Poudre lave-vaisselle maison

Poudre écolo efficace

Dans la série « je réduis mes déchets« , après la lessive fait maison, j’ai essayé le produit lave-vaisselle. J’utilisais des tablettes sans phosphate (composés du phosphore qui affectent l’eau des rivières et des nappes phréatiques). Le reste de la composition des tablettes n’est malheureusement pas exempt d’ingrédients polluants. Et pour un résultat plutôt médiocre : même avec le mode de lavage le plus long et le plus chaud, la vaisselle n’était pas toujours propre… Il restait des traces.

poudre lave-vaisselle fait maison efficace : recette facile et rapide

Bref, j’étais une mécontente des tablettes lave-vaisselle. La lessive fait-maison avait fait ses preuves. Il était temps de tester le produit lave-vaisselle à préparer soi-même avec des ingrédients respectueux de l’environnement ! J’ai d’abord cherché une recette du côté de la famille zéro déchet puisque c’est de là que je tiens celle de la lessive. Mais je trouvais la liste d’ingrédients un peu longue… Puis je suis tombée sur un autre blog qui prone le zéro déchet avec un nom excellent : Les agités du bocal. Seulement trois ingrédients secs à peser et mélanger ? Parfait pour moi !

Recette de poudre lave-vaiselle naturelle

Il suffit donc de mélanger 200 g de critaux de soude, 200 g d’acide citrique et 150 g de percarbonate de soude. 3 ingrédients naturels (comme leur nom ne l’indique pas) et donc sans danger pour l’environnement. Les cristaux de soude désignent le carbonate de sodium, un sel de l’acide carbonique, connu depuis l’Antiquité pour son pouvoir blanchissant et nettoyant. L’acide citrique ou acide de fuits a été découvert au VIIIè siècle. Il est utilisé comme additif alimentaire en tant qu’acidifiant mais également comme agent de lavage et détartrant. Le percarbonate de soude, également appelé eau oxygénée solide, est une association du carbonate de sodium et du peroxyde d’hydrogène. Il a des vertus blanchissantes et désinfectantes.

Ingrédients pour fabriquer sa poudre lave-vaisselle maison

Poudre lavante zéro déchet

Je trouve ces 3 ingrédients en vrac dans ma super Vrac Mobile. Et stocke mon mélange dans un grand pot en verre. C’est donc une poudre lave-vaisselle qui respecte l’environnement et permet de réduire ses déchets ! J’apporte mes pots pour acheter en vrac ces 3 produits. Je n’utilise aucun emballage jetable depuis presque an pour mon produit lave-vaiselle. Si vous n’avez pas de super épicerie ambulante qui vend en vrac, les trois ingrédients se trouvent facilement dans les magasins de bricolage ou sur Internet. C’est d’ailleurs dans une enseigne de bricolage que j’ai acheté la première fois l’acide citrique et les cristaux de soude.

Restez vigilents, certains fabriquants ou magasins profitent de la conscience écologique des consommateurs pour commercialiser ces ingrédients à des tarifs assez élevés ! Le blog Les agités du Bocal met en garde  également à propos des cristaux de soude hydratés qui risquent de rendre la poudre dure comme du béton. Cela ne m’est jamais arrivé. J’imagine donc – même si je n’ai pas trouvé l’indication – que les cristaux de soude que j’ai utilisé n’étaient pas hydratés ! Une fois ces 3 produits achetés, il suffit de les peser puis de les mélanger ! Au moment de mettre votre lave-vaisselle en route, remplissez votre bac avec une cuillère à soupe du mélange.

Une poudre lave-vaisselle efficace ?

La première fois que je l’ai faite, j’ai divisé les quantités de la recette par deux. Au cas où… Mais le résultat a dépassé mes espérances ! La vaisselle est propre ! Et fini la tablette à moitié fondue dans le bac ! Pour une odeur agréable, vous pouvez ajouter après avoir versé la poudre quelques gouttes d’huiles essentielles de menthe par exemple. Je continue d’ajouter du sel régénérant dans mon lave-vaiselle de temps en temps. Et en liquide de rinçage, je mets parfois du vinaigre blanc. J’ai déjà lu que l’utilisation du vinaigre blanc dans un appareil électroménager n’était pas conseillé (cela abimerait les joints). Mais je le fais depuis plus d’un an dans mon lave-linge et lave-vaiselle, et je n’ai constaté aucun dommage.

Une poudre magique économique ?

Je ne me suis pas enquiquinée à compter. Car Les agités du bocal l’ont fait pour nous ! Le prix de revient est de 13 centimes par machine. Peut-être plus cher que certaines pastilles discount. Mais moins cher que les équivalents sans phosphate ! Mon gros pot de mélange me permet de tenir un mois environ. L’achat des 3 ingrédients en vrac revient moins cher que les pastilles soit-disant écolo. Et je n’ai plus à jeter l’emballage carton qui les contient ! Bref, heureuse d’avoir franchie cette nouvelle étape vers un mode de vie « zéro déchet » !

 

Vivre sans déchets ?

Défi : Réduire l’impact de notre famille sur l’environnement

Depuis plusieurs mois, je tente avec l’aide de mes 3 enfants de réduire au maximum la production de déchets au sein de notre foyer. Vivre sans déchets en France ou dans n’importe quel pays développé semble impossible. Cela n’empêche pas de les réduire… Cette expérience, loin d’être simple, a le mérite de modifier de manière positive notre mode de consommation, d’alimentation. Mais également d’engendrer des conversations familiales passionnantes. Et paradoxalement de faire quelques économies !

Manger bio et local

We feed the world, film documentaire édifiant a bouleversé mes habitudes de consommation.Etant proche de la nature, sensible à sa beauté, je développe depuis plusieurs années un comportement de plus en plus écolo. Je tente, à mon échelle, de réduire mon impact sur l’environnement. Evidemment, je ne jette aucun déchet autre que dans une poubelle. Y compris mes mégots. Et je trie mes déchets. Je recycle les déchets biodégradables dans un compost. Puis j’ai découvert des documentaires tels We feed the world, Le marché de la faim en 2005. J’ai pris une grosse claque. Ce film est passionnant et déprimant à la fois. Mais je vous le conseille (toujours disponible aux éditions Montparnasse). Je suis devenue plus exigeante sur la provenance des aliments. J’ai commencé à acheter mes fruits et légumes, ma viande, etc. d’origine française voire locale. Je ne dirai pas que je devenue locavore car je ne peux m’empêcher de consommer des produits impossibles à produire dans le sud ouest de la France : café, thé… Idem pour les enfants : bananes, oranges…

 

No impact man : une révélation !

No impact man, de colin Beaven ou le défi de réduire son impact sur l'environnement en vivant à New-York.Je vous conseille également l’excellent ouvrage de Colin Beaven à ce sujet : No Impact Man, publié en France chez 10-18. Ou l’expérience d’un couple new-yorkais parents d’une petite fille qui tente le défi de réduire au maximum leur impact sur l’environnement pendant un an. A tous niveaux : alimentation, hygiène, consommation, énergies. Leur expérience est extrême mais elle a le mérite d’identifier clairement les obstacles au quotidien dans une grande ville, avec des enfants et lorsqu’on travaille ! Parce que oui, bien sûr, vivre sans électricité en autarcie alimentaire est toujours plus simple en rase campagne… A la fin de leur année expérimentale, ils ont repris une vie « normale » sur certains aspects. Mais ils ont aussi adopté de nombreux gestes qui préservent l’environnement mais aussi leur santé ou leurs relations familiales et sociales (lisez-le, il est passionnant !).

De saison, local, bio, sans emballage…

Enfin bref, ces documentaires, ces livres m’ont fait réfléchir et poussé à consommer autrement. Je n’achète pas certains produits fabriqués par certaines marques non-respectueuses de l’environnement ni des humains ou qui utilisent des ingrédients nocifs pour la santé (toutes les marques du groupe Nestlé par exemple au grand désarroi de mon fils ainé qui adoooore les Chocapic). Je n’achète pas de produits suremballés (sachets individuels emballés dans un autre sachet tels que les chips, les brioches, les gourdes de compote au grand désespoir de ma fille de 6 ans qui adore les portions individuels « parce que c’est trop mignon »). J’achète les fruits et légumes de saison et le plus localement possible. J’achète dès que possible (selon l’origine et le prix) des produits bio. Et je bannis les plats préparés ou produits de l’industrie  agroalimentaire. En essayant de faire le maximum moi-même : pain, yaourts, goûters, repas…

Acheter en vrac pour réduire ses déchets.
Les livres de la famille Zéro Déchets pour trouver de bonnes idées de solutions alternatives.

Et les enfants dans tout ça…

Ces premiers pas de consommateur responsable ne sont pas sans heurts avec mes enfants. Oui, ils préfèrent certaines marques, aliments, formats. Mais je tiens bon et leur explique pourquoi. Maintenant, ils me connaissent et se sont fait une raison. Cela a le mérite de les faire réfléchir aussi, de leur faire adopter les bons réflexes. Avant de me demander d’acheter certains fruits, ma fille me demande d’abord si c’est la saison. Et ensuite, s’ils viennent de France ! Ils acceptent aussi parce que parfois, je craque ! Pour leur faire plaisir. Ne pas les braquer. En général, je le fais pour les départs en vacances. J’achète des gourdes de compotes, des gateaux emballés (mais bio) et… du coca pour mon grand ! Cela reste exceptionnel car on ne part pas en vacances tous les mois. Et comme ils ont rarement l’occasion d’en consommer, ils apprécient d’autant plus. Ce qui correspond à une autre de mes lubies : la patience et la rareté développe la jouissance… Mais ne nous égarons pas, c’est un autre sujet !

Une éducation au goût ?

Les enfants ont aussi découvert que ce mode de consommation à contre-courant de la majorité de leurs copains et parfois frustrant présente des côtés appréciables. Quand leurs amis viennent à la maison ou qu’ils vont chez eux, ils prennent conscience du temps que je passe dans la cuisine et des différences de goûts entre l’industriel et le fait-maison… Attention, je ne condamne pas les parents qui ne cusinent pas ! Si je cuisine, c’est parce que j’aime ça. C’est une des mes occupations principales le week-end ! Et la semaine, je sais très bien que je peux le faire grâce à mon emploi du temps de travailleuse indépendante. Mais je ne passe pas une heure tous les soirs dans la cuisine. J’ai appris à développer des recettes ultra simples qui nécessitent peu de temps de préparation… Je suis indépendante, mais je travaille quand même ! (Ce qui me donne l’idée d’un autre article : idées de menus très simple à réaliser en 30 mn chrono !)

Jusqu’au zéro déchets…

Je fais la plupart de mes courses au marché, dans mon épicerie bio, chez le primeur et le boucher. Je ne vais au supermarché que pour les objets ou aliments du quotidien que je ne trouve pas ailleurs. Et pourtant, j’avais le sentiment de ne pas faire encore assez… Jusqu’à l’arrivée de la Vrac Mobile !

La Vrac Mobile

Pour atteindre le zéro déchet :la vrac mobile, épicerie ambulante de produits bio et locaux vendus en vrac
La Vrac Mobile, épicerie ambulante qui passe à Soorts-Hossegor et permet de réduire nos déchets avec la vente en vrac de produits bio et locaux !

Deux jeunes femmes adorables ont eu l’excellente idée (et le courage) de se lancer dans la création d’une épicerie ambulante de produits bio et / ou locaux en vrac, sans emballage. Aliments secs, produits d’hygiène et d’entretien, condiments, thé, café, leur Vrac Mobile propose de nombreux produits du quotidien. Le principe est simple : vous venez avec vos pots, sachets, bocaux et vous achetez la quantité que vous souhaitez. Si vous arrivez les mains vides, elles vous offrent des sachets en papier (recyclés et réutilisables)  ou vendent des bocaux à prix très abordables. Elles tournent avec leur joli camion (Willy) au Pays Basque et dans le Sud des Landes. Chez moi, elles sont à Hossegor le vendredi après-midi et le samedi matin. Et leur arrivée a été une révélation ! J’ai commencé par acheter les produits que j’avais l’habitude d’utiliser mais en vrac : farine, pâte, riz, sucre, café, huile, vinaigre blanc. Puis j’ai aussi changé mes habitudes avec des produits que je ne connaissais pas : farine de pois chiches, pâtes au piment ou à la spiruline, cristaux de soude…

Le nerf de la guerre : le prix !

Financièrement, je m’y retrouve. Les tarifs ne sont pas toujours comme on le croit beaucoup plus élevés. Les prix proposés dans la Vrac Mobile sont plutôt abordables pour des produits bio et / ou locaux. 19 centimes les 100 g de farine par exemple… Pour la viande chez le boucher, j’opte pour des lots que je congèle. Et on en mange moins ! Pareil pour le fromage acheté sur le marché : il est meilleur, on en achète moins et on le déguste ! Idem pour les fruits et légumes. Avec les marchés presque quotidiens, j’en achète moins. Donc ils sont mangés, on n’en jette pas. Enfin, réaliser soi-même les plats du quotidien, les goûters, les yaourts… Cela demande un peu de temps, beaucoup d’amour mais surtout des ingrédients de base abordables ! Franchement, je ne fais pas l’addition de toutes mes courses mais je n’ai pas l’impression de dépenser plus. Je ne fais pas partie des hauts salaires et j’arrive à nourrir ma famille de cette façon. Donc c’est possible ! C’est un choix de vie. On mange mieux, des produits sains en produisant un minimum de déchets.

Les limites de notre expérience

Nous avons réussi à réduire nos déchets : je vais moins au container à poubelle et au point de cyclage. Mais on peut encore s’améliorer. Parfois, je me demande comment. Exemple : je n’achète plus de jus d’orange. Donc on ne jette plus de bouteilles plastiques ou verre. Mais on jette beaucoup de peaux d’oranges qui ont servies à notre jus du matin ! On est 4, faites le compte… Comme les agrumes ne sont pas conseillés dans le compost, elles atterrissent dans la poubelle. Et Rien que ce geste matinal la remplit beaucoup… Enfin, je dois encore me creuser la tête pour éviter certains produits emballés… sans pour autant perdre du temps en course ou en préparation…

Les points positifs

le pain à la farine de pois chiches, plein de bons nutriments pour la santé mais pas au gout des enfants...
Le pain fait maison à la farine de pois chiches achetée en vrac : plein de bons nutriments pour la santé mais pas au goût des enfants…

On consomme différemment mais mieux ! Des aliments sains moins dangereux pour la santé que les produits de l’industrie agro-alimentaire. Riches au choix en sel, sucre, huile de palme, OGM, conservateurs, colorants, etc. Des aliments différents, nouveaux. Les enfants sont curieux chaque semaine de savoir ce que j’ai pu trouver à la Vrac Mobile. Ils se sentent un peu des aventuriers du goût ! Souvent ils aiment. Comme les pâtes vertes à la spiruline, les haricots noirs. Parfois moins… Mon pain à la farine de pois chiche n’a pas eu un franc succès chez tous les enfants… (Si vous avez d’autres recettes, je suis preneuse !)

 

 

 

 

 

 

Poursuivre le défi

J’essaye de pousser l’expérience plus loin de jour en jour. Je fabrique depuis quelques semaines ma lessive, et depuis quelques jours mon produit lave-vaisselle. Très simple à faire, efficaces et… Plus économiques que les produits polluants vendus en supermarché ! Recettes et expériences à suivre bientôt sur le blog ! Bref, avec le presque zéro déchets, on ne s’ennuie pas… C’est devenu un défi quotidien, un jeu ! Si vous aimez y jouer aussi, n’hésitez pas à partager votre expérience avec moi, vos recettes !

Pour aller plus loin

Les sceptiques ou ceux qui veulent en savoir plus peuvent se plonger dans les excellentes, très documentées et édifiantes enquêtes de la journaliste Marie-Monique Robin : Le Monde selon Monsanto, Notre poison quotidien et / ou Les Moissons du futur. Ils existent en film documentaire et en livres, et sont traduits en plusieurs langues. Il y a urgence ! Si mes petits gestes ne sont qu’une goutte d’eau à l’échelle de la planète, je crois à la théorie du colibri. Si chacun de nous fait sa part, modifie son mode de consommation, l’environnement se portera toujours mieux. Et je veux croire que la généralisation de ces pratiques aura une influence sur les politiques de l’industrie agro-alimentaire… Et oui, je suis joueuse et naïve positive !

 

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