Vivre sans déchets ?

Défi : Réduire l’impact de notre famille sur l’environnement

Depuis plusieurs mois, je tente avec l’aide de mes 3 enfants de réduire au maximum la production de déchets au sein de notre foyer. Vivre sans déchets en France ou dans n’importe quel pays développé semble impossible. Cela n’empêche pas de les réduire… Cette expérience, loin d’être simple, a le mérite de modifier de manière positive notre mode de consommation, d’alimentation. Mais également d’engendrer des conversations familiales passionnantes. Et paradoxalement de faire quelques économies !

Manger bio et local

We feed the world, film documentaire édifiant a bouleversé mes habitudes de consommation.Etant proche de la nature, sensible à sa beauté, je développe depuis plusieurs années un comportement de plus en plus écolo. Je tente, à mon échelle, de réduire mon impact sur l’environnement. Evidemment, je ne jette aucun déchet autre que dans une poubelle. Y compris mes mégots. Et je trie mes déchets. Je recycle les déchets biodégradables dans un compost. Puis j’ai découvert des documentaires tels We feed the world, Le marché de la faim en 2005. J’ai pris une grosse claque. Ce film est passionnant et déprimant à la fois. Mais je vous le conseille (toujours disponible aux éditions Montparnasse). Je suis devenue plus exigeante sur la provenance des aliments. J’ai commencé à acheter mes fruits et légumes, ma viande, etc. d’origine française voire locale. Je ne dirai pas que je devenue locavore car je ne peux m’empêcher de consommer des produits impossibles à produire dans le sud ouest de la France : café, thé… Idem pour les enfants : bananes, oranges…

 

No impact man : une révélation !

No impact man, de colin Beaven ou le défi de réduire son impact sur l'environnement en vivant à New-York.Je vous conseille également l’excellent ouvrage de Colin Beaven à ce sujet : No Impact Man, publié en France chez 10-18. Ou l’expérience d’un couple new-yorkais parents d’une petite fille qui tente le défi de réduire au maximum leur impact sur l’environnement pendant un an. A tous niveaux : alimentation, hygiène, consommation, énergies. Leur expérience est extrême mais elle a le mérite d’identifier clairement les obstacles au quotidien dans une grande ville, avec des enfants et lorsqu’on travaille ! Parce que oui, bien sûr, vivre sans électricité en autarcie alimentaire est toujours plus simple en rase campagne… A la fin de leur année expérimentale, ils ont repris une vie « normale » sur certains aspects. Mais ils ont aussi adopté de nombreux gestes qui préservent l’environnement mais aussi leur santé ou leurs relations familiales et sociales (lisez-le, il est passionnant !).

De saison, local, bio, sans emballage…

Enfin bref, ces documentaires, ces livres m’ont fait réfléchir et poussé à consommer autrement. Je n’achète pas certains produits fabriqués par certaines marques non-respectueuses de l’environnement ni des humains ou qui utilisent des ingrédients nocifs pour la santé (toutes les marques du groupe Nestlé par exemple au grand désarroi de mon fils ainé qui adoooore les Chocapic). Je n’achète pas de produits suremballés (sachets individuels emballés dans un autre sachet tels que les chips, les brioches, les gourdes de compote au grand désespoir de ma fille de 6 ans qui adore les portions individuels « parce que c’est trop mignon »). J’achète les fruits et légumes de saison et le plus localement possible. J’achète dès que possible (selon l’origine et le prix) des produits bio. Et je bannis les plats préparés ou produits de l’industrie  agroalimentaire. En essayant de faire le maximum moi-même : pain, yaourts, goûters, repas…

Acheter en vrac pour réduire ses déchets.
Les livres de la famille Zéro Déchets pour trouver de bonnes idées de solutions alternatives.

Et les enfants dans tout ça…

Ces premiers pas de consommateur responsable ne sont pas sans heurts avec mes enfants. Oui, ils préfèrent certaines marques, aliments, formats. Mais je tiens bon et leur explique pourquoi. Maintenant, ils me connaissent et se sont fait une raison. Cela a le mérite de les faire réfléchir aussi, de leur faire adopter les bons réflexes. Avant de me demander d’acheter certains fruits, ma fille me demande d’abord si c’est la saison. Et ensuite, s’ils viennent de France ! Ils acceptent aussi parce que parfois, je craque ! Pour leur faire plaisir. Ne pas les braquer. En général, je le fais pour les départs en vacances. J’achète des gourdes de compotes, des gateaux emballés (mais bio) et… du coca pour mon grand ! Cela reste exceptionnel car on ne part pas en vacances tous les mois. Et comme ils ont rarement l’occasion d’en consommer, ils apprécient d’autant plus. Ce qui correspond à une autre de mes lubies : la patience et la rareté développe la jouissance… Mais ne nous égarons pas, c’est un autre sujet !

Une éducation au goût ?

Les enfants ont aussi découvert que ce mode de consommation à contre-courant de la majorité de leurs copains et parfois frustrant présente des côtés appréciables. Quand leurs amis viennent à la maison ou qu’ils vont chez eux, ils prennent conscience du temps que je passe dans la cuisine et des différences de goûts entre l’industriel et le fait-maison… Attention, je ne condamne pas les parents qui ne cusinent pas ! Si je cuisine, c’est parce que j’aime ça. C’est une des mes occupations principales le week-end ! Et la semaine, je sais très bien que je peux le faire grâce à mon emploi du temps de travailleuse indépendante. Mais je ne passe pas une heure tous les soirs dans la cuisine. J’ai appris à développer des recettes ultra simples qui nécessitent peu de temps de préparation… Je suis indépendante, mais je travaille quand même ! (Ce qui me donne l’idée d’un autre article : idées de menus très simple à réaliser en 30 mn chrono !)

Jusqu’au zéro déchets…

Je fais la plupart de mes courses au marché, dans mon épicerie bio, chez le primeur et le boucher. Je ne vais au supermarché que pour les objets ou aliments du quotidien que je ne trouve pas ailleurs. Et pourtant, j’avais le sentiment de ne pas faire encore assez… Jusqu’à l’arrivée de la Vrac Mobile !

La Vrac Mobile

Pour atteindre le zéro déchet :la vrac mobile, épicerie ambulante de produits bio et locaux vendus en vrac
La Vrac Mobile, épicerie ambulante qui passe à Soorts-Hossegor et permet de réduire nos déchets avec la vente en vrac de produits bio et locaux !

Deux jeunes femmes adorables ont eu l’excellente idée (et le courage) de se lancer dans la création d’une épicerie ambulante de produits bio et / ou locaux en vrac, sans emballage. Aliments secs, produits d’hygiène et d’entretien, condiments, thé, café, leur Vrac Mobile propose de nombreux produits du quotidien. Le principe est simple : vous venez avec vos pots, sachets, bocaux et vous achetez la quantité que vous souhaitez. Si vous arrivez les mains vides, elles vous offrent des sachets en papier (recyclés et réutilisables)  ou vendent des bocaux à prix très abordables. Elles tournent avec leur joli camion (Willy) au Pays Basque et dans le Sud des Landes. Chez moi, elles sont à Hossegor le vendredi après-midi et le samedi matin. Et leur arrivée a été une révélation ! J’ai commencé par acheter les produits que j’avais l’habitude d’utiliser mais en vrac : farine, pâte, riz, sucre, café, huile, vinaigre blanc. Puis j’ai aussi changé mes habitudes avec des produits que je ne connaissais pas : farine de pois chiches, pâtes au piment ou à la spiruline, cristaux de soude…

Le nerf de la guerre : le prix !

Financièrement, je m’y retrouve. Les tarifs ne sont pas toujours comme on le croit beaucoup plus élevés. Les prix proposés dans la Vrac Mobile sont plutôt abordables pour des produits bio et / ou locaux. 19 centimes les 100 g de farine par exemple… Pour la viande chez le boucher, j’opte pour des lots que je congèle. Et on en mange moins ! Pareil pour le fromage acheté sur le marché : il est meilleur, on en achète moins et on le déguste ! Idem pour les fruits et légumes. Avec les marchés presque quotidiens, j’en achète moins. Donc ils sont mangés, on n’en jette pas. Enfin, réaliser soi-même les plats du quotidien, les goûters, les yaourts… Cela demande un peu de temps, beaucoup d’amour mais surtout des ingrédients de base abordables ! Franchement, je ne fais pas l’addition de toutes mes courses mais je n’ai pas l’impression de dépenser plus. Je ne fais pas partie des hauts salaires et j’arrive à nourrir ma famille de cette façon. Donc c’est possible ! C’est un choix de vie. On mange mieux, des produits sains en produisant un minimum de déchets.

Les limites de notre expérience

Nous avons réussi à réduire nos déchets : je vais moins au container à poubelle et au point de cyclage. Mais on peut encore s’améliorer. Parfois, je me demande comment. Exemple : je n’achète plus de jus d’orange. Donc on ne jette plus de bouteilles plastiques ou verre. Mais on jette beaucoup de peaux d’oranges qui ont servies à notre jus du matin ! On est 4, faites le compte… Comme les agrumes ne sont pas conseillés dans le compost, elles atterrissent dans la poubelle. Et Rien que ce geste matinal la remplit beaucoup… Enfin, je dois encore me creuser la tête pour éviter certains produits emballés… sans pour autant perdre du temps en course ou en préparation…

Les points positifs

le pain à la farine de pois chiches, plein de bons nutriments pour la santé mais pas au gout des enfants...
Le pain fait maison à la farine de pois chiches achetée en vrac : plein de bons nutriments pour la santé mais pas au goût des enfants…

On consomme différemment mais mieux ! Des aliments sains moins dangereux pour la santé que les produits de l’industrie agro-alimentaire. Riches au choix en sel, sucre, huile de palme, OGM, conservateurs, colorants, etc. Des aliments différents, nouveaux. Les enfants sont curieux chaque semaine de savoir ce que j’ai pu trouver à la Vrac Mobile. Ils se sentent un peu des aventuriers du goût ! Souvent ils aiment. Comme les pâtes vertes à la spiruline, les haricots noirs. Parfois moins… Mon pain à la farine de pois chiche n’a pas eu un franc succès chez tous les enfants… (Si vous avez d’autres recettes, je suis preneuse !)

 

 

 

 

 

 

Poursuivre le défi

J’essaye de pousser l’expérience plus loin de jour en jour. Je fabrique depuis quelques semaines ma lessive, et depuis quelques jours mon produit lave-vaisselle. Très simple à faire, efficaces et… Plus économiques que les produits polluants vendus en supermarché ! Recettes et expériences à suivre bientôt sur le blog ! Bref, avec le presque zéro déchets, on ne s’ennuie pas… C’est devenu un défi quotidien, un jeu ! Si vous aimez y jouer aussi, n’hésitez pas à partager votre expérience avec moi, vos recettes !

Pour aller plus loin

Les sceptiques ou ceux qui veulent en savoir plus peuvent se plonger dans les excellentes, très documentées et édifiantes enquêtes de la journaliste Marie-Monique Robin : Le Monde selon Monsanto, Notre poison quotidien et / ou Les Moissons du futur. Ils existent en film documentaire et en livres, et sont traduits en plusieurs langues. Il y a urgence ! Si mes petits gestes ne sont qu’une goutte d’eau à l’échelle de la planète, je crois à la théorie du colibri. Si chacun de nous fait sa part, modifie son mode de consommation, l’environnement se portera toujours mieux. Et je veux croire que la généralisation de ces pratiques aura une influence sur les politiques de l’industrie agro-alimentaire… Et oui, je suis joueuse et naïve positive !

 

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Muffins à la banane cœur pâte à tartiner

Recette facile pour recyler des bananes bien mûres !

Cette recette de muffins à la banane cœur fondant de pâte à tartiner, je la fais pratiquement toutes les semaines ! Il faut deux bananes bien mûres. Et toutes les semaines, les enfants laissent deux bananes mourir dans la corbeille de fruits… A croire qu’ils font exprès pour que je cuisine ces muffins ! En fait, depuis plusieurs années, je recherche une recette de pâtisserie pour recycler les bananes trop mûres pour être consommer. J’en ai essayé plusieurs. Mais jamais une seule n’a obtenu les grâces de mes enfants… Et de moi, il faut bien l’avouer. Jusqu’à celle-ci ! En faisant une énième recherche sur Internet, j’ai fini par trouver sur le Journal des Femmes / Rubrique Cuisine. Celle de Sophie Le Bot est juste parfaite !

recette facile muffins pâte à tartiner idéales pour recyler bananes trop mûres !

Aujourd’hui, samedi, il restait deux bananes trop mûres comme toutes les semaines. Donc j’ai refais ces muffins, délicieux à consommer tout chaud à la sortie du four. Mais également froid le lendemain (quand il en reste…). Le goût et la texture… Ils sont juste parfait ! Surtout, ils se préparent en 10 mn, cuisent en 20 mn. Donc excellent goûter ou petit-dej en 30 mn ! Je respecte toutes les proportions et le déroulé de la recette. J’ai simplement adapté certains ingrédients à notre mode de consommation (je sais, je suis pénible).

Ingrédients pour 12 muffins

  • 80 g de beurre salé fondu
  • 70 g de sucre de canne ou blond ou roux
  • 2 œufs
  • 2 bananes bien mûres
  • 150 g de farine : rien n’est précisé dans la recette mais j’utilise de la T80 ou 110 (semi-complète ou complète), meilleure pour la santé (d’où la couleur de mes muffins)
  • 2 cuillère à café de levure (que je remplace par du bicarbonate de soude, plus naturel et moins cher)
  • 1 sachet de sucre vanillé (je n’en mets pas car je glisse une gousse de vanille dans mon pot de sucre en poudre)
  • Pâte à tartiner bio et sans huile de palme (et non célèbre marque de pâte à tartiner utilisant de l’huile de palme qui participe donc à la déforestation, à l’exploitation inhumaine des populations locales et mort des orang-outans…)

Préparation : 10 mn !

  • Faire fondre le beurre puis le mélanger au sucre, aux bananes écrasées sommairement, aux œufs, à la farine et au bicarbonate de soude.
  • Dans des moules à muffins, remplir d’une cuillère à soupe de préparation.
  • A l’aide de 2 petites cuillères, placer au centre de la pâte à tartiner. Quantité à modérer selon votre gourmandise.
  • Recouvrir chaque moule du reste de pâte. Dans mon cas, en général un peu moins d’une cuillère à soupe.
  • Cuire à four chaud (200 à 220° selon sa puissance) pendant 15 à 20 minutes. C’est prêt !

Variante : si vous n’êtes pas fan de pâte à tartiner, je l’ai déjà essayée avec des pépites de chocolat et c’était délicieux. Mais meilleurs à la sortie du four plutôt que le lendemain (le chocolat durcit… Forcément !).

My Gurl, nouveau single de Part Company

Indie Pop Planante

My Gurl du duo Indie Pop Part Company est sortie le 27 janvier. Et ce nouveau single annonce la sortie en mars de leur premier album Seasons. Un gros coup de cœur. J’ai eu le plaisir de recevoir dans une émission pour la radio Yoël et Damien, les deux compères modestes et drôles de ce duo fabuleux à l’occasion de la sortie de leur second EP Manfred. Puis, de les voir en live quelques semaines plus tard dans le cadre d’une sortie de résidence. Et ils sont vraiment bluffants. Sentiment confirmé à l’écoute du premier single de l’album. My Gurl est une ballade tout en contraste, aérienne et puissante. A écouter fort pour rêver, pleurer, aimer, tenir le coup tout simplement ! Je suis fan.

 

J’ai pu écouter l’album Seasons en entier et je vous dis vivement le 6 mars ! Si la ballade entêtante de My Gurl vous a séduit, vous serez sous le charme de cet opus éclectique. Sonorités psyché, rock, pop, indie, chaque titre offre un univers musical différent. Toutefois, Seasons présente  une seule identité, celle d’une musicalité incroyable paradoxalement teintée de légèreté. Enfin un premier album pour un groupe talentueux qui a déjà fait parlé de lui en 2014 avec la sortie de leur premier EP Babar et le titre éponyme qui avait rencontré un joli succès.

Un succès mérité pour ce duo. Qui s’explique notamment par la voix de Damien, leur fragilité, leur perfectionnisme teinté de doute. Mais aussi leur univers personnel et universel à la fois…Un succès qui devrait se confirmer en mars à la sortie de leur premier album Seasons.

Seasons, premier album de Part Company à paraître chez Label Gum

 

Seasons, Part Company
Le 6 mars
Label Gum

Littoral, de Bertrand Belin : chronique

Second roman de Bertrand Belin : Monde de brutes en poésie

Littoral, le second roman de Bertrand Belin publié chez P.O.L, c’est tout une histoire. C’est toute une histoire car ce livre je ne l’ai pas repéré dans un mailing d’éditeurs, sur les réseaux sociaux ni Internet mais en librairie (l’excellente Le Vent Délire). Ce roman édité chez P.O.L présente la même couverture et jaquette que tous les livres de l’éditeur. Couverture blanche très sobre avec le titre en bleu foncé et le nom de l’auteur en lettres fines. Quatrième de couverture toujours aussi sobre avec seulement quelques lignes. Ici 4, tirées du roman. « L’armée d’un pays, informée par la rumeur, est montée chez lui en fin de journée quand la femme était là avec un seau de patates tout seule debout. »

littoral, roman de Bertrand Belin, édité chez P.O.L : chronique.

Bertrand Belin : auteur, compositeur, interprête

Toujours difficile de se faire une idée dans de telles conditions. Mais avec P.O.L, je pars confiante. Je n’ai jamais été déçu car c’est un éditeur exigeant. Donc je m’arrête sur ce livre. Et ce qui m’attire dans ce petit roman de 96 pages, c’est aussi le titre : Littoral. Vivant près de l’océan, je suis subjectivement intéressée par tous les romans ayant pour cadre le bord de mer. Quand enfin, mes yeux se portent sur le nom de l’auteur, je le prends. L’auteur est Bertrand Belin. Auteur compositeur interprête. Je ne savais pas qu’il était écrivain. En revanche, je sais que son dernier album Cap Waller m’a profondémment touché. Par son univers musical minimaliste tout en finesse. Mais aussi par les textes, forts et poétiques à la fois. Voilà pourquoi j’ai eu envie de lire son roman.

« Une boule d’épouvante »

Et je n’ai pas été déçue, bien au contraire. Ce livre est d’une puissance et d’une poésie incroyables. Comme ce roman elliptique ne fait que 96 pages, il est difficile de vous résumer l’histoire sans rompre le charme. Je vais juste vous dire que c’est l’histoire d’un pêcheur. Dans une contrée proche de Quiberon. A une époque enigmatique mais en temps de guerre ou d’occupation. Un roman universel donc qui, sous le prétexte de cet anti-héros pêcheur au caractère bourru et violent, évoque la tragédie de la guerre et de l’occupation, la violence individuelle et collective. Dans la présentation du roman par l’auteur et sur le site de POL, Bertrand Belin explique que Littoral est :  » une manifestation particulière d’un noyau d’épouvante que j’ai en moi depuis toujours. Une boule d’épouvante qui poussait (…), et l’océan a quelque chose à voir avec ça.  »

On ressent tout à fait cette boule d’épouvante qui grandit à la lecture. Par les procédés littéraires employés par l’auteur d’abord. Les personnages ne sont pas nommés mais désignés par  » l’autre, le plus jeune, le troisième homme, la femme ». Des êtres humains quasi déshumanisés dans une société rongée par la peur et la violence. On ressent l’épouvante par la construction également. Laissant place au suspens et dévoilant l’incident en toute fin d’histoire. Enfin, on la ressent par le style : hâché, répétitif qui fait de ces phrases simples et transparentes des messages d’une intensité qui frappent la lecture. Le livre se dévore en quelques heures. Mais il faut quelques heures pour s’en remettre !

Une lecture qui secoue

L’histoire, le fond comme la forme n’en font pas un roman facile et traditionnel. Mais qu’il est bon de se faire surprendre, secouer de cette manière. Littoral pourrait représenter un exercice stylistique fabriquée de toute pièce. Pourtant, on sent l’écriture instinctive. On sent la boule d’épouvante que l’auteur couche sur papier parce qu’il doit s’en défaire. L’auteur placide et écorché à la fois livre tout. Et cette mise à nu authentique bouleverse à la lecture. J’ai adoré !

Avant de devenir écrivain, Bertrand Belin est avant tout musicien, auteur et compositeur. Né à Auray en 1970, il grandit près de quiberon avec ses 4 frères et sœurs, fils d’une maman au foyer et d’un père pêcheur. Il arrive à Paris en 1989 et se lance dans la musique. Depuis de nombreuses années, parallèlement à une carrière de chanteur, il travaille avec le théâtre, la danse et le cinéma. Concernant sa carrière dans la musique, j’ai particulièrement savouré son dernier album Cap Waller sorti en 2015. L’artiste est d’ailleurs en tournée actuellement !

Avant Littoral, chez le même éditeur, il avait publié en février 2015, un premier roman intitulé Requin. Je l’ai découvert avec Littoral que je vous conseille vraiment de lire. Et je vais me pencher sur son précédent titre avec curiosité et plaisir !

Littoral, de Bertrand Belin, Editions P.O.L, 96 pages, octobre 2016, 9 €.

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Se promener pour rêvasser…

Se promener, rêvasser… C’est bon pour la santé !

Tous les jours, je me promène. Je travaille, j’ai trois enfants, une vie bien remplie. Mais tous les jours, je me promène. Car j’ai un chien. Et je ne vous parle pas de lui faire le tour du pâté de maison. Tous les jours, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse 40°C, je l’emmène se promener en forêt, à la plage ou autour d’un lac. Et ce n’est pas une contrainte mais un plaisir. J’adore marcher. Je m’émerveille de la beauté de la nature et des paysages différents au quotidien.

Se promener, rêvasser, en forêt, sur la plage, avec son chien, un husky sibérien.

Jamais sans mon chien !

Quand je dis que ce n’est pas une contrainte de promener le chien, c’est que, grâce à lui, je prends du plaisir. Quand je n’avais plus de chien, pendant quelques années, j’ai arrêté d’aller me promener… Et ça me manquait. J’ai parfois essayé de me promener seule mais c’était moins plaisant. Le problème ? C’est assez complexe. Je crois que je suis assez pragmatique (trop ?) en fait : j’ai besoin que les actions soient utiles… Et des difficultés à prendre du temps seulement pour moi. Donc aller en forêt pour sortir le chien : cool. Aller en forêt seule : bof…

La promenade du chien : bonne pour lui ou pour moi ?

J’ai poursuivi l’analyse (je suis une fille…) et je me suis dit que ce qui me procurait du plaisir, c’était la marche, la communion avec la nature… Mais aussi faire plaisir à mon chien ! Et c’est vrai que faire plaisir aux autres est une source de satisfaction pour moi. J’ai cru que le terme pour définir cette manière de faire était l’altruisme. Mais en vérifiant, j’ai trouvé que l’altruisme était l’attitude qui consistait à faire le bien pour autrui de manière désintéressée. Or, la balade du chien me fait aussi du bien, donc ce n’est pas ça.

En poursuivant mes fouilles sur le net, j’ai trouvé ensuite que cela signifiait que j’étais assujettie… Mince, je pensais pas être autant névrosée… Peut-être vis-à-vis des autres alors… Mais ce n’est pas le sujet ! Je vais donc gentiment refouler cette pensée et revenir à nos moutons, enfin à mon chien. Et nos ballades. En fait, je crois que j’ai compris. Ce n’est pas moi qui sort le chien mais lui qui me promène !

Je me promène donc je suis

Et ces promenades par tous les temps, y compris sous la pluie me procurent un bonheur incroyable. En lisant le magazine Flow de novembre 2016, j’ai compris pourquoi. Bien sûr, l’activité physique, le grand air, la communion avec la nature jouent leurs rôles dans mon plaisir. Mais pas seulement !

article dans Flow, la revue, le magazine, édité chez Prisma presse en novembre 2015.

Dans l’excellent article de Daniel Levitin, intitulé Rêvasser, c’est bon pour la santé, le spécialiste des neurosciences et professeur de psychologie cognitive, nous démontre comment prendre du temps pour laisser divaguer notre esprit reste le meiller moyen de reposer notre cerveau. Face à la masse d’informations qui nous arrivent par les réseaux sociaux, les mails, les médias. Face au rythme frénétique de notre quotidien de travailleurs, parents, amis, on demande à notre cerveau de gérer de multiples tâches à la fois. On l’épuise… Or, il a besoin de faire des breaks. Et le meilleur moyen de le reposer, c’est le mettre en veille en rêvassant : « Rêver éveillé fonctionne comme une sorte de bouton de redémarrage des neurones. Cela rafraîchit le cerveau. »

Article sur les bienfaits du rêve éveillé ou rêvasser dans Flow, revue, magazine édité chez Prisma Presse en novembre 2016.

Passer en mode « par défaut »

Et pour mettre notre cerveau en pause, c’est-à-dire laisser nos pensées s’égarer sans contrôle, le professeur propose plusieurs méthodes : la méditation, la pratique d’un sport, la lecture (d’un roman et non du journal trop plein d’infos) et… La promenade ! Et voilà pourquoi ces promenades avec mon chien me font tant de bien. En marchant seule, sans enfant, le téléphone en mode silencieux, je laisse complètement mes pensées divaguer. Je passe en mode « par défaut ».Un retour à l’essentiel, un état plus naturel, moins artificiel. Je fais une pause. Et c’est bon pour la santé ! Alors merci le chien 😉

 

 

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Pancakes : recette facile et rapide

C’est dimanche, c’est pancakes !

Presque tous les dimanches, c’est pancakes ! Avec 3 enfants âgés de 6 et 15 ans qui se lèvent entre 9h et 13h (no comment) le dimanche, difficile d’organiser un déjeuner familial « classique ». Pourtant, cette idée me tenait à cœur car tout le reste de la semaine, les emplois du temps de toute la famille (sports / école / papa) nous permettent rarement de nous réunir. En prenant le temps… J’ai donc instaurer le brunch du dimanche. Et ça plait à tout le monde !

La recette simple et rapide pour déguster des pancakes fait maison.
Nos pancakes du dimanche ! Dégustés avec l’excellente confiture ananas de ma copine Soso ou du bon miel !

Au menu de ce brunch dominical : œufs brouillés, bacon, toasts, jus d’oranges fraîchement pressées et… Pancakes maison ! J’ai trouvé la recette de ces pancakes sur Internet il y a déjà quelques années. Comme je l’ai adopté, je l’ai recopié dans mon cahier. Et aujourd’hui, ayant changé d’ordinateur entre-temps, je n’ai plus le lien de la recette d’origine… J’ai fait une recherche et je ne la retrouve pas… De mémoire, c’était sur un très joli blog d’une maman de 2 petites filles qui cuisinait mais pas seulement… Si cette personne se reconnait, qu’elle se signale, je lui attribuerai avec plaisir les lauriers de cette super recette !

Les ingrédients  pour environ 15 pancakes :

  • 250 g de farine
  • 3 œufs
  • 60 g de beurre fondu
  • 25 cl de lait
  • 1 cuill. à c de levure chimique
  • 2 cuill. à s. de sucre
  • 1 pincée de sel

Mes modifs : j’utile de la farine semi-complète (T80) meilleure pour la santé, du beurre salé (donc je n’ajoute pas de pincée de sel) et je remplace la levure par une cuill. à café de bicarbonate de soude. La recette originale indiquait également un sachet de sucre vanillé mais comme je mets une gousse de vanille dans ma boîte de sucre en poudre, je n’en utilise jamais.

Temps de préparation : 5 mn !

Il suffit de mélanger tous les ingrédients comme pour la réalisation d’une pâte à crèpe ! Et il est inutile de faire reposer la pâte. Vous pouvez passer à l’étape cuisson tout de suite !

Temps de cuisson : 10 mn

Pour cuire 15 pancakes, 10 mn, c’est un peu rapide. En fait, je triche… J’ai un appareil à crèpes avec la plaque 6 emplacements. Je cuis donc les pancakes 6 par 6 ! Alors ça prend vraiment 10 mn. Si vous n’en avez pas, cela sera juste un peu plus long. Vous pouvez quand même en faire cuire plusieurs dans une grande poêle. Il suffit de déposer des petites louches de pâtes dans une poêle bien chaude. La pate se tient pour former des ronds de la taille d’un pancake. Lorsque le dessus commence à former des bulles (caractéristiques des pancakes), vous pouvez les retourner ! Il faut compter 2 à 3 mn de cuisson par pancakes car c’est une crèpe plus épaisse.

Et c’est prêt ! Tellement simple et rapide que je ne comprends pas pourquoi il existe dans le commerce des mélanges de je-ne-sais-quoi appelés Préparation pour Pancakes et vendus à prix d’or… Mais bon, les arnaques de l’industrie agro-alimentaire, c’est une autre histoire…

Vous pouvez les déguster avec le traditionnel sirop d’érable… Ou ce que vous voulez (chocolat, pâte à tartiner, confiture, miel, sucre… Bon appétit !

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Fazerdaze : pop planante intimiste

Little Uneasy, nouveau single de Fazerdaze

Dream pop planante intimiste

Fazerdaze, c’est la nouveauté musique que j’adore et écoute en boucle. L’un des avantages à collaborer à une radio associative, c’est de découvrir plein de nouvelles musiques. Par les groupes eux-même qui nous envoient leur son via notre page Facebook ou par mail. Mais aussi par les labels et les sociétés chargés des relations promo radio. C’est le cas pour le nouveau titre de Fazerdaze, Little Uneasy, qui nous a été proposé par une boîte chargée de promo. Dans leur présentation, il qualifiait la musique de l’artiste de « dream pop intimiste » (oui, oui, ça existe). Je me méfie toujours du jargon marketing… Mais à l’écoute, cette définition s’est révélée rigoureusement juste !

Fazerdaze, c’est le projet d’Amelia Murray, une jeune Néo-Zélandaise. Elle a commencé par une série d’enregistrements nocturnes créés dans une chambre, terminés et réunis en 2014 sur son premier EP éponyme. L’EP a été, toujours selon la présentation, un succès, récoltant les louanges de la critique dans le monde entier. Personnellement, cette sortie m’avait malheureusement échappée…

Fazerdaze, tête d’affiche des festivals

Depuis la sortie de l’EP, Fazerdaze et son groupe ont beaucoup tourné en live. Ils ont joué lors du lancement des New Zealand Silver Scroll Awards en reprenant le « Dark Child » de Marlon Williams. Ils ont aussi assuré les premières parties et accompagné dans leurs tournées des artistes internationaux comme Unknown Mortal Orchestra et Connan Mockasin. Cette année, Fazerdaze n’a pas chômé non plus en effectuant une tournée au Royaume-Uni… Et est devenue une authentique tête d’affiche au festival musical BIGSOUND en Australie ! Enfin, la formation de la jeune femme s’est impliquée récemment au sein de la Red Bull Music Academy 2016 à Montréal. Bref, un groupe qui joue !

Little Uneasy, le nouveau single annonce un premier album prévu pour mai 2017. Premier album à paraître chez Groenland Records, un label indépendant anglais relocalisé en Allemagne depuis 2009. Une maison de disques qui produit également le duo Boy que j’adore ! Ce n’est donc que le début, et un bon début, pour Amelia Murray et Fazerdaze. Et ce premier titre, optimiste et planant à la fois, laisse présager le meilleur. Un titre à savourer en plein hiver au coin du feu, sur la route ou en rêvant… A suivre !

 

Head band : tuto tricot simple et rapide

Head band à tricoter en deux coups d’aiguilles !

Un head band à réaliser en tricot : voilà une idée simple et rapide à concrétiser pour avoir chaud aux oreilles tout en utilisant – enfin – tous nos restes de laine !

Le head band – ou bandeau pour la tête – a refait son apparition cet hiver. Alors, après les snoods, les bonnets, j’ai eu envie de m’y mettre. Car je trouve que cet accessoire donne un look rétro sympa. Il a le mérite aussi de tenir chaud aux oreilles sans décoiffer autant qu’un chapeau. Enfin, il me reste toujours de nombreuses pelotes de tous mes ouvrages. Et le head band est parfait car il ne nécessite pas beaucoup de laine !

Tuto tricot pour réaliser un headband facilement avec des restes de laine.

Les tuto de Head band

Pour me lancer, j’ai regardé sur le net et trouvé de nombreux tutoriels gratuits. J’en ai repéré 2 : celui du blog Lucette & Suzette, et celui de La French Life. Et comme je suis une grosse feinéante, j’ai fait un mix des deux 😉 Le premier en point de riz de Lucette et Suzette mais avec la technique de La French Life (la laine entourée) pour cacher la couture !

La réalisation du Head Band

  • Choisir la laine : tricoter un head band nécessite moins d’une pelote en général donc n’hésitez pas à utilisez vos restes ! Si la laine se tricote en aiguille N°5, 6 ou 7, elle est parfaite. Lorsque vous avez une laine plus fine, qui se tricote normalement avec des aiguilles plus petites (entre 3 et 4), il suffit de la doubler (utiliser 2 fils). Et en doublant la laine, vous pouvez en utiliser 2 de couleurs différentes pour un résultat encore plus original (j’ai par exemple mixé une laine noir et une laine noir chiné blanc). Tout est possible, essayez !
  • Monter entre 10 et 18 mailles selon la taille de la laine et le modèle (enfant ou femme) avec des aiguilles N°6 ou 7. J’ai monté, selon les différentes laines, 10 ou 12 mailles pour une taille enfant. Pour les modèles adultes, j’ai monté entre 15 et 18 mailles selon les laines.
    Afin d’obtenir une largeur adaptée à la taille de la tête, l’idéal est de tester. C’est-à-dire monter les mailles et tricoter 4 ou 5 rangs pour voir la vraie largeur. Si c’est trop petit ou trop large, on défait et on recommence au augmentant ou diminuant le nombre de mailles. Je n’ai jamais été très courageuse en tricot (je ne fais jamais l’échantillon par exemple…). Mais dans ce cas-là, ça prend vraiment 5 minutes. Et à 1 ou 2 mailles près selon la laine, cela change tout. Donc n’hésitez pas si vous ne voulez pas être déçue !
  • Une fois que vous avez trouvé la bonne largeur, il suffit de tricoter tout droit jusqu’à ce que le haed band fasse le tour de la tête : je teste sur la mienne pour une taille adulte et sur celle de ma fille pour les petites copines.
  • Quand la longueur est suffisante, arrêtez les mailles. Puis coudre les 2 parties sur l’envers. Enfin, cachez la couture en entourant de laine. Arrêtez en faisant un nœud sur l’envers.
Tuto tricot : quelques mailles, quelques rangs et vous réalisez un headband en tricot très rapidement.
Head Band au point de riz : easy et joli !

Les points utilisés

  • Le Jersey : c’est le point que j’ai utilisé pour les premiers head band (le noir et blanc sur la photo). Et c’est super rapide. Mais l’inconvénient du Jersey, c’est que le bandeau roulotte un peu sur les côtés donc il faut bien le repositionner sur la tête quand vous le mettez.
  • Point de riz : plus épais mais plus classe je trouve surtout pour un head band (le bleu marine sur la photo). Si vous ne connaissez pas ce point, c’est facile : une maille endroit, une maille envers et au rang suivant, vous faîtes l’inverse ! Le point de riz accentue le côté rétro.  Il se tient bien et ne roulotte pas du tout !
  • Pour le point mousse, je n’ai pas encore tenté. Si vous débutez en tricot, c’est le plus simple pour se lancer dans la confection d’un head band ! Mais méfiez-vous, le point mousse se relâche donc ne le faites pas trop long. Il vaut mieux qu’il vous sert un peu la tête car il risque de se détendre.

Bref, c’est un ouvrage vraiment facille à réaliser avec toutes sortes de laine. Un accessoire mode qui ne coûte rien. Que vous pouvez décliner en plusieurs couleurs et styles ! A vos aiguilles !

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Noël en famille… Ou pas !

Cette année, pour la première fois de ma vie (j’ai 42 ans), je ne passerai pas Noël en famille. Enfin si. Mais pas celle que vous croyez. Je m’explique.

Un noël sans famille ?

Mes 3 enfants sont chez leurs papas (papa est au pluriel car il y en a 2… Seulement 2 :)). Et c’est très bien comme ça. Ils ont un papa, ils l’aiment. Il est normal qu’ils passent un Nöel sur deux avec lui ! Je suis un peu triste de ne pas être avec eux mais ils sont heureux d’aller chez leur père. Alors ça va.

Mes parents m’ont invité à les rejoindre pour passer le réveillon avec mon frère, ma belle-sœur et leurs enfants. Mais c’est à 5 heures de route et je ne sentais pas de faire le trajet aller-retour toute seule (oui je sais il y a blablacar mais par seule je veux dire sans compagnie connue). Je crois que même si je me réjouis que mes enfants profitent de ces fêtes avec leur papa et donc pas avec moi, j’angoissais quand même de ressentir une légère amertume en passant ce moment avec mes neveux et nièce sans les miens… Bref je reste chez moi !

Et du coup, je me suis incrustée chez une de mes meilleures amies qui le passe avec son mari et ses deux filles. Se joignent à nous deux autres amis sans famille ce soir là pour diverses raisons logistico-familiales.

2 familles, 2 Noël

C’est donc la première fois que je passe les traditionnelles fêtes familiales de Noël… sans ma famille. Sans mes parents ou oncles et tantes, ou cousins-cousines ou… mes enfants. Dans ma famille, on est très famille. Et moi, je le suis aussi beaucoup. On s’aime, on se voit. Pas assez souvent parfois à cause de la distance. Un cousin que j’adore a dit une fois : « on ne choisit pas sa famille mais si je devais la choisir, je choisirai celle-là ! ». C’est beau et c’est ce que je ressens aussi.

Je ne ferais pas Noël avec eux. Pourtant, je ne suis pas triste car je me réjouis de cette soirée avec mes amis. Je ne suis pas triste car je retrouve mes enfants, mes parents la semaine prochaine pour fêter Noël et le jour de l’an tous ensemble ! C’est vrai, pourquoi célébrer Noël absolument le 24 décembre ? Pourquoi ne pas le faire le 24 mais aussi le 26 ou le 30 ?

On se choisit une famille

J’ai réalisé que beaucoup de personnes passent Noël sans leur famille au sens filial du terme. Cela ne va peut-être pas les empêcher de passer une bonne soirée. J’ai réfléchi que j’avais deux familles.
La famille de sang, que je n’ai pas choisie, que j’adore et que j’ai toujours plaisir à retrouver.
La famille d’amour, celle que j’ai choisi, mes ami(e)s. Celle que j’adore autant, que j’ai plaisir à retrouver, celle en qui je peux toujours compter. Les situations familiales et filiales évoluent avec le temps, les séparations, les configurations professionnelles… Il n’y a plus un modèle. Il y en a autant que nos envies et nos sentiments !

Bref, je suis plutôt gâtée par la vie. Alors même si je ne suis pas avec eux ce soir, je pense fort à eux. Et je pense aux autres, à vous. J’espère que vous êtes aimés autant que moi. Par votre famille et/ou vos amis. J’espère que ce soir ou les autres jours, vous serez toujours entourés de quelqu’un qui vous aime.

Je ne suis pas triste mais je réfléchis peut-être un peu trop… Je vous laisse, je vais me faire belle pour mes amis ! Joyeux Noël 🙂

 

Les biscuits à la cuillère home made et facile !

Biscuits à la cuillère : un classique

Les biscuits à la cuillère figurent parmi les goûters préférés de ma fille depuis qu’elle est toute petite. Et j’aime bien faire des charlottes en dessert. Pourtant, j’ai toujours acheté des biscuits du commerce. Car je ne me sentais pas capable de les cuisiner moi-même.

Mais j’ai fini par me lancer ! D’abord, j’ai tenté de suivre la recette de Mercotte mais j’ai échoué deux fois. La première fois, mes biscuits ressemblaient à des langues de chat. La seconde, j’ai battu les blancs plus fermes et c’était mieux mais encore bien plat…

Biscuits à la cuillère : Essaye encore !

Finalement, pour la troisième tentative, j’ai refouillé sur le net et essayé la recette de L’Atelier des Chefs. C’était mieux !

Biscuits Cuillère maison et facile

Comme vous pouvez le voir sur la photo, ils ne sont pas encore très présentables mais c’est pour réaliser une charlotte, donc cela ira très bien ! Car en goût et texture, ils ressemblent bien à des biscuits à la cuillère ! Pour les proposer en accompagnement d’un thé copines, j’ai besoin de m’entrainer encore un peu (la poche à douille et moi, on n’est pas super cops…) !

Bref, une fois le coup de main pris, les biscuits à la cuillère ne sont pas très compliqués à réaliser. Surtout, ils se font avec des ingrédients de base (farine, oeufs, sucre) tout simplement. Le mélange prend quelques minutes, tout comme la cuisson.

Voilà des biscuits que je n’acheterai plus dans le commerce !

Conseil N°1

Battre les blancs très ferme avant d’incorporer le sucre puis les jaunes.

Conseil N°2

J’ai formé les biscuits avec une poche à douille car mon moule à charlotte présente la forme des biscuits. Mais si vous utilisez un moule à bord plat, étalez votre pâte sur une plaque de cuisson tout simplement et lissez-la à la spature !

A suivre… La charlotte !