi lontemps au frais !)

Yaourts natures

Cela fait déjà quelques années que j’ai investi dans une yaourtière. Suite à la lecture d’un article sur le bilan carbone des yaourts industriels (fabrication et déchets des pots, transports des matières premières puis des yaourts), j’ai voulu essayer. Comme je n’étais pas certaine de devenir une adepte, j’ai commencé avec une yaourtière « 1er prix » d’une marque distributeur. Et je n’ai pas été déçue ! Elle a fonctionné 2 à 3 fois par semaine pendant 2 ans avant que la résistance ne rende l’âme. J’avais acheté le même modèle pour mes parents mais ils ne l’utilisaient pas trop (ils ne sont que deux…), leur yaourtière a donc remplacé la mienne. Mais depuis plusieurs années, je rêvais d’un autre modèle : la Multi Délices de Seb. En plus des yaourts, elle permet de réaliser des yaourts à boire et des fromages blancs. Et elle a une capacité de 12 pots (contre 7 pour la mienne ce qui n’est pas assez pour une famille de 4). Malheureusement, son tarif au delà des 100 € m’a toujours freinée. Jusqu’à ce que j’en trouve une d’occasion à 40 € ! Depuis je m’éclate !

recette dessert yaourt nature
Temps de préparation : 2 mn !
La recette : Pour 12 pots, il suffit de mélanger 1 sachet de ferment lactique avec 1,5 litre de lait. Pendant longtemps, j’ai utilisé du fermet lactique acheté en pharmacie. C’est un petit flacon qui permet de faire plusieurs fournées de yaourts. Mais il faut pour cela, toujours garder un yaourt pour réaliser une nouvelle fournée. C’est un peu contraignant, surtout si on veut faire une tournée de yaourts parfumés. Cela coûte un peu plus cher mais pour plus de simplicité, j’utilise désormais les sachets Alsa. Et pour le lait, j’utilise du lait entier bio. Je le préfère au lait demi-écrémé car il donne une meilleure consistance au yaourt et les rend plus gourmands. D’ailleurs, regardez la composition des yaourts du commerce, ils sont souvent réalisés avec du lait entier. Sauf, ceux dit de régime. Mais chez nous, personne n’est au régime ! Une fois le ferment mélangé au lait, il suffit de verser dans les pots et faire cuire en yaourtière entre 8 et 10h selon la consistance souhaité. En général, je prépare mon mélange et lance la cuisson le soir.
Variantes : j’ai essayé plusieurs parfums. Et les préférés dans la famille sont ceux au citron ou à la vanille. Recettes à venir bientôt !
Temps de conservation : 7 jours au frigo.

Yaourt à boire aromatisé au fruit

Les enfants en rafolent. Au peti-dej, au goûter, en dessert. Et je ne supportais plus d’en acheter au supermarché (lait de provenance douteuse, conservateurs) et de jeter toutes les semaines les bouteilles plastiques… C’était la raison pour laquelle je rêvais de la yaourtière Multi Délices. Il a fallu investir dans les petites bouteilles en plastique de la même marque mais elles sont sans BPA et réutilisables.


Temps de préparation : 2 mn !
La recette : Pour 6 yaourts à boire, je mélange un sachet de ferment lactique (ou un yaourt nature), un litre de lait et du sirop (l’équivalent d’un pot de yaourt en verre). J’ai trouvé cette recette sur le blog culinaire d’Audrey et elle est parfaite !
Variantes : Ont été testés et validés les yaourts à boire aromatisés à la fraise, à la pêche et pêche-abricot. J’ai essayé avec du sirop de citron mais ça n’a pas fonctionné. Le tout ne s’est pas amalgamé et l’aspect visuel n’a pas convaincu les enfants… Pour les sirops, je ne prends pas le premier prix et préfère les sirops avec une garantie concernant la qualité des ingrédients, ceux de la Maison Guiot par exemple.
Temps de conservation : 7 jours au frigo.

A suivre : d’autres recettes desserts pour tous les jours. Mousse au chocolat, cremes chocolat, riz au lait, yaourts vanille, citron…

Les Garçons de l’été, de Rebecca Lighieri, Editions P.O.L

Quand la chronique de mœurs vire au thriller

Parmi les romans lus cette année, j’ai adoré Les Garçons de l’été, de Rebecca Lighieri. Paru en janvier 2017 chez les éditions P.O.L, son titre m’a incité à le faire patienter gentiment dans ma « PAL » pour faire partie de mes lectures d’été. Et suite à un – léger – retard dans mes chroniques de livres… là voilà !

Les garçons de l'été de Rebecca Lighieri aux éditions POL : Chronique

Les Garçons de l’été, ce sont Thadée et Zachée, deux jeunes et beaux garçons d’Hossegor, deux dieux du surf. Ils ont grandi dans le Sud des Landes, la « Landifornie » dans une famille au train de vie confortable. Ils ont été bichonnés et sont admirés pour leur beauté, leur assurance, leur lifestyle de surfeur. Jusqu’au jour où, lors d’un surftrip à La Réunion, Thadée est victime d’une attaque de requin et se retrouve mutilé.
La vie de rêve de cette famille bien sous tout rapport s’effondre. L’auteur Rebecca Lighieri fait basculer son roman plutôt chronique de mœurs en thriller oppressant. Et c’est magistralement réussi.

Famille riche d’Hossegor cherche… humanité

Je dois vous avouer que dès le début du roman, j’ai été agacée par les personnages. Mylène, la mère au foyer bourgeoise, si dévouée à ses enfants qu’elle devient ridicule tant son amour maternel est aveuglant. Le mari, pharmacien, de prime abord gentillet. Puis finalement médiocre au vu de son manque d’implication dans sa vie paternelle et matrimoniale qu’il comble en trompant sa femme. Et les 2 garçons. Pétris de nonchalance, immaturité, arrogance, dans leur manière d’être, de gérer les rapports humains ou d’envisager leur vie. Considérés comme des demi-dieux par leur mère, les deux frangins sont loin de me faire rêver comme progéniture… Bref, un magnifique stéréotype de la famille CSP+ d’Hossegor. Et je peux vous dire que, lorsque l’on vit près d’Hossegor, un tel portrait de famille a de quoi agacer : j’en croise assez dans le Sud des Landes pour ne pas avoir envie de lire leurs mésaventures…

Tragédie grecque

Donc j’avance dans la lecture de ce roman qui s’annonce comme un drame familial en sourcillant parfois. Et petit à petit, au fil des pages, ce livre qui sent bon les embruns, le surf et l’été me happe. Car cette chronique familiale se transforme en tragédie grecque. Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser profiter du suspens. Mais la plongée de l’intrigue dans le noir (très noir) rend addictive la lecture. L’auteur malmène ses personnages de toutes parts. Agaçants dans les premiers chapitres, la déchéance de ces êtres médiocres finit par nous faire éprouver une certaine empathie. Ils payent cher leur arrogance ou leur lâcheté. Et cette réinterprétation moderne du mythe d’Abel et Caïn sublime férocement nos contradictions, notre égocentrisme. Elle balaye à la manière d’un ouragan nos manies insupportables d’êtres humains modernes.

Je n’ai pas été surprise à la lecture d’une interview de l’auteur dans Les Inrocks de découvrir que Rebecca Lighieri avait à l’esprit deux références cinématographiques pendant l’écriture du roman : Endless summer et Stephen King. Car on retrouve bien dans son œuvre l’insouciance et l’obsession du surfeur égoïste en quête de la vague parfaite traitées dans le film de Bruce Brown. Mais également l’angoisse suscitée par les dérapages humains propre à la littérature de l’auteur américain.

Un auteur, deux genres littéraires

Rebecca Lighieri est le pseudo de Emmanuelle Bayamack-Tam, auteur d’un dizaine de romans dont La princesse de. et de Je viens. Sous son nom d’emprunt Rebecca Lighieri, elle avait déjà publié Husbands et une nouvelle. Elle choisit son nom d’auteur selon le genre du roman. Emmanuelle Bayamack-Tam pour les histoires plus poétiques, Rebecca Lighieri pour les romans noirs. Le ton et l’écriture changent aussi. Rebecca Lighieri va droit au but et ne s’encombre pas de figure stylistique. Son style est direct, percutant. Il est là pour accompagner l’aspect essentiel du roman : le noir, l’intrigue, l’horreur.

Fiction moderne et universelle

Les Garçons de l’été se révèle donc une réussite assez étonnante : une littérature noire qui met en lumière les aspects les plus sombres de notre humanité dans un décor de rêve. Un roman qui ne s’encombre pas de fioritures pour dépeindre le côté le plus animal de l’homme, dans sa sexualité, son agressivité, l’image qu’il renvoit. Une fiction captivante qui dérange souvent mais séduit par la finesse et la justesse du propos.

Rebecca Lighieri est une visionnaire pertinente des travers de notre monde : la dislocation des liens, la disparition de l’empathie, le repli sur soi. Les monologues de ses personnages accablants résonnent comme des tragédies, sans poésie, en toute cruauté. Moderne, ce roman se trouve dans l’actualité car il aborde indirectement la « crise requins » qui agite l’île de La Réunion. Universel, il peint les dérives de l’homme contemporain de moins en moins dans l’humanité. Une histoire violente, dérangeante mais indispensable à notre survie dans ce monde de brutes occidentales !

Les Garçons de l’été, de Rebecca Lighieri, 448 pages, 19 €, Editions P.O.L
Prix littéraire de la ville d’Arcachon 2017

Les 4 saisons de Josette

Ou comment la nature fait bien les choses

Depuis le changement d’heure, la chute concomitante des baisses de  températures et la valse des oiseaux migrateurs, j’entends beaucoup de gens se plaindre et râler… De l’hiver qui arrive, du froid, de la grisaille, de la pluie… Et tous ont fait part de leur envie d’ailleurs ou de leur impatience de s’envoler sous d’autres latitudes (beaucoup d’habitants dans le sud des Landes partent en surftrip en hiver et donc au chaud). Je n’ai pas l’occasion (et surtout les moyens) de migrer dans les semaines à venir. Mais je ne m’en plains pas. J’aime toutes les saisons.

Le printemps

Ces considérations liées à la météo et aux températures m’ont fait réaliser que ce changement de saison ne me déplaisait pas. J’aime évidemment le printemps avec le changement d’heure, les journées qui rallongent, les premiers de soleil qui chauffent, la végétation qui se réveille, les bourgeons puis les premières fleurs.

Les 4 saisons : magnolia dans le jardin, premiers signes de l'arrivée du printemps.
Le magnolia dans le jardin, premiers signes de l’arrivée du printemps.

l’été

J’adore l’été, synonyme de liberté. L’emploi du temps familial est allégé avec les vacances scolaires, moins d’horaires à respecter et petite pause dans mon autre métier (taxi pour enfants). Les sessions plage sont sans fin, le matin, l’après-midi ou le soir. Et les couchers de soleil incroyables. J’ai toujours rêvé de vivre près de l’océan, alors j’en profite et les enfants aussi !  J’apprécie aussi la garde-robe plus légère et moins compliquée (panoplie short / T-shirt / Tongs pendant quelques semaines). Et bien entendu, la sensation de chaleur sur la peau. Un véritable anti-dépresseur.

Les 4 saisons : l'été dans les Landes et ses couchers de soleil...
Photo d’un coucher de soleil pas terrible (la photo, pas le sunset !) mais j’avoue que je préfère le savourer à chaque fois plutôt que de le prendre en photo…

 

L’automne

Depuis plusieurs années, j’apprécie tout autant l’automne. Souvent chez nous, il se transforme en été indien avec des températures encore clémentes qui permettent de profiter de la plage en maillot de bain. Et cela a été le cas cette année, jusquà mi-octobre ! Surtout, j’adore en automne les couleurs de la forêt : dans les Landes, la bruyère qui tapisse le sol et les chemins de violet ou blanc, les dégradés de bruns, oranges et rouges des feuillages des arbres. Avec les enfants, nous avons passé quelques jours chez mes parents dans le Tarn et les couleurs étaient somptueuses. Cette saison offre vraiment un spectacle naturel quotidien.

Les 4 saisons : La magie de la forêt en automne et en hiver.
La magie de la forêt landaise en automne et en hiver.

et l’hiver

L’hiver n’est pas encore là mais le changement d’heure et la météo nous plongent dans la réalité de cette saison. Et contrairement à l’avis générale, je suis plutôt contente ! Pendant les promenades matinales en forêt avec mon chien, les paysages sont magiques : la brume ou le brouillard, le calme, les tapis d’épines de pin, les odeurs… Tous les jours, des tableaux envoûtants.

A ce décor naturel somptueux s’ajoute l’ambiance de l’hiver. En octobre, quand de belles journées nous ont permis d’avoir encore chaud sur la plage, la cheminée était ramonée et le bois livré… Je me languissais d’allumer le premier feu de cheminée ! L’hiver rime aussi avec grandes promenades sur la plage ou en forêt par grand froid ou fortes pluies, puis réconfort à la maison autour d’une bonne table. Faut-il vraiment ajouter dans mes arguments les stations de ski dans les pyrénées non loin de chez nous et accessibles pour une journée de glisse ?

Les plaisirs des saisons

Chaque saison est synonyme pour moi de changement de vie. L’été, on sort beaucoup, nous ne sommes jamais à la maison mais à la plage, chez des amis, à des concerts… On vit dehors ! Lorsqu’il fait nuit plus tôt et plus froid, c’est le moment de réinvestir la maison. Avec des feux de cheminées, des goûters « maison », des bons repas. L’hiver, je cuisine plus, je me remets au tricot. Le printemps et l’été, je suis sociable. L’automne, je commence à me calmer et à reprendre possession de la maison en faisant du rangement, en repensant la déco. Je prépare le cocon. Et  l’hiver, je deviens ours et j’hiberne !

J’aime chaque saison en fait. Lorsque je commence à être fatiguée des rayons du soleil et des séances plages, l’automne arrive. Quand la lumière et la chaleur commencent à me manquer, le printemps me délivre. Le climat océanique et ses quatre saisons me conviennent tout à fait. Ou alors, je deviens sage en vieillissant. Je sais profiter du temps, de la saison présente. Je sais reconnaître les bonheurs et les plaisirs de chacune d’elles. La nature est bien faite. Et on est fait pour s’entendre.

 

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Ma charge mentale

Vrai ou faux prétexte ? !

Me voilà enfin de retour sur le blog après plusieurs semaines (mois ?) d’absence. La faute à ma surcharge mentale. En mai / juin, j’ai cumulé une grande charge de travail avec les menus plaisirs de la fin d’année scolaire : organisation des vacances avec les papas et sans les papas (car je travaille tout l’été), dossiers en tout genre à remplir (inscription au collège, lycée, cantine, bus), fin des activités sportives avec le lot de passage de ceinture en karaté, galop en poney, spectacle de danse et fêtes de fin d ‘année… Bref, une période très chargée en logistique taxi, horaires, quantité de missions. Au point que quand la prof de danse demande un mini short noir le mercredi après-midi pour le samedi, j’ai envie de pleurer !

La théorie de la charge mentale

La théorie de la « charge mentale » a fait son grand retour au printemps. A priori née dans les années 70 dans le monde du travail, elle a ensuite été déclinée dans la sphère privée par Monique Haicault en 1984 dans son article La Gestion ordinaire de la vie en deux. La charge mentale définit les préoccupations de la femme qui cumule deux journées entre son travail et les tâches ménagères, la gestion d’une famille. Le débat de la répartition des tâches dans un foyer porte habituellement sur la réalisation même de ces tâches. Dans le cas de la théorie de la charge mentale, Il s’agit bien d’une charge cognitive. C’est-à-dire la gymnastique constante de l’esprit pour penser à tout et tout organiser.

Emma, le blog B.D. révélation de la charge mentale

Le principe de la charge mentale a refait son apparition dans les médias grâce à la dessinatrice Emma et sa bande dessinée Un Autre Regard qui a rencontré un vif succès. Un blog BD déclinée en livre très drôle et tellement vrai ! Personnellement, avant la sortie du livre et sa médiatisation, je n’en avais jamais entendu parlé. Et cela a été une révélation : c’est ça qui me prend la tête jour et nuit et m’épuise en fait ! Bien plus que d’étendre la lessive.

Car si la distribution des tâches a légèrement évolué depuis quelques années, il apparait que la charge mentale reste le privilège des femmes. Forcément ce constat ne plait pas aux hommes. Chez moi, le problème est réglé. Etant maman solo, ce n’est pas un sujet de discorde (il y a toujours des points positifs dans tout). Donc, point de scènes chez moi du genre : « oui c’est moi qui doit penser à tout, si je ne te dis pas d’étendre la lessive, elle reste dans la machine à laver ! » Non, pas de dispute à ce sujet-là. Puisque je n’ai pas le choix. C’est bien moi qui doit penser à tout (d’où mon absence sur ce blog car n’étant pas maso, j’ai tenté de réduire ma charge mentale).

La pratique dans mon cerveau

Parfois, j’y arrive. Je bosse 8h par jour avec une maison propre et rangée, des enfants propres et sages, et un emploi du temps familial digne d’un colonel. Dans ce cas-là, je me sens invincible, comme une super woman, qui gère (grave). Mais en général, ça ne dure pas plus de 24h. La plupart du temps, je n’y arrive pas…

La maison est pleine de poils de chien, de miettes, de sable et de jouets 24h après la journée « colonel ». L’un de mes enfants me demande de remplir un dossier d’inscription de plusieurs pages 5 minutes avant de prendre son bus scolaire. La maîtresse m’adresse un mot au stylo rouge car je n’ai toujours pas remplacé le feutre-ardoise de ma fille. Cette année, parmi les « perles » : j’ai manqué la réunion d’informations pour le voyage en Italie de Joseph. Et aujourd’hui, je viens de m’apercevoir que je n’avais pas fait ma déclaration d’impôts (sisi je vous jure). Et ce ne sont que 2 exemples parmi tant d’autres.

Charge mentale max dans les toilettes…

ampoule, papier et cuvette : charge mentale intense dans les toilettes.En juin, on est resté quelques (plusieurs) jours sans lumière dans les toilettes, puis sans papier toilette, avec la cuvette cassée. Le passage aux toilettes était une vraie expédition ! Finalement, j’ai réussi à penser à acheter une ampoule, du papier et une cuvette. J’ai même réussi à dévisser l’ancienne et installer la nouvelle, toute seule avec pour seul outil une pince à dénuder… Parfois, je me désespère. D’autres, je m’amuse toute seule. L’avantage (toujours un point positif !), c’est que ce fiasco m’apprend énormément à relativiser (c’est ça ou je deviens dépressive). Je ne suis pas la mère parfaite mais les enfants sont vivants, en bonne santé et n’ont pas l’air d’en souffrir. Mieux, je les fais rire !

L’éducation à la charge mentale

Pour ne pas devenir folle avec cette charge mentale de plusieurs tonnes, je suis en total lâcher-prise. Et j’ai aussi décidé de partager ce poids avec les enfants. « Hou, la mauvaise mère, elle ne s’en sort pas, alors elle veut exploiter ses enfants! » Et bien, non. Je joue mon rôle de maman, j’exerce mon devoir éducatif. Mes garçons ont 16 et bientôt 13 ans. Oui, ils vident la poubelle, le lave-vaisselle et mettent la table. Mais parce que je leur demande ! Et bien cette année, ma mission, c’est de leur faire prendre conscience de cette « fameuse » charge mentale et de la partager.

En 2017, s’ils vident la poubelle ou le lave-vaisselle, ce ne sera pas parce que j’ai laissé un post-it mais parce qu’ils en ont eu l’idée tout seul (je sais, le challenge est de taille !). Primo : ça va m’aider au quotidien. Mais surtout, je participe à l’évolution de la société ! Oui ! J’œuvre pour qu’au moins 2 membres masculins de la future génération partage la charge mentale avec leur conjoint(e) 😉 Violette pour l’instant, je l’épargne. D’abord, elle n’a que 7 ans. Mais surtout – et cela me peine de l’écrire -, de façon innée, elle intègre cette charge mentale et pense à beaucoup de choses sans que je ne lui demande rien. Je me console en imputant cette faculté à son tempérament plutôt qu’à son genre féminin…

Les vacances de l’esprit

Aujourd’hui, me voilà de retour sur le blog car ce sont les vacances. Je travaille mais les enfants sont en vacances. Cela signifie plus de cartable, de fournitures scolaires, d’emploi du temps de ministre. Et les enfants partent quelques semaines pendant l’été chez mes parents ou avec leur papa.

En passant un week-end chez mes parents pour amener les enfants, j’ai réalisé le bonheur de quitter la maison. Quitter mon quotidien et donc diminuer ma charge mentale. Surtout chez mes parents où je suis bichonnée. Mais c’est une sensation que l’on ressent dès que l’on part de chez soi. Ce week-end là, j’ai oublié volontairement mon ordinateur à la maison, posé mon téléphone. Et j’ai pris le temps de lire, de me promener sans regarder l’heure, retrouver le goût de cuisiner non par obligation mais par plaisir. Comme ramasser des mures et faire un clafoutis ! Des plaisirs simples apaisants pour l’esprit.

Un break de 3 jours super profitable. Qui m’a permis de réaliser que la charge mentale des prochaines semaines allait être allégée avec les vacances scolaires. Et donc de me détendre. Avant la reprise au mois de septembre… Les inscriptions, les réunions, les attestations, les dossiers… Mais avec la répartition de la charge mentale avec mes petits gars, tout va bien se passer… Mais oui !

Profitez bien de votre été !

 

 

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Lessive fait maison : écolo-économique !

Produit lessive : la recette

recette de la lessive fait maison, simple, efficace et rapideDans la série « c’est moi qui l’ai fait », je me suis mise à fabriquer mon produit lessive. La faute à La Vrac Mobile qui proposait tous les ingrédients en vrac ! Au départ, j’y vais pour acheter des lentilles ou de la farine en vrac, puis en discutant avec les « patronnes » et les clientes », je repars avec tous les ingrédients nécessaires à la préparation de la lessive fait-maison ! Comme pour la cuisine, je ne veux / peux pas y passer des heures chaque semaine. J’achète depuis plusieurs années de la lessive « verte » contenant le moins de phosphates possibles. Mais je ne trouve pas toujours des recharges et quand j’en trouve ce sont des contenants en plastique. Bref, entre la production de déchets, les lessives estampillées écolo mais qui ne le sont pas vraiment, j’avais envie de passer à l’acte de la fabrication maison. Trouver facilement le nécessaire en vrac  + la recette efficace et simple a fini par me faire sauter le pas !

La recette de la lessive home-made

La recette, je l’ai trouvé sur le blog de la famille zéro déchets. Il suffit de mélanger 4 ingrédients, de faire bouillir dans une casserole puis de laisser refroidir. D’ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles pour le parfun et le tour est joué ! Cela prend donc 10 minutes max pour réaliser sa propre lessive. Et avec des produits de base que vous utiliserez également pour faire le ménage. Il faut donc un litre d’eau, 1 cuillère à soupe de cristaux de soude, 20 g de savon noir liquide et 20 g de savon de marseille (à couper en petits morceaux plutôt qu’en paillettes comme indiqué : c’est plus rapide et fond pendant l’ébullition). Qui dit mieux ? Une fois refroidie, elle se solidifie un peu. Il faut donc agiter le flacon avant utilisation.

Les résultats de la lessive home-made

Notre linge est propre et sent très bon ! J’ai commencé en ajoutant des huiles essentielles de citron (que j’avais sous la main) mais depuis, j’ai investi dans des huiles de lavandin. Pour les grosses tâches, je frotte avec un peu de lessive directement dessus. Pour du linge blanc, j’ajoute une cuillère à soupe de percarbonate directement dans le tambour de la machine. Résultats plus que satisfaisants !

lessive fait maison avec de l'eau, du savon noir et des cristaux de soude.

Les avantages de la lessive home-made

  • Je pollue moins : tous les ingrédients sont naturels et / ou non polluants
  • Je produis moins de déchets : depuis 6 mois j’utilise le même bidon de lessive décorée par ma fille et il risque de durer encore longtemps. Tous les ingrédients sont achetés en vrac avec des contenants que je réutilise.
  • J’économise de l’argent : le savon et les cristaux ne coûtent pas grand chose. Je mets l’équivalent d’un verre à moutarde pour chaque lessive de 9 kgs. Un bidon d’un litre dure presque 3 semaines. Bref, je n’ai pas calculé au centimes près mais faire ma lessive revient bien moins cher que la lessive écolo que j’achetais avant !

Les inconvénients de la lessive home-made

Ben… Faut la faire ! Même si cela ne prend que quelques minutes, il faut prendre le temps. En général, je m’en occupe le dimanche, en même temps que la réalisation de pâtisseries ou de pain. Mais parfois, la fin du bidon arrive en plein milieu de semaine. Comme je suis toujours très organisée, je m’en rends compte vers 23h quand je suis prête à programmer une lessive pour la nuit… Forcément, à ce moment-là, je râle… Mais je ne me lance pas pour autant dans la réalisation d’une nouvelle cuvée en pleine nuit ! Je remets ma lessive au lendemain. L’écologie, c’est lâcher-prise aussi ! Cette procrastination ne changera pas la face du monde. Faire ma lessive moi-même en revanche… Oui !

 

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1000 Vaches, Editions Père Fouettard

Un album jeunesse qui sent bon l’herbe fraîche !

Entre la pub télé d’un supermarché qui essaye de se racheter une conscience en expliquant qu’ils vendent du poulet sans anti-bio et le salon de l’agriculture (plus grande ferme ou foire de France ?) qui se tenait il y a peu à Paris, j’ai eu envie de vous parler d’un livre jeunesse sorti récemment. Un album qui sent le bon lait frais, l’herbe des pâturages, et qui rappelle le goût des choses simples : 1000 Vaches, de Adèle Tariel et Julie de Terssac, Éditions Père Fouettard. Une histoire à lire aux enfants dès 4 ans et à faire lire seul aux plus grands !

1000 vaches un album jeunesse qui fait réfléchir les enfants !

C’est l’histoire d’un fermier qui coule des jours heureux auprès de ses trois vaches. Il produit du bon lait qu’il a plaisir à échanger contre du pain ou des services. Ce métier lui procure à la fois de quoi vivre et le temps de profiter de la vie, bichonner ses vaches, voir ses amis. Quand un homme en costume arrive un matin à la ferme et trouve le lait délicieux, il l’incite à produire plus. Produire plus de lait, toujours plus. Donc avec plus de vaches, mais aussi de nouvelles machines plus performantes, des bâtiments plus grands. Pour satisfaire la demande grandissante des consommateurs enthousiastes. Mais ce passage dans le « toujours plus » bouleverse le quotidien du fermier et de ses bêtes.

Produire plus mais à quel prix ?

Cet album fait évidemment référence à La ferme des mille vaches, une exploitation bovine laitière industrielle, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Un exemple malheureux de l’agriculture intensive. Surtout un modèle très controversé car il frappe par ses dimensions sans précédent en France. Ses opposants critiquent le fort impact de cette exploitation sur l’environnement.Une enquête publique est d’ailleurs en cours.

Ce livre jeunesse pose donc la question : produire plus, oui, mais à quel prix ? Et pas de n’importe quel manière. Cette question philosophique et sociétale qui aborde plusieurs thèmes comme la santé, le bien vivre et le respect de l’environnement est traité avec beaucoup de simplicité et d’humour. De simplicité grace à un ton innocent et descriptif. Adèle Tariel, l’auteur, raconte l’histoire de ce fermier embarqué dans l’agriculture intensive sans jugement, en décrivant seulement les conséquences pour lui, la nature ou les vaches. Une présentation de faits complexes mais avec des mots simples et sans prendre partie par une journaliste du média à destination des enfants Mon Quotidien. Avant 1000 vaches, Adèle Tariel a déjà scénarisé des albums aux éditions Ricochet, Kilowatt et Talents Hauts.

Faire réfléchir les enfants avec humour et poésie

Et l’auteur aborde ce sujet un peu compliqué et parfois triste avec humour et poésie. Le fermier par exemple aime tellement ses vaches qu’il leur donne des prénoms : Mariette, ginette et Georgette. Quand il en achète plus, encore et encore, il continue à leur trouver de jolis prénoms en « ette ». Mais la tâche se complique avec le nombre grandissant de vaches et il se met à trouver des prénoms de plus en plus étonnants : Grossestête, Perdlatête… Puis à court d’inspiration, il finit par leur donner des numéros. 1000 vaches est vraiment un bel album sensible et authentique sur la production raisonnée et le respect des animaux.

C’est aussi un album gai et coloré avec les illustrations de Julie de Terssac, une artiste illustratrice bordelaise. Des illustrations originales de dessins acrylique, collages, peinture, crayons, des traits ronds et suspendus un peu naïf. Un très joli album dans le fond et dans la forme, publié par les éditions Père Fouettard.

1000 vaches publié aux éditions Père Fouettard un album jeunesse drole et poétique qui aborde la surproduction.

Un éditeur qui nous raconte pas d’histoires !

Fondé en 2014 dans le Bas-Rhin, cette maison d’édition jeunesse (dont le nom est tout une promesse !) veut voir les enfants  » lire, rire, s’amuser, s’émerveiller, et surtout apprendre à réfléchir par eux-mêmes, à développer autonomie, responsabilité, respect sans oublier de rêver « . Une maison d’édition de livres jeunesse mais pas que lancée et tenue par des artistes du monde entier. Une belle illustration de la diversité de la production internationale, des histoires aux résonances universelles. Ils ont une démarche éthique de maison indépendante : une impression locale avec des matériaux non-agressifs pour l’environnement, et des conditions de travail respectueuses de l’humain. Pour offrir aux enfants des livres fabriqués proprement, près de chez eux, limitant notre empreinte écologique. Bref un éditeur qui nous raconte des histoires mais au sens propre pas figuré.

Manque plus que vous achetiez cet album chez un libraire indépendant et on sera bien 😉

1000 Vaches, de Adèle Tariel et Julie de Terssac, 32 pages, 13 €, Éditions Père Fouettard.

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Pain complet « énergie » : la recette

Idéal pour le petit-dej ou le goûter

Recette de pain pour faire le plain d'énergie !

Comme je suis débordée et fatiguée en ce moment, je me suis lancée pour la première fois dans un pain « énergie » avec la machine à pain. J’ai trouvé la recette dans le livre de Cathy Ytak, Du Bon Pain, collection Les petits plats, éditions Marabout. Il est simple à réaliser car il suffit de mettre tous les ingrédients dans la machine à pain, sélectionner le mode Pain Complet pour déguster un pain chaud 3h40 après. C’est un pain « énergie » car composé de müesli (céréales riches en fibres), fruits secs (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras), farine semi-complète et mélasse (édulcorant que l’on trouve facilement en magasin bio et riche en minéraux essentiels mais rares dans notre alimentation). D’ailleurs dans le livre, il s’appelle Pain au Müesli. Mais comme d’habitude, j’ai adapté la recette. Donc je l’ai rebaptisé pain complet « énergie ».

 

Les ingrédients pour un Pain « énergie » de 750 g

  • 270 ml de liquide (moitié eau / moitié lait)
  • 270 g de farine T80
  • 50 g de farine de seigle
  • 2,5 cuill. à café de levain déshydraté
  • 1,5 cuill. à café de sel
  • 15g de beurre
  • 10 g de mélasse ou 20 g de miel : j’ai utilisé de la mélasse noire de canne à sucre d’où la couleur foncé du pain. J’aime son goût particulier de caramel et réglisse. Et cet édulcorant naturel complet et non raffiné est riche en minéraux (calcium, magnésium, fer, potassium…)
  • 100 g de müesli : c’est un mélange de céréales et de fruits secs en général, souvent à base de flocons d’avoine.  J’ai remplacé par 100 g de flocons d’avoine complet, c’était parfait.
  • 40 g de figues séchées + 20 g d’abricots secs : je n’en avais pas non plus… J’ai donc remplacé par des raisins secs et des dattes coupées en petits morceaux.
  • J’ai jouté en plus un mélange de graines : courges, tournesol, lin.

Réalisation du pain « énergie »

  • Versez le liquide dans la cuve de la machine à pain puis ajoutez le müesli ou les flocons d’avoine ainsi que les fruits secs afin qu’ils trempent quelques minutes (le temps de sortir les autres ingrédients).
  • Ajouter ensuite le beurre, le sel, la mélasse ou le miel, les farines et le levain.
  • Sélectionner le mode Pain complet et c’est parti ! 3h40 sur ma machine pour pétrissage, lever et cuisson.

Dégustation de ce pain sucré / salé

J’ai lancé le pain vers midi, il était donc tout chaud pour le goûter. Sucré-salé, il était délicieux avec un thé. Parfait aussi le soir avec du fromage. Si vous êtes fan du sucré, salé, il est fabuleux avec un fromage de chèvre ou de brebis accompagné de confiture de figues ou de cerises noires ou de miel (on est gourmand ou on l’est pas…). Et pas mal non plus le lendemain, toasté et beurré au petit-dejeuner.

Le pain énergie, parfait pour le peti-dejeuner ou le goûter mais aussi à la fin du repas avec du fromage.
Sucré / Salé, le pain « énergie » est délicieux avec de la confiture de figue et du fromage de chèvre.

Avec ou sans machine à pain

Livre de recettes Du bon pain, de Cathy Ytak, collection Les petits plats, editions Marabout. J’ai réalisé beaucoup de recettes de ce livre de Cathy Ytak mais c’était la première fois pour ce pain. Le sous-titre du livre est Spécial machine à pain. Mais il contient pourtant de nombreuses recettes à réaliser sans la machine. Et ce sont plutôt celles-là que je pratique : baguettes, pain bis à l’épeautre, pain à la farine de Kamut, Ciabatta… Quand j’ai acheté ma première machine à pain, il y a environ 10 ans, j’en ai fait 2 à 3 fois par semaine et exclusivement en machine à pain (pétrissage et cuisson). Sauf qu’au bout d’un certain temps, on est arrivé à saturation des pains carré… J’ai alors continué à utiliser la machine mais uniquement pour le pétrissage (mode Pâte seule). Je forme ensuite le pain pour le laisser lever sur une plaque puis le cuire au four.

Avec cette recette, j’ai retenté en machine à pain car j’ai trouvé pratique d’appuyer sur un bouton pour déguster le pain quelques heures après sans rien avoir à faire. Mais je pense que vous pouvez tout à fait pétrir à la main ou en robot. Former une boule, laisser lever sur une plaque à l’abri des courants d’air puis le cuire au four. Une méthode qui demande plus d’investissement. Mais tout à fait justifié pour un pain « énergie » !

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Femme active et maman de famille nombreuse

Mais pas wonder woman…

Comme je l’ai expliqué dans la section à propos, je travaille et suis maman de 3 enfants. Cela implique une sacrée organisation et une bonne dose d’optimisme. Mais cela ne suffit pas toujours. Depuis plusieurs semaines, je me sens fatiguée, à fleur de peau (à peine irritable…), débordée… Bref au bord de la crise de nerf.

Ma table de salle à manger / Bureau : le bazr à l'image de la vie, parfois...
Ma table de salle à manger / Bureau : le bazar à l’image de la vie, parfois…

La faute à la fin de l’hiver évidemment et au manque de lumière et de soleil. Mais aussi à mon rôle de maman solo de 3 enfants. Pas tant d’enfants que ça en fin de compte mais qui me classent quand même dans la catégorie famille nombreuse. Et sous-entend un marathon quotidien : courses, repas, taxi entre l’école primaire, le collège, le lycée, les activités, rendez-vous profs, médecins, dentiste, coiffeur, etc. Sans compter que pour le bien-être de ma petite famille, je me suis mise en tête de tout cuisiner maison : pain, yaourts, goûter, repas.

Bref, une vie complète de maman au foyer ! Sauf que je travaille… A temps plein. Indépendante pour gérer mon temps… Que je ne gère plus du tout. Cet automne-hiver, tout était réglé comme du papier à musique. En théorie… Dans la pratique, les dossiers simples qui devaient parfaitement s’enchaîner sont devenus complexes et se chevauchent. Bref, je vais craquer ! Alors j’ai décidé d’appliquer des petits trucs & astuces pour sortir la tête de l’eau. C’est parti !

La Manie des listes

Je fais des listes pour tout : les rendez-vous à prendre, une course à faire, un gros dossier à finir, un mail à envoyer, les yaourts à faire… Tout ! Y compris de petites missions. 1 – Ca permet de ne rien oublier. 2- Cela a tendance à éviter (un peu) la procrastination concernant les tâches ingrâtes. 3- Cela induit de cocher de nombreuses missions lorsqu’elles sont remplies. C’est bon pour le moral, pour l’égo !

La théorie de la relativité

Théorie inculquée par mes parents et qui consiste à mettre en perspective une existence auto-centrée avec les millions d’existences qui nous entourent. Relativiser mes petits soucis en somme. C’est-à-dire : je vis dans le sud des Landes, mes enfants et moi-même n’avons pas de soucis majeurs de santé, nous mangeons à notre faim et je ne casse pas des cailloux en Chine pour survivre. Je sais que cette théorie de la relativité agace certaines personnes : ce n’est pas parce que nos problèmes quotidiens sont minimes à l’échelle de la planète qu’il faut les ignorer. Moi, cette méthode, je l’aime bien et elle fonctionne souvent !

Projection dans le futur

Une période difficile à passer reste par définition une période. S’imaginer dans le futur, les mauvais moments passés, permet de tenir le cap et de supporter le présent. Aujourd’hui, je me sens débordée. Après après-demain, ça ne pourra pas être pire ! Donc ça ira forcément mieux…

 

Lâcher-prise

Dire stop à mon extrémisme. Admettre que je ne suis pas wonder woman ! Et lâcher prise. J’ai trop de travail en ce moment ? Et bien, je diminue mon rôle de mère au foyer. J’achète des yaourts, du pain ou des gâteaux dans le commerce par exemple. Les enfants n’y voient aucun problème. Trop fatiguée pour me remettre sur l’ordi le soir ? Je vais me coucher, je serai plus productive le lendemain. Un dossier ne se passe pas comme prévu ? C’est pas grave, ça ne changera pas la face du monde…

Se faire du bien

Chien Husky relax sur la plage...
Le chien : en voilà un dans la famille qui ne risque pas le burn out…

 

Lâcher-prise sur les choses qui ne sont pas essentielles. Mais ne rien céder sur les moments qui peuvent me faire du bien ! Même débordée, je poursuis mes marches quotidiennes dans la nature avec mon poilu. Pour son bien-être… Et le mien. Ces quelques minutes tous les jours à marcher sur la plage ou dans la forêt représentent des pauses, des silences essentiels pour tenir le cap. Excepté pour faire de belles photos de nature, je n’utilise pas mon téléphone pendant ces moments. Pas d’appels, de mails, de réseaux sociaux. Une à deux fois par jour. De vraies respirations !  Je vous rassure le concernant, on ne peut pas dire qu’il frôle le burn out…

Profiter des choses simples

Je suis maman solo. Les 2 garçons vivent à temps plein avec moi et vont chez leur père un week-end par mois ainsi que la moitié des vacances scolaires. La benjamine vit la moitié de la semaine chez moi et l’autre chez son papa, pour les week-end c’est un sur deux. Donc si vous avez tout suivi, un week-end par mois au minimum, je suis sans enfants !

Passé le cap de la culpabilité et du manque, j’arrive désormais à en profiter à fond : vivre ces deux jours en ne pensant qu’à moi, sans horaires ni contrainte. Je mange et dors quand je veux, je peux passer l’aspirateur à 22h, partir en balade avec le chien à 6h du mat, prendre le thé avec des copines, manger devant mon ordi du pain et du fromage (ou que du pain vu que j’ai pas fait les courses !). Une vraie bouffée d’oxygène qui me permet de recharger les batteries ! Un luxe quand on est parent.

La méditation

J’essaye depuis peu. Aidée du livre 3 minutes à méditer, de Christophe André. Et ça commencer à porter ses fruits ! Ces quelques minutes centrées sur ma respiration, à tenter de faire le vide, m’aident vraiment à diminuer le stress ou les angoisses. Gymnastique de l’esprit à poursuivre !

Craquer une bonne fois pour toute

Quand tout va bien (ça arrive), je n’ai pas besoin de trucs & astuces. Mais pour les périodes difficiles, y penser et y avoir recours m’aide souvent. Parfois non. Parce que je ne suis pas une wonder woman. Je suis être humain, en quête de paix et d’équilibre, mais également doté de sentiments, de faiblesses. Alors parfois je craque. Je pleure, je crie, je m’énerve. Au choix… Pas les trois à la fois quand même ! Et ça fait du bien aussi. Allez, tout va bien se passer 🙂

 

Brownie fondant, recette facile

Assouvir une envie de chocolat en 20 mn

Un brownie fondant au chocolat noir, voilà encore une recette facile que je fais pratiquement toutes les semaines ! Je l’ai noté dans mon carnet il y a plusieurs années (au moins 10 !) et impossible de me souvenir de la source. C’était sur Internet. Comme d’habitude, j’essaye plusieurs recettes et quand je tombe sur la bonne (simple et réussie), elle se retrouve dans mon carnet. Les avantages de celle-ci : quelques ingrédients de base et 20 minutes suffisent pour assouvir une envie de chocolat ! Je fais ce brownie très régulièrement pour le goûter mais également pour des fêtes d’école, soirées entre copains. Et à chaque fois, on m’a demandé la recette. Parce que cette douceur au chocolat est à tomber et à la portée de tous !

recette facil et rapide du brownie chocolat noir fondant à cœur

Les 5 ingrédients du Brownie

  • 250g de chocolat noir à cuire
  • 150 g de beurre salé (dans la recette originale, il était indiqué beurre doux + 1 pincée de sel. Je préfère du coup mettre du beurre salé aux gros cristaux, il se marie tellement bien avec le chocolat !)
  • 150 g de sucre (dans la recette à la base mais j’en mets plutôt entre 120 et 130 g sinon je le trouve trop sucré)
  • 3 œufs
  • 60 g de farine (blanche ou semi-complète)

Préparation du Brownie : 5 minutes, top chrono 🙂

  • Préchauffez le four à 180 °C.
  • Faire fondre le chocolat et le beurre (au micro-ondes ou sur une plaque à feu doux : avec le beurre, inutile de mettre au bain-marie).
  • Ajoutez le sucre et mélangez.
  • Ajouter les œufs et mélangez.
  • Ajouter la farine et mélangez.

Cuisson du Brownie : a surveiller

Versez la pâte dans un plat pas trop grand (format carré d’une vingtaine de centimètres, c’est bien). Pourquoi ? Si votre plat est trop grand, la pâte ne sera pas assez épaisse et va perdre en fondant. Enfournez pour environ 15 minutes. Tout dépend de la puissance de votre four. Pensez à surveiller. Quand une croute s’est formée sur le dessus, il est cuit !

recette facile et rapide pour des brownies chocolat noir fondantLe point crucial : la dégustation

Je me souviens que dans la recette, il était conseillé d’attendre son refroidissement avant dégustation. Inutile de vous dire que cela n’est jamais arrivé chez moi ! Chaud, fondant, il est tellement délicieux. C’est une pâtisserie dense en sucre, beurre et chocolat. Je le découpe en petit carré et même les plus gournands n’en mange pas 10 ! Donc il en reste  toujours pour le lendemain. Froid, il est délicieux aussi car il reste parfaitement mœlleux et fondant. Il est conseillé de le conserver au frigo. Mais dans ce cas, pensez à le sortir quelques minutes avant pour ne pas qu’il soit trop dur ou trop froid.

Variante N°1 : chocolat ++

Mon fils ainé, vraiment accro au chocolat, l’adore avec des pépites de chocolat… Il suffit de casser grossièrement du chocolat à cuire et de l’ajouter à la pâte avant cuisson. A la dégustation chaude, cela ne change pas grand chose car les pépites sont fondues. Mais refroidi, toujours bien mœlleux avec en plus le croquant des pépites de chocolat, c’est pas mal !

Variante N°2 : avec des fruits secs

Noix, noix de pécan, noisettes, amandes, à ajouter au choix dans le pâte avant cuisson… Un délice en goût et texture !

Variante N°3 : fruité

Je l’ai essayé avec des framboises ou fruits rouges, c’est à tomber. Certes, les enfants sont moins fans (chez moi) mais les grands succombent. Si vous utilisez des fruits surgelés, mélangez les dans la pâte. Pour les framboises fraîches, je préfère les ajouter une fois la pâte versée dans le plat en les déposant délicatement (appuyez avec le doigts pour qu’elles ne restent pas en surface). Cela évite de les broyer.
Comme je n’aime rien jeter, il m’est arrivé aussi d’y glisser des petits morceaux d’une banane ou d’une poire trop mûre : validé par les enfants.

 

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